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samedi 25 août 2007 à 20:24
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Projet fou : un million d'habitants dans une tour de 4 km de hauteur...
Par Jean Etienne, Futura-Sciences

Si vous êtes amateur de vues imprenables, aimez la vie en altitude tout en conservant un maximum de confort et ne craignez pas les pannes d'ascenseur, alors vous pouvez pendre option pour une résidence au sommet de la tour que la société nipponne Taisei Construction Corporation (TCC) projette de construire dans la baie de Tokyo.

Mais il vous faudra être patient, très patient. Car on n'élève pas du jour au lendemain une construction de 4000 mètres de haut (13 123 ft), et ensuite, beaucoup d'incertitudes planent encore sur l'aboutissement de ce projet face auquel l'appellation de "pharaonique" n'a même plus de sens. Qu'on en juge plutôt.

En forme de pyramide à quatre côtés incurvés vers le sommet, la X-Seed 400, puisque tel est son nom, serait bâtie sur une superficie de 6,5 kilomètres de base et culminerait à 4000 mètres de hauteur, 224 mètres de plus que le Mont Fuji, dont il évoque irrésistiblement la forme !



L'ensemble de la structure qui comprendra environ 800 étages devra bien entendu être climatisé, mais surtout pressurisé afin d'éviter les désagréments et le danger représenté par les déplacements verticaux de ses habitants, dont on estime le nombre entre 500 000 et 1,6 million. Les bureaux d'études affirment détenir la solution au problème de l'énorme dépense énergétique nécessaire en équipant la construction de centrales solaires et éoliennes, l'altitude et le profil des versants de la tour favorisant l'écoulement de flux aériens laminaires le long de ses flancs, qui pourraient être ainsi mis à profit. Enfin, le coût de la construction est actuellement évalué entre 300 et 900 milliards de dollars.

Représentation interne de la tour, à proximité du sommet. Crédit TCC.

Le TCC affirme que le génie humain possède aujourd'hui toutes les connaissances et toutes les ressources nécessaires pour construire un tel monstre. Et c'est bien là l'important. Car même si ce projet futuriste n'aboutit pas, on ne peut qu'évoquer le bénéfice engendré par sa mise au point, et qui telles les retombées des recherches dans le domaine spatial, ne pourront que profiter aux très nombreux secteurs impliqués de près ou de loin. On pense notamment à l'architecture, mais aussi à l'optimisation du choix des matériaux, à l'étude des très grandes structures auto-portantes, mais aussi - et surtout - à l'optimisation des ressources énergétiques.

Et c'est bien là l'aspect le plus intéressant de cette construction, même si elle ne voit jamais le jour. Car en élaborant les plans de cette ville d'un million d'habitants potentiels, les ingénieurs ont démontré la possibilité de se passer de toute forme d'énergie polluante ou à base d'hydrocarbures. Sur le papier, certes, mais le reste du monde devra bien passer par là un jour… gageons que l'expérience acquise par les Japonais sera alors précieuse.

Alors, vitrine technologique ? Au fond, c'était peut-être le but de la TCC dans cette étude, même si un espoir un peu fou devait bien apparaître en filigrane…



http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...auteur_12726-1/

dimanche 26 août 2007 à 11:09
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C'est incroyable ce projet! wacko.gif

Cette tour formerait une grande ville à elle seule, là c'est vraiment la folie des grandeurs, nous verrons bien si un jour ce projet voit bel et bien le jour, enfin si on est toujours vivant! mrgreen.gif
dimanche 26 août 2007 à 16:55
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NEUROLOGIE
Des chercheurs reproduisent
l'illusion de se dédoubler

Une étude montre que l'illusion de se dédoubler peut être reproduite grâce à des techniques de réalité virtuelle.


IRM (imagerie par résonance magnétique) du cerveau © AFP

L
'illusion de sortir de son corps, un phénomène qui fascine l'Humanité depuis longtemps, a été reproduite par des chercheurs, en stimulant le cerveau avec des techniques de réalité virtuelle, mais les applications relèvent encore du domaine de la science-fiction, d'après une étude publiée vendredi 24 août dans la revue américaine Science.
Les expériences extra-corporelles ont été signalées chez des personnes dont les fonctions du cerveau avaient été altérées par une attaque cérébrale, une crise d'épilepsie, sous l'emprise de la drogue ou après des expériences traumatisantes comme un accident de voiture.

L'impression de sortir de son corps

"Ces expériences qui ont fasciné l'Humanité pendant des millénaires soulèvent des questions fondamentales sur la relation entre l'état de conscience et le corps et, bien qu'assez souvent observé cliniquement, l'origine neuro-scientifique de ce phénomène n'était pas élucidé", explique le Dr Henrik Ehrsson, de l'institut de neurologie de l'University College London en Grande-Bretagne, principal auteur de l'étude.
"Recréer cette illusion est important car cela révèle les mécanismes fondamentaux produisant l'impression d'être dans son corps (...) ce qui est un aspect essentiel de l'état de conscience", poursuit le neurologue.

Expérience scientifique

Pour reproduire cette illusion, les participants à cette expérience étaient assis sur une chaise et portaient des lunettes de réalité virtuelle. Ils avaient deux petits écrans au-dessus des yeux montrant des images en direct transmises par des caméras placées deux mètres derrière eux.
Les sujets pouvaient ainsi voir des images en trois dimensions de leur dos.
Puis les chercheurs, debout près d'eux, les ont touchés simultanément, avec des bâtons, sur la poitrine ainsi qu'au même endroit de leur moi virtuel, mais sous le champ des caméras.
Les participants ont confirmé avoir eu la sensation d'être assis derrière eux-mêmes et de voir leur propre corps.

Des applications intéressantes

"Ceci a été une expérience étrange et fascinante pour ces personnes", raconte le Dr Ehrsson.
La découverte de moyens d'induire une expérience extra-corporelle pourrait aussi avoir des applications pratiques importantes, selon lui.
"Il s'agit en fait d'une technique permettant de se projeter, une forme de téléportation", ajoute-il.
"Si on peut ainsi projeter une personne dans une version virtuelle d'elle-même, cela devrait porter les jeux vidéo à un tout autre niveau, permettant à un chirurgien par exemple de faire une opération à distance en contrôlant son double virtuel", relève le chercheur.
"Si des dysfonctionnements du cerveau qui faussent l'interprétation des messages sensoriels expliquent un certain nombre de cas cliniques d'expériences extra-corporelles, on ne sait pas encore si toutes ces expériences ont la même cause", souligne toutefois le Dr Ehrsson.

Seconde étude sur le sujet

"La conscience du corps pourrait aussi avoir une dimension cognitive, à savoir la capacité à distinguer son soi des autres objets, en plus des seuls signaux sensoriels", note par ailleurs le Dr Olaf Blanke de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse, qui a conduit des expériences similaires sur ce sujet, et dont l'étude a été publiée jeudi dans Science.
"Nous avons fait pendant des décennies des recherches intensives sur la perception visuelle mais peu sur la perception spatiale du corps", ajoute-t-il.
"Mais cela devrait changer maintenant que la réalité virtuelle offre un moyen de manipuler plus systématiquement l'entière perception du corps", poursuit ce scientifique.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/..._dedoubler.html


Ce message a été modifié par _L_o_T_u_s_ - dimanche 26 août 2007 à 16:56.
lundi 27 août 2007 à 23:01
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Des bactéries respirent depuis un demi million d’années !
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...-dannees_12729/

On les croyait profondément endormies. Mais non : enfouies dans le sol gelé, des bactéries vieilles de plusieurs centaines de milliers d’années respirent encore et réparent régulièrement leur ADN. Elles attendent patiemment des jours meilleurs dans des conditions qui sont aussi celles de Mars et d’Europa…

Combien de temps peut vivre une bactérie ? « Plus d’un demi million d’années ! » répondent en substance Sarah Stewart Johnson et son équipe du MIT (Massachusetts Institut of Technology), qui ont découvert des traces de métabolisme dans des sols vieux de 600 000 ans. Ces chercheurs ont voulu comprendre comment des bactéries peuvent revenir à la vie après avoir passé des milliers voire des centaines de milliers d’années dans un sous-sol gelé. De nombreux cas ont été observés, même si le pourcentage de chanceuses capables de revivre normalement est toujours très faible (moins de 1 %). Jusque-là, cette résistance n’était expliquée que dans le cas de bactéries capables de former des spores. S’installant dans un état de dormance, ces derniers ne sont alors le siège d’aucun métabolisme, leur milieu interne restant figé par la congélation.


Pergélisol, perpétuellement gelé, près de la rivière Klondike, dans le territoire de Yukon, au Canada. Des bactéries y survivent depuis des centaines de milliers d’années. © Duane Froese

Mais d’après l’équipe du MIT, cette explication ne tient pas pour les résistances les plus longues car le chromosome bactérien se dégrade trop vite. Les modèles indiquent que l’ADN se décompose en petits fragments (de moins de cent paires de bases) après une durée de cent mille à un million d’années, et encore n’est-ce possible que dans des conditions de congélation optimales, sûrement loin de l’environnement habituel d’un sous-sol gelé. Après un tel découpage de son génome, la bactérie ne devrait pas pouvoir relancer son métabolisme.

Les scientifiques ont cherché la réponse à cette énigme dans des extraits de sol gelé, ou pergélisol (parfois appelé par son nom anglais, permafrost) provenant de Sibérie, du Canada et d’Antarctique, et datant de 5 000 ans à un million d’années. Après avoir pris de nombreuses précautions pour éliminer les possibilités de contamination, l’équipe a lancé deux expériences : l’étude des restes d’ADN et la mesure de l’émission de dioxyde de carbone (CO2), témoin d’une respiration éventuelle.

Trop beau, ce vieil ADN…

Menés par la traditionnelle méthode de la PCR (Polymerase Chain Reaction), les essais ont porté uniquement sur des fragments longs de 4000 paires de bases afin d’éviter de mesurer des restes d’ADN provenant de bactéries vraiment mortes. En effet, les fragments extraits de micro-organismes fossiles ne dépassent qu’exceptionnellement 100 à 500 paires de bases, le record étant établi à 1 042.

Résultat tout à fait positif : dans les échantillons datant de 5 000 à 600 000 ans, des brins d’ADN de 4 000 paires de bases ont bien été trouvés. Mais dans quel état sont-ils ? En excellente forme, à la surprise des chercheurs ! Avec le temps, la molécule d’ADN se dégrade d’une manière relativement bien connue. Parmi les atteintes figure une hydrolyse des molécules de cytosine, qui se transforme en uracile ou l’un des ses cousins. Dans une cellule vivante, ces dégâts sont réparés mais pas dans une bactérie morte ou en état de dormance. Une partie de chaque échantillon a été traitée avec une enzyme qui attaque l’uracile, empêchant le brin qui en porte d’être amplifié par la PCR et donc repéré. La fraction d’ADN dégradé a pu ainsi être mesurée.

C’est dans les populations les plus jeunes (entre 5 000 et 30 000 ans) que la proportion d’ADN dégradé semblaient la plus forte… Dans ces échantillons figuraient beaucoup de bactéries capables de produire des spores de résistance. A l’état dormant, elles ne peuvent alors réparer leur ADN. En revanche, l’ADN des échantillons vieux de 400 000 à 600 000 ans était en bien meilleur état ! Or, la population dominante de ces échantillons était constituée des bactéries connues pour ne pas savoir se mettre en état de dormance. Dans les sols plus anciens encore (plus de 740 000 ans), plus aucun long brin de 4 000 paires de base n’a été observé.


Des précautions extrêmes sont indispensables pour éliminer les sources de contamination et d’erreurs. Les échantillons ont été doublés et la moitié des lots a été traitée dans ce laboratoire de Copenhague.
© Tina B. Brand


Le souffle des vieilles bactéries

Les bactéries de moins de 600 000 ans semblent donc capables de réparer leur ADN. Pour confirmer ce soupçon, les scientifiques ont vérifié si des traces de respiration existaient encore dans le sol gelé. Réponse : oui ! Net dans les échantillons de moins de 30 000 ans, ce léger souffle restait perceptible dans les couches de 400 000 à 600 000 ans. Confirmant les mesures d’ADN, la respiration avait complètement cessé dans les sols âgés de plus de 740 000 ans. Ces couches-là ne sont plus que des cimetières à bactéries.

Ce métabolisme minimaliste, qui conserve au moins la réparation de l’ADN, est un phénomène complètement inconnu et pour l’instant inexpliqué. Mais il permet à des bactéries de survivre plus de 500 000 ans et de reprendre leur activité si jamais les conditions redeviennent vivables.

Sarah Stewart Johnson, qui a travaillé au Jet Propulsion Laboratory sur la mission des robots martiens Spirit et Opportunity, souligne que les conditions dans lesquelles ces bactéries survivent sont aussi celles que l’on trouve dans le sous-sol de Mars et sûrement, également, dans les profondeurs d’Europa, un satellite de Jupiter.
mercredi 29 août 2007 à 12:56
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L'adénine du premier ADN : une origine extraterrestre ?
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...errestre_12664/

L’adénine est une des molécules fondamentales de la Vie puisque c’est une des quatre bases azotées composant l'ADN et l’ARN. Depuis les travaux de R.Shapiro, sa synthèse dans les conditions de la soupe pré-biotique primitive, selon un mécanisme du genre proposé par Miller et Oparine, semble peu probable. Des chimistes de l’Université du Missouri ont peut-être résolu l’énigme : l’adénine serait synthétisée massivement dans l’espace à l’intérieur des nuages moléculaires.

En 1993, Robert Shapiro de l'université de New York publie un article dans lequel il argue que les propriétés chimiques de l’adénine cadrent mal avec une supposée large disponibilité dans les conditions pré-biotiques et avec sa participation aux premiers mécanismes de réplications.

Si l’on reprend son analyse à propos de cette molécule de formule brute C5H5N5, et appartenant à la famille des purines, alors on est en effet amené aux conclusions suivantes :
  • La synthèse de l'adénine par oligomérisation du cyanure d’hydrogène (HCN) demande des concentrations d’HCN voisines de 0,01 M. C’est peu crédible étant donné l’environnement de la Terre primitive ;
  • L’adénine s’hydrolyse facilement.
Difficile d’imaginer son apparition dans l’océan primitif en grandes quantités.

Une solution possible pour la synthèse de l'adénine

Rainer Glaser et ses collègues proposent donc une origine extraterrestre. L’adénine serait essentiellement synthétisée dans l’espace et c’est le bombardement intense des micrométéorites et des comètes, ayant eu lieu au début de l’histoire du système solaire, qui aurait apporté les précieuses molécules en quantité suffisante sur Terre. De fait, on trouve de l’adénine dans certaines météorites : c’est par exemple le cas de la météorite de Murchison, une chondrite carbonée contenant 230 composés organiques, dont 92 acides aminés.


La météorite de Murchison.

Comme Glaser, Brian Hodgen (Creighton University), Dean Farrelly (University of Manchester) et Elliot McKee (St. Louis University) l’expliquent dans l’article du journal “Astrobiology” et intitulé "Adenine Synthesis in Interstellar Space: Mechanisms of Prebiotic Pyrimidine-Ring Formation of Monocyclic HCN-Pentamers", les conditions particulières régnant dans les nuages moléculaires, riches en HCN et grains de poussières, peuvent conduire à la fabrication de la quantité d’adénine exigée à partir de la suite de réactions dont ils ont fait l’étude détaillée.

Il a fallu pour cela mobiliser les outils de la chimie numérique sur ordinateur avec la fameuse théorie des perturbations de Møller-Plesseten chimie quantique.


La cosmochimie complexe et riche des molécules interstellaires (Crédit : ESA).


Ce message a été modifié par Daddy-O - mercredi 29 août 2007 à 12:56.
mercredi 29 août 2007 à 13:21
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C'est fascinant! happy.gif

Nos connaissances concernant l'origine de la vie semble continuer de progresser voilà qui est encourageant! happy.gif
mercredi 29 août 2007 à 17:59
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Ouais et c'est dingue les trucs qu'on peut trouver dans l'espace. mrgreen.gif
mercredi 29 août 2007 à 18:03
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Le trou dans la couche d'ozone accélère sa formation au-dessus de l'Antarctique
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...arctique_12757/

Le trou dans la couche d'ozone est apparu cette année beaucoup plus tôt que précédemment selon l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), et pourrait atteindre des valeurs record en 2007.

"Il est encore trop tôt pour donner des conclusions définitives sur le développement du trou de cette année et sur la perte d'ozone qui en découlera. Cela dépendra en grande partie des conditions météorologiques", commente l'OMM, ajoutant que même si la concentration en produits dégradant l'ozone atmosphérique diminue lentement, on ne constate pour l'instant pas de rétrécissement du trou au-dessus de l'Antarctique.

Selon l'Organisation Mondiale pour la Santé, qui est une émanation de l'Organisation des Nations Unies dont le but est d'amener tous les peuples du monde à un niveau de santé aussi élevé que possible, le trou dans la couche d'ozone devrait continuer à s'étendre jusqu'en octobre. Mais son importance, ainsi que la quantité de perte d'ozone qui en découlera, dépendent avant tout des conditions atmosphériques et rendent toute prévision à long terme hasardeuse.

L'interdiction des gaz CFC (chlorofluorocarbone), autrefois largement utilisés dans l'industrie du froid et nuisibles à la couche d'ozone avait alimenté l'espoir que cette dernière pourrait se régénérer assez rapidement. Il n'en n'a rien été au contraire, et les scientifiques de l'OMS estiment maintenant que cet effet pourrait être contré par la présence dans la haute atmosphère d'importantes quantités de brome et de chlore, produits par réaction entre le rayonnement UV provenant du Soleil et les CFC, dont la dissipation est très lente. Aussi une réduction sensible n'est-elle plus espérée avant 2010 au plus tôt.


Répartition de l'ozone atmosphérique selon l'altitude. Crédit Asaphon.

D'après les experts du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), la couche d'ozone au niveau de l'Europe ne retrouvera pas sa valeur de 1980 avant l'an 2049, tout comme en Amérique du Nord, Asie, Océanie, Amérique latine et Afrique, tandis qu'il faudra attendre au moins jusqu'en 2065 pour retrouver une valeur acceptable au-dessus de l'Antarctique.

L'Antarctique

C'est au-dessus de l'Antarctique que la diminution de la couche d'ozone a été détectée pour la première fois en 1956 par un groupe de recherche britannique du British Antarctic Survey (BAS), et c'est aussi à cet endroit qu'elle est la plus marquée, la basse température de l'atmosphère favorisant la destruction de l'ozone. Pour cette raison, les mesures les plus représentatives y sont généralement opérées et servent d'étalon. Celles-ci sont effectuées de diverses manières, aussi bien depuis des laboratoires installés au sol qu'aéroportés (ballons sondes, avions) ou de façon automatique au moyen de satellites d'observation.

Les limites du trou peuvent aussi présenter des irrégularités et atteindre des territoires à forte concentration de population, comme le 9 octobre 2000 où les autorités chiliennes ont demandé aux 120 000 habitants de Punta Arenas de s'abriter au maximum. En effet, la couche d’ozone offrait si peu de protection ce jour-là contre les rayons ultraviolets qu'un coup de Soleil était pratiquement garanti en sept minutes d'exposition. L'Australie connaît aussi fréquemment de semblables péripéties, et le nombre de cancers de la peau est en pleine augmentation, même dans nos régions.

Cette année, le trou dans la couche d'ozone devrait atteindre la pointe australe de l'Amérique du Sud.


Le trou dans la couche d'ozone observé par satellite le 26 août 2007. Crédit OMS.


Ce message a été modifié par Daddy-O - mercredi 29 août 2007 à 18:04.
mercredi 05 septembre 2007 à 17:52
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Aaaaah, la la. mrgreen.gif


Scandale en physique : découverte de plagiats dans de prestigieux journaux
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...journaux_12800/

La fraude scientifique, heureusement rare, est d’ordinaire assez rapidement détectée. Cela n’a pas été le cas avec plus de 40 publications acceptées dans des journaux prestigieux avec comités de lecture. Un groupe d’étudiants de l’Université d’Ankara en Turquie a en effet réussi à tromper la vigilance des experts pendant plus de 22 mois, et visiblement ils ne sont pas les seuls ! Le scandale secoue le monde raréfié de la physique théorique présent dans la blogosphère.

L’affaire a commencé lorsque, comme le relate le Dr. Ozgur Sarioglu de la Middle East Technical University, plusieurs de ses collègues se sont retrouvés chargés de faire passer une épreuve orale à plusieurs étudiants de niveau master. Parmi ceux-ci se trouvaient les auteurs des plagiats. Connaissant l’extraordinaire production de ces jeunes étudiants brillants, les docteurs Atalay Karasu, Ayse Karasu, et Bayram Tekin furent très surpris de constater que non seulement leurs niveaux de connaissances et de maîtrise de la physique théorique étaient peu compatibles avec leurs accomplissements, mais qu’ils ne possédaient même pas la maîtrise de la langue anglaise suffisante pour avoir écrit les articles publiés dans des revues aussi célèbre que Journal of High Energy Physics

Se doutant visiblement de quelque chose, ils ont décidé d’examiner de plus près les dites publications. De façon stupéfiante, ils ne tardèrent pas à réaliser que celles-ci n’étaient qu’une suite de copié-collé pris dans plusieurs articles d’auteurs sérieux, mais peu connus, et à peine améliorés par des calculs élémentaires plus détaillés que dans les publications d’origine. Quelques changements de phrases avaient alors suffi pour passer au travers du processus d’évaluation par des rapporteurs.

Le président de l’Université lui-même a alors décidé de contacter la maison d’édition de Journal of High Energy Physics afin de demander le retrait des articles. Le célèbre site arXiv, de Paul Ginsparg de l’Université de Cornell, permettant à tout le monde de consulter sur le web les dernières publications en physique, mathématique et astrophysique, a quant à lui déjà retiré les publications des fautifs.

Une pratique fréquente ?

Actuellement, près de 20 auteurs coupables de plagiats ont été découverts.

En fait, depuis l’année dernière, un logiciel spécialisé dans la détection des plagiats existe sur arXiv. Heureusement, sur 280 000 publications examinées, seules 677 étaient des candidats potentiels et, sur un échantillon de 20, 3 se sont révélées de véritables plagiats. Une petite remarque au passage : le logiciel n’est pas conçu pour détecter l’autoplagiat qui est plus répandu qu’on ne le pense mais qui est, bien évidemment, moins problématique.

On pourra trouver la liste impressionnante des journaux ayant publié les articles plagiés sur le site de Peter Woit, le critique bien connu, avec Lee Smolin, de la théorie des cordes.


Un exemple de détection de plagiat sur arXiv avec un logiciel (Crédit : Toni Feder)




Ce message a été modifié par Daddy-O - mercredi 05 septembre 2007 à 17:53.
mercredi 05 septembre 2007 à 17:56
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Il faut sauver les sols
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...les-sols_12792/

La dégradation des sols serait « la crise silencieuse du monde » selon l’un des experts internationaux réunis en Islande. Elle participe largement au dégagement de gaz à effet de serre et compliquera la tâche pour nourrir les neuf milliards d’humains qui habiteront la Terre en 2050.

« D’ici à 50 ans, il faudra produire autant de nourriture que durant les 10 000 dernières années. » Dans leur message préliminaire, les organisateurs du Forum International, qui réunit 150 experts mondiaux du 31 août au 4 septembre à Selfoss, en Islande, annoncent la couleur. Imaginé pour le centenaire du Soil Conservation Service, créé en 1907, ce forum abordera cette question cruciale.

La dégradation des sols et la désertification, que l’on observe partout dans le monde, constitueront bientôt un problème ardu à résoudre mais qui reste aujourd’hui à peu près ignoré. Andres Arnalds, directeur adjoint du Soil Conservation Service, parle d’une « crise silencieuse ». « Les informations sur la santé des sols dans le monde ne sont pas exactes, affirme-t-il, mais nous savons que les sols et la végétation sont dégradés à un niveau alarmant dans de nombreux pays. Certains estiment que chaque année une surface végétale de la taille de l’Islande disparaît. »

Cette atteinte aux surfaces cultivables survient alors qu’il faut préparer l’augmentation de production agricole indispensable à court terme pour nourrir les trois milliards d’hommes supplémentaires attendus d’ici une cinquantaine d’années. « La dégradation des sols a un effet dévastateur sur la production de nourriture » insiste Olafur Ragnar Grimsson, responsable du Forum.

De la protection de la terre à celle de la Terre

Mais d’autres conséquences se font déjà sentir, sur les ressources en eau et sur le climat. « Le sol et le couvert végétal retiennent l’eau et la relâchent progressivement, explique Zafar Adeel, Directeur du Département en charge de l’eau, de l’environnement et de la santé à l’Université Internationale de l’ONU. Là où la végétation se réduit, la résistance des écosystèmes aux autres agressions diminue aussi. » L’effet sur le climat est également connu. La dégradation des sols et la désertification contribuerait pour environ 30 % à l’augmentation de gaz à effet de serre, en réduisant la captation par la végétation.

Au mois de juin dernier, un rapport de l’ONU, rédigé par 200 experts internationaux sous la direction de Hans van Ginkel, recteur de l’Université des Nations Unies, sonnait déjà l’alarme. Malheureusement passée relativement inaperçue, cette synthèse indiquait que deux milliards d’êtres humains, soit un sur trois, souffraient déjà d’au moins une des conséquences de la dégradation des sols. Zafar Adeel, qui fut un des auteurs de ce rapport, affirmait à l’époque que « les pouvoirs politiques et les décideurs publics ne mesurent pas la gravité de la situation ».

Pourtant, les solutions existent. Le rapport de l’ONU en faisait la liste, depuis un frein à la déforestation jusqu’à l’aide aux pays et aux populations en zones désertiques. La protection des sols aurait un impact très efficace sur le bien-être d’un grand nombre de personnes, sur la production agricole et sur la lutte contre l’effet de serre.

Pour faire entendre ce message, les experts veulent profiter de leur réunion en Islande et, notamment, réclamer la mise en place d’une année internationale de la protection des sols.


Carte mondiale des zones arides © CRU/UEA, UNEP/DEWA
vendredi 21 septembre 2007 à 18:53
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Ecrit 21 Septembre 2007 à 11h09

Biogaz : de l'or noir tiré de nos poubelles pour les bus lillois

Par Jean Etienne, Futura-Sciences

"Utiliser une ressource locale pour la flotte locale", tels sont les termes employés par Eric Quiquet, vice-président de la Communauté urbaine de Lille (CUDL) chargé des transports urbains, lors d'une visite au Centre de Valorisation organique (CVO) à Sequedin (Nord), qui a été officiellement inauguré ce jeudi.

Cette déclaration pourrait devenir la devise du Centre, qui vient d'ouvrir officiellement cette véritable usine de traitement des déchets organiques triés en les transformant en biogaz destiné à alimenter les services de transports en commun de l'agglomération.

Les bus lillois commenceront à rouler au moyen de cette ressource énergétique à la fin de cette année, et le centre de biométhanisation, construit sur une superficie de 55000 m², devrait être complètement opérationnel dès la fin 2008.
Dans ce but, un dépôt de 150 bus a été construit en face des installations et permettra d'optimiser leur ravitaillement. Le prix de revient de ce biocarburant sera sensiblement équivalent à celui du mazout habituellement utilisé, mais avec un niveau de pollution nettement moindre.

Des capacités étonnantes

Dès la mise en fonctionnement complet du site, celui-ci pourra recevoir annuellement quelque 108 tonnes de déchets susceptibles de fermenter provenant de l'ensemble de la métropole de Lille. Ceux-ci seront composés essentiellement des déchets de cuisine et de jardin collectés chez les particuliers, des déchets verts produits lors de l'entretien des parcs et espaces verts publics, mais aussi des restes des marchés municipaux ou de la restauration collective.

Ceux-ci seront transformés en 34 tonnes de compost destiné à l'enrichissement des terrains cultivés, mais surtout en 4 millions de mètres cubes de biogaz composé de méthane à 98%, soit l'équivalent de 4,48 millions de litres de gazole ou la quantité nécessaire pour alimenter une flotte de 100 bus durant une année entière. En cas de surproduction, celle-ci peut être injectée sur le réseau GDF (Gaz de France).

Une conception d'avant-garde

L'ensemble des bâtiments composant l'usine de traitement est conditionné en dépression afin d'éviter toute fuite d'air chargé de matières malodorantes. Celui-ci est continuellement aspiré vers des tours de lavage, où il traverse des filtres composés de résidus d'épis de maïs à raison de 350 m³ par heure, où des bactéries le débarrassent de toute odeur nauséabonde. Entièrement purifié, cet air est ensuite rejeté dans l'atmosphère.

Le compostage des déchets non utilisés dans le processus de biométhanisation, processus nécessitant habituellement beaucoup d'eau, est alimenté par l'eau de pluie des bâtiments afin de ne pas solliciter le réseau urbain. Celle-ci est stockée dans d'énormes réservoirs enterrés autour du site.
Enfin, un circuit de visite touristique a été aménagé dans l'usine, qui peut être parcouru par des groupes d'une quinzaine de personnes.


Le centre de biométhanisation. Crédit CUDL.
vendredi 21 septembre 2007 à 18:56
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C'était un article concernant ma région. Daddy-O, tu as delaissé ce topic crying.gif
vendredi 21 septembre 2007 à 19:37
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Mais absolument pas ! ohmy.gif

Il faut juste que je ne sois pas le seul à poster ici. dry.gif
samedi 22 septembre 2007 à 10:19
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Je plaisante orangebiggrin.gif

Je vais essayer de poster de temps en temps. J'ai dit essayer sleep.gif
mercredi 03 octobre 2007 à 01:41
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Quelque chose qui peut nous inciter à protéger d'avantage les habitats naturels :

De nouvelles espèces animales et végétales découvertes au VietNam
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...-vietnam_13027/

Onze nouvelles espèces animales et végétales ont été découvertes au cœur de la forêt tropicale du Vietnam, dans une région dénommée Green Corridor. Et cela pourrait ne représenter que la partie visible de l'iceberg selon le Dr Chris Dickinson, conservateur en chef de la région, en évoquant l'isolement de ce territoire.

Parmi elles, on relève le kellback à lèvres blanches (Amphiesma leucomystax), un serpent fréquentant les abords des pièces d'eau où il chasse des batraciens et autres petits animaux. Le corps souligné par une belle raie jaune clair, ce reptile peut atteindre 31 cm de long.


Kellback à lèvres blanches (Amphiesma leucomystax). Crédit WWF.

Trois des nouvelles espèces d'orchidées sont entièrement dépourvues de feuilles, fait excessivement rare. Sans chlorophylle ni pigment vert, elles vivent comme la plupart de leurs congénères sur des débris organiques, à l'instar de nombreux champignons. Les autres variétés découvertes comprennent une aspidistra qui produit une fleur presque entièrement noire ainsi que deux sortes d'arums à fleurs jaunes.

S'étirant depuis les forêts montagneuses des Annamites à une des dernières forêts humides à feuilles persistantes humides en contre-bas, le Green Corridor abrite des populations relativement importantes d'espèces menacées, ainsi que le soulignent les experts en la matière du WWF (World Wide Fund for Nature).


Aspidistra à fleur noire. Crédit WWF.


mercredi 03 octobre 2007 à 01:45
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Pluies acides : un problème loin d'être résolu !
http://www.futura-sciences.com/fr/sinforme...e-resolu_13042/

Une récente analyse effectuée par des scientifiques de la Cardiff University démontre que le problème des pluies acides se montre toujours aussi préoccupant que durant les années 1970 et 1980, malgré l'ensemble des mesures décidées et mises en application.

Souvenons-nous. Les pluies acides avaient largement préoccupé l'opinion mondiale il y a une vingtaine d'années. Leurs effets se faisaient ressentir sur les roches et les sols qu'elles rendaient acides, notamment dans les régions montagneuses déjà moins riches en éléments minéraux, et qui s'appauvrissaient encore. Quelquefois, ces terrains renferment aussi en petite quantité des métaux lourds, que des réactions chimiques provoquées par une acidité élevée rendaient assimilables par les plantes, puis par les animaux qui les avalent. Et, en bout de chaîne alimentaire, par l'homme…

Dans les lacs et les cours d'eau, plantes et animaux dépérissaient progressivement, excepté quelques espèces particulièrement résistantes. Les oiseaux étaient eux-mêmes contaminés par les poissons dont ils se nourrissaient, et les espèces marines n'échappaient pas à la règle. Mais l'effet le plus spectaculaire se produisait au niveau des arbres, qui perdaient leurs feuilles ou leurs aiguilles, et même quelquefois leur écorce. Ils devenaient alors sensibles aux insectes, maladies et dépérissaient.


Steve Ormerod, l’un des chercheurs de l’équipe, en plein travail. (Photo : Andrew Lucas)

Des mesures préventives

Au cours des vingt dernières années, tout un éventail de mesures ont été prises afin de réduire la production non désirée d'acides par l'industrie, et les chercheurs se montraient enfin optimistes face aux résultats espérés. Las, une nouvelle expertise conduite par la Cardiff University’s School of Biosciences démontre que de nombreuses sources contiennent encore beaucoup d'acidité, et que les améliorations prévues au niveau des fleuves et des rivières ne confirment pas les prévisions des chercheurs.

Parmi les résultats publiés par l'université de Cardiff, le Centre d'Ecologie et d'Hydrologie et le musée national du Pays de Galles, on peut relever :
  • L'acididé relevée dans les sources du pays de Galles diminue, mais très lentement.
  • Plus des deux tiers des échantillons prélevés étaient suffisamment acides pour causer des dommages biologiques, et leur concentration en métaux lourds franchissait le seuil de toxicité.
  • La pollution en soufre du fait de l'activité humaine reste une cause importante du niveau d'acidité, en particulier dans le pays de Galles.
  • Les insectes les plus sensibles ne survivent pas plus de quelques jours à proximité des sources acides.
  • L'acidification des rivières à proximité des sources reste toujours un problème significatif pour la pêche des salmonidés, ainsi que pour les réserves aquicoles telles la rivière Wye au Pays de Galles.

Le professeur en biosciences Steve Ormerod déclare : "Les organismes et les écosystèmes sont les meilleurs indicateurs de la reprise de la pollution, et les résultats pourront alarmer tout ceux qui s'intéressent au bien-être de nos fleuves. Nous devons comprendre les facteurs responsables d'une telle reprise de la pollution, en ne perdant pas de vue que le réchauffement climatique est susceptible d'encore aggraver le problème d'acidité".

Le docteur Chris Evans quant à lui, un spécialiste en pluies acides pour le centre d'Ecologie et d'Hydrologie à Bangor, annonce que "le niveau de pollution acide s'améliore très lentement dans les régions montagneuses, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Les importantes répercussions biologiques des chutes de pluies acides démontrent qu'il est vital de poursuivre la surveillance des écosystèmes si nous voulons continuer à les protéger à l'avenir".

Les résultats de cette expertise scientifique contrastent nettement avec d'autres études, qui avaient tendance à se montrer encourageantes au point que certains avaient estimé que le problème des pluies acides était définitivement résolu. Une fois de plus, la nature se révèle bien plus complexe qu'une simple mécanique et ses dérèglements bien plus délicats à rectifier par l'Homme, dont la légèreté d'action ne semble pas faiblir…


Forêt ravagée par les pluies acides en Tchécoslovaquie. Image libre de droits
lundi 08 octobre 2007 à 13:52
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Un berceau pour une future planète terrestre?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/..._terrestre.html


Au sein du système HD 113766, un disque d'accrétion marron est situé dans la zone habitable. L'autre cercle est composé de glaces; il est situé à la même place que la ceinture d'astéroïdes du système solaire. (NASA/JPL-Caltech/JHUAPL)

L’étoile située au sein du système stellaire HD 113766, à 424 années lumière de nous, est à peine plus massive que le Soleil et elle est âgée de10 millions d’années, une maturité parfaite pour que dans le disque chaud de poussières qui l’entoure des planètes rocheuses soient en train de naître. Les astronomes américains de l’Université John Hopkins (Applied Physics Laboratory) qui ont scruté ce disque, via les yeux du télescope spatial Spitzer, sont persuadés qu’il constitue le berceau idéal pour une planète comparable à la nôtre.

Premier critère important : la distance qui le sépare de son étoile. Le disque d’accrétion –là où les blocs s’agrègent pour former des planétoïdes puis des planètes- est situé dans la région intermédiaire du système stellaire, définie comme la ‘’zone habitable’’, ni trop près ni trop loin de la chaleur de l’étoile.

Second critère à considérer : l’âge du système HD 113766. Selon Carey Lisse et ses collègues, il est pile dans la phase d’agrégation. Pour le savoir, les astrophysiciens ont analysé les matériaux présents dans le disque avec le spectromètre infrarouge du télescope Spitzer. Ces matériaux ne correspondent pas à ceux des comètes, dépositaires des ingrédients originels du système solaire. Ils ne sont pas non plus aussi matures que ceux des planètes constituées, où roches et métaux se sont séparés.

Les matériaux présents dans le disque sont à unstage intermédiaire, concluent Lisse et ses collègues, et cela signifie qu’une planète rocheuse de la taille de Mars ou plus grosse pourrait être en cours de formation dans le système HD 113766.

Ces travaux seront présentés la semaine prochaine lors du congrès de la Société américaine d’astronomie pour les sciences planétaires, avant d’être publiés dans l’Astrophysical Journal.
mercredi 10 octobre 2007 à 12:14
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Société
Albert Fert, un Nobel français dans votre disque dur
Le prix récompense une découverte de physique massivement utilisée en électronique.
Par S.H.
QUOTIDIEN : mercredi 10 octobre 2007
Qu’Albert Fert fût «nobélisable», Libération l’écrivait dès 2003 (1). Il se murmurait même cette année-là que, si le CNRS lui remettait sa médaille d’or, c’était aussi pour éviter de voir le physicien récompensé par le jury de Stockholm avant de recevoir l’onction nationale. Depuis hier, le Nobel couronne l’inventeur de la «spintronique» (lire ci-contre), élégante alliance d’une réflexion théorique sur l’électronique et d’une manipulation de la matière à une échelle nanométrique.



Un Nobel «comme on l’aime», assure Jean-Michel Lourtioz, directeur de l’Institut d’électronique fondamentale d’Orsay. Logique, puisqu’il récompense «un professeur de l’université, pour une recherche fondamentale issue d’un travail de longue haleine menée par une équipe mettant en œuvre une technologie de pointe». Il suffit d’ajouter qu’Albert Fert sort de Normale sup, qu’à 69 ans il publie encore (2) et n’a abandonné ses cours à Orsay qu’en juin pour tomber sur rien moins qu’une sorte d’archétype du physicien français. L’homme a tout pour plaire : élégant, affable, toujours prêt pour une conférence dans un lycée, les collègues ne tarissent pas d’éloges.
Gloire. L’annonce a déclenché une avalanche de félicitations, dont celles des responsables politiques soucieux de capter un peu de la gloire du physicien pour justifier leur politique. Non sans effets comiques. La ministre de la Recherche salue «l’intensité de la coopération scientifique franco-allemande» dont aurait témoigné le Nobel, remis à Albert Fert et Peter Grünberg (centre de recherches de Jülich). Sauf qu’il n’y avait là aucune coopération, les deux physiciens ayant découvert simultanément, mais chacun de son côté, la magnétorésistance géante (lire encadré) en 1988.
Le dixième Nobel de physique français offre une magnifique leçon sur l’organisation, le financement de la recherche scientifique et son rapport à l’économie. «Cette découverte, raconte Frédéric Pétroff, depuis vingt ans dans l’équipe de Fert, n’était pas pilotée par les applications extraordinaires qui en ont découlé, ce qui peut surprendre. Elle provient en effet des travaux théoriques entamé s par Albert Fert dans les années 70 au laboratoire de physique des solides d’Orsay. Puis, en 1986, l’équipe d’Alain Friedrich, au laboratoire central de Thomson-CSF, a pu, pour la première fois, fabriquer les couches ultraminces de matériaux ferriques exigées par l’idée de Fert».
Le paradoxe de cette «très jolie histoire», s’enthousiasme Pétroff, c’est que cette collaboration entre le professeur d’université et un laboratoire privé a pu se dérouler parce que Thomson acceptait que son labo se livre à de la recherche fondamentale. Les respon­sables de l’entreprise étaient si loin de percevoir le potentiel technologique de la découverte qu’ils n’ont même pas pris de brevet… alors que Grünberg déposait tranquillement le sien !
Leçon. Manque de pot puisque les développements technologiques et industriels de la magnétorésistance géante ont été exceptionnels par leur rapidité et leur extension. Ordinateurs, machine à laver, voitures, capteurs de champ magnétique… la spintronique est déjà partout. Rude leçon, donc, sur la manière dont s’opère réellement le transfert des idées nouvelles vers l’industrie et les emplois. Heureusement, la spintronique ne s’est pas arrêtée là. Les industriels se sont rattrapés sur d’autres applications que les mémoires informatiques. Fert, en dirigeant l’unité mixte CNRS, université d’Orsay et Thalès (qui a hérité du labo de Thomson), a impulsé une ­vigoureuse recherche dans ce domaine.
Très vite, il est apparu nécessaire d’utiliser des effets encore plus subtils pour accroître la miniaturisation. Ce qui a renvoyé les physiciens vers de nouvelles aventures. Et a ravi Albert Fert, encore ébahi de voir comment «ce qui n’était que pur esprit en 1970 s’est mué en objets réels».

(1) Libération du 2 octobre 2003
mercredi 10 octobre 2007 à 13:11
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oops je n avais pas vu que Didam avait fait un topic sur les prix nobel!


Ce message a été modifié par sandie72 - mercredi 10 octobre 2007 à 13:12.
mercredi 17 octobre 2007 à 01:16
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Le fossile d'un dinosaure géant découvert en Patagonie argentine

Des paléontologues argentins et brésiliens ont découvert, en Patagonie argentine, le fossile d'un dinosaure inconnu, à la taille impressionnante -- haut de 12 à 15 m, long de 32 à 34 m --, un herbivore à long cou, vieux de 88 millions d'années.

"C'est le troisième plus grand fossile de dinosaures jamais découvert dans le monde et le plus complet d'entre eux, puisque nous avons retrouvé 70% du squelette", a affirmé le paléontologue argentin Jorge Calvo, directeur du Centre paléontologique de l'Université nationale de Comahue (Argentine) lors d'une conférence de presse à l'Académie des Sciences de Rio de Janeiro.

Premier représentant d'une branche jusque-là inconnue de la famille des titanosaures, baptisée Lognkosauria. Ce dinosaure été lui-même appelé "Futalognkosaurus dukei", un nom issu de la langue des Indiens Mapuche signifiant "chef géant des sauriens". Le mot "dukei" rend hommage à l'entreprise privée Duke Energy Argentina ayant financé la plus grande partie des fouilles sur les berges du lac artificiel "Lago Barreales", situé à 90 km de la ville de Neuquém, au nord de la Patagonie argentine.

"Nous avons d'abord trouvé trois vertèbres cervicales en février 2000. Puis en 2001 cinq autres. En 2002, nous avons eu un problème avec la crue du lac qui a recouvert les fossiles. Les travaux ont été supendus pendant 10 jours. On a repris pour finalement trouver la colonne vertébrale pesant huit tonnes", a relaté Jorge Calvo dont l'équipe se composait de 13 Argentins, huit Brésiliens et un Italien.

Les chercheurs ont présenté lundi à Rio une réplique de la dernière vertèbre du cou du dinosaure - de 1m 10 de haut dont le poids réel est de 200 à 300 kg- découverte au début des fouilles ainsi que la première vertèbre (88 cm, 80 kg) de sa queue.

Depuis février 2000, outre le "Futalognkosaurus dukei", les chercheurs ont trouvé plus de 1.000 fossiles de divers groupes d'animaux et de plantes, sur une zone de 400 m2.
Cela a permis de reconstituer un écosystème du Crétacé supérieur -époque à laquelle vivaient les titanosaures en Amérique du Sud, en Afrique et en Inde-, "avec une précision comme jamais auparavant", a souligné Calvo.

"Le fait que la majorité des fossiles ait été trouvée sur une zone restreinte (400 m2) et dans une couche de roches de 50 cm, permet de déduire que tous ces animaux ont vécu en même temps", a-t-il ajouté.

Les paléontologues ont découvert dans cette zone des poissons -les premiers de la région-, des coquillages, au moins deux espèces de crocodilomorphes et différents groupes de dinosaures dont des carnivores comme le Megaraptor doté d'une griffe de 40 cm. Ils ont trouvé par ailleurs des restes de grands pterosaures (reptiles volants) et des fossiles de feuilles qui devaient être la base de l'alimentation du Futalognkosaurus dukei.

"Jusqu'à présent, on ne connaissait aucun dépôt du Crétacé Supérieur réunissant une telle diversité d'animaux rassemblés en un seul endroit", a déclaré à l'AFP le chercheur brésilien Alexander Kellner.

"Schématiquement, a-t-il expliqué, ce Futalognkosaurus dukei est mort pour des raisons inconnues sur les berges d'un fleuve. Une partie de son squelette a été séparée par des animaux carnivores comme le Megaraptor par exemple et/ou des crocodilomorphes. Une forte averse a entraîné ce qui restait de la carcasse du Futalognkosaurus dukei à l'intérieur du fleuve. Etant donné sa taille, la carcasse n'a été que partiellement engloutie, ce que des analyses sédimentologiques confirment. La partie émergée a agi comme une barrière naturelle de sorte que la rivière a perdu de sa force et que d'autres organismes se sont accumulés près de la carcasse".
http://news.fr.msn.com/sciences/Article.as...umentid=6411806

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