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Livenet > Forum > Sciences
Monday 12 March 2007 à 18:51
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Tain, j'ai entendu parler de ce gars mais je pensais pas qu'il était si lourd, 550 kilos, c'est énorme. mellow.gif


+ Photo pouvant choquer. +

Monday 12 March 2007 à 18:54
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QUOTE (Daddy-O @ 12 Mar 2007 à 15:58)
Comme tu dis, mais désolé si ça vous fait chier mais je m'intéresse de près à la matière noire, surtout depuis les récentes découvertes.

C'est plutôt intéressant, et je vois pas en quoi ça pourrait faire chier.

(Ah si, ça pourrait faire chier les Young Earth Creationnists.)
Monday 12 March 2007 à 20:14
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QUOTE (Daddy-O @ 12 Mar 2007 à 17:51)
Tain, j'ai entendu parler de ce gars mais je pensais pas qu'il était si lourd, 550 kilos, c'est énorme. mellow.gif


+ Photo pouvant choquer. +

oui exactement pareil.
Je n'ai preferé pas mettre de photo.
Je me demande comment il a fait pour survivre jusqu'a present.
Comment il fait pour se lever? se laver.?
Tuesday 13 March 2007 à 23:13
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Comment la grippe aviaire pourrait sauter la barrière des espèces
Source : CORDIS Nouvelles, le 13/03/2007 à 12h54

Les chercheurs européens ont mis au point une image tridimensionnelle d'une partie du virus de l'influenza impliqué dans la transmission des maladies entre les oiseaux et les humains, qui permettra la mise en place de nouvelles options pour traiter ou prévenir l'influenza.

L'étude, financée en partie par le cinquième programme-cadre (5e PC) de l'UE, est publiée en ligne par la revue Nature Structural and Molecular Biology (Biologie structurelle et moléculaire de la nature).

Alors que l'apparition de la souche du virus virulent H5N1 de l'influenza aviaire continue de se répandre dans le monde entier, l'inquiétude s'accroît quant à une mutation possible du virus qui donnera libre cours au transfert direct du virus d'un humain à l'autre. Selon les chiffres de l'organisation mondiale de la santé, 274 cas du virus H5N1 chez les hommes et 167 décès ont été confirmés depuis le début de l'apparition du virus en 2003. La plupart de ces personnes vivaient ou travaillaient à proximité de volailles infectées.

Si le virus saute la barrière des espèces, les résultats pourraient être catastrophiques. En 1918, 50 millions de personnes à travers le monde avaient péri durant une pandémie d'influenza provoquée par une mutation de la souche aviaire de la maladie.

Pour la première fois, les chercheurs ont mis au point une image tridimensionnelle d'une partie de la polymérase, qui aidera à mieux comprendre les conséquences que pourraient avoir les changements mineurs dans la structure de cette protéine en facilitant au virus de se transmettre à travers les barrières d'espèces aviaires jusqu'aux humains.

Lorsqu'une personne ou une volaille est touchée pour la première fois par l'influenza, le virus commence à se reproduire dans les cellules de l'hôte. La polymérase est responsable de la reproduction du génome viral et dirige la production de ses protéines, d'où son rôle prédominant dans le processus.

Bien que la transmission du virus de l'hôte aviaire à l'hôte humain, provoquée par les changements mineurs dans la polymérase, soit un phénomène connu depuis un certain temps, la nature de la protéine rend son étude difficile.

« Les scientifiques tentent depuis de nombreuses années de comprendre la polymérase de l'influenza et de trouver des médicaments pouvant agir sur les points faibles de cette protéine », commente Darren Hart, l'un des auteurs de l'article, du Laboratoire européen de biologie moléculaire (European Molecular Biology Laboratory - EMBL). « Mais personne ne pourrait avoir suffisamment de protéines pour analyser sa structure. »

Pour obtenir un échantillon de la protéine, les chercheurs ont mis au point une nouvelle technique de contrôle nommée « expression des protéines solubles par troncation incrémentale aléatoire » (expression of soluble proteins by random incremental truncation - ESPRIT). « Nous avons mis au point un moyen d'utiliser des robots afin de contrôler des dizaines de milliers de conditions expérimentales et avons trouvé un morceau de la polymérase de l'influenza pouvant être utilisé pour nos travaux », explique le Dr Hart. « Ce morceau ne représente qu'une petite partie de l'intégralité de la protéine mais offre un aperçu intéressant du fonctionnement de la protéine et des conséquences de la mutation sur une gamme d'hôtes. »

Des études portant sur la structure atomique de la protéine ont révélé un signal jusque-là négligé, qui est reconnu par la protéine humaine de transport nucléaire appelée importine alpha 5. Lorsqu'elle reconnaît le signal, la protéine importine alpha 5 transporte la polymérase dans le noyau de la cellule, dans lequel le matériel génétique du virus est reproduit.

En utilisant la source de rayons X de haute intensité de l'Installation Européenne de Rayonnement Synchrotron (European Synchrotron radiation Facility), les chercheurs ont pu générer une image haute résolution de l'interaction de la polymérase et de la protéine importine alpha 5. Ces images ont permis de localiser les mutations sensées être impliquées dans la transmission de l'influenza aviaire aux humains à l'intérieur ou près du site de l'interaction. Selon les chercheurs, ces mutations pourraient influencer la capacité du virus à se reproduire dans diverses espèces en raison de leur effet sur l'efficacité du transport nucléaire.

« L'interférence avec la fonction de la polymérase pourrait aboutir à de nouvelles méthodes de traitement ou de prévention de l'influenza, à condition d'obtenir une image détaillée du reste de la polymérase », explique Stephen Cusack, directeur du laboratoire de l'EMBL à Grenoble.

Le projet FLUPOL financé par l'UE vise à obtenir davantage d'informations sur la protéine de polymérase. Ce projet est coordonné par l'EMBL et s'étendra sur trois ans. Il fait partie des 17 projets sélectionnés l'année dernière pour recevoir un financement après un appel de propositions spécial publié au titre du sixième programme-cadre (6e PC).

« En joignant nos efforts à ceux des laboratoires européens, et grâce au soutien financier de la Commission européenne, nous explorerons la structure et la fonction de ce médicament clé et tenteront de caractériser les autres mutations impliquées dans la transmission du virus des volailles aux humains », commente le Dr Cusack.


+ Structure cristallographique du domaine de la polymérase interagissant avec la protéine importine alpha 5 - Crédits : EMBL +


Thursday 15 March 2007 à 12:44
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PLANETOLOGIE



Des mers sur Titan ?

NOUVELOBS.COM | 14.03.2007 | 12:34



Encore plus vastes que les lacs déjà découverts au Nord de Titan, d’immenses étendues sombres ont été observées sur le satellite de Saturne. Elles rivalisent en taille avec la mer Caspienne, expliquent les chercheurs de la mission Cassini.





Comparatif de la taille du las Supérieur (USA) et de la plus grande ''mer'' observée sur Titan. (NASA/JPL/GSFC)
Après avoir découvert des lacs par dizaines, la sonde Cassini a révélé la présence de ‘’mers’’ sur Titan, dans les régions septentrionales du satellite de Saturne, a annoncé mardi soir la Nasa. La plus grande de ces étendues sombres mesurerait 100.000 km2, dépassant largement en taille les lacs précédemment découverts. Plus grande que les plus vastes lacs terrestres (le Lac Supérieur mesure 82.000 km2), cette étendue couvrirait 0,12% de la surface de Titan, contre 0,085% de la surface terrestre pour la mer Caspienne. «A cause de sa taille, les scientifiques l’appellent une mer», explicite le communiqué de l’agence spatiale américaine.

C’est l’instrument radar de Cassini, survolant les régions de Titan proches du pôle nord, qui a permis de voir ces larges étendues. Pour l’instant, rien ne prouve de façon définitive que ces mers sont remplies de liquide. Cependant, d’après les données radar, les propriétés de ces surfaces ressemblent à un liquide. Sur Titan, les températures frigorifiques, autour de –180°C, interdisent l’existence d’une mer d’eau à la surface. Il s’agirait donc d’un mélange de méthane et d’éthane. Cassini pointera de nouveau son radar dans cette région au mois de mai, afin d’avoir une image complète de ces mers.

Avant que la mission Cassini-Huygens perce l’atmosphère dense et orangée de Titan, les chercheurs supposaient que des lacs ou des océans d’hydrocarbures liquides recouvraient la surface de ce satellite, alimentant ainsi une atmosphère exceptionnellement riche en méthane. Certains ont même suggéré l’existence d’un océan recouvrant toute la surface. Les premières observations de Cassini, puis les images de l’atterrisseur Huygens, n’ont pas confirmé l’hypothèse océanique. Cependant l’instrument radar a permis de découvrir de très nombreux lacs qui, au cours de la saison actuelle, sont concentrés près du pôle nord de Titan.

Un autre instrument de Cassini, le spectromètre infrarouge VIMS, a d’ailleurs révélé la présence d’un immense nuage d’hydrocarbures de 2.400 kilomètres de diamètre recouvrant presque l’intégralité du pôle nord. Ces nuages apparaîtraient et disparaîtraient en fonction des saisons sur Titan.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(14/03/07)
Friday 16 March 2007 à 11:57
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Le léopard tacheté de Bornéo, nouvelle espèce de félin
AFP.


Les scientifiques ont découvert que le léopard tacheté que l'on trouve sur l'île indonésienne de Bornéo était une espèce tout à fait originale parmi les félidés, a annoncé jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Jusqu'à maintenant les zoologistes pensaient que ce superbe félin habitant dans les arbres appartenait à l'espèce vivant dans la partie continentale du Sud-Est asiatique, appelée de de son nom scientifique "neofelis nebulosa" et vulgairement panthère nébuleuse, léopard tacheté ou encore panthère longibande.
Mais le gros chat indonésien a des caractéristiques propres, ont conclu les scientifiques, et les différences sont comparables à celles existant entre le tigre, le lion et le jaguar.
"La recherche génétique montre clairement que les léopards tachetés de Bornéo doivent être considérés comme une espèce à part", a affirmé le docteur Stephen O'Brien, de l'Institut national du cancer américain, cité par le WWF.
"Les tests d'ADN ont illustré environ quarante différences entre les deux espèces", a-t-il ajouté.
"C'est incroyable que personne n'ait jamais remarqué les différences", a confirmé Andrew Kitchener, du département des sciences naturelles des musées nationaux d'Ecosse.
"A partir du moment où nous avons commencé à étudier les peaux du léopard continental et de celui de Bornéo, il a été évident qu'il s'agissait de deux espèces différentes".
Le léopard de Bornéo a des petites taches en forme de nuage, de nombreux points au centre de ces marques, une double rayure dorsale et une fourrure plus grise que celle de son cousin.
"Depuis plus de cent ans nous avons regardé cet animal sans jamais réaliser qu'il était unique", a résumé Stuart Chapman, un responsable du WWF.
Il resterait 5.000 à 11.000 léopards tachetés à Bornéo, plus quelques milliers dans l'île de Sumatra.
L'Indonésie, la Malaisie et le sultanat de Brunei sont convenus en février dernier de préserver ensemble une vaste zone boisée de Bornéo où vivent des espèces rares et menacées.
Au moins 52 nouvelles espèces animales et végétales ont été découvertes en 2006 à Bornéo, l'une des zones au monde les plus riches pour la biodiversité, selon le WWF.
Tuesday 20 March 2007 à 22:51
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Un des objets mathématiques les plus complexes enfin décrit
Le Monde | 20.03.07 |

Une des structures mathématiques les plus complexes aura attendu cent vingt ans pour être décrite en détail. E8, appartenant aux "groupes de Lie", découverts dans les années 1880 par le mathématicien norvégien Sophus Lie, vient d'être "cartographié" à l'instigation de l'Institut américain des mathématiques de Palo Alto (Etats-Unis), par une équipe de 18 chercheurs internationaux, après quatre années d'efforts conjoints.

E8 appartient à une classe mathématique servant à l'origine à décrire des objets symétriques - sphère, cône, cylindre -, sa particularité étant de s'appliquer à des "formes" ayant non pas 3, mais... 57 dimensions.

Pour donner une idée de l'exploit que représente la description d'E8, les chercheurs s'expriment en gigaoctets (Go). Le résultat, qui a mobilisé un supercalculateur pendant soixante-dix-sept heures, tient sur 60 Go - l'équivalent de quarante-cinq jours de musique en format MP3, ou de 60 génomes humains.

"Mais de la même façon que le génome humain ne donne pas immédiatement un médicament miracle, nos résultats sont des outils de base qui seront utilisés dans d'autres secteurs de recherche, note Jeffrey Adams, le responsable du projet. Cette recherche aura de nombreuses implications, que pour la plupart nous ne comprenons pas encore."

E8 intéresse ainsi les chimistes, confrontés à la géométrie des molécules, mais aussi les physiciens. Hermann Nicolai, de l'Institut Einstein de Potsdam (Allemagne), estime ainsi que cela "pourrait les aider dans leur quête d'une théorie unifiée".

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 21.03.07.





Style j'ai pas pipé le rapport avec la théorie unifiée.
Wednesday 21 March 2007 à 16:32
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un laboratoire de poche pour déceler la grippe aviaire


2007-03-20 13:43:55


ROME, 20 mars (XINHUA) -- L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) annoncé lundi une petite révolution dans la lutte contre la grippe aviaire: un appareil portable, décrit comme un laboratoire de poche, permettra d'écourter les délais de détection du virus de cette maladie ou d'autres maladies animales.

"Des experts de 15 pays sont actuellement réunis à Vienne pour passer en revue les caractéristiques techniques de cet appareil qui permettra à quiconque d'effectuer des tests susceptibles de révéler la cause du décès des oiseaux ou des volailles", indique un communiqué publié lundi.

L'appareil pourrait être adapté de manière à reconnaître les différentes souches de grippe aviaire, notamment H5N1, qui a fauché des millions de volatiles et provoqué la mort de dizaines de personnes.

Les résultats des tests effectués seraient envoyés à des centres de contrôle, ce qui permettrait une riposte plus rapide aux foyers de maladie.

L'appareil, qui pourra permettre une détection rapide du virus de la grippe aviaire ou d'autres maladies animales, notamment la fièvre aphteuse ou la fièvre de la vallée du Rift, a la taille d'un petit téléviseur et son coût se situe aux alentours de 1.000 dollars.

La recherche se poursuit pour le réduire encore davantage de manière à le transformer vraiment en un laboratoire de poche.

"Avec un peu d'entraînement, n'importe qui pourra utiliser cet appareil portable", a affirmé John Crowther du Service production et santé animales du Programme FAO/AIEA, un partenariat entre la FAO et l'Agence internationale de l'énergie atomique, basée à Vienne.

Toujours selon M. Crowther, les paysans aussi pourront réaliser les tests et envoyer les résultats à un centre de coordination, de la même manière que pour les SMS des téléphones portables.

"Dans deux ans, ces tests révolutionneront les diagnostics de laboratoire", a indiqué John Crowther


Thursday 22 March 2007 à 13:55
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Le système immunitaire plus complexe que prévu ?
Extrait du BE Etats-Unis N°70 - Ambassade de France aux Etats-Unis, le 22/03/2007 à 07h24

Pour combattre les pathogènes externes, tous les êtres vivants sont équipés d'un système immunitaire dit "inné" qui confère une organisation commune contre tous les potentiels pathogènes.

En plus de ce système inné, les vertébrés ont développé un mécanisme de défense dit "acquis". Ce processus complexe permet aux cellules immunitaires de s'adapter et de combattre aussi bien des pathogènes spécifiques que des agresseurs courants.

Pendant longtemps, ce système adaptatif a été considéré comme restreint aux organismes supérieurs. Certaines études avaient montré que les cafards et les bourdons ont développé une protection active à long terme contre certains microbes, mais les analyses étaient restées superficielles. Le travail effectué par Linh Pham et David Schneider de l'Université de Stanford réalisé chez la drosophile semble confirmer ces présomptions.

En effet, les scientifiques sont parvenus, par une série d'expériences, à induire une vaccination contre la bactérie Streptoccocus pneumoniae chez la drosophile. Dans un premier temps, ils ont injecté une dose non létale de bactéries aux mouches. Une semaine après, ils ont réinjecté aux mouches des doses létales. Au lieu de mourir, les mouches ont survécu aussi longtemps que les drosophiles contrôles n'ayant reçues aucune injection.

Une expérience complémentaire a démontré que cette immunisation est spécifique de la bactérie S. pneumoniae puisque les mouches vaccinées meurent en cas d'injection d'autres bactéries pathogènes. Les chercheurs ont également démontré que cette vaccination se révèle durable et implique les phagocytes. Par ailleurs, ils ont caractérisé la voie métabolique activée par la vaccination ("Toll pathway").

Sachant que ce sont les cellules T qui sont responsables de la mémoire immunitaire, ce résultat paraît surprenant mais pourrait orienter les recherches vers une nouvelle conception du système immunitaire.

Ce travail publié dans PloS Pathogens pose les bases d'une activation phagocytaire spécifique chez la drosophile. Il souligne également que les systèmes immunitaires, que l'on croyait simples, peuvent se comporter de manière complexe.

Par Brice Obadia, Hedi Haddada & Sophia Gray

Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 22 March 2007 à 13:57.
Thursday 22 March 2007 à 13:57
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Allez, spécial vidéo :

Saturne, la planète devenue star de cinéma
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 22/03/2007 à 11h16

Si souvent photographiée, la majestueuse Planète aux Anneaux accède aujourd'hui au rang de star de cinéma. Avec la complicité du télescope spatial Hubble.

Les astronomes ont patiemment et minutieusement reconstitué des images couleurs au départ des documents transmis par le télescope mythique, puis les ont assemblées afin d'y ajouter la quatrième dimension: le temps. Et les résultats sont bouleversants.

Ces images ont été acquises avec la caméra grand champ et la caméra planétaire de Hubble en 1995 et 2003. Les prises de vues n'étant pas continues, les interruptions ont été comblées au moyen d'un traitement informatique spécialement créé pour l'occasion afin de restituer un mouvement parfaitement fluide.

Crédits : NASA, ESA, E. Karkoschka (University of Arizona) and G. Bacon (STScI)



Suivi de satellites devant le disque de Saturne.



Passage de Titan précédé de son ombre devant Saturne, alors que la Terre se trouvait exactement dans le plan des anneaux, les rendant presque invisibles.



Rotation de la planète lors de l'inclinaison maximale du plan des anneaux.
Friday 23 March 2007 à 13:58
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Les saisons cachées de l’Amazonie
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 23/03/2007 à 09h26

Alors qu’on la croyait à peu près inchangée tout au long de l’année, la forêt amazonienne densifie son feuillage pour s’adapter aux variations de pluviométrie. En retour, elle affecte aussi le climat. Il a fallu un satellite et des années pour s’en rendre compte.

Observée de près, la forêt amazonienne ne change guère tout au long de l’année. Comme dans toutes les forêts tropicales, il n’y a pas de printemps pour lancer la floraison ni d’automne pour faire tomber les feuilles. Le climat varie peu mais on note tout de même une variation annuelle de l’humidité, toujours élevée mais nettement plus faible entre juin et octobre.

Pourtant, les scientifiques ont tout de même remarqué des rythmes dans la floraison ou la pousse des feuilles. Mais aucune étude n’avait pu être menée à l’échelle de la forêt amazonienne tout entière, dont la surface atteint 7,2 millions de kilomètres carrés, soit à peu près celle de l’Australie.

Pour étudier dans son ensemble ce gigantesque écosystème, Ranga Myneni et ses collègues de l’université de Boston (Massachusetts) ont pris du recul. Ils ont utilisé cinq années de données accumulées par le satellite Terra, de la Nasa, à l’aide de son spectromètre Modis (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer).

En mesurant précisément le spectre de lumière renvoyée par la forêt - en bref, sa couleur -, cet instrument permet de mesurer quantitativement la densité du feuillage depuis le sol jusqu’à la canopée (la dernière couche de végétation, au sommet des arbres). L’équipe l’a comparée, zone par zone, avec la pluviométrie mesurée avec d’autres moyens, en l’occurrence les programmes Ceres (Clouds and the Earth’s Radiant Energy System) et GOES-8 ( Geostationary Operational Environmental Satellite 8).


L’Amazonie est toujours verte… mais avec des nuances. Elle verdit quand il pleut moins.
Crédit : Nasa


Profiter du soleil

La saisonnalité apparaît alors nettement. Durant la saison « sèche » (c’est-à-dire moins humide), les arbres produisent un maximum de feuilles. En revanche, durant la saison humide, il en tombe davantage qu’il en pousse. Dans le même temps, la lumière du soleil est plus atténuée. « C’est comme si les plantes savaient qu’il y a une bonne période pour faire pousser les feuilles » s’émerveille Ranga Myneni.

En retour, à l’échelle de l’Amazonie, cette énorme quantité de feuillage en plus ou en moins n’est pas sans conséquence sur le climat. La végétation participe activement au cycle de l’eau. L’évapotranspiration pompe l’humidité du sol et l’envoie dans les feuilles où, en s’évaporant, elle retourne à l’atmosphère. Dans une forêt tropicale typique, un hectare transpirant ainsi injecte dans l’air 190 000 litres par an. L’eau du sol énergiquement pompée dans le sol quand le nombre de feuilles est grand restitue donc une quantité d’eau maximum à l’atmosphère. « Un feuillage épais durant la saison sèche produira des pluies plus intenses pendant la saison humide suivante » conclut Ranga Myneni.
Friday 23 March 2007 à 21:30
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BIOLOGIE



Des souris génétiquement modifiées pour en voir de toutes les couleurs

NOUVELOBS.COM | 23.03.2007 | 10:52



En insérant un gène humain à des souris, des chercheurs l’ont dotée d’une vision en couleurs comparable à la nôtre. Une tentative de reconstitution de l’évolution de la vision colorée chez les primates.





Une souris qui a correctement identifié le rond dont la couleur était différente peut laper une goutte de lait offerte en récompense. (Gerald Jacobs)
Les primates sont les seuls mammifères capables de voir un monde aux couleurs variées, à partir de la combinaison de trois couleurs primaires, bleue, rouge et verte. Les souris ne voient qu’avec deux couleurs. Des chercheurs montrent désormais qu’ajouter un seul gène humain au génome de la souris lui permet d’élargir considérablement sa palette.

Les cônes sont des cellules photoréceptrices situées sur la rétine qui captent la lumière et qui sont impliquées dans la vision des couleurs et dans l’acuité visuelle. Les humains et les primates possèdent trois types de cônes absorbant des longueurs d’ondes différentes. Il y a donc des cônes sensibles à la lumière bleue, d’autres à la lumière verte, d’autres à la lumière rouge. Les souris, comme beaucoup de mammifères, ne possèdent que les deux premiers.

L’équipe de Gerald Jacobs (University of California, USA) et de Jeremy Nathans (HHMI, USA) a inséré chez des souris le gène humain codant pour les cônes sensibles à la lumière rouge. A priori, le cerveau des souris n’est pas outillé pour analyser cette information, contrairement à celui des primates. Cependant, plusieurs expériences menées sur le goût ou l’odorat ont suggéré que le simple ajout d’un récepteur permettait de développer la perception sensorielle de l’animal.

De fait, Jacobs et ses collègues ont constaté que les souris en voyaient de toutes les couleurs. Pour cela ils ont mené des centaines de tests au cours desquels les souris devaient identifier des différences de couleurs. Les souris modifiées réussissaient dans 80% des cas, tandis que les souris normales avaient une chance sur trois de réussir –soit pas mieux qu’en agissant au hasard.

Cela montre que le cerveau des mammifères est suffisamment souple et plastique pour développer les connexions nécessaires à l’utilisation du nouveau pigment coloré, expliquent les chercheurs dans la revue Science datée du 23 mars. Selon certaines hypothèses, c’est ainsi que la vision trichromique aurait évolué chez les primates, avec la simple insertion d’un nouveau pigment.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(23/03/07)
Saturday 24 March 2007 à 22:58
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Retour sur la Lune et météorites : quand la NASA joue aux billes
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 24/03/2007 à 16h21

La NASA a décidé de jouer aux billes ! Ne rigolez pas c’est sérieux ! Au AMES Research Center les scientifiques tirent des billes en pyrex à plus de 25 000 km/h sur des reconstitutions de sol lunaire. Il s’agit de comprendre précisément les conditions de formation d’un cratère sur la Lune et surtout, la façon dont les débris de l’impact s’éparpillent tout autour. C’est crucial pour concevoir les boucliers protégeant les futurs astronautes séjournant pendant de longues durées sur notre satellite.


Image d'artiste montrant une chute de météorite sur la Lune (Crédit : NASA)."

L’Amérique a décidé de retourner sur la Lune dans les prochaines décennies, et cette fois-ci, il s’agira d’y établir une base permanente en vue des futures missions martiennes. Problème, la Lune n’est pas l’astre tranquille et sans risque que l’on pourrait croire, sans atmosphère, les météorites rejoignent son sol bien plus souvent que sur Terre. Ce n’est pas une vue de l’esprit, la surface de la Lune est constamment surveillée, et il n’est pas rare d’y détecter des explosions dans le genre de celle que l’on peut voir sur cette vidéo !

En général, cela correspond à une explosion de 70 kg de TNT, les boucliers d’un petit véhicule passant à proximité ont donc tout intérêt à être solides !

C’est pourquoi, Bill Cooke (à droite) et ses collègues du Space Environments Group du NASA Marshall Space Flight Center ont entrepris de simuler l’impact des météorites afin de déterminer la vitesse et la taille des corps éjectés alentour par la formation d’un petit cratère.




Crédits : P. H. Schultz, Brown University and AVGR

Détecter un flash lumineux sur la Lune à près de 380000 km est une chose, être sûr de ce qui s’y passe alors en est une autre. Selon Cooke, « les estimations des effets par le calcul sont incertaines, il est nécessaire d’expérimenter ». C’est pourquoi, il utilise le Ames Vertical Gun Range afin de tirer des billes de pyrex dans une chambre sous vide dans un échantillon de sol censé permettre de reproduire ce qui se passe sur la Lune. Il s’agit, par exemple, de calibrer la relation entre l’énergie cinétique du projectile et la luminosité du flash de l’impact. Cela nécessite des caméras à prises de vues ultra-rapides et des capteurs photométriques.


Impact verticale dans de la glace (Crédits : P. H. Schultz, Brown University and AVGR).

Le Ames Vertical Gun Range a été construit dans les années 60 à l’occasion du projet Apollo . Il peut tirer une grande variété d’objets de différentes formes et compositions, et sa chambre à vide peut être partiellement remplie afin de simuler les atmosphères d’autres planètes et même d’une comète ! Bien sûr, différents angles de tir sont possibles afin de changer les paramètres d’impact.

Cooke effectue ses expériences depuis Octobre 2006. Il a commencé avec des cendres fines, puis des roches volcaniques et enfin, il utilisera du sol lunaire artificiel.

La vitesse des corps entrant en collision avec la Lune peut atteindre 72 km par seconde ! Sous le choc, non seulement la roche peut fondre, mais les éjectas peuvent se retrouver à de centaines de km. Qu’est-ce qui est le plus dangereux, les débris en mouvements quasi-horizontaux ou ceux en chutes paraboliques ? Il faut le savoir ! Pour cela, on illumine plusieurs fois de suite la chambre par une série de faisceaux laser formant de véritables feuillets, afin de déterminer précisément et les directions et les vitesses des débris de l’explosion.


Images montrant l'évolution de la vapeur et des éjectas lors d'une collision à grande vitesse (Crédits : P. H. Schultz, Brown University and AVGR)

Les réponses trouvées en jouant à ce jeu de billes détermineront les types de boucliers des futures missions lunaires de longues durées.


Crédit : NASA
Sunday 25 March 2007 à 20:54
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NEUROSCIENCES



Moralité: le poids des émotions

NOUVELOBS.COM | 22.03.2007 | 16:28



Vous pouvez sauver plusieurs vies humaines à condition d’en sacrifier une de vos propres mains. Que faites-vous?



Nos jugements moraux sont-ils fondés sur nos émotions? Voilà un magnifique sujet de philosophie dont se sont emparé des neurobiologistes pour mieux comprendre comment se fabriquent nos décisions. Face à un dilemme moral, mettant en balance des vies humaines, les émotions liées à l’empathie et à la compassion influencent la décision, expliquent Antonio Damasio (University of Southern California, USA) et ses collègues dans la revue Nature (AOP) publiée cette semaine.

Damasio, qui s’intéresse depuis plusieurs années aux relations entre émotion et prise de décision, a imaginé une série de dilemmes qu’il a soumis à trente volontaires. Chez six de ces personnes une partie du cerveau appelée cortex préfrontal ventro-médian (CPVM) avait été endommagée par une tumeur ou une attaque cérébrale. Douze volontaires avaient des lésions dans d’autres parties du cerveau. Les douze derniers étaient exempts de tout dommage cérébral.

Les expériences montrent que ceux qui ont le CPVM endommagé prennent des décisions plus utilitaires. Imaginons qu’un wagonnet roule sur des rails et s’approche d’une fourche. D’un côté il risque de rouler et de tuer cinq ouvriers s’affairant sur les rails, de l’autre côté un seul ouvrier. En appuyant sur un bouton, vous pouvez envoyer le wagonnet du côté où il n’y a qu’une personne et donc en sauver cinq. Dans ce cas-là, la majorité des volontaires choisit de sauver les cinq. En revanche lorsqu’il s’agit de jeter une personne sur le wagonnet pour le stopper et sauver les autres, l’aversion prend le dessus. L’émotion suscitée par l’idée de tuer quelqu’un empêche de prendre la décision ‘’utilitaire’’ de sauver les cinq autres. Sauf chez ceux dont le CPVM est endommagé. Ils sont deux fois plus enclins à faire le choix de tuer une personne pour le bénéfice des autres.

D’autres travaux ont montré que le cortex préfrontal ventro-médian est impliqué dans la gestion des émotions liées à la vie en société (honte, fierté, culpabilité…) et qu’il établit des liens avec les fonctions de raisonnement et de logique. L’imagerie médicale (IRM) permet de voir que le CPVM s’active lorsqu’un individu doit prendre une décision morale. L’étude de Damasio confirme que l’émotion est partie prenante du processus et qu’elle n’est pas seulement provoquée par la prise de décision.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(22/03/07)
Thursday 29 March 2007 à 15:23
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Les geysers sur Encelade : ils indiqueraient que la vie y serait possible !
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 29/03/2007 à 07h21

Depuis la découverte par la sonde Cassini en 2005 d’un gigantesque panache de vapeur d’eau, de poussières et de cristaux de glace au dessus de son pôle sud et s’échappant d’un réseau de fractures, la lune de Saturne, Encelade, attire de plus en plus l’attention des planétologues et des exobiologistes !


Cassini surprenant le panache de vapeur d'eau et de cristaux de glace au dessus d'Encelade en 2005 (Crédit : NASA)

Avec Titan, et surtout Europe, elle pourrait nous révéler les clés de l’apparition de la Vie sur Terre et pourquoi pas, être un des lieux du système solaire où une vie extraterrestre pourrait être découverte. Dans tous les cas, sa petite taille, environ 500 km de diamètre, pose un problème auquel la française Julie Castillo et ses collègues du JPL tentent de répondre : quelles sont les sources de chaleur maintenant de l’eau liquide sur un si petit corps céleste ?

Le modèle

Encelade est principalement composée de roches et de glace. Le seul moyen pour elle de posséder suffisamment d’énergie pour présenter l’activité dont elle témoigne semble être d’avoir été dotée, à sa naissance, d'un stock particulièrement important d’éléments radioactifs se désintégrant rapidement. L’aluminium 26 et un isotope du fer, tous deux à très courte durée de vie si on les compare à d‘autres de l’Uranium et du Thorium, sont d’excellents candidats.

Le cœur rocheux d’Encelade, plus important que celui de l’inactive Mimas, se serait alors rapidement échauffé en quelques millions d’années juste après la formation d’Encelade. Or, une partie de ce cœur serait entré en fusion, ce qui, sous l’effet des forces de marée de Saturne aurait facilité le chauffage interne d’Encelade de manière similaire à ce qui se passe actuellement sur Io. De plus, dans le passé, les calculs indiquent que l’orbite d’Encelade était différente, conduisant à des effets de marée plus importants.

C’est la combinaison de ces deux effets qui serait la clé de l’énigme ! Aucun des deux, seul ou sans cette synergie, ne pourrait expliquer la quantité d’énergie aujourd’hui stockée dans Encelade et maintenant sa surface toujours jeune et active, comme le montre le faible taux de cratérisation.

L’analyse partielle du panache par la sonde Cassini fournit des résultats particulièrement excitants. Bien que majoritairement composé de vapeur d’eau, on y trouve du méthane, de l’acétylène, du gaz carbonique du propane et même de l’azote. En relation avec une source de chaleur, et de l’eau liquide, c’est exactement la recette nécessaire pour avoir une soupe primordiale comparable à celle qui, sur Terre, a pu produire des acides aminés d’abord, et des protéines ensuite.

Il faut savoir que l’azote détecté ne semble pouvoir être produit qu’à partir de la décomposition de l’ammoniac, ce qui nécessite, d’ordinaire, une température d’au moins 577 degrés Celsius. Ce genre de température ne pouvait pas s’expliquer jusqu’ici sans le modèle aujourd’hui proposé. Un survol rapproché du panache est au programme pour Cassini en mars 2008.


Le réseau de failles souligné en fausse couleur bleue au pôle sud d'Encelade ( Crédit : NASA)

Contrairement à Europe, qui selon toute vraisemblance possède un Océan d’eau liquide recouvert d’une couche de glace de plusieurs dizaine de km d’épaisseurs, l’eau liquide et la vapeur s’échappant des geysers observés par Cassini implique que la banquise recouvrant Encelade ne doit guère être plus épaisse qu’un demi kilomètre. Si de la Vie existe sur une des lunes glacées du système solaire, c’est probablement ici qu’elle est la plus facile à trouver !

Il suffirait d’aller inspecter les failles d’une centaine de mètres de large, zébrant le pôle Sud et d’où s’échappent des geysers de vapeur formant le panache qui monte à près de 175 km de hauteur !


Mesure de la température de la surface d'Encelade par la sonde Cassini. On voit nettement que la source la plus chaude est localisée au niveau de la crevasse, située au centre de l'image (Crédits : NASA/JPL).


Schéma montrant la formation de poches d'eau liquide à cause d'un noyau rocheux maintenu chaud par les forces de marée et les éléments radio-actifs
Crédits : NASA

Friday 30 March 2007 à 16:00
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EVOLUTION



Extinction des dinosaures ne rime pas avec boom des mammifères

NOUVELOBS.COM | 29.03.2007 | 13:49



Contrairement à une hypothèse très répandue, la disparition des dinosaures à la fin du Crétacé n’a pas entraîné la diversification rapide des mammifères modernes, affirment des chercheurs dans la revue Nature.






Le daman des rochers est le plus proche parent vivant des éléphants : leur ancêtre commun vivait il y a 83 millions d’années.

(Richard Grenyer)
On a longtemps considéré que sous le règne des dinosaures les mammifères n’avaient pas eu beaucoup de place pour se diversifier et qu’ils existaient surtout sous forme de petites bêtes nocturnes de la taille d’un rongeur. De récentes découvertes ont ébranlé cette conviction en montrant que les mammifères qui côtoyaient les gros reptiles étaient plus diversifiés qu’on ne pensait. Passons sur les incertitudes concernant la fin des dinosaures –ont-ils été victimes de la chute d’un astéroïde ?- un autre postulat est désormais battu en brèche : la disparition des gros reptiles n’a pas eu d’impact majeur sur le développement des familles de mammifères modernes.

L’équipe d’Olaf Bininda-Emonds (Université de Iéna, Allemagne) a construit un ‘’super-arbre’’ phylogénétique des mammifères pour mieux appréhender leur évolution. Ce travail, effectué par des paléontologues, des biologistes moléculaires, des informaticiens et des spécialistes de l’évolution, consiste à réunir en un seul arbre les 2.500 ‘’sous-arbres’’ construits par groupes de mammifères en fonction de leurs gènes. Au total, 99% des espèces vivantes de mammifères (4.510 sur 4.554) sont incluses dans ce super-arbre moléculaire. Sa chronologie est ensuite comparée à celle des fossiles.

De cette comparaison il ressort clairement que les mammifères modernes ne se sont pas diversifiés brusquement et rapidement après la grande extinction de la fin du Crétacé qui a eu les peau des dinosaures, il y a 65 millions d’années. Il faut attendre l’Eocène (35 millions d’années avant le présent) pour assister à une importante radiation des familles de mammifères placentaires*.

Autre enseignement de cette étude : une première période de diversification a eu lieu il y a 85 à 100 millions d’années. A ce moment-là les grandes lignées (ou super-ordres) de mammifères ont divergé. Que s’est-il donc passé après la disparition des dinosaures ? Des groupes plus archaïques de mammifères se sont développés mais ces lignées se sont éteintes, expliquent Bininda-Emonds et ses collègues dans la revue Nature datée du 29 mars.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(29/03/07)

* il existe trois grandes divisions chez les mammifères : les euthériens ou placentaires (la majorité), les marsupiaux (kangourous) et les monotrèmes (ornithorynque).
Sunday 01 April 2007 à 18:50
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ZOOLOGIE



Les coraux capables de résister à l’acidité

NOUVELOBS.COM | 30.03.2007 | 17:13



Si l'eau des océans devient très acide, comme cela risque de se produire avec l'augmentation de la quantité de CO2 dans l'atmosphère, que deviendront les coraux? Deux chercheurs israéliens ont testé la résistance des coraux à l'acidité de l'eau.





Les polypes des coraux sont nus après la dissolution de leur squelette. (A. Briestien)
Ecosystème complexe et fragile, les coraux sont doublement menacés par le réchauffement climatique: lorsque l’eau est trop chaude ils blanchissent et lorsqu’elle trop acide leur squelette se dissout. Or plus il y a de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, plus il y en a dans l’eau et plus les océans sont acides. Testant la résistance des coraux à l’acidité en laboratoire, des chercheurs montrent que ces animaux sont capables de tenir le choc. Au moins pendant un certain temps.

Maoz Fine et Dan Tchernov (Bar-Ilan University, Israel) ont baigné des coraux scléractiniens, les principaux constructeurs des barrières de corail, dans une eau de plus en plus acide, jusqu’à un pH jamais atteint depuis 20 millions d’années. En un mois les coraux avaient perdu leur armure : les polypes étaient à nu. Cependant, ils ont survécu et se sont reproduits accrochés à leur socle rocheux, expliquent les chercheurs dans la revue Science datée du 30 mars. Certains polypes ont même doublé de taille. Replongé dans un milieu normal 12 mois après, ces coraux ont reconstruit leur squelette d’argonite, une forme de carbonate de calcium.

Cela pourrait expliquer que les coraux aient survécu à des périodes défavorables à la calcification au cours de l’histoire de la Terre. Pour autant, ces résultats ne garantissent pas que ces animaux marins survivront aux changements climatiques futurs. Beaucoup de queqstion demeurent sans réponse : quel est l’impact de la hausse prolongée de la température de l’eau sur ces coraux ? Combien de temps peuvent survivre à l’état naturel les polypes nus, exposés aux prédateurs ? Sans oublier que la pollution et la destruction des coraux par l’homme menacent aussi les récifs coralliens dans le monde.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(30/03/07)
Wednesday 04 April 2007 à 11:20
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AUDITION



L’ouie est aussi une histoire de vue

NOUVELOBS.COM | 04.04.2007 | 10:01



Pour aider d’anciens sourds équipés d’un implant à retrouver la meilleure audition et élocution possibles, il est important de faire travailler… leurs yeux, montre une étude menée par des chercheurs français.






Des personnes sourdes peuvent récupérer l’ouïe, au moins en partie, grâce à un implant cochléaire, une prothèse qui permet de pallier les déficiences de la cochlée située dans l’oreille interne. L’équipe de Pascal Barone, du Centre de recherche cerveau et cognition (CNRS) de Toulouse, a voulu savoir comment des patients implantés, qui maniaient le langage avant de devenir sourds, réapprenaient à entendre et à parler.

Plus que quiconque, les personnes sourdes ou malentendantes utilisent les informations visuelles –les mouvements des lèvres- pour comprendre leurs interlocuteurs. Après l’implantation, les patients bénéficient d’une rééducation orthophonique pour s’habituer aux sons perçus de façon distordue avec la prothèse.

Le suivi de 100 patients implantés depuis plusieurs années confirme l’efficacité de l’implant pour percevoir la parole et pouvoir à nouveau l’utiliser. Il montre surtout que la lecture labiale reste très importante pour compenser une audition imparfaite. Les chercheurs ont comparé la capacité à lire sur les lèvres de personnes ayant une ouïe normale et de personnes ayant un implant cochléaire. Les performances de ces dernières sont très largement supérieures. Plusieurs années après la pose de l’implant, elles conservent des aptitudes développées pour compenser leur surdité. La stimulation audiovisuelle est donc un bon outil pour la rééducation des patients dans les mois qui suivent la pose d’un implant cochléaire, selon les auteurs.

Ces travaux sont publiés cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(03/04/07)

Ce message a été modifié par sandie72 - Wednesday 04 April 2007 à 11:20.
Friday 06 April 2007 à 11:32
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GENETIQUE



Petits ou grands: un marqueur génétique qui fait la différence chez les chiens

NOUVELOBS.COM | 01.17.92.75.36.7604.2007 | 10:08



Cherchant à comprendre comment, au sein d’une même espèce, il y peut y avoir autant de différences de tailles, des généticiens ont identifié une variation génétique cruciale pour la taille des chiens.





Dogue allemand et Chihuahua. (Image © Deanne Fitzmaurice)
Descendant du loup, domestiqué par l’homme depuis plus de 15.000 ans, le chien est un animal d’une étonnante diversité. En témoignent les différences de taille au sein de cette espèce Canis familiaris. De très légères variations génétiques sont responsables de ces disparités : des généticiens ont identifié la séquence ADN spécifique associée aux chiens de petite taille. Cette séquence aurait émergé très tôt dans l’histoire de la domestication des chiens, selon ces chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Science. Elle aurait facilité les relations entre l’homme et le chien, des animaux de petite taille étant plus aisés à transporter ou à intégrer dans une maison ou une cité.

L’équipe de Nathan Sutter et Elaine Ostrander (NHGRI, Bethesda, USA) a d’abord étudié les variations du gène IGF-1 chez le bouvier portugais, une race marquée une grande variété de tailles. Le gène IGF-1 (insuline like growth factor-1) est lui connu pour faire varier la croissance et la taille de la souris. Les chercheurs ont ensuite élargi leur étude à 526 chiens appartenant à 14 races différentes. Ils ont ainsi pu identifier avec précision les variations du gène responsables de la petite taille des chiens. Il s’agit d’un changement qui n’implique qu’un seul nucléotide à la fois (SNP). Et qui feraient la différence entre un chihuahua et un dogue allemand.

En comprenant comment les gènes contrôlent la taille chez les chiens, les chercheurs espèrent en savoir davantage sur la programmation de la taille du squelette chez l’homme. Grâce aux groupes homogènes créés par l’homme au fil de la domestication, l’espèce canine offre un précieux terrain de recherche aux généticiens.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(06/04/07)
Monday 09 April 2007 à 13:53
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Invasion de crapauds mutants en Australie
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 09/04/2007 à 10h46

En 1935, une variété de crapauds buffles (Bufo marinus) a été introduite en Australie afin de lutter contre les invasions de hannetons. Problème : il faut maintenant lutter contre l'invasion des crapauds buffles. Problème annexe : les crapauds buffles sont en train de muter… et de devenir aussi gros que des petits chiens !

Il ne faut pas intervenir dans le cours naturel des choses, nous dit-on. D'autant qu'en Australie, la leçon nous avait déjà été donnée lorsque les premiers colons y avaient introduit le lapin, qui s'était mis à proliférer en l'absence de tout prédateur naturel. Mais la nature humaine est ainsi faite que dès qu'un intérêt financier apparaît, les décideurs n'hésitent pas longtemps…

Ainsi donc, le crapaud buffle, endémique en Amérique du Sud mais se sentant particulièrement bien sur les terres australiennes, s'est mis à proliférer de manière incontrôlée. Rapidement, il a envahi un territoire équivalent à l'Espagne et la France réunies. Et l'absence de maladies et de parasites susceptibles d'en limiter la propagation devrait bientôt les amener, estiment les biologistes à doubler leur territoire d'ici peu.

Et ce n'est pas tout. En 70 ans de présence sur le sol australien, les crapauds se sont tellement bien adaptés que leur physique s'est modifiée. Leurs pattes se sont allongées pour mieux parcourir les immenses territoires qu'ils colonisent maintenant. Ils ont aussi pris du poids. Alors que l'espèce d'origine mesure de 10 à 14 centimètres, ils atteignent quelquefois aujourd'hui la taille d'un petit chien et un poids de 1 kg. Un exemplaire de 37 centimètres du volume d'un ballon de football pour 2 kg vient d'être capturé, et le cas n'est certainement pas isolé.

Graeme Sawyer, coordinateur de Frogwatch, un groupe environnemental australien, n'en revient pas. Il signale que dans cette espèce, les plus gros spécimens sont habituellement les femelles, en poids cela peut aller du simple au double. Mais celui-ci est un mâle. "Je n'aimerais pas rencontrer sa grande sœur", déclare-t-il.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le crapaud buffle est aussi une merveille d'adaptation, à tel point que non seulement il occupe maintenant toute une niche écologique, mais qu'il a entrepris de l'agrandir au détriment d'autres espèces. Et pas n'importe lesquelles car il est en train de tuer serpents et crocodiles qu'il rencontre sur son chemin. Comment ? Eh bien simplement parce qu'il est éminemment toxique, et que ces animaux, qui ne l'ont pas répertorié dans leurs archives de l'instinct, ne se gênent pas pour en avaler une bouchée… et en mourir. Sa peau sécrète en effet de la bufoténine (5-hydroxy-N, N-diméthytryptamine), une substance hallucinogène.

Les scientifiques estiment qu'il y aurait actuellement plus de 200 millions de crapauds buffles en Australie. Ceux-ci s'accommodant très bien de la vie citadine, ils prévoient de les retrouver bientôt en grand nombre dans des villes comme Perth, Adélaïde ou Melbourne. Ce qui ne devrait pas trop tarder, leur territoire s'étendant en moyenne de 60 kilomètres par an…

+ Crapeau Buffle - Crédits : US Geological Survey. +


Ce message a été modifié par Daddy-O - Monday 09 April 2007 à 13:53.

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