Pages : « première < 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 >
Livenet > Forum > Sciences
Wednesday 11 April 2007 à 14:16
Citer +Citer
Vous avez entendu parler de l'hypothèse Snowball de la Terre à une période ? Une glaciation totale ?

La "Terre boule de neige" fond comme neige au soleil
Par Jonathan Toubeau, Futura-Sciences, le 11/04/2007 à 13h22

Cette hypothèse que la Terre aurait subi une glaciation globale au Néoprotérozoïque pourrait bien fondre comme neige au soleil. C'est en tout cas ce que prétendent des chercheurs en apportant la preuve que des périodes de chaleur se sont produites durant cette ère.


Notre Terre, une boule de neige ? Un modèle qui ne fait pas tout à fait l'unanimité...
Crédits : NASA


En analysant des roches sédimentaires glaciaires en provenance d'Oman, une équipe anglo-suisse a mis en évidence des cycles « chaud-froid » entre -850 et -544 millions d'années, au Cryogénien. Pour caractériser la composition chimique et minérale des roches et y détecter toute trace d'un changement de climat, les chercheurs ont fait appel à l'indice chimique d'altération. Un indice élevé est synonyme d'une forte désagrégation chimique, favorisée par des conditions humides ou chaudes ; à l'inverse, un indice bas indique un environnement sec et frais.

Ils ont d'abord identifié trois intervalles à faible taux de désagrégation, témoins d'un climat froid, mais une alternance avec des périodes à fort indice d'altération est vraisemblablement le signe d'ères interglaciaires avec des climats plus chauds. Malgré la sévère glaciation subie par la Terre à cet instant de son histoire, cela signifie que l'englaciation complète suggérée par les théories Snowball Earth n'a jamais eu lieu. Le Professeur Philip Allen, chef du projet au Department of Earth Science and Engineering de l'Imperial College à Londres, explique : « Si la terre était devenue entièrement gelée pendant une longue période, ces cycles climatiques ne pourraient exister. En fait, une fois entièrement gelée, il est difficile de créer les bonnes conditions pour causer un dégel, puisqu'une grande partie du rayonnement solaire incident serait réfléchi par la neige et la glace. La preuve de cycles climatiques est donc hostile à l'idée d'une Terre boule de neige ».

Comprendre comment le climat de la Terre a évolué par le passé alimente aussi en données les modèles qui étudient les variations de notre climat. Pour le Professeur Allen, il ne s'agit pas seulement de curiosité à l'égard du passé : « cela fournit des indices sur la manière dont notre système climatique fonctionne dans des conditions extrêmes. Mais ces conditions extrêmes ne furent probablement pas une englaciation globale. »

En défiant l'hypothèse d'une « Terre boule de neige », ces résultats font également surgir une nouvelle question : comment la Terre a-t-elle pu s'approcher si près du désastre pour finalement parvenir à l'éviter ? « C'était la glaciation la plus grave éprouvée par la planète au cours des derniers milliards d'années, et la grande question est : comment la glace a-t-elle pu se frayer un chemin vers les tropiques mais ne pas finir le boulot ? » s'interroge le Professeur Allen. Si tel avait été le cas, le chemin emprunté par l'évolution aurait sans doute était très différent...
Wednesday 11 April 2007 à 14:43
Citer +Citer
Tiens, ça c'est un article à passer aux types qui n'arrêtent pas de se plaindre que la science refuse de changer d'avis.
Thursday 12 April 2007 à 20:45
Citer +Citer
AUDITION



Dépister la surdité à la naissance

NOUVELOBS.COM | 12.04.2007 | 13:40



La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de rendre un avis favorable au dépistage systématique d’un trouble auditif grave et relativement fréquent chez le nouveau-né : la surdité permanente néonatale.





Prendre en charge les troubles auditifs assure un meilleur développement de l'enfant .
La surdité permanente néonatale (SPN) est un déficit assez fréquent, sa prévalence est estimée à au moins 1 pour 1 000 naissances. Chez l’enfant, cette surdité entraîne des perturbations au niveau du développement de la communication, de l’apprentissage du langage et du développement cognitif. Cette pathologie est restée pendant longtemps dans l’ombre et les parents se rendaient compte sur le tard du handicap de leur enfant. Ce retard dans la prise en charge était fortement péjoratif pour lui.

Depuis quelques années sous la pression des familles et des ORL, les pouvoirs publics se sont enfin penchés sur la question mettant en place des enquêtes nationales et des tests de dépistage dans certaines maternités. Mercredi, la HAS a rendu son rapport concernant le dépistage systématique de ce trouble. Pour les sages, le diagnostic et la prise en charge précoce de la SPN permettrait d’améliorer l’acquisition du langage et de développer les capacités de communication. Malgré l’absence de preuves scientifiques formelles on peut conclure, disent-ils, à l’efficacité probable d’un programme de dépistage systématique en termes de développement de la communication chez l’enfant.

La HAS recommande donc que le dépistage systématique de la SPN soit mis en œuvre au niveau national de façon progressive en s’appuyant sur les expérimentations en cours afin de bénéficier de leur expérience. Cette montée en charge progressive, région par région, d’un programme de dépistage systématique permettra au plan national d’identifier les difficultés rencontrées au plan organisationnel (modalités de dépistage en maternité et structuration des prises en charge en aval) qui, le cas échéant, pourront être corrigées au fur et à mesure de l’extension.

Le dépistage de la SPN se fait à l’aide de la technique des oto-émissions acoustiques. Les oto-émissions acoustiques provoquées sont des sons émis par l'oreille interne en réponse à une stimulation auditive brève. Elles transitent par l'oreille moyenne, rejoignent le conduit auditif externe, où elles sont enregistrées à l'aide d'un microphone. Les produits de distorsion représentent un type particulier d'oto-émissions acoustiques car ils sont enregistrés en réponse à une stimulation par deux sons simultanés. Les produits de distorsion renseignent sur la physiologie de l'oreille interne et constituent une image objective de son fonctionnement. Ce test simple et rapide, exigeant dans sa réalisation, prend tout son intérêt dans le dépistage de la surdité à la naissance.

J.I.
Sciences et Avenir.com
12/04/07


Saturday 14 April 2007 à 18:23
Citer +Citer
COMPORTEMENT



A la pêche, l’instinct du prédateur resurgit

NOUVELOBS.COM | 12.04.2007 | 09:37



Des chercheurs de l’institut de recherche pour le développement (IRD) ont étudié la trajectoire des bateaux de pêche lorsqu’ils sont à la recherche de bancs. D’après les résultats obtenus, les pêcheurs se comportent, dans l’espace, comme les prédateurs naturels en dépit de tout le matériel de détection dont ils disposent.






Le comportement des pêcheurs est similaire à celui des prédateurs naturels


© AFP
C’est au Pérou que les chercheurs de l’IRD ont réalisé leur enquête. En effet dans ce pays la pêche à l’anchois représente la seconde source de devises après l’exploitation minière. Pour assurer la pérennité de cette ressource, les autorités locales ont mis en place une surveillance très stricte : toutes les flottilles de bateaux sont équipées de balise qui permet de les suivre par satellite en temps réel.

Cette moisson de données a servi aux scientifiques pour caractériser le mode de déplacement des bateaux. Ils ont ainsi observé les mouvements de 809 embarcations pendant plus de trois ans puis ils ont comparé les résultats aux modèles théoriques de mouvement, habituellement utilisés pour l’étude des trajectoires des animaux. Leurs résultats montrent que les pêcheurs se déplacent sur un mode similaire à celui des prédateurs naturels, tels que les albatros ou les phoques. Les techniques spécifiquement humaines : technologies de détection (sonar, échosondeur), échange d’informations, impératifs économiques ou rattachement à un port n’aboutissent pas au développement de stratégies différentes des animaux chasseurs.

Cette relation entre prédateurs naturels et pêcheurs montre que ces derniers ne sont pas des agents « extérieurs ». Ils font partie de l’écosystème dans lequel ils travaillent et leur comportement obéit aux lois communes aux autres prédateurs supérieurs. Ces résultats doivent donc être pris en compte par les gouvernants qui tentent de préserver les réserves de pêcherie.

Au Pérou la pêche de capture est une activité en pleine expansion. Le pays occupe le deuxième rang des principaux producteurs juste derrière la Chine. Il prélève chaque année une grande partie des 11.3 millions de tonnes d’anchois du Pérou pêchés.

J.I.
Sciences et Avenir.com
12/04/07
Tuesday 17 April 2007 à 18:55
Citer +Citer
MÉTABOLISME



Sur la piste d’un gène de prédisposition à l’obésité

NOUVELOBS.COM | 17.04.2007 | 16:53



Un gène pourrait expliquer pourquoi une alimentation riche conjuguée à une vie sédentaire ‘’profite’’ davantage à certains qui deviennent obèses tandis que d’autres restent minces.



Des chercheurs britanniques ont mis en évidence un lien solide entre un gène –ou plutôt une certaine forme de ce gène- et le risque de devenir obèse. Le gène FTO a une forte influence sur l’indice de masse corporel (le rapport poids/taille), explique l’équipe de Andrew Hattersley (Peninsula Medical School, Exeter) et Mark McCarthy (University of Oxford) et pourrait expliquer pourquoi certaines personnes grossissent plus facilement que d’autres.

C’est d’abord en travaillant sur une cohorte de 2.000 adultes souffrant du diabète de type 2 –souvent lié à l’excès de poids- que ces chercheurs ont mis en évidence l’importance d’un variant du gène FTO, situé sur le chromosome 16. Ce variant est un polymorphisme simple (SNP en anglais), ce qui signifie qu’un seul nucléotide (A, T G ou C) diffère dans l’écriture du gène. Les personnes qui possèdent une seule copie de ce variant du gène FTO ont un risque d’obésité 30% supérieur aux personnes qui n’en possèdent aucune. Pour celles qui ont deux copies de ce variant le risque est 70% supérieur.

Ces résultats, publiés dans la revue Science datée du 13 avril, ont été confirmés sur des échantillons prélevés sur 37.000 personnes. Parmi la population blanche européenne, une personne sur six serait porteuse des deux copies (ou allèles) du variant du gène FTO.

Une autre équipe est parvenue à des résultats similaires en travaillant indépendamment des Britanniques. En effet, le Pr Philippe Froguel (Institut Pasteur Lille/CNRS) a expliqué au quotidien Le Figaro que son équipe avait également mis en évidence le rôle du gène FTO dans la prédisposition à l’obésité. Ces travaux doivent être publiés prochainement dans la revue Nature Genetics.

Les chercheurs tentent maintenant de déterminer la fonction précise du gène FTO et les mécanismes par lesquels il agit sur l’indice de masse corporel.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(17/04/07)
Wednesday 18 April 2007 à 12:18
Citer +Citer
PÉDIATRIE



Dépression et anxiété chez les jeunes: des traitements bénéfiques?

NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 11:57



Faut-il ou non prescrire des traitements antidépresseurs à des adolescents ou à des enfants ? Une nouvelle étude publiée aujourd’hui tentent de dépassionner le débat.





La dépression et l’anxiété peuvent être efficacement soignées avec des médicaments antidépresseurs chez les adolescents et dans une moindre mesure chez les enfants, selon une étude publiée aujourd’hui par le Journal of the American Medical Association. Passant en revue 27 études récentes sur le traitement de la dépression, de l’anxiété et des troubles obsessionnels compulsifs du comportement (TOC) chez les jeunes, des chercheurs américains et suisse ont constaté que la balance bénéfice/risque ne penche pas forcément du mauvais côté.

Au début des années 2000 plusieurs études avaient mis en avant un risque accru de suicide chez les enfants et les adolescents traités avec des médicaments antidépresseurs de seconde génération -les inhibiteurs spécifiques de la recapture de sérotonine (ISRS). Très controversée, la prescription de ces antidépresseurs chez les moins de 18 ans a fait l’objet de fortes restrictions aux Etats-Unis après l’instauration de la «black box» sur les boîtes de cachets par la FDA en 2004. Cet avertissement entouré d’un liseré noir met en garde contre les risques accrus de pensées et de comportements suicidaires.

L’équipe de Jeffrey Bridge (Ohio State University, USA) a réalisé une méta-analyse à partir de 27 essais cliniques publiés entre 1998 et 2006 sur l’usage des antidépresseurs en médecine pédiatrique. Même si le risque de tentatives de suicide augmente légèrement avec les traitements (environ 1%), l’amélioration de l’état des patients dépasse largement ce risque, concluent les auteurs.

C’est surtout pour les patients souffrant d’anxiété que le bénéfice est important : 69% des jeunes patients traités avec des antidépresseurs voient leur état s’améliorer contre 39% avec le placebo. Pour la dépression, la proportion est de 61% avec les traitements et de 50% avec le placebo. Pour les TOC, 52% vont mieux avec les médicaments contre 32% avec le placebo. Les traitements fonctionnent mieux sur les adolescents que sur les enfants, soulignent les chercheurs.

Sans appeler à une modification de la ‘’black box’’, Bridge et ses collègues estiment que le traitement ne doit pas être d’emblée écarté et insistent sur l’importance du suivi du patient. En Europe et en France, la prescription des antidépresseurs chez les enfants et les adolescents est globalement déconseillée au profit de la psychothérapie. En cas de dépression majeure, la prescription doit s’accompagner d’une surveillance étroite du patient.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(18/04/07)
Thursday 19 April 2007 à 17:33
Citer +Citer
Le plus vieil arbre fossile du monde vient de parler
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 19/04/2007 à 11h40

Le plus vieil arbre fossile du monde vient enfin d'être identifié par les chercheurs. Et ce que nous raconte ce véritable Adam végétal venu du fond des âges, à une époque où les dinosaures n'existaient pas encore, se révèle passionnant.

Mais avant, plantons le décor, car il vaut le détour. Il y a un peu moins de 400 millions d'années, la terre était recouverte de végétaux. Mais ceux-ci, essentiellement cantonnés le long des bandes littorales, restaient de petite taille et ressemblaient à de petits joncs dressés de 5 cm de haut surmontés par une fourche à deux branches. Nommées les Cooksonia, ces plantes primitives, que l'on découvre à l'état de fossiles en Irlande, sont les premières à avoir fabriqué la lignine, un assemblage de petits vaisseaux empilés permettant d'aspirer l'eau nourricière et de la conduire au sommet. Cette lignine, c'est ce que nous appelons maintenant le bois… Fait remarquable, elles semblent être apparues seulement 10 millions d'années après la conquête du sol par les algues vertes, une évolution explosive !

Après avoir envahi et tapissé complètement toutes les zones meubles et humides, ces plantes, qui utilisaient la photosynthèse comme leurs ancêtres les algues vertes, sont entrées en compétition pour capter la lumière du Soleil avec le plus d'efficacité possible. Et pour cela une seule solution: gagner en hauteur, grimper au-dessus de ses voisines. Elles se sont donc mises à empiler de plus en plus de vaisseaux, puis à les juxtaposer en des faisceaux de vaisseaux. Puis en faisceaux de faisceaux de vaisseaux. Et ainsi naquirent les arbres. Il y a 380 millions d'années, ceux-ci sont apparus, représentés par trois grandes lignées, et peut-être d'autres, disparues dans les oubliettes de la préhistoire…

Il y a d'abord la lignée des prêles. Nommées calamites, elles formaient des forêts primaires où leur tronc culminait à plus de 30 mètres de haut, et ont atteint l'apogée de leur évolution à l'âge du Carbonifère. On la retrouve encore à notre époque sous deux formes très différentes. La première, c'est le charbon, puisque ce combustible fossile en est majoritairement constitué. Et la seconde, c'est… la prêle des champs, qui ressemble à une mauvaise herbe et qui ne sont que des calamites ayant régressé.

On trouve ensuite les lycopodes, qui ressemblaient à des palmiers. Ce qu'il en reste aujourd'hui nous paraît presque anecdotique, ce sont les sélaginelles, une petite plante au cycle de développement très lent et qui atteint quelques centimètres de hauteur… Elles se sont répandues dans le monde entier où certaines de ses 700 différentes espèces sont considérées quelquefois comme décoratives, quelquefois comme un envahisseur dont on n'arrive pas à se débarrasser.

On arrive enfin à la lignée des fougères, dont il reste les fougères arborescentes, et qui aujourd'hui encore peuvent atteindre 15 mètres de haut. Véritables fossiles vivants, très décoratives et d'aspect presque animal, elles sont aujourd'hui appréciées en horticulture.

C'est cette dernière lignée qui nous intéresse. En 1869, à Gilboa, dans l'État de New York, un torrent rendu furieux par une inondation est arrivé à éroder complètement ses berges et provoquer un effondrement, dégageant ainsi des fossiles végétaux que l'on a d'abord estimés à 350 millions d'années. Des fouilles ont ensuite permis de déterminer que ces vestiges appartenaient à une forêt s'étendant sur plusieurs centaines d'hectares, située en zone lagunaire et parcourue de tout un réseau de cours d'eau. Mais seules des souches très endommagées s'étaient fossilisés, et les données restaient donc fragmentaires. Surtout, aucun "portrait" de ces ancêtres végétaux ne pouvait être réalisé.

Mais aujourd'hui, deux chercheurs du Muséum de l’État de New York, Linda VanAller Hernick et Frank Mannolini, ont découvert sur le même site deux autres fossiles, cette fois un tronc et une cîme. Ceux-ci ont été identifiés comme appartenant à la grande famille des fougères arborescentes, précisément du genre Wattieza, qui se reproduisent à l'aide de spores et pouvaient atteindre 9 mètres de haut, et sont datés à 385 millions d'années. Cette découverte est très importante, car elle permet de nommer avec certitude l'espèce qui apparaît aujourd'hui comme le plus ancien arbre fossilisé existant. En effet, si les scientifiques savaient qu'ils se trouvaient là devant la plus ancienne forêt au monde, ils ignoraient encore de quelles espèces elle était composée (certains botanistes pensaient à tort avoir reconnu des Lycopodes).

Jusqu'à présent le record était détenu par l'Archaeopteris, un arbre qui croissait durant le Dévonien (359 - 385 millions d'années) et qui ressemblait davantage aux conifères actuels. Les Wattieza mis au jour paraissent plus primitifs, ses branches moins développées et ses capacités de photosynthèse semblent limitées aux extrémités de ses rameaux.


Wattieza fossile (reconstitution)
Crédits : Muséum de l’Etat de New York


Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 19 April 2007 à 17:33.
Thursday 19 April 2007 à 20:14
Citer +Citer
ROBOTIQUE



Une chenille robotisée pour soigner le cœur

NOUVELOBS.COM | 19.04.2007 | 11:51



Se déplaçant comme une chenille, un petit robot mis au point par des chercheurs américains pourraient un jour aider les chirurgiens à mener certaines interventions à cœur battant.



S’inspirant du mode de locomotion des chenilles, une équipe de roboticiens américains a créé un prototype de robot de seulement 20 millimètres de long capable d’adhérer à la surface d’un cœur battant, de se déplacer à la vitesse de 18 cm par minute, d’injecter des traitements ou de transporter une sonde. Le tout en ne perforant que deux petites ouvertures sur le patient : l’une dans la cage thoracique (25 mm) et l’autre dans le péricarde (10 mm).

HeartLander, c’est le nom du prototype mis au point à l’institut de robotique de l’Université de Carnegie Mellon (Penn., USA), a en effet la capacité de se déplacer à l’intérieur du péricarde, cette membrane à double épaisseur qui entoure le cœur. Les chercheurs l’ont testé in vivo sur des cochons et réussi à insérer le robot à cœur battant (voir les vidéos). Ces interventions ont permis d’installer une sonde de stimulation cardiaque et d’injecter dans le cœur des liquides teintés –l’idée étant de délivrer des traitements ou -pourquoi pas- des cellules souches, le jour où la thérapie cellulaire sera au point.

Le robot adhère à la surface du cœur grâce à un système d’aspiration et se déplace grâce aux mouvements d’aller et retour des deux segments qui le composent. Le HeartLander peut ainsi atteindre toutes les parties du cœur, explique l’un des chercheurs, Cameron Riviere, au magazine New Scientist, et pourrait donc faciliter le travail des chirurgiens. Les mouvements du robot sont contrôlés par une manette et suivis par le biais d’un traceur magnétique ou d’une vidéo prise aux rayons X. Les chercheurs songent à équiper le HeartLander d’une caméra. Ils doivent prochainement publier leurs derniers résultats. De nombreux travaux et essais sont encore nécessaires avant d’envisager d’utiliser ce robot sur des patients.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(19/04/07)


Saturday 21 April 2007 à 03:28
Citer +Citer
Les naines brunes, des pulsars en réduction ?
http://www.futura-sciences.com/news-naines...ction_10701.php

Bien que la découverte des premiers pulsars remonte à plus de 40 ans, les scientifiques n'arrivent toujours pas à en déterminer le fonctionnement exact ni comment leurs puissantes émissions radio sont produites. La récente découverte de propriétés similaires dans les naines brunes pourrait les aider à mieux cerner le problème.

Les naines brunes sont des astres énigmatiques dont la masse les situe entre une planète et une étoile. La plupart flottent librement dans l'espace, ce qui indique qu'elles se seraient formées comme des étoiles, sans cependant avoir atteint une masse suffisante pour permettre l'amorçage des réactions de fusion nucléaire. Il est aujourd'hui admis qu'une naine brune doit avoir une masse supérieure à 13 fois celle de Jupiter, ce qui représente la valeur minimale pour que l'astre se mette à brûler du deutérium, et 0,07 masse solaire car au-delà de cette limite les réaction nucléaires peuvent s'amorcer. Il semble toutefois exister des exemples de naines brunes ayant tout juste atteint cette limite sans la dépasser, au sein de laquelle les réactions de fusion se sont enclenchées, mais sans pouvoir les stabiliser de sorte qu'elles se seraient rapidement éteintes. Jusqu'ici, il était communément admis que les naines brunes ne pouvaient émettre que faiblement, uniquement dans la gamme infrarouge.

En 2001, un groupe d'étudiants effectuant un stage d'été au NRAO (National Radio Astronomy Observatory) au Nouveau-Mexique a utilisé le VLA (Very Large Array) de la National Science Foundation pour observer une naine brune, bien que les astronomes professionnels aient tenté de les en décourager car selon eux, ces astres n'émettent pas d'ondes radio.

A leur grande surprise, et surtout à celle des astronomes, un puissant éclat radio a été observé et cette découverte inattendue avait fait l'objet d'une publication dans la prestigieuse revue Nature.

L'année dernière, Gregg Hallinan (National University of Ireland Galway) et son équipe ont repris les observations précédentes et ont examiné un groupe de naines brunes, toujours au moyen du VLA. Trois d'entre elles se sont avérées émettre des impulsions radio extrêmement fortes. Selon Hallinan, il est vraisemblable que ces impulsions proviennent de faisceaux émis par les pôles, à l'instar de ce qui se produit dans les pulsars, qui sont eux des étoiles à neutrons d'une densité extrême, beaucoup plus massives.


Images du système binaire de naines brunes 2MASSW J0746425+2000321 prise par le VLA dans la longueur d'onde radio de 4,88 GHz. La flèche indique la position de la naine brune, à gauche entre deux impulsions, à droite en cours d'émission. Crédit Hallinan et al., NRAO/AUI/NSF.

Ces caractéristiques suggèrent que l'on se trouve face à un phénomène qui se produit aussi à une moindre échelle dans les planètes, comme Jupiter et même la Terre, et qui résulte d'une interaction entre des électrons et le champ magnétique de l'astre. Cette réaction produit alors des ondes radio directionnelles, qui sont ensuite amplifiées ou renforcée par effet maser, d'une façon similaire à l'amplification des ondes lumineuses par un laser.

"Ces faisceaux tournent avec la naine brune, et nous les voyons lorsque le faisceau balaie la Terre, de la même manière que nous apercevons les impulsions des pulsars", déclare Hallinan. "Nous pensons à présent que les naines brunes peuvent être un chaînon manquant entre les pulsars et les planètes de notre propre Système solaire, qui émettent également, mais beaucoup plus faiblement".

La vitesse de rotation des naines brunes est beaucoup moins rapide que celle des pulsars. Alors que ces derniers tournent sur eux-mêmes - en produisant les impulsions observées - à raison de plusieurs tours, ou même plusieurs centaines de tours par seconde, les naines brunes n'émettent leurs impulsions qu'une fois toutes les deux à trois heures.


Représentation d'artiste d'une naine brune dont les pôles entourés d'aurores émettent un puissant rayonnement.
Crédits : Hallinan et al., NRAO/AUI/NSF


Ce message a été modifié par Daddy-O - Tuesday 24 April 2007 à 15:02.
Monday 23 April 2007 à 11:07
Citer +Citer
BIODIVERSITÉ



La survie menacée de la panthère de Chine

NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 17:27



Avec seulement une trentaine d’individus survivant à l’état sauvage, la panthère de Chine est une espèce très fragile.





La panthère de Chine. (WWF)
Il ne resterait que 25 à 34 panthères de Chine à l’état sauvage d’après un nouveau recensement effectué en Russie, dans une région proche de la frontière avec la Chine et la Corée du Nord. La panthère de Chine, également appelée panthère de l’Amour (Panthera pardus orientalis), est gravement menacée, rappelle le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a mené le recensement en partenariat avec l’Académie des Sciences de Russie et la Wildlife Conservation Society (WCS).

Cette année, 7 à 9 mâles panthères ont été identifiés, 3 à 7 femelles seules, 5 à 6 petits, à quoi s’ajoutent les traces de 6 à 8 individus non définis. La population totale se situerait donc entre 25 et 34 individus. Les précédents recensements variaient entre 22 et 30 individus. Or, pour que la survie à long terme d’une population soit assurée, il faut au moins une centaine d’animaux, précise le WWF.

La panthère de Chine souffre de la réduction de son habitat, des changements climatiques et de la contrebande. Un félin à l’âge adulte a besoin d’un périmètre de 500 km2. Or la panthère de Chine ne bénéficie toujours pas d’une aire protégée unifiée, regrette Pavel Fomenko, responsable du programme de protection du félin pour le WWF.

Sciences et Avenir.com
(18/04/07)


Tuesday 24 April 2007 à 12:12
Citer +Citer
NEUROLOGIE



Les migraines seraient-elles bonnes pour la mémoire ?

NOUVELOBS.COM | 24.04.2007 | 11:37



Sans faire oublier les douleurs violentes, les désagréments et l’inconfort des migraines, les résultats publiés aujourd’hui par des chercheurs américains apportent une consolation non négligeable aux femmes migraineuses : leur mémoire et leurs fonctions cognitives déclineraient moins vite avec l’âge.





Environ 18% des femmes et 6% des hommes souffrent de migraines.
Alors que les migraines sont généralement associées à une altération des capacités cognitives, Amanda Kalaydjian et ses collègues ont constaté que les femmes qui souffraient de ces maux de tête au cours de leur vie conservaient une meilleure mémoire en vieillissant que celles qui avaient été épargnées. Rappelons que les migraines se caractérisent par une douleur d’un seul côté de la tête, qu’elles s’accompagnent souvent de nausée, de sensibilité exacerbée aux bruits et à la lumière et qu’elles peuvent être précédées de troubles visuels ou sensoriels (aura). Les femmes sont trois plus touchées que les hommes par les migraines.

L’équipe d’Amanda Kalaydjian (National Institute of Mental Health, USA) a étudié l’évolution des fonctions cognitives de 1.500 femmes, dont 204 migraineuses. Elles ont été soumises à une première série de tests entre 1993 et 1996 puis à une autre série douze ans après. Les femmes migraineuses enregistrent en moyenne de moins bons scores aux exercices, comme ceux qui consistent à mémoriser des mots. Cependant, avec les années, leurs performances déclinent moins que celles des autres femmes. Les femmes migraineuses de plus de 50 ans sont les moins affectées par la baisse des fonctions cognitives. Ces résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue Neurology.

La migraine étant elle-même une pathologie mal connue, dont les causes sont multiples et difficiles à identifier, les chercheurs ne savent pas en quoi elle protégerait les femmes du vieillissement cérébral. La prise régulière de médicaments anti-inflammatoires contre la douleur aurait-elle un effet protecteur ? Kalaydjian et ses collègues n’y croient pas vraiment. Ils supposent que le mode de vie pourrait être un facteur explicatif, sachant que pour éviter les crises les migraineux ont intérêt à avoir une vie plus saine, à faire de la relaxation, de l’exercice physique, à éviter certains aliments, à bien dormir.

Kalaydjian estime cependant que cela n’explique pas tout et qu’il y a probablement des mécanismes biologiques, impliquant l’activité neuronale et la vasodilatation, qui distingueraient les migraineux des autres.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(24/04/07)


Tuesday 24 April 2007 à 15:03
Citer +Citer
J'ai jamais mal à la tête, ça veut dire que j'aurais une mémoire de poisson rouge ? crying.gif

Remarque, ça pourrait s'expliquer par une meilleure irrigation sanguine des neurones due à la vasodilatation ( douloureuse ) des vaisseaux sanguins du cerveau.

Ce message a été modifié par Daddy-O - Tuesday 24 April 2007 à 15:05.
Wednesday 25 April 2007 à 11:27
Citer +Citer
MINÉRALOGIE



La kryptonite réinventée

NOUVELOBS.COM | 24.04.2007 | 15:14



Un nouveau minerai découvert en Serbie possède une formule chimique jamais décrite en minéralogie mais déjà imaginée par la science fiction. Verte et radioactive, elle est le talon d’Achille de Superman..





Morceau du nouveau minerai trouvé en Serbie dont le nom doit être entériné par l'Association minéralogique internationale. (Natural History Museum of London)
Le scénariste qui a inventé la composition de la fameuse kryptonite pour le film Superman Returns n’imaginait sans doute pas que ce minerai existait vraiment –à un ingrédient près. Le géant minier Rio Tinto a fait appel à des chercheurs pour analyser un minerai inconnu mis au jour dans une des mines à Jadar, en Serbie. De fait, il s’agit d’une nouvelle sorte de minerai, un borosilicate hydraté de sodium et de lithium.

Chris Stanley, minéralogiste au Muséum d’histoire naturelle de Londres, ainsi que ses collègues du Conseil national de la recherche au Canada, ont d’abord étudié la structure cristalline du minerai et ses propriétés avant de conclure qu’il n’avait encore jamais été répertorié. Trente à quarante nouvelles espèces de minerai sont ainsi découvertes chaque année, expliquent les chercheurs, qui devraient bientôt publier leurs données dans le European Journal of Mineralogy. Le nom proposé pour ce nouveau venu est Jadarite.

Pour la petite histoire, Chris Stanley relate sur le site du Muséum qu’il a eu la surprise de découvrir que ce minerai avaient déjà été décrit… dans une œuvre de science fiction. Scannant la Toile avec le moteur de recherche Google, le minéralogiste a découvert dans un article de Wikipédia que la kryptonite volée dans le film Superman Returns (2006) avait la même composition, avec du fluor en plus. Le minerai que vol Lex Lether, l’ennemi du superhéros, est étiqueté «Sodium lithium boron silicate hydroxide with fluorine», comme la Jadarite, le fluor en moins (Sodium lithium boron silicate hydroxide).

Contrairement à la kryptonite verte qui annihile les super pouvoirs de Superman et le rend vulnérable, la jadarite n’est ni fluo ni radioactive. Elle est simplement blanche et poudreuse. Le Muséum de Londres profite de cette parenté inattendue pour organiser des rencontres exceptionnelles avec le public le mercredi 25 avril.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(24/04/07)


Thursday 26 April 2007 à 10:33
Citer +Citer
A-t-il existé des champignons de 6 mètres de haut?

NOUVELOBS.COM | 25.04.2007 | 16:22



Depuis près de 150 ans, de curieux fossiles ressemblant à des troncs d’arbres divisent les spécialistes. Des chercheurs américains affirment aujourd’hui qu’il s’agissait bien d’un champignon. Un champignon géant.





Un Prototaxites fossile dans le désert d’Arabie Saoudite. (Review of Paleobotany and Palynology, Vol. 116, p. 146, Smithsonian Institution, Copyright 2001, with permission from Elsevier)
Les Prototaxites seraient au règne des mycètes –ou champignons- ce que les diplodocus ou baluchithèreq sont au monde animal : des géants disparus, témoins de l’existence passée d’organismes disproportionnés par rapport aux espèces actuelles. Imaginez plutôt : il y a quelque 400 millions d’années, alors que la vie sur la terre ferme était limitée à quelques invertébrés du genre mille-pattes, poussaient des champignons hauts de 6 mètres. C’est la thèse d’une équipe de chercheurs américains qui affirme que cet étrange organisme fossilisé appelé Prototaxites serait bien un champignon.

Depuis la première description des Prototaxites en 1859, ces fossiles du Dévonien demeurent mystérieux. Ils ont été mis au jour un peu partout sur la planète dans les couches géologiques du Dévonien (entre 400 et 350 millions d’années). Ils ressemblent à de longs troncs de 2 à 9 mètres de longueur, de plus d’un mètre de diamètre. Certains ont suggéré qu’il s’agissait d’anciens conifères, d’autres d’une algue, d’autres d’un champignon ou encore d’un lichen –qui est l’association d’un champignon et d’une algue photosynthétique.

C’est l’hypothèse du champignon géant qu’a défendue Francis Hueber, chercheur au Muséum national d’histoire naturelle de Washington (USA) dans un article publié en 2001. Pour conforter ses conclusions, basées sur la structure du fossile, Hueber et ses collègues ont mené une étude isotopique de Prototaxites trouvés au Canada, en Australie ou en Arabie Saoudite. Ils publient les résultats dans la revue Geology datée de mai 2007.

Chez les plantes, le carbone assimilé provient du CO2 présent dans l’air et les ratios d’isotopes 12 et 13 du carbone sont globalement les mêmes d’une plante à l’autre, expliquent les chercheurs. En revanche, chez les champignons, qui ne font pas de photosynthèse, ces rations sont variables et dépendent de leur nourriture (comme pour les animaux). Chez les Prototaxites, ces ratios isotopiques varient trop pour qu’il s’agisse de plantes, expliquent Hueber et ses collègues.

Cependant il manque une pièce à conviction que les chercheurs n’ont pas encore découvert chez les Prototaxites: la présence de spores, nécessaires à la reproduction des champignons.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(25/04/07)


Thursday 26 April 2007 à 10:46
Citer +Citer
On a trouvé un champignon géant au Congo en 2004, son chapeau mesurait aussi 1m mais il ne mesurait que 45cm de haut, pas plusieurs mètres.


Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 26 April 2007 à 10:46.
Thursday 26 April 2007 à 20:03
Citer +Citer
ZOOLOGIE



L’aérodynamique du martinet

NOUVELOBS.COM | 26.04.2007 | 15:15



En étudiant en détail la façon dont le martinet noir modifie ses ailes en vol, des chercheurs espèrent améliorer les performances des futurs avions.





Des ailes de martinet testées dans la soufflerie. (David Lentik)
Le martinet noir passe sa vie en vol. Que ce soit pour chasser, manger, se reproduire et même se reposer, cet oiseau quitte rarement les airs. Ses performances aéronautiques ont donc intéressé David Lentik, un ancien ingénieur reconverti dans la zoologie à l’Université de Wageningen. Plutôt que de construire des modèles, Lentik et ses collègues ont récupéré 15 paires d’ailes de martinets (Apus apus) sur des oiseaux morts et les ont testé dans une soufflerie.

Ces expériences leur ont permis de quantifier l’effet des changements de formes d’ailes observés chez les martinets noirs en vol. Ainsi, quand l’oiseau prend en chasse un insecte, il replie ses ailes de 50° vers l’arrière. Pour planer, le martinet déploie l’ensemble de la voilure à la perpendiculaire de son corps. L’un des intérêts de ces changements de configuration en vol est de pouvoir prendre de brusques virages à grande vitesse.

Les tests menés par l’équipe de Lentik montrent qu’en plaçant ses ailes sous le bon angle, en améliorant la portance ou en réduisant les résistances, le martinet augmente de 60% la durée de son vol plané ou qu’il multiplie par trois sa vitesse dans un virage. Le chercheur espère que ses mesures permettront aux concepteurs d’avions d’améliorer les performances de leurs appareils. Certains avions de chasse ont déjà la possibilité de modifier l’angle de leurs ailes. Cependant les possibilités offertes par la musculature de l’oiseau sont difficiles à reproduire en ingénierie.

Ces travaux sont publiés dans la revue Nature datée du 26 avril.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(26/04/07)


Friday 27 April 2007 à 10:12
Citer +Citer
PALÉOBOTANIQUE



A l'ombre des plus anciennes forêts de la planète

NOUVELOBS.COM | 19.04.2007 | 11:51



Des chercheurs ont découvert le plus vieil arbre fossilisé connu –vieux de 385 millions d’années. Sa reconstitution permet de mieux comprendre à quoi ressemblaient les premières forêts qui ont poussé sur Terre.





Reconstitution de l'arbre de Gilboa. Gros plan sur les branches situées à son sommet. (Frank Mannolini)
Plus de cent ans après la découverte d’une souche d’arbre fossilisée, des chercheurs ont enfin achevé le puzzle et reconstitué ce qui est désormais le plus vieux fossile d’arbre connu. Le spécimen mis au jour à Gilboa, dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis, poussait il y a environ 385 millions d’années, au Dévonien, soit 140 millions d’années avant l’apparition des dinosaures. Cette découverte, publiée dans la revue Nature du 19 avril, permet de mieux comprendre comment les arbres se sont développés et de quoi étaient faites les premières forêts.

C’est en creusant une carrière à Gilboa, en 1870, que des ouvriers ont mis au jour de curieuses souches fossilisées qui semblaient avoir appartenu aux plus vieux arbres de la Terre. Cependant, depuis cette période, les botanistes se creusaient la tête pour savoir à quoi pouvaient bien ressembler les autres parties de l’arbre.

Deux chercheurs du Muséum de l’Etat de New York, Linda VanAller Hernick et Frank Mannolini, ont découvert sur le même site de Gilboa deux autres fossiles –un tronc et une cime- qui permettent de dresser un portrait robot précis de cet arbre primitif. Il ressemble aux fougères arborescentes actuelles (Cyatheacées). Il appartient à l’espèce Wattieza, précisent les chercheurs, et se reproduit grâce à des spores. Le tronc est long de plus de 6 mètres et couronné de branches à son sommet, un peu à la façon de l’arbre du voyageur. Au total, l’arbre pouvait atteindre 9 mètres.

Jusqu’à présent l’arbre le plus ancien était l’Archaeopteris, qui date de la fin du Dévonien (entre 359 et 385 millions d’années). Ce dernier ressemble davantage aux conifères actuels, expliquent Brigitte Meyer-Berthaud (CNRS) et Anne-Laure Decombeix (Cirad), qui commentent la découverte américaine dans Nature. Les racines et les branches de l’arbre de Gilboa sont moins développées que celle de l’Archaeopteris, précisent les botanistes françaises, et ses capacités de photosynthèse étaient limitées à l’extrémité de ses branches. L’arbre de Gilboa avait concentré toutes ses forces sur la croissance verticale.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(19/04/07)


Friday 27 April 2007 à 12:52
Citer +Citer
J'ai déjà posté un article s'y rapportant à la page précédente. mrgreen.gif



QUOTE (DaddyO @ 19 Apr 2007 à 17:33)
Le plus vieil arbre fossile du monde vient de parler
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 19/04/2007 à 11h40

Friday 27 April 2007 à 12:55
Citer +Citer
Il a dit quoi? "Ah, tout fout le camp, y'a plus de saison."
Wednesday 02 May 2007 à 17:18
Citer +Citer

Pages : « première < 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 >




Derniers Sujets

News

A voir sur le portail Livenet.fr Le Club
Vidéos
Le mag
Forum
Jeux
Comparaison de prix
Nos partenaires Partenaires : php - Vidéos - PS3 - Rap et R&B - Cinéma - voyage - TNT - Séries en DVD
Contact et infos Le blog Livenet
Suggestions sur Livenet
Aide générale Livenet - Aide du Forum
Charte du forum
Mentions légales
Reporter un abus
Reporter un bug

Copyright © 2004-2008 Tigersun - Tous droits réservés - Powered By IP.Board © 2008  IPS, Inc.