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lundi 06 février 2006 à 11:06
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Le film «La symphonie marocaine» sortira en salles le 1er février prochain. Dans ce long-métrage, le réalisateur Kamal Kamal révèle son talent de scénariste, de réalisateur mais aussi et surtout de musicien. Un film à voir et à écouter…

A l’approche de la sortie nationale du film «La symphonie marocaine», le suspense atteint des sommets. Les très bons échos qu’a suscités ce film à Tanger en décembre dernier, lors du 8ème Festival national du film (FNF), planent encore et toujours. Ce film n’a certes pas été récompensé par le jury long-métrage, ce que plusieurs festivaliers ont regretté, il a toutefois été gratifié d’une standing-ovation aussi chaleureuse que révélatrice. Ce long-métrage promet de caracoler en tête du box-office national après sa sortie très attendue au début du mois prochain sur les grands écrans. Avec ce film, le deuxième de Kamal Kamal après « Taïef Nizar », l’émotion ne manquera pas d’être au rendez-vous. Le réalisateur, qui a également écrit le scénario du film, s’est d’ailleurs beaucoup investi dans l’histoire. Contacté par « ALM », Kamal Kamal nous a dit qu’il a pu réaliser avec ce film un rêve qu’il a toujours caressé : monter une symphonie. Le musicien, lauréat du Conservatoire de la ville d’Oujda, peut s’estimer heureux à cet effet. Dans le film, il nous livre un beau remake de quelques beaux titres du répertoire de[/B], respectivement « Dart bina doura » et « Khlili ». « En procédant à un nouvel arrangement de ces chansons, je voulais d’abord rendre hommage à deux groupesphares qui ont bercé plusieurs générations pendant trente ans et faire honneur à toute la chanson marocaine», nous a expliqué Kamal Kamal. Au-delà de la musique marocaine, le réalisateur triomphe en général à la musique qui, en plus de sa vertu thérapeutique indéniable, s’avère, comme le montre le film, un levier de promotion sociale. Les héros du film, qui ne sont que des marginaux, ne doivent leur salut qu’à leur don pour la musique. Avec l’écrivain russe Dostoïveski, on est tenté de dire en paraphrasant que seule la musique « peut sauver le monde ». Dans le film de Kamal Kamal, ce salut, les marginaux l’ont dû en effet à la musique, preuve par la fin du film couronnée en apothéose par le déplacement très significatif d’une « Princesse » pour assister à leur concert. Le casting de Kamal Kamal est venu par ailleurs servir la thématique de son film, sachant que le réalisateur a fait appel à un acteur issu d’une grande famille de musiciens, qui n’est autre que l’interprète-compositeur Younès Megri. Avec, entre autres stars montantes du cinéma national, tels que Aziz Hattab, ou plus encore Rafik Boubker, Younès Megri a su donner au jeu une sincérité et une profondeur désarmantes.


mardi 07 février 2006 à 16:39
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mardi 07 février 2006 à 21:55
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Ce film paraît intéressant.
mercredi 08 février 2006 à 10:54
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QUOTE (fiore @ 07 Feb 2006 à 20:55)
Ce film paraît intéressant.

sleep.gif iwa hazzi 9lou3ek w siri tfarrji fih...ana rah cheftou mf_dribble.gif
jeudi 09 février 2006 à 21:11
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mardi 14 février 2006 à 19:17
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La symphonie marocaine selon Kamal Kamal
ABDELHAK NAJIB
27 Avril 2004


Interview

Après "Taïf Nizar", le réalisateur marocain Kamal Kamal a presque terminé son nouvel opus, "La Symphonie marocaine". C’est un scénario fort, une histoire poignante, un futur électrochoc qui s’inscrit dans la lignée des films révisionnistes à message. C’est l’occasion de revenir sur cette histoire, le choix du sujet et les motivations de son réalisateur.



faisais le Speech de ton nouveau film ?
- Kamal Kamal : c’est l’histoire d’un groupe de marginaux qui vivent dans une ferraille de trains, une espèce de cimetière de trains. Ils découvrent après la mort d’un vieux clochard, un de leurs amis proches, que s’ils ne réagissaient pas très vite, ils finiront tous comme lui. C’est là qu’ils décident de réaliser un grand rêve qui les unirait tous. Ce rêve est la symphonie marocaine. Au-delà de et aspect, il y a l’histoire parallèle d’un personnage nommé Hamid qui, jeune, part au Liban pour combattre aux côtés des militants palestiniens. C’est là qu’une bombe explose et que de nombreux Arabes et Israéliens périssent dans la déflagration. Rescapé, il cherche au milieu des débris humains, les corps de ses amis. C’est là qu’il découvre que les morts se ressemblent tous. Que les hommes cessent d’être différents quand ils cessent de penser. Que les idéologies font la différence entre les hommes.
La guerre lui a appris ce qu’est la douleur. Il décide alors de donner du plaisir à travers la symphonie marocaine. Hamid fait lui aussi partie des marginaux qui font donner corps à leur rêve.

Mais comment est née l’idée de ce scénario ?
- Ma fille aime lire la poésie. Pour la suite de ses études, elle voulait faire une carrière littéraire. Un soir en regardant la télévision, elle vient me voir pour me dire qu’elle avait changé d’avis. Elle voulait faire des études en mathématiques. Un choix surprenant. Quand je lui ai demandé pourquoi ce revirement, elle m’a répondu qu’elle voulait inventer quelque chose pour en finir avec les injustices d’Israël envers les Arabes. J’ai eu peur de cette réflexion. Voir que ma fille pouvait avoir ce type de pensée m’a ébranlé profondément. Voir comment la haine s’installe dans les cœurs des jeunes pour les prochaines décennies, ce qui rend très dur la résolution du conflit arabo-israélien. J’ai voulu répondre à cette montée de colère et de haine, par le pardon qui est aussi une trame de cette histoire. Hamid, tout au long du film cherche le pardon car il a osé appuyer un jour sur la gâchette et tuer des gens. Il faut que quelqu’un pardonne, autrement, cela ne s’arrêtera pas.

Pourquoi ce choix des marginaux ?
- Il faudra parler de l’espace où se déroule le film. Un cimetière de trains avec toute la connotation du train, le wagon de la vie. Mais là, nous sommes devant des trains rouillés qui ne roulent plus, des trains morts.
Des vestiges d’un passé. Tout comme la civilisation marocaine dont on n’a gardé que des vestiges.

Mais quelle est la symbolique de ces trains pour les marginaux ?
- Ce sont des vestiges dont on va se servir pour construire un théâtre qui va servir à donner la représentation de la symphonie marocaine.
Est-ce un appel au réveil, à l’éveil de tout un peuple, cette volonté de donner la vie à la mort ?
- Leur rêve était d’aller jouer cette symphonie à Londres, mais ils n’y parviennent pas. Alors ils décident de faire avec ce qu’ils ont. Et c’est là qu’ils construisent leur théâtre avec des restes de carcasses de trains morts. C’est finalement cela le message pour nous autres qui sommes aujourd’hui rejetés par l’autre, nous n’avons qu’à faire l’effort de nous confirmer nous-mêmes sans l’autre en proposant du bonheur à cet autre qui nous rejette.

Tu ne penses pas que c’est naïf de répondre au rejet
par le plaisir ?
- Non, je trouve que c’est noble. Au lieu d’en garder rancœur ou de te venger, tu crées de l’art.

Pourquoi ce titre : "La symphonie marocaine ?"
- Simplement parce que le rêve profond de tout Marocain, c’est de servir l’humanité en lui donnant du plaisir à travers sa culture, c’est-à-dire la cuisine, le décor, le costume, tout ce que développent les Marocains. Cette symphonie est une réelle volonté de partir de ce que nous avons et de ce que nous sommes pour nous développer, donner le meilleur de nous-mêmes, servir l’autre, ouvrir ce pont entre nous et les autres. Cela fait de notre culture une belle variante de la culture humaine.
C’est une symphonie donnée par des hommes qui ont souffert…
Non, des hommes qui ont compris.

Compris quoi ?
- Qu’au lieu du mal, il faut offrir du plaisir.

Mais quel message veux-tu véhiculer à travers ce film?
C’est le message de Hamid. On cesse tous d’être différents quand on cesse de penser.

Ne penses-tu pas que la différence est importante dans ce monde où l’on vit ?
Plutôt la variété et non la différence. Pour moi, la variété enrichit le monde. Alors que les différences mènent aux conflits et ceux-là aux catastrophes et aux désastres que nous vivons aujourd’hui. Pourquoi les gens font la guerre, c’est parce qu’ils pensent différemment et chacun croit avoir raison et l’histoire nous montre plus tard, après les drames que les deux parties antagonistes pouvaient s’entendre ou alors étaient complètement dans le tort.

C’est un film à portée politisée ?
- Non, je ne prends aucune position et je ne veux être contre personne. Quand on parle de politique, on parle de l’art du possible. Mais les grands hommes de l’histoire humaine sont ceux qui ont tenté l’impossible. Je voudrais voir un jour l’humanisme primer sur le nationalisme. Je ne voudrais plus que l’on me dise à la télévision : Israël a perdu trois hommes, l’Irak a perdu dix civils, je veux que l’on parle en termes d’humanité qui se décime.

Ton film s’inscrit aussi dans cette vision de l’impossible…
- Oui, dans un certain sens prendre des marginaux qui vont tenter de réaliser une symphonie, c’est courir derrière l’impossible.

Qu’est-ce que ce film t’a apporté de plus dans ton expérience cinématographique ?
- Vous savez, tout réalisateur ayant perçu une aide nationale pour faire son film, a l’obligation de pousser le cinéma marocain vers l’avant d’au moins un pas. C’est l’argent du contribuable qui nous est confié, on doit le lui rendre en beauté et en art, dans le respect de l’intelligence collective.
mercredi 15 février 2006 à 17:30
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la «Symphonie Marocaine» dans les salles Hymne à la vie

Des vies «rouillées», meurtries et passionnées. Les héros de Kamal Kamal sont beaux et ils interprètent majestueusement un film qui donne à réfléchir et qui imprègne nos sens d'espoir mais bien amer. Lors de cette première projection à Casablanca, mercredi dernier, la salle n'était pas pleine; les spectateurs retiennent maintes fois leurs souffles pour contenir leurs larmes, sourire ou encore soupirer. Il n'y a pas de temps pour s'ennuyer ni pour perdre le fil conducteur de ce long-métrage.

Le temps presse, on ne comprend pas bien pourquoi on se sent bousculer en notre fort intérieur; on commence à se poser des questions sur la vie, la nôtre. Loin même, de tout ce que l'on nous raconte. C'est cela qui fait que ce film soit intéressant.

Il y a des réflexions sur la misère économique et sociale, sur le déchirement des êtres face à leurs douleurs et remords, sans oublier la solidarité touchante entre ces êtres sensibles comme fragiles mais surtout il y a une morale sur le pardon qui reste très discutable.

L'idée de la tolérance entre les Juifs et les Arabes tout comme le conflit israélo-palestinien ressurgit aussi. «Sabra et Chatila» est pourtant présente dans les esprits mais les atrocités et les folies de la guerre font que les morts se ressemblent, pense ce cinéaste.

Ce dernier a tenu à véhiculer l'idée que: «tout homme se faisant combattant du monstre doit veiller à ne pas devenir lui-même un monstre». Tout cela nous vient à l'esprit et que faire pour tout digérer et suivre les évènements du récit. «Tout est possible: si nous voulons, nous pouvons», clame un groupe de marginaux, anciens élèves du Conservatoire de Casablanca, qui pour sortir de leur propre enfer et d'une réalité dure décident de composer une symphonie; leurs grands délires étant de se produire devant le public d'Albert Hall à Londres.

Le spectateur comprend que c'est une éminence pour tout prestigieux orchestre et veut bien y croire, le Septième Art est non seulement une machine à fabriquer mais aussi à réussir de grands rêves.

Néanmoins les malheureux de cette trame souffriront beaucoup et vivront des péripéties significatives et intenses pour arriver à bout de cette musique. Et là, le réalisateur Kamal Kamal révèle non seulement son talent de scénariste, de réalisateur mais aussi de musicien avec une belle mélodie qui lui a permis de réaliser son rêve d'enfant de monter une symphonie.


Lauréat du Conservatoire de la ville d'Oujda, il nous livre un remake en procédant à un nouvel arrangement de célèbres chansons de Jil Jilala et de Lemchaheb respectivement «dar bina doura» et «khlili». Un bel hommage très réussi.

Côté acteurs, c'est un magnifique Younès Megri, très juste dans le rôle principal de Amine, un militaire qui déserte au Liban et qui perd son bras, lors du massacre de Sabra et Chatila commis par l'armée israélienne.
De retour au bercail, ces images d'horreur et son vécu de soldat vont le persécuter et ils décident d'exorciser son sentiment de culpabilité à travers une symphonie.

Et n'oublions pas la belle prestation de l'acteur Abdellah Amrani qui n'est plus à présenter au public marocain. Quant à l'actrice Majdouline, elle est Habiba la clarinette, qui souhaiterait vivre «décemment» en vendant son corps mais que ses compagnons de misère refusent de laisser sombrer dans la prostitution. «Mais la mort est aussi difficile que la vie. Tout est difficile», dit-elle dans un élan de désespoir quand elle tente de se suicider en se jetant sur les rails d'un train en marche.

Elle est sublime dans ce personnage comme les acteurs Rafik Boubker, qui joue Mostapha ou Aziz Hattab, incarnant le personnage du saxophoniste muet. Rien à voir avec leurs médiocres interprétations dans «Une famille très respectable». En ce qui concerne Khalid Ben Chagra ou Rafik le trompettiste, son rôle a été considérablement «réduit» du fait que le metteur en scène a éliminé son histoire d'amour avec le personnage juive dans le film, Rebecca la violoncelliste, interprétée par l'actrice Alexandra Genouver, au détriment d'autres séquences qui «travaillent plus le film», a expliqué l'artiste Kamal Kamal. Contrairement à cela, le film aurait été trop long.

D'autres scènes jugées trop sévères pour les téléspectateurs ont été aussi «coupées» comme celle qui montre par exemple Younès Megri, un lance-roquette sur les épaules pour faire sauter un bus transportant des enfants israéliens. Ce qui n'enlève rien à la beauté de cette symphonie de la vie où chaque personnage essaie de réaliser son rêve et de changer de vécu. La fin est émouvante avec la présence très significative d'une princesse pour assister au concert. Un film à voir.

Source: Le Matin
jeudi 16 février 2006 à 00:23
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il est dans quelle salle à rabat?
jeudi 16 février 2006 à 11:12
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QUOTE (sallyy @ 15 Feb 2006 à 23:23)
il est dans quelle salle à rabat?

A Dawliz et Renaissance!!
jeudi 16 février 2006 à 14:08
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QUOTE (Sonia_fan_amina @ 08 Feb 2006 à 09:54)
sleep.gif iwa hazzi 9lou3ek w siri tfarrji fih...ana rah cheftou mf_dribble.gif

salut
ou l'avais-tu vu?
jeudi 16 février 2006 à 14:08
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il n'est pas encore sorti a Fes
je pense aller le voir a Casa
jeudi 16 février 2006 à 16:53
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QUOTE (Cielétoilé @ 16 Feb 2006 à 13:08)
salut
ou l'avais-tu vu?

happy.gif à Dawliz-Rabat
vendredi 17 février 2006 à 00:10
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Ya du sex? sm17.gif purplebiggrin.gif
vendredi 17 février 2006 à 00:11
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QUOTE (fan2sofia16 @ 16 Feb 2006 à 23:10)
Ya du sex? sm17.gif purplebiggrin.gif

Oui ?

Ce message a été modifié par fiore - vendredi 17 février 2006 à 00:15.
vendredi 17 février 2006 à 00:16
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QUOTE (Sonia_fan_amina @ 16 Feb 2006 à 10:12)
A Dawliz et Renaissance!!

merci happy.gif
vendredi 17 février 2006 à 00:20
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sleep.gif
Pas un mot sil vous plait... en mange pas en parlan... tient toi bien... en voila des maniers

crying.gif j'ai rien dis apart des agrumes purplebiggrin.gif crying.gif
dimanche 26 février 2006 à 01:45
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hello, je suis finalemtn allee voir ce film, et j'ai trouvé ca pas mal original.gif

mes deux scenes preferees:
- qaund ils sont assis tous ensembles entourés par le feu
- la portée musicale faite avec des bougies, j'ai adoré
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