A voir sur Livenet :

Derniers Sujets

samedi 02 avril 2005 à 22:32
Citer +Citer
La succession du Pape

(Sujet autour d'un article paru dans le Figaro - Joseph VANDRISSE)
http://www.lefigaro.fr/international/20050401.FIG0344.html


La Gouvernance de l'Eglise

«Le gouvernement de l'Eglise est confié au Collège des Cardinaux seulement pour expédier les affaires courantes ou celles qui ne peuvent être différées» (article 2).

>> Dans ce dernier cas, le Collège doit se conformer à l'avis de la majorité (art. 6).

Le Collège des Cardinaux va se réunir quotidiennement jusqu'au moment de l'élection. Les assemblées sont dénommées «Congrégations générales». Tous les cardinaux qui ne sont pas légitimement empêchés doivent y participer. Ceux qui ont dépassé 80 ans (et ne seront pas électeurs) peuvent y prendre part. La Congrégation générale fixe le jour des funérailles, fait préparer les locaux pour le conclave. Elle donne son avis quand surgissent des questions graves (lors du deuxième conclave de l'année 1978, les cardinaux signèrent «collégialement» un message en faveur du Liban assiégé). Le Collège n'a absolument aucun pouvoir ni aucune juridiction sur les questions qui sont du ressort du Souverain Pontife (art. 1)

samedi 02 avril 2005 à 22:32
Citer +Citer
Les Hommes-Clés

Dès la mort du pape, les cardinaux chefs de «dicastères» – les «ministres» de Jean Paul II – y compris le Secrétaire d'Etat (n° 2 dans la hiérarchie) ont aussitôt démissionné de leur fonction. En revanche, le Substitut de la Secrétairerie d'Etat (le n° 3, jouant le rôle de courroie de transmission entre les services) – actuellement l'archevêque argentin Leonardo Sandri – et le Secrétaire pour les Relations avec les Etats – l'archevêque français Jean-Louis Tauran – restent en poste ainsi que les Secrétaires des dicastères (poste équivalent en France à celui de Secrétaire d'Etat).

Le Camerlingue : il doit officiellement constater et notifier le décès puis apposer les scellés au bureau et à la chambre du pape.

>> Il détermine tout ce qui concerne la sépulture (à moins que Jean Paul II lui ait fait connaître ses volontés à ce sujet).

>> Durant la vacance du Siège, il veille à l'administration des biens du Saint-Siège.

Le titulaire du poste depuis le 5 avril 1993 est le cardinal espagnol Eduardo Martinez Somalo qui a dépasé les 75 ans. Il est aussi Préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée.

L'autre «homme-clé» est le cardinal doyen du Sacré-Collège nommé par ses pairs le 27 novembre 2002 et confirmé par Jean Paul II. C'est lui qui convoquera dès aujourd'hui les cardinaux et qui présidera les Congrégations générales et la Congrégation restreinte dite «particulière».
samedi 02 avril 2005 à 22:33
Citer +Citer
Le Conclave

Il s'ouvre, après les funérailles (l'inhumation pourrait avoir lieu entre le 4e et le 6e jour après la mort - art. 13), au jour et à l'heure fixés par la Congrégation générale.

>> Une liturgie solennelle a lieu dans la matinée à Saint-Pierre et le Conclave commence l'après-midi à la chapelle Sixtine, un premier tour de scrutin pouvant avoir lieu le soir même.

(Durant le conclave, les électeurs sont tenus strictement au secret et isolés du reste du monde)

-~-~-~-~-

Participent à l'élection , les cardinaux qui ont moins de 80 ans.

>> Au cours de son pontificat, le pape défunt a tenu huit consistoires pour la «création» de 201 cardinaux.

>> Originaires de 65 pays, les électeurs étaient 119 au 2 février 2005.

(Les cardinaux qui ont dépassé les 80 ans ne participeront pas au conclave, mais pourraient toutefois être élus pape)

L'élection a lieu par scrutin secret, une majorité des deux tiers plus une voix étant requis pour l'élection : l'élu peut refuser la charge.

>> S'il donne son consentement (ce que lui conseille la Constitution), il devient immédiatement évêque de Rome et en même temps vrai pape et chef du collège épiscopal.


-~-~-~-~-

Disons que c'est le "Saint-Esprit" qui choisit le Pape : un homme tout simple , tranquille , le cardinal Roncelli (Jean XXIII) , élu pape à 77 ans , a été celui qui a bouleversé l'Eglise d'aujourd'hui en convocant le concile Vatican II. Par « l’aggiornamento », c’est-à-dire une profonde remise à jour des enseignements, de la discipline et de l’organisation de l’Église, il a provoqué un renouveau sans précédent à la vie religieuse.

Ce message a été modifié par RealSidius - samedi 02 avril 2005 à 22:57.
samedi 02 avril 2005 à 22:33
Citer +Citer
Quel Successeur

Au cours des Congrégations générales, les cardinaux procèderont à un tour d'horizon sur l'état de l'Eglise:

>> Comment maintenir l'héritage exceptionnel de Jean Paul II?

>> Quels sont les dossiers qui attendent son successeur?

-~-~-~-~-

L'élection de l'évêque de Rome était le fait, durant les premiers siècles, des évêques de la région. Ce n'est qu'au XIe siècle, au temps du pape Nicolas II (1059-1061) que s'affirme, après bien des vicissitudes, le principe toujours en vigueur de l'élection du pape par les cardinaux qui constituent de son vivant son Conseil (sorte de Sénat de l'Eglise).

Le Droit canonique réformé par Jean Paul II (25 janvier 1983) confirme ces dispositions développées par Jean Paul II dans la Constitution sur la vacance du Siège apostolique du 22 février 1996.
dimanche 03 avril 2005 à 00:31
Citer +Citer
Merci pour ces infos !

Ce sera quelque chose d'intéressant à suivre...
dimanche 03 avril 2005 à 06:03
Citer +Citer
Si les étapes de l'élection du successeur de Jean-Paul II sont bien huilées, reste à savoir qui accédera à la fonction suprême de l'Eglise catholique. Plusieurs cardinaux se dégageant, le choix se fera donc sur la volonté d'avoir un pape vieux ou jeune, réformateur ou conservateur.

On les appelle les "papabili", les cardinaux susceptibles d'être élus papes. Depuis plusieurs années, chacun a usé de son influence au Vatican pour être en pole-position lors du vote des cardinaux âgés de moins de 80 ans. Actuellement, ils sont 117, soit le nombre-plafond fixé par le pape Paul VI. 58 sont Européens, dont 20 Italiens, 14 sont nord-Américains, 21 latino-Américains, 11 Africains, 11 Asiatiques et 2 Océaniens. Le successeur de Jean-Paul II devra recueillir les deux tiers des suffrages.

Quoi qu'il arrive, deux prélats vont jouer les premiers rôles : le cardinal camerlingue -charge actuellement exercée par l'Espagnol Eduardo Martinez Somalo- expédie les affaires courantes et surtout le cardinal Allemand Joseph Ratzinger, 77 ans, président de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et doyen du sacré collège, en raison de son influence au sein de la Curie. "Papabile", Mgr Ratzinger est l'un des trois derniers cardinaux électeurs à avoir été nommés à ce rang par le pape Paul VI.

Deux tendances

Tous les autres doivent leur charge de Prince de l'Eglise à Jean Paul II. Le consistoire convoqué à l'occasion du 25e anniversaire de son pontificat en octobre 2003 lui avait permis par un habile jeu de nominations de rééquilibrer le collège des cardinaux électeurs en faveur du Vieux Continent. Mais chaque partie du monde dispose de "son" ou "ses" favoris. La tradition canonique est d'alterner un pontificat court après un long règne et ce principe plaide pour un pape âgé -Jean Paul II avait 58 ans lors de son élection- pour assurer une transition. Mais les cardinaux électeurs peuvent également décider de désigner un jeune prélat pour poursuivre l'oeuvre entreprise par son prédécesseur.

Deux grandes tendances se dessinent par ailleurs au Vatican : le retour d'un pape italien ou l'élection d'un latino-américain, continent qui compte la majorité des catholiques dans le monde. Et deux camps s'opposent -conservateurs contre libéraux, même si ces qualificatifs sont très simplificateurs- sur les grands défis de demain: gestion plus collégiale de l'Eglise, célibat des prêtres, diaconat des femmes, contraception.

Un outsider ?

Selon les cas de figures apparaissent régulièrement dans la presse plusieurs noms de "papabili". Dans l'hypothèse d'un pape italien, cinq prélats sont en lice, en premier lieu, les cardinaux archevêques Dionigi Tettamanzi (Milan), 70 ans et Angelo Scola (Venise) 63 ans. Hors d'Italie, les plus cités sont le cardinal colombien Dario Castrillon Hoyos, 75 ans, préfet de la Congrégation pour le Clergé, le Hondurien Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, 62 ans, archevêque de Tegucigalpa, l'Argentin Jorge Mario Bergoglio, 67ans, archevêque de Buenos Aires et le Brésilien Claudio Hummes, 70 ans, archevêque de Sao Paulo. L'Afrique, continent où l'Eglise catholique doit affronter l'Islam et les sectes, a également un candidat : le Nigérian Francis Arinze, 72 ans, préfet de la Congrégation pour le culte divin. Mais l'élection d'un pape noir représenterait une révolution à laquelle l'Eglise ne semble pas encore préparée.

Parmi les outsiders, deux "jeunes" prélats sont cités : le cardinal archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, 60 ans, et le cardinal indien Telesphore Placidus Toppo, archevêque de Ranchi, 65 ans. Rien n'est jamais acquis jusqu'au vote final, rappellent les vaticanistes. Cardinal archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla était un outsider lorsqu'il a été élu au troisième tour de scrutin le 16 octobre 1978, devenant le premier pape non italien depuis 455 ans.
dimanche 03 avril 2005 à 15:59
Citer +Citer
Je suis épatée devant votre grande culture concernant l'église ! mellow.gif

Vous pensez vraiment qu'un Pape ait autant d'importance et influence aujourd'hui?

C'est une question que je me pose.... dry.gif
dimanche 03 avril 2005 à 21:03
Citer +Citer
Pour ma part j en suis tout a fait persuadé,le Pape est une personnalité qui a de tres important pouvoir et qui ne doit rien a personne (si ce n est a Dieu).Le choix du nouveau pape est donc crucial celui ci pouvant d une certaine maniere "diriger" un milliard d hommes.
dimanche 03 avril 2005 à 21:48
Citer +Citer
que dire qui n' a déjà été dit
j' espère que ce sera un pape non italien, soit du continent sud américain, soit un asiatique, ou même un du moyen orient s'il y en a happy.gif
Mon souhait est qu' il continue dans la voie de l' oecuménisme avec les protestants ( même si ceux ci sont parfois un peu bornés puisque d'après ce que j' ai pu lire ce sont eux qui se sont le moins émus de sa mort happy.gif ) et qu' il fortifie la nouvelle relation de confiance avec les juifs et continue à oeuvrer pour le dialogue avec toutes les religions
dimanche 03 avril 2005 à 23:21
Citer +Citer
Mon avis est que je n'ai pas conscience de ce qui est important pour l'Eglise , pour l'homme ou pour le monde :

>> Et quel homme sera susceptible d'être la personne susceptible d'être le meilleur porte-parole du Christ.

---

Moi , je penserais que ce qui est important serait :

>> Un homme susceptible de poursuivre le dialogue avec l'Islam...

>> Un homme mettant l'accent sur la lutte contre la "réification" de l'homme : sa transformation comme objet dans sa relation à l'autre , dans sa relation de travailleur...

>> Un homme susceptible de poursuivre l'ouverture de l'Eglise aux nouvelles eglises chrétiennes d'Afrique , d'Asie et d'Amérique du Sud...

Mais n'y a-t-il pas plus important que cela : peut-être et on le saura dans quelques années peut-être... Aurait-on dit en 1978 que l'important était ce qu'il se passait en Europe de l'Est , et même que le monde soviétique s'effondrerait ? Peut-être...

De toute façon , je ne suis pas sûr qu'un pronostic soit possible , l'Eglise n'est pas un parti politique.
lundi 04 avril 2005 à 12:00
Citer +Citer
Personellement, n'étant pas croyant, je n'ai absolument pas de préférence ni de critère de préférence.

Par contre, à l'issu de l'élection je me poserai la question de savoir à quel point le nouveau pape est proche de l'Opus Dei.
mardi 05 avril 2005 à 00:53
Citer +Citer
Un peu prématuré, ce topic... L'inhumation n'aura lieu que ce vendredi, et je suppose que le Conclave commencera le week-end prochain...

Sinon je me refuse à toute supputation, vu que je ne pourrais prétendre "dire au Saint-Esprit ce qu'il doit faire"...

Je peux juste dire que mon coeur chavirerait pour un Pape qui soit à la fois Brésilien et pretinho*... wub.gif

* Noir de peau
mardi 05 avril 2005 à 09:59
Citer +Citer
Merci pour les infos et les explications Utena et Real, je ne m'y connais pas bien justement et je voulais savoir comment ca allait se passer.

Maintenant, je comprends mieux wink.gif
mardi 05 avril 2005 à 10:02
Citer +Citer
QUOTE (solyane @ 03 Apr 2005 à 15:59)


Vous pensez vraiment qu'un Pape ait autant d'importance et influence aujourd'hui?

C'est une question que je me pose.... dry.gif

Pour répondre à ta question, moi-même n'étant pas Chrétienne mais Musulmane je me suis rendue compte que le Pape avait vraiment eu un impact notamment sur les jeunes.
Le Pape m'a toujours fasciné personellement, par son aspect certes religieux mais aussi et surtout par son aspect humain, c'est tellement rare de voir une personne qui parle avec son coeur et a ouvert son coeur à tout le monde, sans faire aucuns différences..

Honnetement, je pense que le Pape a une influence positive et une grande importante, en tout cas pour moi qui ne suis pas Chrétienne il avait une grand importance et j'ai été très touchée par sa mort autant que je l'ai souvent été par ses discours pacifistes.

Je ne répond au nom de personne seulement en mon nom solyane et c'est ce que je pense wink.gif
vendredi 15 avril 2005 à 19:30
Citer +Citer
L'Eglise est-elle prête à élire un pape noir?

CITE DU VATICAN (Reuters) - Sur les croix et les tableaux des églises d'Afrique, Jésus est un Noir.

Aujourd'hui, certains, comme l'archevêque anglican d'Afrique du Sud Mgr Desmond Tutu, estiment que le moment est venu pour les cardinaux de considérer l'éventualité de porter un Africain à la tête de l'Eglise catholique.

"Je pense qu'un pape africain montrerait au monde que l'Eglise catholique n'est plus une institution blanche ou européenne mais une Eglise véritablement universelle qui inclut toutes les ethnies, toutes les cultures et toutes les nationalités", estime le père Tom Reese, un historien auteur de l'ouvrage "Inside the Vatican" (A l'intérieur du Vatican).

"Je pense que ce serait une bonne chose", poursuit ce jésuite, également rédacteur en chef de l'hebdomadaire catholique America.

Le principal "papabile" noir est le cardinal nigérian Francis Arinze, âgé de 72 ans, appelé à Rome par Jean Paul II en 1984 pour diriger le département qui régit les relations avec les religions non chrétiennes, à l'exception du judaïsme.

Il a donc à ce titre développé des contacts privilégiés avec le monde musulman, un des défis les plus importants pour l'Eglise du XXIe siècle face à la montée du fondamentalisme islamique.

INFLUENCE SUR LES DIRIGEANTS AFRICAINS

Baptisé à neuf ans, évêque à 32, Arinze préside en outre depuis 2002 la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

S'il n'est pas le seul candidat africain, sa connaissance du Vatican, son conservatisme théologique, son expérience pastorale et sa profonde spiritualité en font un des favoris au trône de Saint-Pierre.

Beaucoup considèrent qu'un pape africain, le premier en plus de 1.500 ans d'histoire, permettrait d'attirer l'attention sur les difficultés du continent noir, tout comme le Polonais Karol Wojtyla avait en son temps mis en lumière la division Est-Ouest.

"Si le pape est africain, cela signifiera que l'Eglise d'Afrique est devenue mature, qu'elle est maintenant une Eglise adulte", affirme le père Gabriel Osu, porte-parole de l'archidiocèse de Lagos, au Nigeria.

"Comme le pape, partout dans le monde, est très respecté, les personnes l'écouteront, particulièrement en ce qui concerne la résolution des conflits", ajoute-t-il.

"Il sera tellement influent sur les dirigeants africains que ceux-ci devront être plus prudents et agir avec plus de droiture. Ils devront mieux se comporter envers leur peuple."

MIEUX ACCEPTÉ PAR L'ISLAM ?

Les catholiques ne sont pas les seuls à penser qu'un pape noir pourrait aider l'Afrique, ravagée par le sida, les guerres civiles et la faim.

"On souhaiterait qu'un tel candidat fasse des préoccupations de l'Afrique et du tiers monde une priorité à l'ordre du jour de l'Eglise et du monde", commente Mgr Tutu, figure emblématique du combat contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud.

"J'espère qu'ils (les futurs responsables de l'Eglise) lèveront l'interdiction sur l'utilisation des préservatifs", ajoute l'ancien prix Nobel de la paix.

L'Afrique, continent où le catholicisme connaît sa plus forte expansion actuellement, est un territoire sur lequel cohabitent, non sans heurts, chrétiens et musulmans.

"En tant qu'imam, je pense qu'un pape africain aurait une meilleure vision des problèmes africains", déclare Mohamed ibn Usman, membre de la commission pour l'application de la charia au Nigeria, le plus grand Etat musulman d'Afrique.

"Il pourrait s'adresser aux puissances internationales, aux Américains et également attirer l'attention du monde sur les non-chrétiens, en particulier les musulmans", ajoute-t-il.

Mais le monde, et en premier lieu l'Eglise catholique, sont-ils prêts à accueillir un pape noir?

"Je pense que la véritable question est de savoir comment un Africain serait accepté par le reste de l'Eglise. Il y a toujours beaucoup de racisme", souligne Tom Reese. "De mon point de vue, un catholique qui n'accepterait pas un pape noir ne peut plus appartenir à l'Eglise catholique."
vendredi 15 avril 2005 à 23:55
Citer +Citer
Après information, le "papabile" brésilien est Blanc. Il s'agit de Msg Claudio Hummes, de Sao Paulo.

La couleur de la peau ou l'origine géographique étant de toute façon secondaires par rapport aux qualités spirituelles, je laisse faire le Saint-Esprit et me tais désormais sur ce topic !
dimanche 17 avril 2005 à 13:15
Citer +Citer
Prière pour le Conclave

Mon Dieu , je te remercie
pour le don que tu nous as fait
en la personne de Jean-Paul II,
berger de ton Eglise pendant ces 26 dernières années.
Béni sois-tu pour son abandon total à Ta Volonté,
dan un grand amour de la Vierge Marie.

Qu'à son exemple, et par son intercession
je demeure porteur de l'Espérance chrétienne,
dans un don incessant de ma vie
pour Toi et pour mes frères.

Envoie, Seigneur, ton Esprit Saint
sur les cardinaux réunis pour élire
celui qui siègera maintenant sur le siège de Pierre.
Prépare-nous à l'accueillir dans la confiance.
Accorde au prochain pape le courage et la force
de conduire Ton peuple sur les chemins
de l'unité et de la sainteté.

Amen.
dimanche 17 avril 2005 à 18:32
Citer +Citer
Conclave lundi: tout est prêt, mais les cardinaux sont divisés

CITE DU VATICAN, 17 avr 2005 (AFP) - Des urnes à la cheminée, de la liturgie au logement des cardinaux, tout est prêt au Vatican pour le premier conclave du troisième millénaire, où les cardinaux entreront lundi divisés sur le profil du successeur de Jean Paul II.
Douze réunions préparatoires (les "congrégations") ont à peine suffi aux 115 cardinaux électeurs venus de 52 pays pour se découvrir, se jauger, mettre sur la table les problèmes de l'Eglise.


Lundi en fin d'après-midi, les portes de la Chapelle Sixtine se refermeront sur eux pour un huis-clos dont la durée reste inconnue. Lorsqu'ils réapparaîtront, ce sera dans l'ombre du 265ème pape de l'histoire, dont le premier acte public sera une bénédiction "Urbi et Orbi" (à la ville et au monde) depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre.
Le rite minutieux du conclave commencera lundi dès 10H00 (08h00 GMT) dans la basilique, par une messe solennelle "pour l'élection du pontife romain", célébrée par l'ensemble des cardinaux vêtus de rouge et présidée par leur doyen, le cardinal allemand Joseph Ratzinger.


Les fidèles sont conviés à y assister en masse "pour manifester unanimement la communion de l'Eglise" en cet instant crucial pour son avenir.
A 16H30 (14h30 GMT), devant les caméras de la télévision vaticane, les cardinaux se rendront en procession de la salle de la Bénédiction jusqu'à la chapelle Sixtine, où ils feront le serment de tenir secret tout ce qu'ils vivront en conclave.

Puis les portes se refermeront sur eux, et la seule manifestation visible de leur délibérations sera la fumée s'échappant deux fois par jour du toit de la chapelle: noire pour les scrutins sans résultat, blanche pour l'élection du nouveau souverain pontife.

Un quorum des deux tiers est nécessaire pour être élu, du moins pour les 33 premiers scrutins (quatre par jour), mais nul n'ose imaginer que l'élection du pape puisse durer aussi longtemps. Lundi soir, les cardinaux décideront s'ils organisent immédiatement un premier tour ou s'ils attendront mardi pour commencer.

Les urnes d'argent et de bronze doré, le poêle de fonte pour brûler les bulletins de vote, les longues tables des délibérations, l'Evangile grand ouvert, et même le système de brouillage des téléphones portables, tout est prêt dans la chapelle Sixtine pour accueillir le huis-clos des cardinaux.

A quelques centaines de mètres, la résidence Sainte-Marthe où ils logeront pendant toute la durée du conclave, sera protégée des intrusions importunes par un efficace service de sécurité.

A l'issue d'un "préconclave" frustrant pour les observateurs, car déjà marqué par un secret à peine moins absolu que celui du conclave, les jeux paraissaient largement ouverts.

Toutes les rumeurs présentent le cardinal Ratzinger, 78 ans, théologien de grande rigueur, comme le champion du camp conservateur, alors que ses opposants paraissent éparpiller leurs voix sur différents noms. Mais selon les mêmes rumeurs, le cardinal allemand aurait du mal à rassembler les deux-tiers des voix, et des solutions alternatives sont déjà en discussion.

Carlo Maria Martini, 78 ans, ancien archevêque de Milan et chef de file des "progressistes", plaide pour un accroissement des pouvoirs des évêques et des Eglises locales pour éviter des réactions de rejet, comme celle des Espagnols face à l'ingérence du Vatican dans leurs débats de société.

Selon des indiscrétions, les interventions des cardinaux lors des congrégations générales ont notamment porté sur deux thèmes : le gouvernement de l'Eglise et les questions éthiques.

Sur le premier point, défenseurs du centralisme et partisans d'une plus grande collégialité entre le pape et les évêques des différents continents se sont affrontés. Sur les questions éthiques, tous se sont en revanche accordés à souhaiter une parole forte de l'Eglise, leurs divergences portant plus sur la forme que sur le fond.

Les rapports avec les autres religions, le poids diplomatique du Vatican, l'attention portée aux mouvements de laïcs, le "charisme" du candidat, seront autant d'autres sujets à prendre en compte dans le choix des cardinaux.

Dans ce contexte, les votes sont très volatils, laissant la porte ouverte à toutes les surprises.

lundi 18 avril 2005 à 21:15
Citer +Citer
Fumée noire au-dessus du Vatican, pas encore de nouveau pape

Une fumée noire s'est élevée lundi soir au-dessus de la chapelle Sixtine, au Vatican, signalant que les 115 cardinaux électeurs n'avaient pas encore élu le successeur de Jean Paul II.

Les cardinaux-électeurs du Sacré collège sont entrés lundi en conclave.

A partir de mardi, ils pourront voter jusqu'à deux fois le matin, deux fois l'après-midi. Au bout de trois jours, si le pape n'est pas élu, les cardinaux feront une pause de 24 heures.

Pour l'emporter, un candidat doit atteindre la majorité des deux tiers, soit 77 suffrages au moins. Ce n'est qu'après 33 ou 34 tours de scrutin que les cardinaux pourront passer à la majorité absolue, pour hâter leur choix.

lundi 18 avril 2005 à 21:33
Citer +Citer

Les Etapes de l'Election

(Source : Le Monde)


Début du vote :

Le début des opérations de vote doit commencer au plus tôt 15 jours , au plus tard 20 jours après la mort du pape.

Ne sont admis à participer au vote que les cardinaux qui n'ont pas 80 ans avant le jour de la mort du pape (A l'origine , ils ne devaient pas être plus de 120 , mais Jean-Paul II a finalement remis en cause cette règle , et permis que ce chiffre soit dépassé). Pour la validité de l'élection du pape , les deux tiers des suffrages des électeurs présents sont requis (Art. 62)


Serment :

Les cardinaux électeurs p^ètent serment , la main sur les Evangiles , de garder perpétuellement le secret sur tout ce qui concerne directement ou indirectement l'élection (art. 53). Un serment du même type est demandé à toutes les autres personnes qui pourraient être amenées à approcher les cardinaux pendant la période du vote. Les correspondances , télécommunications , et tout autre moyen de communication avec l'extérieur sont interdits , sauf raisons très graves ou urgente. Un contrôle est effectué afin de s'assurer du respect de cette règle (chapitre IV)

Du commencement des actes de l'élection , jusqu'à l'annonce publique de l'élection du souverain pontife , la chapelle Sixtine et tous les lieux destinés à accueillir les cardinaux sont fermés (art. 43)


Messe votive :

Célébration eucharistique solennelle de la messe votive Pro Eligendo Papa , le matin du jour où doit commencer le vote (art. 49) , puis procession des cardinaux électeurs de la chapelle Pauline à la chapelle Sixtine.

Ce message a été modifié par RealSidius - lundi 18 avril 2005 à 21:35.

Pages :  1 2 >
Ferme   ^





A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.