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dimanche 26 mars 2006 à 20:38
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Bonjour,
J'aimerais poursuivre le sujet La Vie Sur Mars : Du Nouveau ! commencé par dansvot'gueule.

Rappel du premier post du sujet
QUOTE (dansvot'gueule)
Bonjour a tous,

Vous vous rappelez sans doute de la polémique lancée il y a quelques années sur ue météorite martienne, dans laquelle des traces bactériennes auraient été retrouvée ... L'histoire a eu ses adeptes et ses détracteurs, et puis s'en est resté a peu près là .

Mais voilà qu'aujourd'hui rebelote! lLa meme équipe annonce une découverte similaire ... sur une autre météorite !
Il va de soi que depuis la première "découverte", les moyens ont évolués ainsi que les connaissances. Cette fois ci donc, on peut s'attendre a ce que cette nouvelle soit la bonne ...

Voici l'article de Flashespace :


De nouveaux indices montrent que la vie a été possible sur Mars
 
Souvenez-vous, en 1996 une équipe de scientifiques menée par David MacKay, du Centre spatial Johnson de la NASA, défrayait la chronique et déclarait avoir découvert à l'intérieur de la météorite martienne ALH84001 des traces laissées par des bactéries originaires de Mars, il y a quelques milliards d'années. Depuis, cette hypothèse a laissé place à la perplexité et aucune preuve concluante n’a été apportée au sujet de la vie martienne.

Aujourd'hui, cette même équipe s'apprête à dévoiler au public une découverte similaire à l'intérieur d'une autre météorite provenant de Mars. Il s'agit de la météorite Nakhla, du nom de la ville Egyptienne où elle a été ramassée en 1911 après sa chute. Son analyse révèlerait la présence de carbone, un signe fort d'une vie antérieure sur la planète Mars. L'annonce sera faite au Congrès des sciences lunaires et planétaires, à Houston le mois prochain.

Les scientifiques ont découvert des traces de carbone, enfouies dans les profondeurs de la météorite qui ressemble au matériel trouvé dans les incrustations provoquées par des micro-organismes dans le verre volcanique des fonds océaniques terrestres.

Dans le cas de ces deux météorites, tout repose sur la contamination ou non de ces cailloux par des éléments d'origine terrestre. C'est le problème majeur qui se dresse aux scientifiques. MacKay et son équipe vont devoir démontrer aux sceptiques que tant ALH84001 que Nakhla n'ont pas été contaminées et que le carbone découvert est bien d'origine martienne. Mais, dans le cas de la météorite égyptienne, cela apparaît plus facile à démontrer.

Cette météorite a cela d'intéressant que sa croûte épaisse et carbonisée de matière qui l'entoure l'a, selon ces scientifiques, préservée de toute contamination terrestre de sorte que tout indique que le carbone enfoui à l'intérieur provient bien de Mars. Autre élément qui va dans ce sens, l'échantillon analysé à été prélevé de la météorite pour cette analyse et n'a donc pas pu être contaminé.

Même si les traces de carbone découvertes ne sont pas le produit de microbes martiens, cette découverte est un signe fort de l'existence d'une vie antérieure sur Mars. Le carbone, la brique fondamentale des molécules biologiques, et l'eau sont les deux blocs primordiaux à la base de la vie. On sait qu'il existe de l'eau sur Mars mais jusqu'à présent on avait jamais découvert de carbone ailleurs que dans l'atmosphère martienne. Pour que la vie existe, le carbone doit être fixé à de la matière organique. Evidemment, ce n'est pas de la matière vivante fossilisée qui a été découverte mais bien cette matière organique primordiale.

Moins de 15 météorites martiennes

Moins de 15 météorites provenant de Mars ont été découvertes et ramassées sur Terre. C'est seulement à partir de la fin des années 70 que les scientifiques ont été en mesure de déterminer l'origine martienne de ce petit groupe de météorites, quand les sondes américaines Viking ont révélé que l'atmosphère martienne avait la même composition que les bulles d'air emprisonnées dans ces météorites.



Alors, que pensez vous de cette nouvelle ? Encore un pétard humide (on ira pas jusqu'a dire "mouillé") ? Ou bien est ce que cette fois, vous pensez que c'est peut etre enfin l'annonce tant attendu d'une vie passé sur Mars ?
Il faut garder a l'esprit qu'aujourd'hui tout semble indiquer que la vie a du exister pendant une période plus ou moins longue de l'existence de Mars .

(je précise que ce topic ne se limite pas à l'annonce de l'équipe MacKay, mais aussi a la possibilité en général d'une vie passée ou présente sur Mars -cf le sondage- )



dimanche 26 mars 2006 à 20:57
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Cela fait maintenant 10 jours que le 37e LPSC c'est tenu, et je n'ai toujours pas vu d'échos en France sur les résultats présenté par l'équipe de MacKay ... Pourtant, je n'ai aps l'impression que ce soit un pétard mouillé .

Néanmoins, j'ai trouvé un article de la BBC fort intéressant :

http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/1192528.stm


Pour ce qui est de Naklha, voici les analyses présentées lors du 37e LPSC :


http://www.lpi.usra.edu/meetings/lpsc2006/pdf/2039.pdf


(je sais pas si il y a tout, mais c'est ce que j'ai trouvé .)

mercredi 12 avril 2006 à 20:44
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Je vous rappelle qu'une équipe soutient toujours que la matière carbonée peut-être dûe à la chute de la météorite sur une bouse de chameau à l'atterissage. La probabilité en était très faible mais pas nulle. En fait à peu près égale à celle qu'un météorite ait percuté et expédié dans l'espace un morceau couvert de végétation de la planète Mars... cool.gif
jeudi 13 avril 2006 à 19:59
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Tu aurais un lien la dessus stp ? Je n'en ai jamais entendu parler ...
mardi 02 mai 2006 à 16:37
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Rechercher la vie sur Mars c'est possible !

La recherche d'une vie sur Mars va principalement être guidée par les conditions qui ont conduit à l'apparition de la vie terrestre, conditions qui vont servir de référence. Sur Terre, le passage de la matière à la vie se fit dans l'eau, il y a environ 4 milliards d'années, avec des systèmes moléculaires capables d'auto-reproduction et d'évolution.

Cette recherche s'appuie donc sur ce que nous savons de nos origines. Si l'on se fie à ce que l'on connaît de la vie terrestre, son apparition a nécessité la présence conjuguée de quatre facteurs. Il faut de l'énergie, généralement sous forme de rayonnement solaire, du carbone, habituellement sous forme de CO, de l'eau à l'état liquide, qui est à la base de la vie, enfin un certain nombre d'éléments chimiques, principalement de l'azote, du phosphore et du soufre. Notez que dans le Système Solaire, trois de ces conditions sont la plupart du temps réunies. A l'exception de la Terre, dans la plupart des cas, c'est l'eau qui manque à l'appel.

L'eau liquide

Aujourd'hui, on peut dire que de l'eau sous forme liquide a bien coulé sur la surface de Mars, il y a très longtemps. La présence permanente d’eau suppose une température plus clémente qu'aujourd'hui, température atteinte probablement grâce à l’existence d’une atmosphère dense générant un effet de serre important.

Il ne fait plus guère de doute que la planète Mars a très tôt dans son histoire rassembler les 4 conditions favorables à la vie. Elles existaient vraisemblablement sur Mars il y a 4 milliards d'années à une époque où sur Terre tout se mettait en place pour que la vie apparaisse dans une formidable marche en avant.

Mais cela était-t-il suffisant pour soutenir une activité biologique ? Bien difficile de répondre à cette question d'autant plus que l'on ne connaît pas les conditions qui régnaient sur Terre lorsque la vie est apparue. Tous les indices de la vie primitive terrestre au-delà de 3,5 - 3,8 milliards d'années ont été effacés par la tectonique des plaques et les convulsions multiples de la croûte terrestre. Reste que l'évolution de Mars a rapidement différée de celle de la Terre de sorte qu'il est possible de rapporter de Mars des indices de la Terre primitive !

Les images de Mars montrent que la planète a connu une importante activité volcanique, indiquant des épisodes de tectonique extensive considérables. Ces mouvements tectoniques pourraient correspondre à une phase précurseur d'une tectonique des plaques qui ne s'est pas développée par la suite en raison du refroidissement planétaire plus rapide que sur Terre. De fait, la tectonique des plaques a très certainement été avortée ce qui fait dire que la surface de Mars garde encore les stigmates des premiers millions d'années de sa formation.

L'eau existe sur Mars, essentiellement sous forme glacée. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Comme le montrent les images de Mars, les lits de rivières et autres grands réservoirs témoignent de l'écoulement de liquide. Mais ces épisodes n'ont pas été suffisamment entretenus et duré longtemps pour donner la chance à la vie d'apparaître et de perdurer. Autres indices forts, la découverte de minerais hydratés qui ont besoin de grandes quantités d'eau liquide et durablement pour se former. On pense aux argiles de type phyllosilicates découverts dans les terrains les plus anciens du Noachian / Phyllosian, mais également de sulfates qui eux se sont formés pendant le Teiikian.

Terrains argileux contre terrains sulfateux

Si plusieurs stratégies sont possibles pour recherches des traces de vie sur Mars, la détection de molécules organiques dans les terrains argileux les plus anciens du Phyllosian, comme le suggère OMEGA, apparaît très pertinente. Ces terrains sont facilement accessibles et autorisent une activité robotique sans contrainte particulière. Et si la vie est apparue sur la Planète rouge, c'est plutôt dans les terrains argileux que nous devons en rechercher les traces que dans les terrains sulfateux.

Mais les terrains sulfateux ne doivent pas pour autant être négligés. Une équipe de scientifiques suggère que ce type de minéral puisse être la cible d'une recherche d'acides aminés, considérés comme les briques du vivant. D'autant plus qu'il apparaît que ces roches sont capables de préserver ces éléments pendant environ 1 milliard d'années, comme cela a été observé sur Terre .


Source : http://www.flashespace.com/html/mai06/02_05.htm


lundi 05 février 2007 à 15:05
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Un peu de nouveau sur notre bonne vieille soeurette ! Cette fois, on sait ou la chercher ... la vie .





Vie sur Mars : on sait où chercher !

La paléo-mer gelée d'Elysium Planitia, découverte par la sonde européenne Mars Express en 2005 serait l'endroit le plus propice à la découverte de forme de vie cellulaire endormie voire vivante ! S'il s'agit de l'endroit le plus propice à une telle découverte, ce n'est pas le seul. Les cratères d'impact les plus jeunes et les écoulements liquides, les fameuses ravines sont également des cibles de choix.

La vie n'a pu qu'apparaître sur Mars

En s'appuyant sur les avancées acquises ces 10 dernières années sur nos connaissances des différents chemins pris par la vie terrestre, on pense aux extrêmophiles, on s'aperçoit que la vie est beaucoup plus robuste qu'on ne le pensait de sorte qu'elle n'a pu qu'apparaître sur Mars. Mieux encore, certains scientifiques sont convaincus qu'il y a peut-être encore de la vie qui dort sur Mars, puisque certaines bactéries semblent pouvoir hiberner pendant des millions d'années.

Ce qui fait dire que la vie a pu apparaître très tôt dans l'histoire de Mars, c'est la confirmation que la vie n'a besoin de limites physiques très minces pour s'épanouir. En prenant la Terre comme référent, on s'aperçoit que notre planète abrite des organismes qu'il y a encore quelques années qu'on pensait ne pas pouvoir exister.

On en a observé dans des milieux acides, avec des PH pratiquement négatifs, aussi bien que dans des environnements très basiques. D'autres prolifèrent dans des eaux très salines, dans les boues saumâtres, dans les glaces du pôle Sud, à des températures de 110°C, sans lumière. Des bactéries résistent à des radiations qui tueraient 50 000 fois n'importe lequel d'entre nous.

Quelles que soient les conditions qui régnaient sur Mars au moment de sa formation, au moins 2 des 3 facteurs principaux nécessaires à l'apparition de la vie étaient présents de sorte qu'il n'y a aucune raison pour qu'elle ne se soit pas frayée un chemin sur Mars. Aujourd'hui, on peut raisonnablement penser que si vie il y a eu, des cellules demeurent vraisemblablement endormies, enfouies quelque part sous la surface martienne.

La surface martienne impropre à la vie

Aujourd'hui cette surface ne peut pas supporter la vie, même endormie. Ce ne sont pas le manque d'eau liquide ou les conditions actuelles qui l'empêchent de perdurer ou d'hiberner mais l'absence de champ magnétique protecteur, accentué par une faible atmosphère qui permet au rayonnement cosmique de balayer la surface martienne de toute matière organique.

Ce travail de sape, débuté il y a quelques milliards d'années a rendu la surface martienne impropre à toute forme de vie et empêcherait son développement dans les premiers mètres du sous-sol martien. Cependant, on n'est pas certain que des organismes ne puissent pas vivre dans un environnement souterrain avec une telle contrainte.

Seul frein à cet optimisme, la vie martienne se serait éteinte plusieurs milliers d'années après la disparition de l'eau sous forme liquide et le début du refroidissement de la planète. D'une planète chaude et humide, Mars est alors devenu le monde froid et sec que l'on connaît aujourd'hui. On estime que ces événements se sont produits entre 3,5 et 3,8 milliards d'années. On se demande donc si des cellules sont capables de rester endormies pendant une période aussi grande. Sur Terre, nous n'avons pas découvert de cellules endormies sur une aussi longue période.

Les sites les plus prometteurs

En s'appuyant sur ces données et des critères de sélections très peu contraignants, une équipe de scientifiques a ciblé 3 sites qui ont en commun de montrer des signes évidents d'écoulements liquides, une formation récente à l'échelle géologique de la planète ce qui est primordiale pour avoir une chance de découvrir des cellules éteintes, voire vivantes, qui n'ont pas été annihilées par le rayonnement cosmique.

Il s'agit de la paléo-mer gelée d'Elysium Planitia qui existait il y a encore 5 millions d'années, des cratères d'impact récemment formés et des écoulements liquides que l'on n'arrête pas de découvrir un peu partout sur Mars (les ravines) et dont certaines sont 'vieilles' de 5 ans !

Forer la surface martienne

Forer la surface martienne est la prochaine grande étape technique de l'exploration robotique de Mars. Dernière étape avant le retour d'échantillons sur Terre. 2 missions sont en cours de développement. Il s'agit de Phoenix, un lander de la NASA qui se posera au pôle nord de la planète et creusera le sous-sol sur environ 1 mètre (lancement en août 2007) et de ExoMars, une mission de l'ESA qui n'est pas attendue avant 2013 et sera capable de forer le sol sous plus de 2 mètres.

Concernant Phoenix, le choix de son site d'atterrissage ne remplit pas le critère de formation récente de sorte qu'il est très peu probable de découvrir des cellules éteintes mais pour la NASA les couches de glace sur lesquelles se posera Phoenix pourraient contenir des composés organiques nécessaires au monde du vivant.



Source : http://www.flashespace.com/html/fev07/05a_02.htm


samedi 10 février 2007 à 00:27
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Ah oui, je me rapelle des extremophiles, c'est excellent.
Il y a differentes catégories d'extremophiles mais celles que je connais le mieux sont habitués à des temperatures superieures à 100°C et a une pression colossale a plusieurs kilomètres tous terre.

Ils se nourissent de sulfates, je crois et leur metabolisme et leur rythme de division est extrèmement long, parfois un siècle.

Il y a aussi des extremophiles dans la mer morte et aux poles, ils supportent respectivement une salinité colossale et des temperatures en dessous de zero.

Il y en a aussi qui proliferent encore dans un mileu de pH proche de zero, c'est a dire d'une acidité qui pourrait ronger notre peau en quelques dizaines de secondes.

Il y en a aussi qui supportent une radioactiivité plusieurs milliers de fois superieure au seuil de tolerance humain.

En sachant ça, on peut raisonnablement penser que des organismes aient pu apparaitre dans un mileu tel que le sous sol de Mars, surtout quand on sait qu'a une epoque, la planète etait nettement moins hostile que maintenant.
samedi 10 février 2007 à 13:06
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C'est en effet assez bien résumé.
samedi 10 février 2007 à 16:04
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Ce genre de sujet me fait kiffer wub.gif ( J'aime cette idée que nous ne soyons pas le seuls êtres vivants dans l'univers ).
samedi 10 février 2007 à 16:55
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Moi aussi, d'ailleurs c'est etrange que j'aie pas posté dans ce topic avant.

J'ai un double article assez interessant que j'ai lu il y a quelques mois, je pense qu'il resume pas mal de points :

Ce message a été modifié par Daddy-O - samedi 10 février 2007 à 17:10.
samedi 10 février 2007 à 17:07
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Rechercher la vie sur Mars, c'est possible (1)
Par Rémy Decourt, Flashespace, le 04/06/2006 à 12h55

La recherche d'une vie sur Mars va principalement être guidée par les conditions qui ont conduit à l'apparition de la vie terrestre, conditions qui vont servir de référence. Sur Terre, le passage de la matière à la vie se fit dans l'eau, il y a environ 4 milliards d'années, avec des systèmes moléculaires capables d'auto-reproduction et d'évolution.

Cette recherche s'appuie donc sur ce que nous savons de nos origines. Si l'on se fie à ce que l'on connaît de la vie terrestre, son apparition a nécessité la présence conjuguée de quatre facteurs. Il faut de l'énergie, généralement sous forme de rayonnement solaire, du carbone, habituellement sous forme de CO, de l'eau à l'état liquide, qui est à la base de la vie, enfin un certain nombre d'éléments chimiques, principalement de l'azote, du phosphore et du soufre. Notez que dans le Système Solaire, trois de ces conditions sont la plupart du temps réunies. A l'exception de la Terre, dans la plupart des cas, c'est l'eau qui manque à l'appel.

L'eau liquide

Aujourd'hui, on peut dire que de l'eau sous forme liquide a bien coulé sur la surface de Mars, il y a très longtemps. La présence permanente d’eau suppose une température plus clémente qu'aujourd'hui, température atteinte probablement grâce à l’existence d’une atmosphère dense générant un effet de serre important.

Il ne fait plus guère de doute que la planète Mars a très tôt dans son histoire rassemblé les 4 conditions favorables à la vie. Elles existaient vraisemblablement sur Mars il y a 4 milliards d'années à une époque où sur Terre tout se mettait en place pour que la vie apparaisse dans une formidable marche en avant.

Mais cela était-t-il suffisant pour soutenir une activité biologique ? Bien difficile de répondre à cette question d'autant plus que l'on ne connaît pas les conditions qui régnaient sur Terre lorsque la vie est apparue. Tous les indices de la vie primitive terrestre au-delà de 3,5 - 3,8 milliards d'années ont été effacés par la tectonique des plaques et les convulsions multiples de la croûte terrestre.

Les images de Mars montrent que la planète a connu une importante activité volcanique, indiquant des épisodes de tectonique extensive considérables. Ces mouvements tectoniques pourraient correspondre à une phase précurseur d'une tectonique des plaques qui ne s'est pas développée par la suite en raison du refroidissement planétaire plus rapide que sur Terre. De fait, la tectonique des plaques a très certainement été avortée ce qui fait dire que la surface de Mars garde encore les stigmates des premiers millions d'années de sa formation.

L'eau existe sur Mars, essentiellement sous forme glacée. Mais cela n'a pas toujours été le cas. Comme le montrent les images de Mars, les lits de rivières et autres grands réservoirs témoignent de l'écoulement de liquide. Mais ces épisodes n'ont pas été suffisamment entretenus et duré longtemps pour donner la chance à la vie d'apparaître et de perdurer. Autres indices forts, la découverte de minerais hydratés qui ont besoin de grandes quantités d'eau liquide et durablement pour se former. On pense aux argiles de type phyllosilicates découverts dans les terrains les plus anciens du Noachian / Phyllosian, mais également de sulfates qui eux se sont formés pendant le Teiikian.

Terrains argileux contre terrains sulfateux

Si plusieurs stratégies sont possibles pour recherches des traces de vie sur Mars, la détection de molécules organiques dans les terrains argileux les plus anciens du Phyllosian, comme le suggère OMEGA, apparaît très pertinente. Ces terrains sont facilement accessibles et autorisent une activité robotique sans contrainte particulière. Et si la vie est apparue sur la Planète rouge, c'est plutôt dans les terrains argileux que nous devons en rechercher les traces que dans les terrains sulfateux.

Mais les terrains sulfateux ne doivent pas pour autant être négligés. Une équipe de scientifiques suggère que ce type de minéral puisse être la cible d'une recherche d'acides aminés, considérés comme les briques du vivant. D'autant plus qu'il apparaît que ces roches sont capables de préserver ces éléments pendant environ 1 milliard d'années, comme cela a été observé sur Terre.


+ Les missions futures sur Mars viseront des zones riches en argile. C'est là que les scientifiques ont le plus de chance de trouver des reliques d'une ancienne vie martienne. Crédits : ESA +
samedi 10 février 2007 à 17:09
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Rechercher la vie sur Mars, c'est possible (2)
Par Rémy Decourt, Flashespace, le 04/06/2006 à 15h16

On l'a vu précédemment (lire la 1ère partie de cet article), la recherche d'une forme de vie éteinte, voire bien vivante, sur la planète Mars passe par la découverte d'eau sous forme liquide, des structures façonnées par ce même élément ou des dispositifs nécessitant un apport régulier et important d'eau liquide.

Mais, l'eau n'est pas la seule voie à suivre. Cette fascination pour l'eau s'est faite aux dépens de la recherche d'autres éléments tout aussi cruciaux. Le premier d'entre eux est l'azote. S'il est difficile d'imaginer la vie sans eau, il est par contre facile d'imaginer l'eau sans vie. On s'en est rendu compte récemment avec la découverte par OMEGA de minerais hydratés qui ont besoin de grandes quantités d'eau liquide et durablement pour se former. On pense aux argiles de type phyllosilicates découverts dans les terrains les plus anciens du Noachian / Phyllosian, mais également de sulfates qui eux se sont formés pendant le Teiikian.

Ces résultats ont confirmé que de l'eau a bien coulé sous forme liquide. Mais en aucun cas ils n'ont démontré que la vie a existé. Au mieux, ils sous-entendent que l'ensemble des conditions nécessaires à la vie a été réuni à un moment dans l'histoire de cette planète. Or, la découverte d'azote sur Mars serait d'une tout autre portée. Si cet élément est découvert en abondance sur la planète, il signalera la présence d'une activité biologique et sera vu comme un marqueur du vivant fiable. En effet, l'azote est essentiel à la chimie de la matière organique. Il entre dans la composition des protéines.

Quatre scientifiques de l'Université de la Californie du Sud proposent donc d'orienter les recherches futures vers la découverte de l'azote organique. Cet élément se différencie du carbone, un autre élément organique indispensable à la vie par le fait qu'il n'entre pas dans la composition des roches et autres minerais. Cela signifie que les substantielles quantités d'azote organique découvertes en dépôts dans le sol martien ou de toute autre planète tellurique, est probablement le résultat d'une activité biologique.

Sur Terre, l'atmosphère est sans cesse enrichie en azote par l'activité biologique. Sans cette activité continue des systèmes vivants, l'atmosphère perdrait lentement son azote. Sur Mars, les mesures de l'atmosphère montrent un niveau en azote très bas, suggérant une production biologique d'azote nulle.

En plus de son effort pour découvrir de l'eau sous forme liquide et de tout autre indice montrant que la vie a été possible, la NASA se doit de mettre sur un pied un programme de détection d'azote. La nouvelle génération de rover et lander attendue ces prochaines années doit en être capable. Les expériences suggérées font intervenir un forage à travers les strates géologiques de la planète, ce qui devra de toutes façons être effectué pour la recherche de l'eau.



Grâce à la cartographie du sol martien réalisée par l'instrument de Mars Express OMEGA, les astronomes ont identifié des zones de Mars qui auraient pu abriter la vie. Ces lieux sont autant de sites d'atterrissage privilégiés pour les futurs Mars Rover
Crédits : ESA/OMEGA/HRSC





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