lundi 08 mai 2006 à 23:09
C'est sympa, j'ai pratiquement rien à dire, mais 3 exemples, 1 journaliste, 1 particulière parfaitement convaicante, et 1 écrivain (arabo/kabyles) :
Akram Belkaid (journaliste à la Tribune)
- Le régionalisme :
Q) -Vous évoquez dans votre livre le poids du régionalisme en Algérie en insistant particulièrement sur le danger d’une radicalisation berbériste que le régime algérien n’hésitera pas à manipuler pour se maintenir en place, comme il a pu le faire avec les islamistes
R) -Je pense effectivement que l’Algérie est malade du régionalisme et de la « ‘açabiya » décrite en son temps par Ibn Khaldoun. Trop souvent en Algérie, le régionalisme sous-tend les décisions politiques. Et il y a bien sûr la question berbère. J’ai tenu d’abord à rappeler une vérité qui est souvent passée sous silence : les Algériens sont tous des berbères et leur part d’arabité s’inscrit plus dans le registre culturel qu’ethnique. La vraie distinction réside dans le fait que certains sont berbérophones et d’autres arabophones. Il est temps que l’on sorte des ces identités mythifiées que le colonialisme a exacerbé et que l’on retrouve en France avec le cliché « du bon kabyle » que l’on oppose à « l’Arabe dont il faut se méfier ». Pour ce qui est de la radicalisation berbériste, je crains en effet la convergence de deux forces négatives : d’une part, la capacité manipulatrice d’un pouvoir qui a montré qu’il était capable de tous les coups tordus possibles pour se maintenir et, d’autre part, l’émergence d’un mouvement dit « autonomiste » au discours ambigu mais qui laisse clairement entendre que la Kabylie peut avoir un destin différent de celui de l’Algérie.
Je suis d’autant plus vigilant que ce discours autonomiste kabyle est soutenu en France par des milieux proches des néo-conservateurs américains.Une particulière(Chamissa), message que j'apprécie.
bonjour
ahhhhhhh mazal on parle de chaoui, kabyle et d'arabe et de je ne sais pas quoi. Ouvrez les yeux ou plutot les coeurs, les gens s'oriontent vers l'espace. Et nous, on parle de regionalisme????? il n'existe pas de race et par consequent pas de racisme. Enlever cette idee de la tete. les races c'est pour les animaux. quand vous manquez de sang, votre donneur peut etre un japonnais ou un noir...c'est juste que l'aspect exterieur qui change.
cordialement
Lahouari Addi (*),Le quotidien d'Oran
Si une communauté politique n'est soudée que par l'idéologie nationaliste à laquelle elle s'identifie, elle ne connaîtra pas de paix civile parce que la surenchère nationaliste créerait des catégories hiérarchisées, débouchant sur une idéologie chauvine qui revendiquerait le monopole du pur nationalisme. Le problème central pour une communauté politique est celui de l'intégration de ses membres au système politique sur un critère accepté par la majorité. De par sa nature, le nationalisme culturel (ou ethnique) n'est pas suffisant pour opérer cette intégration. Au contraire, jouant sur le pur et le moins pur, le vrai et le faux, classant les membres de la communauté en fonction de l'ancienneté de l'appartenance à la communauté ou de la date d'adhésion au parti (les nationalistes de la première heure, ceux de la dernière heure, le Français de souche par rapport à un naturalisé, etc.), le nationalisme construit un type parfait d'individu national qui se retrouve difficilement dans la réalité mais qui, en servant d'étalon, de norme imaginaire, mesure le déficit nationaliste chez les uns et les autres; ce qui empêche l'intégration au système politique de tous les individus sur le même pied d'égalité et s'oppose par conséquent à l'universalité de la citoyenneté. L'idéologie nationaliste est chauvine par essence: elle exclut ce qu'elle considère, sur ses propres critères, comme étrangers à la culture et à l'ethnie locales d'une part et, d'autre part, elle classe et hiérarchise les individus à l'intérieur de la communauté, dont elle soupçonne qu'ils ne sont pas tous loyaux et fidèles en raison de leurs origines et leurs antécédents.