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jeudi 30 mars 2006 à 18:02
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Je relance le topic archivé...

Voici un sujet dont le problematique est de se questionner si la Terreur revolutionnaire est légitime voir meme necessaire dans le déroulement d'une revolution. Je prend le cas en particulier de la Revolution Française de la fin du XVIIIeme siècle mais on pourrait aussi l'étendre à la Revolution Russe de 1917.

Tout d'abord Robespierre a défini les objectifs de la Terreur dans un discours resté célèbre, prononcé à la Convention nationale, le 25 décembre 1793 (extraits) :

« Le but du gouvernement constitutionnel est de conserver la République ; celui du gouvernement révolutionnaire est de la fonder. [...] Le gouvernement révolutionnaire doit au bon citoyen toute la protection nationale ; il ne doit aux Ennemis du Peuple que la mort. Ces notions suffisent pour expliquer l'origine et la nature des lois que nous appelons révolutionnaires [...]. Si le gouvernement révolutionnaire doit être plus actif dans sa marche et plus libre dans ses mouvements que le gouvernement ordinaire, en est-il moins juste et moins légitime ? Non ; il est appuyé sur la plus sainte de toutes les lois : le salut du Peuple. »

Pour un rappel historique, la Terreur est une période de la Révolution française, de juin 1793 à juillet 1794, où un gouvernement révolutionnaire est mis en place, les libertés sont suspendues et une politique de lutte contre les dangers intérieurs et extérieurs menaçant la République est instaurée. Les personnages marquants de la Terreur sont notamment Robespierre, Saint-Just, Couthon, Collot d'Herbois, Fouché, ou Billaud-Varenne.

Je pense pour ma part que la terreur est inévitable au mouvement revolutionnaire, Arno Mayer historien américain ajoute meme qu'elle est "inhérente de surcroit à la dynamique de la revolution." Il continue en disant qu'il n'y aurait pas eu de terreur si "la résistance intérieure et extérieure ne s'était pas montrée aussi opiniatre et aussi intrangisante".
Pour Quinet les ressort et la dynamique de la terreur résidaient dans le "choc de deux éléments inconciliables, la France ancienne et la France nouvelle" dans la rencontre de "deux électicités opposé où se formait perpétuellement la foudre". Aucun des deux camps n'étant disposé à capituler, l'affrontement se transformait en un cercle vicieux de "terribles représailes" marqués par la volonté "de se détruire sur le champ".

Quand une revolution éclate une classe de la société qui detient le pouvoir en place mettra tout en oeuvre pour s'accrocher à ses privileges de meme pour la classe révolutionnaire qui fera tout pour se les approprier.

Pour appuyer mes propos, le philosophe Thomas Jefferson en 1793, en pleine Terreur, estimait son emploi comme "nécessaire" de plus que "la liberté de la terre dependait de l'issu de cette lutte". Jefferson se demandait meme si l'on avait jamais remporté "un prix aussi important que la liberté en répandant aussi peu de sang innocent".

Je peux aussi citer Hegel qui considerait le règne de la Terreur comme étant le prix inéluctable de la transition vers une constituion de "fondement à toute la legislation à venir"
Dans le même domaine Boris Kagarlitsky un dissident sovietique marxiste non leniniste et intellectuel russe admettait en 1980 que les révolutions "humaines" qui renoncent à la terreur sont "écrasées par la contre-révolution ou tombent sous les coups de la réaction".

Ainsi, je pense que la Terreur fut un instrument legitime et nécessaire destiné, à faire face à des circonstances supposées mettre en danger la survie de la révolution ou du regime revolutionnaire encore balbutiant par des guerres intérieures et extérieures.

Je vous invite à venir debattre de cette question historique...
jeudi 30 mars 2006 à 22:33
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Tu en rêve de tout cela, toi évidemment, tu serais du côté des terroristes pour "le salut du peuple". mrgreen.gif
Quand l'on voit avec le recul les résultats des révolutions françaises (Napoléon, Restauration) ou russe (crimes, répressions, abrutissement des masses) cela n'en valait pas la peine!
jeudi 30 mars 2006 à 23:02
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QUOTE (paysan @ 30 Mar 2006 à 22:33)
Tu en rêve de tout cela, toi évidemment, tu serais du côté des terroristes pour "le salut du peuple". mrgreen.gif
Quand l'on voit avec le recul les résultats des révolutions françaises (Napoléon, Restauration) ou russe (crimes, répressions, abrutissement des masses) cela n'en valait pas la peine!

Peux tu apporter des arguments historiques merci...

Je voulais rebondir sur la thèse qui est suivie aujourd'hui par une majorité d'historiens français de la revolution notamment F.Furet a savoir que la revolution crée un ennemi pour legitimer la terreur. De ce fait cet ennemi en question, est-il vraiment imaginaire ? A t-il existé un mouvement contre revolutionnaire qui pouvait legitimer le recours à la terreur de masse ?

Ce message a été modifié par Hadora - jeudi 30 mars 2006 à 23:21.
vendredi 31 mars 2006 à 10:06
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Je pense qu'à partir du moment où une révolution porte de nouvelles valeurs au pouvoir, il est logique qu'elle doive imposer une certaine forme de terreur le temps d'imposer les-dites valeurs, qui ne sont souvent pas partagées par l'ensemble de la population qui préfère, souvent par tradition, se conformer aux anciennes. Ces populations sont faciles à soulever ou à manipuler par les anciens détenteurs du pouvoir, qui ont ont bien évidemment l'objectif avoué d'anéantir la révolution et de restaurer leurs privilèges et valeurs.
Dire qu'une révolution crée elle-même un ennemi pour galvaniser le peuple est peut-être un peu abusé; dans les 2 exemples donnés par Hadora, il n'y a pas eu besoin de créer les ennemis, ils sont venus tous seuls ( puissances étrangères + royalistes + ultra-conservateurs en 1793; puissances extérieures + Russes Blancs en 1917) et n'avait pas franchement envie de laisser le nouveau régime faire ses preuves.
vendredi 31 mars 2006 à 20:58
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QUOTE (Gilcad @ 31 Mar 2006 à 10:06)
Je pense qu'à partir du moment où une révolution porte de nouvelles valeurs au pouvoir, il est logique qu'elle doive imposer une certaine forme de terreur le temps d'imposer les-dites valeurs, qui ne sont souvent pas partagées par l'ensemble de la population qui préfère, souvent par tradition, se conformer aux anciennes. Ces populations sont faciles à soulever ou à manipuler par les anciens détenteurs du pouvoir, qui ont ont bien évidemment l'objectif avoué d'anéantir la révolution et de restaurer leurs privilèges et valeurs.
Dire qu'une révolution crée elle-même un ennemi pour galvaniser le peuple est peut-être un peu abusé; dans les 2 exemples donnés par Hadora, il n'y a pas eu besoin de créer les ennemis, ils sont venus tous seuls ( puissances étrangères + royalistes + ultra-conservateurs en 1793; puissances extérieures + Russes Blancs en 1917) et n'avait pas franchement envie de laisser le nouveau régime faire ses preuves.

Je ne suis pas d'accord, si les esprits sont préparés à recevoir les nouvelles valeurs, il n'est pas besoin de terreur pour les imposer, il s'est produit beaucoup de révolutions douces!
La terreur arrive seulement avec les fanatiques qui veulent imposer des idées incompatible avec la nature de l'homme.
mardi 04 avril 2006 à 21:34
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moi je n'aime pas beaucoup me prononcer sur cette revolution ( francaise ) car elle a été une révolution bourgeoise.
en meme temps pour moi cette question revient un peu à :
"ete vous favorable a une revolution armé ou par les urnes?"
je ne croit absolument pas a l'arriver du communisme par les urnes
mardi 04 avril 2006 à 21:48
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QUOTE (k@/\/t1 @ 04 Apr 2006 à 21:34)
"ete vous favorable a une revolution armé ou par les urnes?"
je ne croit absolument pas a l'arriver du communisme par les urnes

Ce n'est pas trop la problematique du topic...

La terreur revolutionnaire (revolution française ou russe) est elle legitime ?
mardi 04 avril 2006 à 22:03
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pour moi ca revient un peu au meme:
faut-il tuer ceux qui sont en desacord ?
mercredi 05 avril 2006 à 02:01
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QUOTE (paysan @ 31 Mar 2006 à 20:58)
Je ne suis pas d'accord, si les esprits sont préparés à recevoir les nouvelles valeurs, il n'est pas besoin de terreur pour les imposer, il s'est produit beaucoup de révolutions douces!
La terreur arrive seulement avec les fanatiques qui veulent imposer des idées incompatible avec la nature de l'homme.

Je suis assez d'accord avec paysan cette fois.
mercredi 05 avril 2006 à 02:03
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QUOTE (Hadora @ 04 Apr 2006 à 21:48)
QUOTE (k@/\/t1 @ 04 Apr 2006 à 21:34)
"ete vous favorable a une revolution armé ou par les urnes?"
je ne croit absolument pas a l'arriver du communisme par les urnes

Ce n'est pas trop la problematique du topic...

La terreur revolutionnaire (revolution française ou russe) est elle legitime ?

Très certainement non. On aurait très bien pu avoir une monarchie constitutionnelle ou parlementaire avec beaucoup moins d'éfusion de sang, et tout autant de libertés et de reconnaissance des droits de l'être humain.

On est passé d'un absolutisme monarchique à un absolutisme républicain (tout aussi violent) pour retomber ensuite dans un absolutisme impérial
mercredi 05 avril 2006 à 02:08
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la psychologie des differents protagonistes a influence fortement le cours des choses
une monarchie constitutionnelle etait en place en France
mais louis XVI n a jamais accepte cette renonciation a une partie de ses pouvoirs et fortement influence par son epouse il a fui....
si le couple royal avait ete plus conciliant il n aurait pas connu cette fin tragique
et nous aurions peut etre encore a l heure actuelle un systeme a l Anglaise...qui sait??


de meme pour Robespierre qui s est laisse emporter par la frenesie du pouvoir et du politique pacifiste et humain qu il etait (il s etait notamment oppose a la peine de mort a un moment)
ses passions,ses peurs obsessionnelles ont fait un monstre assoiffe de sang...mais homme finalement bien plus a plaindre qu a blamer.... sad.gif

Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 05 avril 2006 à 02:14.
mercredi 05 avril 2006 à 02:10
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la terreur est donc arrivee par le cours des passions humaines
tout frein etant alors aboli!

cours inexorable du destin des peuples pour les fatalistes ou engendrement uniquement passionnel donc contestable pour les partisans de la droite et froide Raison??

Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 05 avril 2006 à 02:13.
mercredi 05 avril 2006 à 11:17
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QUOTE (paysan @ 31 Mar 2006 à 20:58)
Je ne suis pas d'accord, si les esprits sont préparés à recevoir les nouvelles valeurs, il n'est pas besoin de terreur pour les imposer, il s'est produit beaucoup de révolutions douces!
La terreur arrive seulement avec les fanatiques qui veulent imposer des idées incompatible avec la nature de l'homme.

Alors cite m'en une....
mercredi 05 avril 2006 à 11:34
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QUOTE (sandie72 @ 05 Apr 2006 à 02:08)
de meme pour Robespierre qui s est laisse emporter par la frenesie du pouvoir et du politique pacifiste et humain qu il etait (il s etait notamment oppose a la peine de mort a un moment)
ses passions,ses peurs obsessionnelles  ont fait un monstre assoiffe de sang...mais homme finalement bien plus a plaindre qu a blamer.... sad.gif

Justement est ce que ses peurs étaient justifiées ? La réaction contre-révolutionnaire était très importante à l'intérieure du pays notamment en Vendée et à l'extérieur du pays avec des armées de nombreux pays d'Europe voulant renverser l'état revolutionnaire.

J'ai trouvé un resumé interessant qui resume les differents courants historiographiques sur cette question :

"La Contre-Révolution n’est pas née de la Révolution. Elle n’est ni une riposte, ni une réplique ponctuelle selon Guy Chaussinand-Nogaret. C’est une conception du monde qui chemine entre 1789 et 1799 mais qui a ses racines intellectuelles loin dans l’Ancien Régime et qui survivra longtemps une fois la Révolution terminée. Idéologie, la Contre-Révolution prend aussi la forme d’une résistance active multiforme : activités conspiratrices, tentatives de coup d’action militaire dans les armées des princes recrutés parmi les émigrés, soulèvements à base populaire. A l’approche du Bicentenaire, les historiens ont été amenés à porter un regard neuf sur le concept de Contre -Révolution. Roger Dupuy a proposé de le remplacer par celui plus objectif de «résistances à la Révolution ». Le terme «d’antirévolution » a été aussi avancé pour désigner l’ensemble des attitudes réfractaires qui caractérisent les mouvements populaires mais sans déboucher sur une révolte ouverte.

La révolte paysanne de l’Ouest qui éclate à partir de 1791-1792 et la guerre de Vendée à partir de 1793 ont suscité de multiples interrogations. Perçues comme un soulèvement en faveur du roi et de la religion par les auteurs légitimistes ou conservateurs du siècle dernier, il n’était pour les républicains que le produit de l’ignorance des populations fanatisées. Déjà les conditions interpellaient l’attention : hostilité de tout temps de la population à la levée des hommes, bocage propice à la guérilla. Dans sa thèse, Paul Bois à partir de l’exemple de la Sarthe, a mis en avant le caractère social du mouvement insistant sur la déception de la paysannerie devant l’accaparement des terres par la bourgeoisie lors de la vente des biens nationaux. Le mouvement serait donc tourné à la fois contre la bourgeoisie et contre l’Etat révolutionnaire. Plus récemment, ce schéma explicatif jugé trop simpliste a été remis en cause par certains auteurs qui privilégient le facteur religieux insistant sur la vivacité de la pratique religieuse et sur le rôle des prêtres dans la vie collective.

La Terreur reste l’épisode le plus controversé. Le chiffre approximatif de 200 000 victimes incluant les victimes vendéennes de la guerre civile et celles de la Terreur est avancé.

Si pour les libéraux, la Terreur est la période la plus tragique de la Révolution, précurseur du despotisme moderne, l’historiographie robespierriste voit dans cette période, et ce malgré la Terreur, un progrès vers la Démocratie. Selon les tenants de ce courant, elle scelle l’union entre le mouvement populaire et la fraction la plus radicale de la bourgeoisie et crée les premiers éléments d’une démocratie sociale grâce au maximum et à la mise en place de l’économie dirigée.

Différentes interprétations ont été avancées pour expliquer la mise en place de la Terreur.

Pour Pierre Gaxote, la Terreur et ses excès sont consubstantiels à la Révolution : elle serait une conséquence logique des principes et du déroulement de la Révolution.

Une autre interprétation présente la Terreur comme un effet des circonstances.

Elle se serait développée dans un contexte de menace intérieure et extérieure et aurait été l’instrument indispensable au salut de la patrie. Cette thèse présente un avantage pour la tradition républicaine puisqu’elle disculpe la Révolution de l’épisode terroriste en reportant toute la responsabilité sur ses adversaires.

Elle est souvent associée à l’idée selon laquelle la Terreur est marquée par l’arrivée au pouvoir du petit peuple urbain des métiers dans lequel se recrutent les sans-culottes et donne lieu à une seconde Révolution qui n'aurait "pas la dignité historique de la première car elle n’est ni bourgeoise, ni libérale»5

Selon François Furet les circonstances et la mentalité du petit peuple ne rendent compte que partiellement du phénomène. L’historien montre comment la terreur s’intensifie à partir d’octobre 1793 au moment même où le redressement s’amorce et les victoires se multiplient.

Quant aux mentalités populaires, elles ne rendent compte que d’une partie des faits. S’il est vrai que le régime terroriste est mis en place sous la pression des activistes sans-culottes, la coupure entre «peuple»et «élite politique », «culture populaire » et «culture d’élite » est difficile à établir. En fait, selon François Furet «le discours de la terreur est dans presque toutes les bouches des leaders de la Révolution y compris ceux qui n’ont aucun rapport avec l’activisme sans culotte, les légistes, les bourgeois des comités et de la Convention »4.

Certes, les circonstances ont pu servir de milieu de développement à cette idéologie et à la mise en place des institutions de la terreur. Mais cette idéologie est présente dès 1789 et tient à la nature de la culture de la Révolution française qui serait articulée, selon François Furet, autour de trois thèmes :

l’idée de régénération de l’Homme et d'un pacte social fondé sur la libre volonté de l’homme une compétence illimitée attribuée à l’action politique qui laisse la porte ouverte à la souveraineté du peuple.- une nouvelle souveraineté reposant sur l’unité du peuple. Cette unité n’existant pas, la Terreur a pour fonction de la rétablir constamment.

Pour Jacques Solé, s’il n’est guère acceptable d’invoquer les «circonstances», il est encore plus inacceptable d’assimiler Terreur et Révolution en traitant celle-ci comme un bloc et en voyant dans la Terreur une conséquence inéluctable de la Révolution voire le prototype des totalitarismes du XXe siècle. Il convient selon lui «de comprendre par quelle logique un petit nombre d’hommes, hantés par le phantasme du complot et déchirés en factions rivales, ont pu traduire en actes durant quelques mois, un discours dramatique et manichéen5».

La sans-culotterie est au cœur du dynamisme révolutionnaire de fin 1793 au printemps 1794.

Dés le début des années 1960, elle est étudiée par Albert Soboul qui souligne l’hétérogénéité du mouvement.

Plus récemment, Richard Cobb et ses élèves ont apporté quelques correctifs. Ils ont insisté tout d’abord sur le caractère minoritaire de ce mouvement.

Contrairement aux idées Albert Soboul et George Rudé, Richard Cobb avance également que la prise de conscience idéologique a joué un rôle négligeable dans l’essor du mouvement.

Il brosse un portrait peu flatteur du sans-culotte dont la mentalité du sans-culotte serait caractérisée, selon lui, par «une immense crédulité politique».

«Faisant de la dénonciation la première des vertus civiques» les sans-culottes «ont divinisé la répression par souci de régénération nationale6» ajoute l’historien anglo-saxon.

L’effondrement de la sans-culotterie donne lieu, là encore, à des interprétations divergentes. Selon Albert Soboul et le courant marxiste, c’est l’hétérogénéité du mouvement qui serait à l’origine de sa disparition, «le mouvement ne reposant pas sur des assises sociales uniformes». Cette interprétation est critiquée par Richard Andrew et Richard Cobb pour qui ce mouvement, né dans une atmosphère de crise et de tension ne résiste pas à un facteur d’usure. "

texte entier : ICI

Ce message a été modifié par Hadora - mercredi 05 avril 2006 à 11:36.
dimanche 09 avril 2006 à 20:03
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QUOTE (paysan @ 31 Mar 2006 à 20:58)
Je ne suis pas d'accord, si les esprits sont préparés à recevoir les nouvelles valeurs, il n'est pas besoin de terreur pour les imposer, il s'est produit beaucoup de révolutions douces!
La terreur arrive seulement avec les fanatiques qui veulent imposer des idées incompatible avec la nature de l'homme.

En quoi les idées des révolutionaires françaises étaient incompatible avec la nature de l'homme?
La tu résonne en tant qu'homme instruit et libre du XXIème, évidemment le sang aurrait pu moins couler, mais, comment justement préparer ces mentalités? Le peuples n'avait pas le droit à la parole, ce n'était que de la populace, aucune estime ne leur était dédiée.. Ils leur fallaient des changements radicaux et vite. Selon moi la terreur et la violence engendré par ces révolutions étaient innévitable. La question sur leur légitimité ne se pose pas.

Evidemment tout le monde n'allait pas être satisfait, cela rejoint la théorie de l'impossibilité d'Arrow: Arrow démontre, qu'il n'existerait pas de système assurant la cohérence, hormis celui - non démocratique - où un dictateur seul imposerait ses choix à tout le reste de la population.


" c'est une confirmation mathématique dans certaines conditions précises du paradoxe évoqué par Condorcet selon lequel il n'existerait pas de fonction de choix social indiscutable, permettant d'agréger des préférences individuelles en préférences sociales. Pour Condorcet, il n'existait pas de système simple assurant cette cohérence."
mercredi 19 avril 2006 à 17:58
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Etant de nature anarchiste et opposé à toute forme d' aliénation des droits et libertés humains , je ne peux me résoudre à l' idée que la Terreur soit considérée comme indispensable , quand bien même ses aboutissements bénéficieraient à une majorité de personnes.La question de la légitimité de la Terreur revient un peu à se poser la question de la légitimité de la guerre ou du terrorisme , ou encore à se poser la question "la fin justifie-t-elle les moyens?".Sachant qu' ici il y a mort d' hommes , peu importe que ces personnes soient "innocentes" ou non , au final c' est la morale et la dignité humaines qui y perdent.
mercredi 19 avril 2006 à 18:14
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QUOTE
La question de la légitimité de la Terreur revient un peu à se poser la question de la légitimité de la guerre ou du terrorisme , ou encore à se poser la question "la fin justifie-t-elle les moyens?"


Je ne suis pas d'accord sur ce point, on ne peut comparer je pense la Terreur Revolutionnaire avec une guerre pour la simple et bonne raison que la guerre est le fruit d'une décision prise par une classe dirigeante d'un dans un but très different d'une Terreur qui n'est pas voulue mais qui s'impose comme dernier recours pour sauver une Revolution (ici nous parlons de la Terreur revolutionnaire).
Les guerres ont pour motifs des choix avant tout économiques et territoriaux, on fait la guerre pour s'accaparer des nouveaux marchés pour écouler la production ou autres... La Terreur est le fruit d'une menace très réelle, menace extérieur ou intérieur car la Revolution remet en cause les rapports de classes entre dominants et dominés, c'est pour cela qu'une revolution ne peut être que sanglante, il ne faut pas oublier la violence du mouvement contre revolutionnaire en France et en Russie.

QUOTE
Sachant qu' ici il y a mort d' hommes , peu importe que ces personnes soient "innocentes" ou non , au final c' est la morale et la dignité humaines qui y perdent.


Aucune société ne s'est construit sur la dignité humaine...
mercredi 19 avril 2006 à 18:18
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Oui , la comparaison peut ne pas paraître évidente.En fait , en ce qui me concerne , je mets tous les crimes organisés dans le même panier , quelles que soient leurs justifications , légitimes ou non.Pour moi la vie humaine est sacrée , et tout meurtre reste un crime impardonnable , même s' il a des "conséquences positives".

Pour ce qui est du fait qu' uacune société ne s' est construite sur la dignité humaine , je suis bien d' accord.Mais je trouve ça déplorable happy.gif
dimanche 18 juin 2006 à 11:58
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QUOTE
Livre en en souscription: Le destin tragique de cinq habitants de la Bretagne sous la Terreur en 1794

[ABP] Le destin tragique de cinq habitants de la Bretagne sous la Terreur en 1794 par Hervé GOURMELON

Le régime de la Terreur a conduit à l’échafaud des milliers de personnes de tous âges et de toutes conditions sociales, après des jugements sommaires. Aucune région de France ne fut épargnée par cette fureur sanguinaire. De nombreux livres ont relaté des épisodes de cette période dramatique. Originaire de Quimerc’h, passionné par l’histoire de la Bretagne et auteur de divers autres ouvrages, dont Le Chevalier de Kerlérec (1744-1770), l’affaire de la Louisiane (Les Portes du large, 2003), Hervé Gourmelon, a mené de patientes recherches sur la Terreur en Bretagne et il s’apprête à faire paraître dans quelques semaines un ouvrage qui permet de suivre particulièrement le cheminement de cinq suspects, depuis leur arrestation jusqu’à leur exécution.

Quatre de ces victimes étaient des aristocrates de la paroisse de Quimerc’h, dans le Finistère : - le comte Gilles Conen de Saint-Luc, ancien président du Parlement de Bretagne, né à Rennes en 1721 - son épouse, Marie du Bot, née à Quimerc’h en 1743 - leur fille Victoire, étonnante religieuse aux multiples talents, née à Rennes en 1761, tous trois condamnés et exécutés le 19 juillet 1794 en même temps que des membres des familles Magon et de Saint-Pern - Anne Pichot de Querdisien, célibataire, née à Brest en 1755, guillotinée à Brest le 31 mars 1794. La cinquième était, elle, d’origine modeste : - Patronille Bohlen, née à Combrit en 1743, célibataire, couturière, habitait Morlaix et fut la première femme du département à être guillotinée à Brest le 28 mars 1794.
(...)





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