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Thursday 30 November 2006 à 11:46
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Pyramides d'Egypte: des pierres synthétiques coulées comme du béton




PARIS (AFP) - Des pierres des pyramides d'Egypte ont pu être fabriquées en pierre synthétique et coulées comme du béton, estiment des scientifiques dans la revue Sciences et Vie à paraître vendredi, reprenant à partir de nouvelles études une théorie déjà soulevée à plusieurs reprises.

La composition des pierres des pyramides est "beaucoup plus complexe que celles des pierres des carrières officielles" de Toura et de Maadi d'où auraient été extraits les éléments des tombeaux de Gizeh, il s'agirait de géopolymères, déclare Sciences et Vie en rapportant les travaux des Pr Gilles Hug, de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (Onera), et Michel Barsoum, de l'université de Drexel à Philadelphie (USA).

Selon les examens aux rayons X et par torche plasma menés par ces spécialistes, "certains micro constituants de ces pierres présentent les traces d'une réaction chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle (...), une réaction inexplicable si les pierres ont été taillées, mais particulièrement compréhensibles si l'on admet qu'elles ont été coulées comme du béton", ajoute la revue.

Différentes techniques de microscope électronique ont montré par ailleurs que "les spectres de diffraction des pierres prélevées sur les pyramides diffèrent nettement de ceux des carrières", poursuit Science et Vie.

Pour un autre expert, Joseph Davidovits, chimiste à l'Institut géopolymère de Saint-Quentin (Aube) qui défend depuis 30 ans la thèse de béton géopolymère pour l'édification des tombeaux des pharaons, des blocs de calcaire naturel reconstitué auraient été coulés sur place.

Ils auraient été constitués de "93 à 97% d'agrégats de calcaire naturel et de 3 à 7% de liant", de l'argile kaolinitique, un silico-aluminate qui se désagrège dans l'eau et auquel aurait été ajouté de la chaux éteinte, note la revue.

Un quatrième scientifique, le physicien Guy Dumortier, des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur (Belgique), conclut également dans Science et Vie à la théorie de la pierre agglomérée. Il a en effet observé une teneur beaucoup plus élevée qu'au naturel en fluor, silicium, magnésium et sodium.

"N'en déplaise aux égyptologues, l'utilisation de géopolymère pour la construction des pyramides est la plus vraisemblable", assène-t-il.

Science et Vie avait déjà provoqué une polémique en 2001 en annonçant : "Les pyramides sont en fausses pierres !" Une chercheuse du Centre national pour la recherche scientifique (CNRS), Suzanne Raynaud, avait noté des anomalies, par rapport aux pierres des carrières, dans les échantillons prélevés sur ces monuments.



Waw ! Là, j'avoue que ça m'en bouche un coin si c'est vrai ! happy.gif


Ce message a été modifié par Gilcad - Thursday 30 November 2006 à 11:48.
Thursday 30 November 2006 à 11:48
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Un poisson préhistorique à mâchoire de tyrannosaure

 
PARIS (AFP) - Un poisson qui régnait sur les océans il y a 400 millions d'années était capable de déchiqueter ses victimes avec la force d'un tyrannosaure, ont découvert des scientifiques américains, après avoir reconstitué la musculature de la mâchoire de ce redoutable prédateur.

Dunkleosteus terrelli, un poisson de la taille d'un petit autobus, mesurait jusqu'à 11 mètres de long et pouvait peser jusqu'à 4 tonnes, selon cette étude, publiée dans les Biology Letters de la Société royale britannique.

Les scientifiques connaissaient depuis longtemps ce prédateur par ses restes fossiles, mais sans soupçonner la force et la puissance de sa morsure. Les mâchoires de ce poisson à plaques cuirassées étaient capables d'exercer une pression de 5 tonnes. L'effet en était encore accentué par une dentition acérée, pouvant exercer une force de 5.500 kg/cm2.

De surcroît, Dunkleosteus terrelli était capable d'ouvrir et de refermer sa gueule en un éclair (un cinquantième de seconde). Habituellement, soulignent les auteurs de l'étude, un poisson a soit une morsure puissante, soit une morsure rapide, mais possède rarement les deux caractéristiques en même temps.

La force des mâchoires de l'ancien prédateur est à peu près deux fois celle de l'actuel requin blanc à la sinistre réputation.

"Cette puissance de morsure est la plus élevée de tous les poissons vivants ou éteints et figure parmi les plus élevées" au sein du règne animal, soulignent les auteurs de l'étude, Philip Anderson (Université de Chicago) et Mark Westneat (Musée Field d'histoire naturelle de Chicago).

Pour rivaliser avec Dunkleosteus terrelli, on ne trouve que certains anciens dinosaures, en particulier le Tyrannosaurus rex, et les alligators.


Thursday 30 November 2006 à 18:15
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Plus gros que le carcharodon megalodon?effrayant! mellow.gif
Friday 01 December 2006 à 17:05
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QUOTE (sandie72 @ 30 Nov 2006 à 17:15)
Plus gros que le carcharodon megalodon?effrayant! mellow.gif

c'est quoi le carcharodon megalodon ?
Friday 01 December 2006 à 17:32
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Un requin prehistorique geant , l ancetre du grand requin blanc happy.gif
Friday 01 December 2006 à 17:39
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Le sida bientôt 3ème cause de mortalité mondiale
2 experts de l’OMS appellent la communauté internationale à réagir

En ce 1er décembre 2006, journée mondiale contre le sida, rappelons que la maladie est actuellement la 4ème cause de mortalité dans le monde derrière les maladies cardiaques, les infarctus et les maladies respiratoires. Elle serait malheureusement en passe de briguer la 3ème position. C’est ce qu’affirment deux experts de l’Organisation Mondiale de la Santé qui viennent de publier une étude sur l’épidémie mondiale de sida.

Aujourd’hui, 2,8 millions de personnes meurent chaque année du sida. Elles risquent d’être 117 millions en 2030, 89 millions si on est optimiste, c’est-à-dire si on parvient à diminuer le nombre de nouvelles infections et que l’on améliore l’accès aux anti-rétroviraux. D’après Colin Mathers et Dejan Loncar, « ce qui va se passer dans le futur dépend énormément de ce que la communauté internationale fait aujourd’hui ».

Les chercheurs expliquent qu’il y a 10 ans, les experts se voulaient rassurants et prévoyaient une diminution globale du nombre de personnes infectées par le virus de l’immunodéficience acquise humaine (HIV). Or, c’est le contraire qui s’est produit puisque l’épidémie ne cesse encore aujourd’hui de progresser.

Source : http://sante.nouvelobs.com/site/accueil.asp

Ce message a été modifié par Drozera - Friday 01 December 2006 à 17:41.
Monday 11 December 2006 à 23:13
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Astronomie: l'Europe donne le coup d'envoi à son très grand télescope
AFP.


Les Européens vont consacrer 57 millions d'euros au cours des trois prochaines années pour concevoir les plans de ce qui sera le plus grand télescope dans le monde, offrant une résolution cent fois plus fine que les meilleurs instruments terrestres existants.
Les onze pays membres de l'Organisation européenne pour la recherche astronomique dans l'hémisphère austral (Eso) ont décidé lundi d'engager les études détaillées préalables à la construction de leur E-ELT (European Extremely Large Telescope), au miroir de 42 mètres de diamètre.
Plus de 250 astronomes européens s'étaient entendus, il y a deux semaines à Marseille, sur les caractéristiques de ce qui sera, de très loin, le plus gros télescope dans le monde. Le record est actuellement détenu par les deux instruments jumeaux Keck, implantés à Hawaï, aux miroirs de 10 mètres.
"Quand on aura fini cette phase d'études détaillées", avait alors expliqué à la presse la directrice générale de l'Eso Catherine Cesarsky, "on sera prêt à passer immédiatement à la phase de construction" de l'instrument.
Le coût final du projet européen, évalué entre 800 et 1.000 millions d'euros, ne peut être chiffré avec plus de précision tant que n'aura pas été déterminé où sera construit l'ELT. L'Eso espère une décision sur le choix du lieu en 2008, pour permettre une entrée en fonctionnement en 2018.
D'ici là, les concepteurs du télescope européen devront résoudre toute une série de défis techniques, car on ne sait pas faire aujourd'hui de miroirs d'une seule pièce de plus de 8,40 mètres de diamètre.
Les miroirs des quatre télescopes du grand télescope européen VLT, implantés sur le mont Paranal au Chili, ne font que 20 centimètres d'épaisseur pour 8,20 mètres de diagonale. Difficile d'aller plus loin !
Comme c'est déjà le cas pour le Keck, le miroir principal de l'ELT sera donc composé d'éléments hexagonaux mobiles qu'il faudra polir et sertir au nanomètre près. Il sera formé de 906 de ces éléments, d'une taille de 1,45 mètre.
Ce miroir de 1.200 mètres carrés sera probablement fait de verre, même si cela n'est pas tout à fait tranché, selon Daniel Enard, un spécialiste de l'optique chargé de définir les spécifications de l'instrument.
Ses 150 tonnes devront être maintenues rigoureusement en place, en dépit des tempêtes qui balayent les montagnes où sont construits les observatoires. "C'est peut être là le principal problème", selon M. Enard.
Autre innovation: le télescope sera conçu autour de son optique adaptative, alors que jusqu'ici cet équipement - qui permet de corriger les perturbations de l'atmosphère terrestre - était simplement ajouté au foyer de l'instrument.
Pour ce faire, il a fallu inventer un système optique d'une grande complexité. Un miroir secondaire de 6 mètres focalisera la lumière vers un troisième miroir, de 4,2 mètres, qui la répercutera sur deux autres miroirs. Le premier, de 2,5 mètres, reposera sur plus de 5.000 vérins capable de déformer sa surface un millier de fois par seconde. Le dernier, de 2,7 mètres, permettra d'ultimes ajustements pour arriver à une qualité exceptionnelle d'image.
L'Eso rassemble 11 pays - Allemagne, Belgique, Danemark, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Suisse - auxquels va se joindre prochainement l'Espagne. Elle exploite deux télescopes au Chili - à La Silla et sur le mont Paranal - considérés parmi les meilleurs au monde.
Sunday 17 December 2006 à 22:19
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Autisme: un nouveau gène identifié
AFP.



Un nouveau gène impliqué dans l'autisme, un trouble du développement dont l'origine reste mystérieuse, vient d'être identifié par des chercheurs de l'Institut Pasteur (Paris).
Ces travaux montrant "le rôle-clé de ce gène dans l'organisation des connections entre les neurones", sont publiés dimanche en ligne par la revue Nature Genetics.
L'autisme, qui apparaît avant l'âge de 3 ans, fait partie des troubles envahissants du développement. "Il touche environ un enfant sur 200, avec une fréquence quatre fois plus élevée chez les garçons", indique Thomas Bourgeron de l'Institut Pasteur (Paris), responsable de l'étude.
L'autisme est caractérisé par des déficits de la communication et des relations sociales, associés à des comportements répétitifs, stéréotypés.
"Ce gène, baptisé SHANK3, n'explique pas toutes les formes d'autisme", avertit le chercheur.
En 2003, son équipe avait identifié, chez des personnes atteintes d'autisme ou du syndrome d'Asperger (forme moins sévère de l'autisme), des anomalies (mutations) de deux gènes situés sur le chromosome X. Des défauts génétiques qui ont un impact sur des protéines, les neuroligines, impliquées dans la formation des zones de communication entre les neurones (synapses).
Ces chercheurs ont depuis analysé une région du chromosome 22 (dite 22q13). Des altérations de cette région sont en effet responsables de retard mental, d'autisme et de trouble du langage, mais jusqu'à présent le gène en cause n'avait pas été identifié.
En étudiant cinq enfants de trois familles différentes, les chercheurs ont maintenant identifié dans cette zone du chromosome, le gène en question. Ce gène SHANK3 commande la fabrication d'une protéine qui interagit avec les neuroligines et joue un rôle crucial pour le développement des synapses.
Les altérations génétiques observées présentent des degrés divers, pouvant aller jusqu'à des "délétions" (pertes) importantes du gène, avec absence d'acquisition du langage. Chez un enfant autiste, mais qui a appris à parler, le gène est "dupliqué" (une copie du gène en trop), relève le chercheur. Une façon de rappeler combien ce trouble du développement est "complexe".
Ces recherches ont été conduites en collaboration avec l'Inserm, les services de psychiatrie parisiens des professeurs Marion Leboyer et Marie-Christine Mouren-Siméoni et suédois de Christopher Gillberg (université de Göteborg, Suède).
Le risque d'avoir un 2e enfant atteint dans une famille déjà touchée est 45 fois plus élevé que dans la population générale. Mais le gène SHANK3 n'explique encore qu'un nombre limité des cas, d'après l'analyse de 155 autres individus ayant des troubles comportementaux sans anomalie apparente de ce gène. Des études complémentaires sont en cours pour identifier d'autres gènes en cause.





Ce message a été modifié par Daddy-O - Sunday 17 December 2006 à 22:20.
Wednesday 20 December 2006 à 21:40
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L'immaculée conception existe... chez les dragons de Komodo
AFP.


Huit bébés dragons de Komodo devraient éclore prochainement au zoo de Chester (Royaume-Uni) d'oeufs pondus par une femelle vierge, Flora: ces reptiles sont capables de se reproduire par autofécondation, révèlent des biologistes dans la revue Nature de jeudi.
Originaires de la petite île indonésienne dont ilsportent le nom et de quelques autres terres volcaniques voisines, menacés d'extinction, les dragons (ou varans) de Komodo sont les plus gros lézards du monde, pouvant dépasser les trois mètres.
En captivité, ils font l'objet d'un programme international d'élevage, lancé en 1998 au parc animalier français de Thoiry (Yvelines). Dans le cadre de cette coopération, quatre premiers varans ont vu le jour en mars 2006 au zoo de Londres, sortis d'oeufs pondus par Sungaï, ancienne pensionnaire de Thoiry mais envoyée outre-Manche afin d'éviter une union consanguine avec son compagnon et cousin Kinaam, lequel s'est retrouvé à Chester.
Ainsi, pendant deux ans et demi, Sungaï et Kinaam ont dû faire chambre à part. Mais dès son arrivée au zoo du Regent's Park et avant de rencontrer son nouveau partenaire, Raja, la femelle a pondu des oeufs fécondés, dont allaient éclore (malheureusement après la mort de leur mère), dans un incubateur, les quatre premiers bébés "européens".
Comment cela a-t-il pu se produire alors que l'incubation, après fécondation, dure normalement huit mois environ? Le mystère était total, mais Phillip Watts, de l'université de Liverpool, et ses collègues, viennent de l'élucider selon leur article publié par la revue scientifique britannique.
Les "dragonnes" de Komodo, ont-ils découvert en analysant l'ADN extrait de trois oeufs couvis (pourris) parmi les onze oeufs fécondés d'une ponte de 25 faite par Flora, pratiquent parfois ce qu'on appelle la parthénogénèse: elles s'autofécondent et produisent, en quelque sorte, des clones d'elles-mêmes. L'éclosion de huit bébés issus de cette immaculée conception est attendue en janvier 2007.
Quant à Sungaï, les scientifiques ont constaté que ses quatre premiers bébés sont dus eux aussi à la parthénogénèse, tandis qu'un autre, sorti de l'unique oeuf viable de six qu'elle a pondus deux mois après avoir copulé avec Raja, est le fruit de ce rapport sexuel.
"La parthénogénèse constitue donc un phénomène non reconnu jusqu'ici pour la gestion génétique des populations menacées", notent les chercheurs. Ils se demandent toutefois si cette reproduction monoparentale ne peut conduire à la naissance d'individus de forme physique réduite et à un plus grand risque d'extinction, bien que les quatre rejetons de Sungaï soient sains et qu'ils croissent et se comportent normalement.
Chez les dragons de Komodo sauvages, la parthénogèse pourrait constituer une bouée de sauvetage, permettant à une seule femelle, non fertilisée, de fonder une colonie au sein de laquelle la reproduction sexuelle peut reprendre par la suite mais, il est vrai, entre individus apparentés. A peine 4.000 dragons de Komodo survivent dans la nature dont peut-être moins de 1.000 femelles adultes.
Wednesday 20 December 2006 à 21:42
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Un glacier du continent Antarctique se révèle sensible aux marées océaniques
AFP.


Le glissement des glaces à la surface du continent Antarctique est plus variable que l'on ne pensait, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Nature qui remet en question les prévisions d'évolution du niveau des mers dû au vêlage des glaciers.
Les chercheurs ont découvert, en suivant pendant deux mois un courant glaciaire, le Rutford, que sa vitesse à la surface oscille dans une amplitude de 20% toutes les deux semaines (13,66 jours), une variation liée au cycle des marées, qui l'influenceraient.
Ces "courants" se forment dans les glaces du Groenland ou de l'Antarctique et s'écoulent vers les océans dans lesquels ils se déversent. Ils sont vraisemblablement responsables, estime-t-on généralement, de changements dans le niveau des mers.
Les observations réalisées sur le courant Rutford, qui couvre 52.000 km2, soit une surface supérieure à celle des Pays-Bas, et qui est situé dans la partie occidentale du continent antarctique montre qu'il avance en moyenne d'un mètre par jour, une progression qui peut nettement varier.
Le principal auteur de l'étude, le glaciologue Hilmar Gudmundsson, du British Antarctic Survey (BAS), manifeste "sa surprise totale de découvrir que le cycle des marées de mortes-eaux (celles de plus faible amplitude) exercent une telle influence sur un courant glaciaire éloigné de dizaines de kilomètres".
"Le fait qu'une telle masse de glace réponde comme cela à l'influence des marées de l'océan illustre avec quelle sensibilité la calotte glaciaire antarctique réagit aux changements de l'environnement", souligne-t-il. "Les glaciologues, selon lui, doivent maintenant repenser leurs idées sur la manière dont ces masses glaciaires réagissent aux forces externes".
Les variations dans le cours du courant glaciaire Rutford - long de 150 km, large de 25 km et épais de 2 à 3 m -, sont liées au mouvement vertical de l'océan, causés par les effets gravitationnels du soleil et de la Lune. Les scientifiques s'attendaient à ce que les marées aient un effet sur la banquise, les glaces formées sur l'océan lui-même, mais pas sur l'inlandsis, la glace qui se trouve sur le continent.
Friday 22 December 2006 à 00:20
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Un dinosaure géant totalement inconnu découvert en Espagne




PARIS (AFP) - Un dinosaure géant totalement inconnu et, surtout, le premier représentant d'un groupe jusqu'ici insoupçonné, a été mis au jour en Espagne, révèle la revue Science à paraître vendredi.

Ce dinosaure sauropode (quadrupède) herbivore a été identifié à partir de fossiles trouvés sur le site de Rideva (nord-est de l'Espagne), dans des couches remontant à la période dite de la limite Jurassique-Crétacé, d'il y a 145 millions d'années environ, précisent les auteurs de l'article publié dans l'hebdomadaire spécialisé américain, Rafael Royo-Torres, Alberto Cobos et Luis Alcalá, de la Fundación Conjunto Paleontológico de Teruel-Dinópolis.

Les restes de l'animal, qui a reçu le nom scientifique de Turiasaurus riodevensis, sont composés d'ossements plus ou moins bien préservés, provenant de différentes parties de son corps (pattes, dents, vertèbres cervicales et dorsales et caudales, omoplate...).

A en juger par leur taille, et particulièrement la longueur de l'humérus (1m79), le turiasaure devait peser entre 40 et 48 tonnes, estiment les paléontologues espagnols, ce qui le rapproche du plus grand sauropode connu, l'argentinosaure (d'une masse évaluée entre 50 et 80 tonnes pour une trentaine de mètres de long et 7 à 9 mètres à l'épaule.)

A noter que les plus grands dinosaures étaient des herbivores car la digestion des plantes est plus facile quand elles sont absorbées en grande quantité. Les dinosaures carnivores théropodes (bipèdes et plus hauts, de l'ordre de 13 mètres), dont le gigantosaure et le célébrissime Tyrannosaurus rex, ne dépassaient guère les huit tonnes.

Tous les plus grands dinosaures identifiés jusqu'ici venaient d'Asie, d'Afrique ou des Amériques et étaient des espèces plus évoluées, du groupe de néosautropodes. Les plus grands spécimens signalés en Europe étaient une vertèbre cervicale isolée de brachiosaure, trouvée dans le sud de l'Angleterre, et une vertèbre caudale provenant déjà de Riodeva.

Cela donnait l'impression, résument les auteurs de l'article, que "les formes véritablement colossales étaient limitées aux néosauropodes (...). Turiasaurus démontre qu'au moins une des lignées plus anciennes a atteint une telle taille indépendamment".

Pour l'un des grands spécialistes français des dinosaures, Eric Buffetaut, du CNRS, l'importance de ce fossile tient moins à sa taille qu'au fait qu'il révèle l'existence d'un groupe de sauropodes jusqu'ici insoupçonné.

200 ans, il reste des découvertes considérables à faire, ce qui pourrait inciter à mieux soutenir la recherche paléontologique sur notre continent", souligne le paléontologue, interrogé par l'AFP.

Il note par ailleurs que les auteurs de l'article mentionnent à juste titre un dinosaure dont quelques fragments de taille impressionnante avaient été trouvés au XIXe siècle en France, dans le Boulonnais, et connus sous le nom de Neosodon. "Cet animal semble bien apparenté à leur turiasaure", commente le scientifique.
Friday 22 December 2006 à 23:30
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Une équipe japonaise présente les premières images vidéo d'un calamar géant
AFP.


Le calamar géant vit non seulement dans les grandes profondeurs, ce que l'on savait déjà, mais il est capable de nager très vite, confirment des images vidéo de l'animal présentées comme une première par une équipe de scientifiques japonais vendredi à Tokyo.
L'équipe du professeur Tsunemi Kubodera a filmé un calamar géant, long de 3,5 mètres (1,4 m pour la seule tête) et pesant 50 kilos, à 640 mètres de profondeur dans les eaux du Pacifique nord à mille kilomètres au sud de Tokyo.
C'est la même équipe du Musée national des sciences à Tokyo qui avait réussi l'an dernier à prendre les premières photos mondiales d'un calamar géant dans la même zone.
Le professeur Kubodera a pu filmer l'animal au moment de sa capture le 6 décembre dernier.
"Comme le montre la vidéo, le calamar géant luttait farouchement pour se libérer du piège en crachant violemment de l'eau de son entonnoir (pour se mouvoir). Ce qui veut dire qu'ils peuvent aussi nager très vite, au lieu de flotter normalement", a-t-il souligné.
Son équipe a conclu que le fait d'avoir capturé un tel calamar à une profondeur de 640 mètres laissait supposer qu'une population très nombreuse de ces animaux vivait dans les grandes profondeurs.
L'an dernier, le professeur Kubodera avait observé un calamar à une profondeur de 900 m, à une dizaine de km de l'île de Chichijima.
Le calamar, y compris géant, constitue la principale nourriture du cachalot.
"Un cachalot doit se nourrir d'au moins 500 kilos de calamar chaque jour. Comme il y aurait environ 200.000 cachalots dans la moitié occidentale du Pacifique, on peut imaginer combien il doit y avoir de calamars dans les hauts fonds", a souligné le professeur Kubodera.
Les scientifiques vont étudier dans les prochains mois les restes retrouvés dans l'estomac du calamar géant.
L'an dernier, les études qu'ils avaient menées avaient permis de conclure que les calamars géants ne se bornaient pas à flotter, mais étaient au contraire actifs, attaquant leurs proies horizontalement avant de les tuer en les enlaçant.
Tuesday 26 December 2006 à 00:54
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L'hydrogène n'est pas tellement une solution d'avenir:



A gauche, la filière hydrogène, à droite, la filière électrique.

(Et même si on suppose qu'on trouve une source d'hydrogène "gratuite", les rendements restent respectivement 32% et 27%)

Ce message a été modifié par Heavy Wizard - Tuesday 26 December 2006 à 00:57.
Tuesday 26 December 2006 à 05:15
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Ouais mais c'est quand même nettement moins polluant, nan ?
Tuesday 26 December 2006 à 21:20
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QUOTE (Daddy-O @ 26 Dec 2006 à 05:15)
Ouais mais c'est quand même nettement moins polluant, nan ?

Euh. Non. Une voiture électrique, ça pollue pas quand ça roule.

Comme la voiture électrique consomme moins d'électricité que la voiture à hydrogène, elle pollue moins. (Ben oui, ça pollue de produire de l'électricité, à moins de n'avoir que de l'électricité d'origine renouvelable/non-polluante.)
Wednesday 27 December 2006 à 23:01
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Soucoupes volantes: les archives du CNES lèvent un coin du voile
AFP.


Le Centre national d'études spatiales (CNES) va mettre progressivement en ligne à partir de fin janvier ses archives sur les soucoupes volantes, bien conscient que cette initiative ne suffira pas pour calmer les critiques qui entourent sa gestion du dossier.
"On va nous dire que cela a été mal fait, que l'on continue à cacher des choses", se résigne par avance Jacques Patenet, responsable au CNES pour les phénomènes aérospatiaux non-identifiés (PAN). "Beaucoup de passionnés se font des illusions sur le contenu de ces archives", relève-t-il.
Pour l'essentiel, ces documents consistent en plus de 3.000 procès-verbaux de gendarmerie. Plus de 100.000 pages qu'il a fallu numériser et traiter, pour en éliminer, comme le veut la loi, toutes les données nominatives.
"Il ne faut pas s'attendre à des scoops", prévient M. Patenet. "Les cas les plus curieux ont déjà fait l'objet de publications de la part d'associations et je ne pense pas que l'on puisse apporter grand chose de plus".
Pierre Lagrange, un anthropologue spécialisé dans les parasciences, estime que l'initiative va permettre "de faire la transparence sur le peu qui a été fait" au CNES sur les soucoupes volantes. "Les gens vont être vite ennuyés par cette succession de rapports de gendarmes", pronostique-t-il.
"Il ne s'est pratiquement rien passé depuis des années sur les PAN au CNES. Le poste était considéré comme un placard et personne ne voulait y toucher", a ajouté M. Lagrange, en rendant hommage aux efforts de M. Patenet.
Ces activités étaient d'autant plus discréditées au sein du CNES que leur responsable dans les années 80 et 90, Jean-Jacques Velasco, avait pris publiquement position en faveur de l'existence d'extraterrestres.
Le professeur Henri Broch, de l'Université de Nice, qui s'est spécialisé de longue date dans l'étude scientifique des phénomènes paranormaux, demandait depuis des années l'accès aux fameuses archives. "J'ai l'impression qu'on n'était pas les bienvenus. Mon opinion personnelle, c'est que ces archives doivent être très mal tenues, parce que le CNES s'en est toujours désintéressé et qu'il n'a jamais mené de véritables enquêtes sur le terrain".
S'il se félicite de l'initiative du CNES, Christian Morgenthaler, le président de l'association alsacienne Spica (Sciences et phénomènes insolites du ciel et de l'aéronautique), ne "se fait pas trop d'illusions" sur le contenu des archives.
Mais on ne sait jamais... "Le CNES, en tant qu'organisme officiel a plus de facilités que nous pour accéder à des sources d'informations officielles, comme l'armée et la gendarmerie", ajoute-t-il.
M. Morgenthaler apprécierait une attitude de plus grande coopération des autorités, lors des enquêtes menées par son association, comme c'est régulièrement le cas dans l'Allemagne voisine.
Le premier cas d'OVNI officiellement recensé en France remonte à 1937, mais le phénomène des objets volants non-identifiés a surtout pris de l'ampleur à partir de 1954. Une autre vague d'observations est intervenue en 1970.
Selon M. Patenet, les canulars sont extrêmement rares: un cas avéré en 1979, peut-être deux à trois cas au total. "Le témoin d'un tel phénomène est sincère même s'il se trompe dans l'évaluation de ce qu'il a vu".
Le CNES ne travaille pas sur les phénomènes de champs couchés (par l'atterrissage d'éventuelles soucoupes volantes), qui restent très rares en France, alors qu'ils sont extrêmement communs en Grande-Bretagne.
Thursday 28 December 2006 à 21:41
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La viande et le lait d'animaux clonés déclarés comestibles aux Etats-Unis
AFP.


La viande ou le lait provenant d'animaux clonés peut être consommé sans danger, a annoncé jeudi l'autorité américaine de réglementation des médicaments et de l'alimentation, la FDA, suscitant la colère d'associations de consommateurs.
Lors d'une conférence de presse, la FDA (Food and Drug administration) a cité plusieurs études pour prouver que les produits issus d'animaux clonés et leur descendance sont tout aussi bons à manger que ceux d'animaux non modifiés génétiquement.
"Sur la base de l'analyse de centaines d'études et de rapports sur la santé et la composition alimentaire des clones et de leur descendance, il a été déterminé que la viande et le lait d'animaux clonés et de leur descendance sont aussi propres à la consommation que la nourriture que nous mangeons tous les jours", a déclaré Stephen Sundlof, directeur du centre vétérinaire de la FDA.
"Le clonage ne présente pas de risques particuliers pour la santé des animaux comparé à d'autres technologies de reproduction actuellement en usage dans l'agriculture américaine", a-t-il ajouté.
Les conclusions de la FDA autorisent la commercialisation de produits à base d'animaux clonés après une période de 90 jours destinée à permettre au public de faire des commentaires.
Des groupes d'associations de consommateurs ont critiqué cette décision, en relevant que des sondages indépendants montraient que 60% d'Américains s'opposaient au clonage d'animaux et n'achèteraient pas leur viande ou leur lait issus d'animaux clonés, même si le gouvernement assure que leur consommation est sans danger.
"Nous pensons que c'est une très mauvaise décision", a déclaré Carol Foreman, responsable des questions alimentaires à la Fédération américaine des Consommateurs. "Nous demandons instamment au public d'écrire à la FDA et aux membres du Congrès pour leur demander de faire marche arrière".
Elle a indiqué que, dans le cas contraire, des groupes de consommateurs feraient campagne auprès des magasins pour qu'ils ne vendent pas de produits issus d'animaux clonés.
Mme Foreman a accusé le gouvernement d'ignorer délibérément des études scientifiques montrant que la gestation d'animaux génétiquement modifiés se terminait souvent en avortements spontanés et que de nombreux animaux clonés souffraient de déformation et ne parvenaient pas à l'âge adulte.
Dix ans après la naissance de la brebis Dolly, premier clone obtenu à partir d'une cellule d'un animal adulte, la technique du clonage est utilisée aujourd'hui pour le bétail, les chevaux, les cochons et d'autres mammifères.
Saturday 30 December 2006 à 02:03
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Un astéroïde a-t-il percuté la Terre il y a 4000 ans ?
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 22/12/2006 à 20h31

A l’époque des premières pyramides égyptiennes, un astéroïde ou une comète aurait touché la Terre du côté des îles Kerguelen, projetant partout sur la planète des matériaux incandescents et des restes d’organismes marins. C’est la thèse que soutient une géologue, Marie-Agnès Courty, après 15 ans de recherche, et que vient de présenter le magazine Ciel et Espace. Futura-Sciences reviendra sur cette découverte.

En 1990, Marie-Agnès Courty, une chercheuse du CNRS travaillant au Centre européen de recherches préhistoriques, à Tautavel (Pyrénées-Orientales), fouille un site archéologique en Syrie et tombe sur une couche de matériaux fondus. Datés de 4000 ans, ils ont dû subir une température de 1700 °C. Convaincue de l’origine météoritique de ce matériau, Marie-Agnès Courty a depuis étudié de nombreux échantillons provenant de multiples endroits, Amérique du sud, Europe, Asie, Indonésie, fond marin de l’océan Indien… Partout, elle retrouve des scories, toujours datées de 4000 ans. Leurs quantités respectives dans les échantillons désignent un point central : quelque part dans l’océan Indien, du côté des îles Kerguelen. Cette origine supposée colle bien avec la découverte la plus étonnante : la présence dans cette « couche 4000 », comme elle l’appelle, de fossiles marins reconnus sans ambiguïté comme ceux d’animaux vivant dans les mers australes.



Les îles Kerguelen, au sud de l’océan Indien, ont-elles vu s’écraser il y a 4000 ans un gigantesque bolide, dont les restes se sont dispersés jusqu’aux antipodes ? Crédit : ESA

Pluie de critiques

Sa théorie est fortement contestée par beaucoup de scientifiques, qui avancent plusieurs critiques. Dans la couche 4000 de la géologue française, il manque l’iridium et les spinelles n***élifères, considérés comme une caractéristique systématique des impacts météoritiques. Les matériaux éjectés par l’astéroïde tombé sur la Terre il y a 65 millions d’années et ayant causé une extinction massive, dont celle des dinosaures, n’ont pas parcouru plus de 2000 kilomètres. De plus, la nature de la couche 4000 indique qu’ils sont arrivés encore très chauds après leur périple. Aucun cratère connu ne correspond à cet impact. Or, il devrait être très grand, sauf si le corps a rasé la surface, ce qui semble incompatible avec le fait que des restes de fond océanique font partie des fragments retrouvés. Enfin, aucun quartz choqué, signature d’un impact puissant, ni matériau d’origine extraterrestre ne sont inclus dans la couche 4000.

Mais ces arguments, même s’ils sont bons, peuvent tous être discutés. L’impact d’une comète implique-t-elle nécessairement un pic d’iridium et de spinelles n***élifères ? Sait-on parfaitement modéliser l’impact d’un tel bolide, en fonction de son angle d’impact et de sa composition ? En face, les faits sont têtus. Le plus dur à expliquer reste la présence d’une faune antarctique au Moyen-Orient, en Europe et en Asie centrale. Quant à l’absence de matériau extraterrestre et de quartz choqué, la géologue annonce une surprise dans une prochaine publication.

Si l’hypothèse se révèle exacte, elle obligera bien sûr à revisiter quelques grands mythes de l’humanité, comme l’Apocalypse ou le Déluge. Car les civilisations de époque, qui rassemblaient 30 millions de personnes, ont dû être frappés par cette pluie de matière brûlante, probablement suivi d’un voile noir persistant durant des mois…
Monday 01 January 2007 à 12:03
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Des mammifères volaient au temps des dinosaures
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 19/12/2006 à 10h17

Vieux d’au moins 130 millions d’années, une sorte d’écureuil planant finit de démolir l’idée selon laquelle les mammifères de cette époque se terraient sans se diversifier en attendant la fin de l’ère des reptiles. A-t-il volé avant les oiseaux ? Il y a photo.

Encore une idée reçue à jeter aux oubliettes ! En découvrant un mammifère gros comme un écureuil et possédant un voile cutané entre les pattes avant et arrière, Jin Meng et son équipe de l’American Museum of Natural History obligent à réécrire quelques paragraphes des manuels de paléontologie et au moins à repousser de 70 millions d’années l’apparition des mammifères volants, située jusque-là à 51 millions avant le présent.

Très bien conservé, le fossile mis au jour en Mongolie mesure 14 centimètres de long et sa morphologie rappelle celle de l’écureuil. Imprimée sur le rocher, une trace d’une vaste membrane de peau recouverte de poils indique sans ambiguïté que l’animal était capable de planer comme le font aujourd’hui les écureuils volants. Ses dents le désignent comme mangeur d’insectes. Avec ces caractéristiques, qu’on a longtemps cru réservées aux mammifères du tertiaire, il méritait bien de faire la Une de la revue Nature.



Vue d’artiste de Volitcotherium antiquus. Comme les actuels écureuils volants, il ne faisait que planer pour quitter l’arbre ou passer sur celui d’à côté, peut-être quand arrivait un gigantesque dinosaure mangeur de feuilles. Crédit : Chuang Zhao and Lida Xing

Les scientifiques n’en font pas pour autant un ancêtre des écureuils volants et encore moins des chauve-souris. Volitcotherium antiquus, ainsi qu’il a été baptisé, n’aurait pas de descendants volants aujourd’hui. Les mammifères ont donc inventé le vol plusieurs fois.

Il y avait déjà du monde en l’air

La datation situe cet animal entre 164 et 130 millions d’années avant notre ère, soit de la fin du Jurassique au début du Crétacé, les deux dernières périodes de l’ère secondaire (ou mésozoïque). L'Archeopteryx, apparenté aux dinosaures et aux oiseaux, étant vieux de 156 à 150 millions d’années, on peut se prendre à rêver d’un Volitcotherium et d’un Archeopteryx s’élançant ensemble d’un arbre pour se jeter sur un insecte aperçu au sol - au sol car aucun de ces deux animaux ne semble capable d’un vol battu.

Quel que soit le mode de vie de ce petit animal, il étonne par sa morphologie très spécialisée. On pensait en effet que les mammifères de l’ère secondaire, dans un monde outrageusement dominé par les dinosaures, n’étaient que des animaux nocturnes, petits et très peu spécialisés. Deux autres fossiles sont venus récemment remettre en cause cette vision. A peu près contemporain (- 150 millions d’années), Fruitafossor windscheffeili, alias Popeye, était apparemment un actif mangeur de termites. En témoignent ses dents, typiques d’un insectivore, mais que l’on n’avait retrouvées jusque-là que sur des fossiles 100 millions d’années plus jeunes. Quant à Castorocauda lutrasimilis, trouvé lui aussi en Mongolie et vieux de 164 millions d’années, il était adapté à la vie aquatique et ressemblait beaucoup aux castors actuels. Entre les pattes des dinos, les petits mammifères s’en tiraient très bien…



Surnommé Popeye par ses découvreurs, Fruitafossor windscheffeili, gros comme un écureuil, arbore de magnifiques dents d’insectivore. Crédit : Mark A. Klingler / CMNH
Wednesday 03 January 2007 à 13:56
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Plongée dans l'inconnu avec le forage du Lac Vostok
[i]Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 02/01/2007 à 09h16[i]

Les scientifiques de la 52e expédition antarctique russe ont repris les travaux de forage du lac Vostok, indique l'assistant du directeur de l'Institut de recherche arctique et antarctique, Sergueï Baliasnikov.



Situation du lac Vostok. Crédit : Institut de recherche russe arctique et antarctique.

Situé à 4000 mètres sous les glaces de l'Antarctique, le lac Vostok constitue à lui seul un écosystème unique, car ses eaux n'ont plus été en contact avec l'atmosphère et la biosphère terrestre depuis plusieurs dizaines de millions d'années. Les conditions exceptionnelles liées à cette profondeur (absence totale de lumière, pression jusqu'à 400 atmosphères, composition spécifique de l'eau et isolement total) laissent entrevoir la découverte de formes de vie différentes de celles que nous connaissons.

+ Situation en coupe du lac Vostok et vue aérienne. L'image infrarouge met en évidence les deux parties profondes du lac. Crédit : Institut de recherche russe arctique et antarctique. +


La première carotte de glace a déjà été extraite d'une profondeur de 3.650,43 mètres, et selon M. Baliasnikov, les scientifiques espèrent prélever 75 mètres de carotte durant la saison 2006-2007. Ensuite, les chercheurs protégeront le site de façon à retrouver le forage intact lors de la prochaine expédition durant la saison 2007-2008. A ce moment-là seulement, et s'entourant d'infinies précautions afin d'éviter tout risque de contamination de ce milieu unique, ils espèrent enfin prélever des échantillons d'eau du lac.

C'est en 1995 que l'étude des glaces du lac Vostok, baptisé ainsi en l'honneur de la station antarctique du même nom, avait débuté avant d'être interrompu en 1998, alors qu'il avait atteint 3.623 mètres de profondeur. La communauté scientifique mondiale avait alors demandé de ne pas entrer en contact avec les eaux du lac avant la mise au point d'une technologie empêchant tout risque de contamination par des micro-organismes extérieurs. Le forage avait enfin repris fin 2005.

La découverte d'organismes vivants au sein de cet écosystème unique, sans le moindre contact avec l'évolution qui s'est poursuivie en parallèle ailleurs sur Terre depuis son isolement, fournirait une occasion unique aux scientifiques et biologistes de mieux comprendre les mécanismes évolutifs de la vie. Certains n'hésitent pas à comparer les observations qu'ils pourraient y effectuer avec la découverte de la vie sur une autre planète.

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