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Sunday 18 February 2007 à 21:52
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ETHOLOGIE



Des chauves-souris qui apprécient la chair des passereaux

NOUVELOBS.COM | 14.02.2007 | 15:30



La peur qu’inspirent les chauves-souris a encore de beaux jours devant elle… du moins pour les passereaux migrateurs ! En étudiant le régime alimentaire de la noctule géante, une équipe de chercheurs européens vient en effet d’apporter la preuve que cette chauve-souris méditerranéenne rarissime se régale d’oiseaux. Cette chasse nocturne dans les airs est une première dans le règne animal.





La noctule géante (Nyctalus lasiopterus) chasse les passereaux la nuit. (Ana Popa)
Quand, en 2001, des chercheurs espagnols ont retrouvé des plumes d’oiseaux dans les excréments de la noctule, une vive controverse a divisé les scientifiques. Certains étaient convaincus que la chauve-souris géante était une carnivore se nourrissant d’oiseaux migrateurs alors que d’autres argumentaient qu’elle devait plutôt avaler par hasard des plumes d’oiseaux, abondantes dans les airs pendant les périodes migratoires.

Pour démontrer que la noctule géante est bien prédatrice, l’équipe de chercheurs suisses et espagnols dirigée par Carlos Ibañez, de la station biologique espagnole d’Ibaña, a analysé le sang des chauves-souris. Tous les nutriments assimilés s’y retrouvent, permettant de suivre de près le repas des noctules grâce à la technique des isotopes stables. Cette méthode permet de déterminer la place des êtres vivants dans la chaîne alimentaire en quantifiant le carbone et l’azote dans leurs tissus. Plus on y trouve d’isotopes, plus la position de l’organisme dans la chaîne trophique est élevée. Les invertébrés, proies habituelles des noctules, sont ainsi moins chargés en isotopes que les passereaux. Les isotopes des proies constituent ainsi de véritables traceurs diététiques accumulés dans le sang du prédateur.

Le sang des chauves-souris du sud de l’Espagne a été prélevé tous les mois, de mars à octobre (les chauves-souris hibernent en hiver). «L’analyse de leur sang révèle que leur régime alimentaire est en étroite relation avec les migrations des oiseaux. En été, il est constitué d’invertébrés, au printemps d’un mélange d’invertébrés et d’oiseaux, et en automne, il est clair que les chauves-souris sont carnivores» explique Raphaël Arlettaz, professeur de biologie de la conservation à l’université de Berne.

La mixité du régime alimentaire printanier de la noctule s’explique par le fait qu’une partie des passereaux n’a pas survécu aux conditions hivernales et que la chauve-souris complète ses repas avec des invertébrés. En revanche, en automne, les oiseaux se sont reproduits et ils sont plus nombreux à entamer la migration. Les petits, encore naïfs, sont des proies vulnérables.

La charmante noctule de 45 cm d’envergure, équipées de canines tranchantes et d’un efficace radar pour fondre sur ses proies dans la nuit est bien une grande prédatrice, concluent les chercheurs. Ils publient leurs travaux aujourd’hui dans la revue PLoS ONE.

Malgré l’énorme réserve de nourriture que constituent les oiseaux migrateurs, aucun prédateur n’était connu à ce jour pour les chasser en vol nocturne. Les noctules géantes illustrent une fois de plus aux formidables capacités adaptatives des chauves-souris. Arthropodes, pollens, fruits, vertébrés terrestres et même sang, les divers espèces de chauves-souris ont su exploiter des ressources variées et ainsi coloniser de nombreuses niches écologiques au cours de leur évolution.

Alice Bomboy
Sciences et Avenir.com
(14/02/07)
Monday 19 February 2007 à 12:58
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Les pays industrialisés souffrent d'un illettrisme scientifique préoccupant


SAN FRANCISCO (AFP) - La proportion de la population adulte américaine ayant une culture scientifique générale acceptable est légèrement plus élevée qu'en Europe et au Japon mais reste trop faible, une situation préoccupante dans un monde de plus en plus complexe, selon des experts.

En outre, la pseudoscience progresse aux Etats-Unis comme en Europe, ont constaté ces chercheurs, citant différentes enquêtes, lors de la conférence annuelle de l'association américaine pour la promotion de la science (AAAS).

"La réalité est qu'aucun des grands pays industrialisés aujourd'hui ne compte un nombre suffisant d'adultes scientifiquement lettrés", a déploré Jon Miller, un expert de l'éducation, professeur à l'Université du Michigan (Nord) Aux Etats-Unis, le public a davantage de connaissances scientifiques de base qu'il y a vingt ans grâce à l'obligation depuis plusieurs années pour tous les étudiants dans les universités de suivre un cours de science générale, selon cet expert.

En 1988, seulement 10% des adultes américains avaient suffisamment de notions de science pour pouvoir lire et comprendre un article scientifique dans le New York Times. En 2005, ce taux atteignait 28%, a précisé Jon Miller.

Mais cette tendance encourageante est quelque peu gâchée par le net accroissement de la proportion d'Américains croyant dans la pseudoscience comme l'astrologie et les extra-terrestres, a-t-il dit, un phénomène également observé en Europe, selon Nick Allum, un sociologue de l'université de Surrey en Grande Bretagne.

En 2001, 53% des Européens estimaient que l'astrologie était "plutôt scientifique" contre 31% la jugeant "absolument pas scientifique", a-t-il dit notant cependant qu'il pourrait aussi y avoir une confusion dans les termes, chez de nombreuses des personnes interrogées qui ont paru confondre astronomie et astrologie.

Pour Carol Susan Losh, sociologue de l'université de Floride (sud est), l'attrait pour la pseudoscience peut s'expliquer par le fait que cela parle du sens de la vie et des émotions, des sujets sur lesquels la science n'a pas de réponse. Elle a noté que la lecture de l'horoscope est plus populaire chez les femmes.

Cette sociologue a aussi noté que la croyance aux enlèvements par des extra-terrestres était en augmentation aux Etats-Unis.

"Il n'est pas étonnant que la génération qui a grandi avec les émissions télévisées comme "Twilight Zone" et "Star Trek" soit séduite par ces croyances", a commenté la sociologue.

Le fait que la pseudoscience ne soit pas discutée dans le cadre scolaire aggrave ce phénomène, selon elle.

Outre la montée de ces croyances irrationnelles, ces chercheurs ont relevé une progression du taux d'étudiants d'université se déclarant "hésiter" entre créationnisme et théorie de l'évolution de Darwin.

Le sociologue Raymond Eve de l'université du Texas a constaté, dans une enquête menée dans une grande université américaine dont il n'a pas précisé le nom, une chute du nombre d'étudiants pensant que l'évolution expliquait le développement de la vie et un net accroissement de ceux croyant à la création du monde selon la bible.

Selon Jon Miller, la science au 21 siècle "sera moins neutre émotionnellement alors que les avancées génétiques et en biologie commencent à lever les mystères sur les origines de l'homme" et ce en conflit direct avec nombre de croyances religieuses.

"Trop d'illétrisme scientifique dans un pays est un handicap majeur alors que le force de travail doit être de plus en plus sophistiquée technologiquement pour que l'économie soit compétitive", a expliqué cet expert de l'éducation.

"Même en tant que citoyen, une culture scientifique minimum est indispensable pour pouvoir comprendre les grandes questions actuelles, comme celle des cellules souches embryonnaires dans la recherche", a-t-il ajouté.
Monday 19 February 2007 à 17:42
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BIO-INGÉNIERIE



De nouvelles dents cultivées en laboratoire

NOUVELOBS.COM | 19.02.2007 | 15:03



Des chercheurs japonais ont cultivé des dents qui, implantées chez des souris, ont poussé et donné naissance à des dents normales.





Remplacer des dents défaillantes par une vraie dent, plutôt que par une couronne ou par une prothèse, ce sera peut-être possible avec le genre de technique développée au Japon par Takashi Tsuji et ses collègues. Ces chercheurs ont recréé en laboratoire des bourgeons dentaires qui ont donné naissance à de nouvelles dents dans la bouche de souris édentées.

L’équipe de Tsuji (Tokyo University of Science, Chiba) a d’abord multiplié in vitro des cellules épithéliales et des cellules mésenchymateuses, qui sont à la base du développement des dents. Les chercheurs ont ensuite déposé ces cellules dans du collagène, qui agit comme un ciment. Au bout de quelques jours ils ont obtenu des bourgeons dentaires qu’ils ont implantés dans la bouche de souris après leur avoir arraché une dent.

Les bourgeons ont donné naissance à des dents complètes, expliquent les chercheurs dans l’édition électronique de la revue Nature Methods datée du 18 février. Email, dentine, pulpe, vaisseaux sanguins, connections nerveuses, tout y était pour former une dent normale. Tsuji et ses collègues estiment que cette technique, basée sur les cellules épithéliales et mésenchymateuses, pourrait être étendue à d’autres organes. Ils montrent qu’elle fonctionne pour les moustaches des rongeurs.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(19/02/07)


Monday 19 February 2007 à 17:48
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Des dents immortelles ?
Le rêve.. wub.gif
Monday 19 February 2007 à 17:53
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oui c est la fin du dentier de papa happy.gif
Monday 19 February 2007 à 18:28
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Dans Le Temps d'aujourd'hui, il y a un article sur une nouvelle technique pour faire grossir les seins, à base d'injection de graisse et de cellule souche.

Je trouve ça cool. En plus, c'est un bon prétexte pour mettre des photos de poitrine à la fin du journal.
Monday 19 February 2007 à 18:30
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QUOTE (Heavy Wizard @ 19 Feb 2007 à 17:28)
Dans Le Temps d'aujourd'hui, il y a un article sur une nouvelle technique pour faire grossir les seins, à base d'injection de graisse et de cellule souche.

Je trouve ça cool. En plus, c'est un bon prétexte pour mettre des photos de poitrine à la fin du journal.

Obsédé ! bluebiggrin.gif
Tuesday 20 February 2007 à 15:17
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NEUROLOGIE



Des neurones en stock pour le système olfactif

NOUVELOBS.COM | 19.02.2007 | 18:42



Notion récente et controversée, le renouvellement des neurones au cours de la vie serait à l’œuvre dans une petite région du cerveau lié à l’odorat - le bulbe olfactif- selon une étude.





Le renouvellement des neurones dans le bulbe olfactif nous aiderait à assimiler de nouvelles odeurs tout au long de la vie.
Une nouvelle étude vient confirmer que l’homme, comme d’autres mammifères inférieurs, bénéficie d’un renouvellement de ses neurones dans le bulbe olfactif, une petite région du cerveau qui traite toute l’information en provenance des molécules odorantes transportée le long des nerfs olfactifs. Les neurones du bulbe se renouvellent tout au long de la vie, expliquent des chercheurs qui ont étudié les cerveaux de personnes âgées de 38 à 70 ans.

Chez les rongeurs, le renouvellement des neurones du bulbe olfactif a été clairement démontré. Cependant, l’observation du système olfactif étant plus complexe chez l’homme et sont odorat étant beaucoup mois développé, l’hypothèse d’une neurogénèse similaire dans le cerveau humain ne faisait pas l’unanimité. Une étude canadienne publiée en 2004 suggérait la présence de neuroblastes, des cellules nerveuses embryonnaires, dans le bulbe olfactif.

Peter Eriksson (Sahlgrenska Academy, Suède) et ses collègues ont étudié les cerveaux de personnes décédées d’un cancer pour étudier la plasticité du bulbe olfactif. Dans un article publié en ligne par la revue Science le 15 février, ils montrent que des neuroblastes sont présents dans le bulbe olfactif. Comme chez les rongeurs, ces neuroblastes se forment dans la zone sous-ventriculaire du cerveau –un réservoir bien connu de cellules souches neuronales- et migrent vers le bulbe.

Cette voie migratoire, appelée courant de migration rostral (RMS) chez les rongeurs, n’avait pas encore été mise en évidence chez l’homme. Dans chaque hémisphère du cerveau, des extensions relient le bulbe olfactif à la région des ventricules, les cavités remplies de liquide céphalo-rachidien, expliquent Eriksson et ses collègues.

Le renouvellement des neurones a également été démontré pour une autre région du cerveau humain, l’hippocampe. Cependant les chercheurs ne savent pas encore très bien comment fonctionne cette neurogénèse et si elle permet de compenser les pertes en cas de lésions cérébrales.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
Wednesday 21 February 2007 à 13:55
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Les chimpanzés utilisent des outils depuis 4000 ans !
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 21/02/2007 à 12h14

Des pierres trouvées à dix mètres de profondeur dans une couche vieille de 4300 ans ont servi de percuteurs pour casser des noix. Très vraisemblablement, elles ont servi à des chimpanzés.

« Nous avons maintenant l’évidence qu’il y a un âge de pierre des chimpanzés » conclut dans Science l’éthologue britannique William McGrew devant la découverte d’une équipe internationale menée par l’archéologue canadien Julio Mercader. Elle vient d’être publiée dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), inaugurant une nouvelle discipline : l’archéologie des primates non humains.


Julio Mercader nous montre une des pierres que lui et son équipe ont trouvées. C’est un casse-noix façon chimpanzé, dont le mode d’emploi se transmet de génération en génération. © Ken Bendiksten

En Côte d’Ivoire, dans la forêt de Taï, l’équipe a trouvé en trois endroits, à une dizaine de mètres sous la surface des groupes de pierres qui ont manifestement été utilisées comme percuteurs. Les scientifiques ont repéré en surface des traces d’amidon provenant des grosses noix locales qu’ils ont servi à casser. Selon eux, il ne fait aucun doute que les utilisateurs de ces outils n’étaient pas des hommes mais des chimpanzés. Ils avancent plusieurs arguments :
- Les pierres sont beaucoup plus grosses que celles utilisées ou façonnées par les hommes ;
- Les hommes de cette époque et de cette région ne mangeaient pas de noix ;
- Ces pierres sont faites de granit, un matériau que les hommes n’utilisaient pas pour leurs outils ;
- On ne connait pas d’occupation humaine dans cette région antérieure à 2000 ans.

De génération en génération…

Cette découverte ne doit rien au hasard. On sait déjà que les actuels chimpanzés de la forêt Taï utilisent des grosses pierres pour casser des noix sur des morceaux de bois. Julio Mercader et Christophe Boesch, du département d’Anthropologie évolutive de l’Institut Max Planck (Allemagne), avaient étudié la manière dont les chimpanzés de Taï transportent certains types de pierres réservées à cet usage. Les chercheurs se sont demandés si leurs ancêtres utilisaient déjà cette technique. Si oui, il devait exister des gisements dans les couches archéologiques. Ils ont creusé de vastes tranchées là où l’on sait que des chimpanzés vivent depuis longtemps. Mission réussie…

Les chimpanzés de Taï utilisent une technique transmise depuis au moins 200 générations. Cette connaissance technique et transmise a donc les caractéristiques d’une culture. L’idée n’est pas nouvelle. On sait que les chimpanzés fabriquent plusieurs types d’outils (tiges effeuillées pour attraper les termites et les fourmis, faisceau de brindilles pour recueillir du miel…) et il existe des différences de méthodes d’une population à une autre. Reste à espérer que ce savoir-faire pourra se transmettre aux générations futures de chimpanzés car la forêt de Taï, comme beaucoup d’habitats de ces animaux, se réduit d’année en année devant les activités humaines…
Wednesday 21 February 2007 à 14:04
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MALADIES INFECTIEUSES



Tuberculose: une nouvelle méthode pour que les patients suivent le traitement

NOUVELOBS.COM | 21.02.2007 | 10:11



Malgré les efforts déployés par l’Organisation mondiale de la santé, la tuberculose ne recule pas. Cette maladie due au bacille de Koch fait toujours deux millions de morts dans le monde chaque année. La stratégie de traitement mise en place par l’OMS a été critiquée par des chercheurs et des médecins pour son manque d’efficacité. En tenant compte des spécificités géographiques, sociales ou culturelles des populations concernées, on peut obtenir de meilleurs résultats, selon des chercheurs de l’Institut de Recherche pour le Développement.





Le poste de santé de Toucar au Sénégal. (Yves Paris©IRD)
Dans la lutte contre la tuberculose, l’une des difficultés est de s’assurer du suivi du traitement par le patient. C’est sur ce point que Christian Lienhardt (IRD) et ses collègues sénégalais et britanniques ont travaillé en menant une étude pilote au Sénégal. Ils montrent qu’en adaptant la stratégie aux contraintes locales, on améliore l’adhésion des patients aux traitements.

Plus de 9.000 nouveaux cas de tuberculose sont diagnostiqués chaque année au Sénégal. Les traitements sont distribués gratuitement et pourtant 30% des patients ne les suivent pas bien et 60% seulement guérissent.

L’obstacle vient de la durée du traitement : plusieurs antibiotiques doivent être pris pendant 6 à 8 mois (contre 18 à 24 mois auparavant). Le taux de guérison est normalement de 95%, expliquent les chercheurs de l’IRD. Mais si le patient arrête son traitement ou ne le suit pas bien, les chances de guérison diminuent alors que les résistances du bacille aux antibiotiques augmentent. Le programme DOT de l’OMS prévoit donc qu’un tuteur suive le patient qui doit venir au dispensaire prendre ses médicaments.

L’éloignement des patients du centre de santé est la première difficulté à surmonter, expliquent Lienhardt et ses collègues. Le manque d’écoute, le manque d’information des patients, l’insuffisance du suivi contribuent également à décourager les patients, ont-ils constaté au Sénégal. Les chercheurs ont donc imaginé une autre stratégie, basée sur l’amélioration du personnel soignant, la décentralisation de l’accès aux traitements et l’ouverture de la stratégie DOT, en permettant au patient de choisir son tuteur parmi le personnel soignant ou une autre personne de la communauté.

Au cours d’un essai clinique mené entre juin 2003 et janvier 2005 sur plus de 1.500 patients répartis dans 16 centres de santé, les chercheurs ont pu constater que leur stratégie était payante. Au bout d’un an, le taux de guérison avait augmenté de 20% et le nombre de patients abandonnant le traitement était passé de 16,8% à 5,5%.

En améliorant la formation du personnel soignant, en responsabilisant les patients et en tenant compte des réalités locales, le suivi des traitements anti-tuberculeux peut donc être amélioré, concluent les chercheurs. Ils ont publié leurs travaux en janvier dans le Journal of the American Medical Association.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(20/02/07)
Thursday 22 February 2007 à 17:27
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Un petit carré pour se réveiller

NOUVELOBS.COM | 21.02.2007 | 17:59



Certains antioxydants du chocolat doperaient nos performances intellectuelles à court terme en favorisant l’irrigation du cerveau, selon une étude menée en Grande-Bretagne.



Voilà un argument de plus pour ceux qui ont besoin de se déculpabiliser lorsqu’ils abusent du chocolat (très noir). Des chercheurs britanniques de l’Université de Nottingham ont constaté que la consommation d’une boisson à base de cacao très riche en flavanol, l’un des principaux antioxydants présents dans le chocolat, favorisait la circulation sanguine dans certaines zones clefs du cerveau. Selon Ian Macdonald, qui dirigeait ces recherches, le cacao pourrait donc donner un petit coup de fouet au cerveau juste après sa consommation.

L’équipe de Macdonald a utilisé l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) pour mesurer le flux sanguin dans le cerveau de plusieurs volontaires qui avaient bu une préparation spécifique –qui n’existe pas dans le commerce- contenant une concentration élevée de flavanols. Pendant deux à trois heures, plusieurs zones de leurs cerveaux ont été davantage irriguées, grâce à la dilation des vaisseaux sanguins, a expliqué Macdonald devant le congrès de l’Association américaine pour les sciences (AAAS) qui se tenait à San Francisco.

Mieux oxygéné, le cerveau serait en quelque sorte dopé par l’action des flavanols. Macdonald suggère que cela pourrait permettre d’améliorer la concentration et les performances intellectuelles. Ce qui reste à démontrer.

C.D.
Sciences et Avenir.com
(21/02/07)
Thursday 22 February 2007 à 19:01
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L’agonie d’un soleil prise en image
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 22/02/2007 à 16h29

Une superbe image prise par Hubble montre avec un luxe de détails une étoile de type solaire explosant en fin de vie. L’irrégularité du nuage suggère des explosions multiples.

A environ 4 000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la Poupe, Hubble a pointé la victime d’un drame stellaire que connaîtra notre Soleil dans cinq milliards d’années. NGC 2440 est une nébuleuse planétaire, c’est-à-dire une enveloppe gazeuse violemment éjectée par une étoile en fin de vie, qui a explosé quand, faute de carburant, les réactions nucléaires n’ont plus été suffisantes pour contenir la force de la gravitation. L’étoile s’est d’abord effondrée sur elle-même puis les couches supérieures ont en quelque sorte rebondi sur le centre devenu très dense et ont formé ce nuage de gaz très chaud en expansion rapide.


Observée en fausses couleurs par l’instrument WFPC 2 de Hubble ; la nébuleuse NGC 2440 montre un nuage de gaz et de poussières qui s’étend sur une année-lumière. Au centre, on repère la naine blanche, reste de l’étoile qui a explosé. Le nuage présente une structure chaotique et irrégulière : l’étoile a connu plusieurs explosions qui ont éjecté de la matière dans différentes directions et sculpté des colonnes de poussières. La couleur rouge montre l'azote et l'hydrogène, le bleu l'hélium, le vert l'oxygène. Crédit : ESA/K. Noll (STScI).

Des nébuleuses de ce genre sont courantes, si bien que les astronomes ont pu étudier de près les différentes étapes de ce scénario, aujourd’hui bien compris. Il offre pour nous un intérêt supplémentaire : le destin des étoiles dépend largement de leurs masses et NGC 2440 a été produit par un astre similaire au Soleil. Cette scène visualise donc la nébuleuse que génèrera notre étoile à la fin de sa vie, dans environ cinq milliards d’années.

Le 7 février 2007, Hubble a pris de NGC 2440 cette image très précise, grâce à son instrument WFPC 2 (Wide Field Planetary Camera). Les fausses couleurs indiquent les molécules repérées dans le nuage de gaz et de poussières : l’hydrogène (confondu avec l’azote dans le même rouge), l’hélium (en bleu) et l’oxygène (en bleu-vert). La matière expulsée est rendue lumineuse par l’émission ultraviolette de ce qui reste de l’étoile centrale. Très dense, celle-ci est devenue une naine blanche. Celle de NGC 2440 atteint une température de 200 000 kelvins (à 273 près, c’est aussi la température en degrés Celsius), ce qui en fait l’une des plus chaudes que l’on connaisse.

La précision de l’image prise par Hubble montre toute la complexité interne du nuage, qui évoque une structure chaotique, avec des zones très chargées en matière et d’autres presque vides. Cette hétérogénéité suggère que l’étoile n’a pas explosé en une seule fois mais que l’astre agonisant a subi plusieurs cycles de contractions et d’explosions. A chaque soubresaut, une partie de sa matière s’est trouvée éjectée, mais dans une direction différente. La poussière qui était présente autour de l’étoile a été soufflée et forme maintenant de longues traînées centrées sur la naine blanche centrale.

L’image ne révolutionnera pas nos connaissances sur les nébuleuses planétaires, mais c’est sans doute la plus précise de toutes celles obtenues jusqu’ici. Et, en la regardant, on ne peut pas ne pas penser à notre Soleil, en pleine force de l’âge à la moitié de sa vie, mais qui offrira un jour ce spectacle à d’hypothétiques astronomes extraterrestres.
Friday 23 February 2007 à 14:42
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Aprendre avec précaution...mais si c'est vrai ohmy.gif !


Des chercheurs japonais mutent une bactérie en carte-mémoire

TOKYO (AFP) - Une équipe de chimistes japonais de l'Institut des sciences du vivant de l'Université de Keio (IAB) affirme avoir développé un procédé qui permet de conserver d'importants volumes de données numériques durant des siècles sur les gènes d'un organisme vivant, telle qu'une bactérie.

Cette forme de mémorisation d'informations numériques pourrait permettre à un laboratoire de stocker des données de propriété intellectuelle sur des organismes vivants génétiquement modifiés, selon les chercheurs.

"Les bactéries, et autres mini-organismes qui se reproduisent sur la base d'un code génétique défini, constituent des éléments potentiels de stockage de données qui suscitent un grand intérêt dans la communauté scientifique", a expliqué l'équipe japonaise dans les conclusions de ses travaux récemment publiés aux Etats-Unis.

"Par rapport aux disques durs et aux cartes-mémoires, ils sont extrêmement petits mais peuvent stocker sur leurs gènes des données en grande quantité sur une très longue période", selon les chimistes japonais.

Les recherches de l'équipe de Keio, qui ne sont pas les premières du genre, apportent un début de solution au problème de la pérennité des données.

"Nous avons développé une technologie qui permet de stocker des informations en plusieurs endroits sur les gènes d'une bactérie, ce qui permet notamment de diminuer les risques de destruction des informations à la suite des mutations génétiques survenant au fil du temps", ont-ils précisé.

Pour ses tests, l'équipe a "gravé" sous forme cryptée sur une bactérie non pathogène ("Bacillus subtilis") un bref message écrit en utilisant un procédé qui permet grosso modo de transcrire des données alphanumériques en éléments chimiques. Ces composés chimiques sont inscrits ensuite sur une séquence de gènes de la bactérie.

Pour retrouver les données, il suffit selon les chercheurs de comparer le génome normal de la bactérie et celui modifié, les différences révélant le message crypté.

Sur la base de simulations informatiques, l'équipe japonaise assure que la "Bacillus subtilis" est une espèce satisfaisante pour la conservation à long terme de données volumineuses.
Monday 26 February 2007 à 15:38
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RECHERCHE



Trisomie 21: la mémoire de souris malades améliorée

NOUVELOBS.COM | 26.02.2007 | 11:01



La trisomie 21 est la maladie chromosomique congénitale la plus fréquente. Elle concerne environ une naissance sur 800 en France. Des travaux, réalisés chez la souris, donnent l'espoir de trouver un traitement améliorant les capacités d'apprentissage des personnes touchées.



Il y a encore 10 ans, parler de la trisomie comme d’une maladie que l'on pourrait traiter était inadmissible. Cette recherche est sans aucun doute un espoir d'investigation», s'enthousiasme Jacqueline London, professeur à l’Université Paris-VII et présidente de l'association pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT). Les travaux de Craig Garner publiés aujourd’hui dans la revue Nature Neurosciences «sont une bonne voie d'approche pour réussir à échafauder un traitement du syndrome de Down», estime Jacqueline London. En effet, l'équipe du Centre de recherche sur la trisomie 21 de Stanford (USA) ont réussi à stimuler la mémoire des souris à l’aide du pentylenetetrazol (PTZ).

Les animaux de laboratoire sous PTZ ont vu progresser leurs capacités d'acquisition des données et d'apprentissage: ils identifient de nouveaux objets et retrouvent leur chemin dans un labyrinthe avec plus de facilité que leurs congénères non traités (atteints d’une forme animale de trisomie 21). Cela après l'absorption de 17 doses quotidiennes de PTZ mélangées à du lait. Ce potentiel se dégrade en quelques mois car les neurones traités sont remplacés par de plus jeunes cellules.

Craig Garner pense que la clef de l'amélioration réside dans le blocage par le PTZ d'un neurotransmetteur inhibiteur: l'acide gamma-aminobutyrique (GABA). Normalement, l'équilibre entre excitation et inhibition des neurones est maintenu dans le cerveau pour permettre l'apprentissage. Dans les cas des personnes atteintes de trisomie 21, les neurones produiraient trop de GABA, ralentissant le traitement de l'information. A présent, les chercheurs pensent poursuivre leur investigation chez l'homme.

Utilisé depuis les années 50 aux États-Unis, le pentylenetetrazol était administré à hautes doses lors de traitement de choc sur des personnes présentant des troubles psychiatriques. L’agence de sécurité sanitaires américaine, la FDA, l'a retiré du marché en 1982 car aucun avantage clinique n'avait été mis en évidence. La trisomie 21, également appelée syndrome de Down, est une maladie chromosomique congénitale. Elle est due à la présence d'un chromosome surnuméraire pour le chromosome 21. La trisomie est la cause la plus fréquente de retard mental responsable de 25 % des handicaps mentaux sévères chez les enfants d’âge scolaire.

Dans moins d’un mois, le 21 mars prochain, l’AFRT organise la 2ème Journée Mondiale de la Trisomie 21 au profit de la recherche sur cette maladie.

Philippe Salomon
Sciences et Avenir.com
(26/02/07)
Tuesday 27 February 2007 à 15:22
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ANTHROPOLOGIE



Nos ancêtres digéraient (déjà) mal le lait

NOUVELOBS.COM | 27.02.2007 | 10:15



Les Européens ont progressivement acquis la capacité à digérer le lait à l’âge adulte grâce à l’élevage des ruminants, expliquent aujourd’hui des chercheurs. Comme le montre l’analyse ADN de squelettes datant du Néolithique, nos ancêtres n’ont pas toujours posséder l’enzyme permettant de digérer de grands verres de lait.





En étudiant l’ADN de squelettes du Néolithique, des chercheurs de l’University College de Londres (GB) et de l’université de Mainz (All.) ont pu prouver que les Européens ne possédaient pas les enzymes permettant de dégrader le lactose il y a 7.000 ans. La tolérance au lactose se serait diffusée plus tard, conférant un net très avantage pour survivre.

80% de la population d’Europe du nord peut digérer le lait. A la vue de ce chiffre, les «tolérants» semblent majoritaires mais, à l’échelle du globe, ils font exception. Boire du lait à l’âge adulte provoque, chez la plupart des humains, ballonnements et digestion difficile dans le meilleur des cas. Pourtant, il y a des avantages à boire du lait : il est très nutritif et dépourvu de parasites contrairement à l’eau non traitée. Mais la persistance de la tolérance au lactose est contre-nature car les animaux ne sont pas censés se nourrir de lait après le sevrage. D’où la perte progressive de l’enzyme permettant de digérer le lactose pendant l’enfance.

La tolérance au lactose a pourtant persisté chez certaines populations jusqu’à l’âge adulte. Deux hypothèses contradictoires permettaient d’expliquer la répartition inégale des « tolérants »: les Européens digéraient le lactose et c’est pour cela qu’ils ont élevé des animaux producteurs de lait ou bien, après 8.000 ans de consommation de lait, ils ont fini par apprendre à le digérer. Un débat digne de celui de l’œuf et de la poule.

Les chercheurs anglais et allemands pensent avoir trouvé la réponse à cette question. En Europe, nous sommes partis de rien. Le gène de la lactase modifié, qui permet la tolérance au lactose, est apparu seulement après la domestication des animaux producteurs de lait, il y a 9.000 ans en Europe, explique Mark Thomas, docteur à l’UCL. Les populations tolérantes au lactose se sont répandues car cela leur donnait de plus grandes chances de survie.

Ces travaux sont publiés aujourd’hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Philippe Salomon
Sciences et Avenir.com
(27/02/07)
Wednesday 28 February 2007 à 19:47
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Première analyse de la composition de l’atmosphère d’une exoplanète
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 28/02/2007 à 14h08

C’est un exploit inattendu que vient de réussir le satellite d’observation en infra-rouge de la NASA, Spitzer : l'obtention du premier spectre de l'atmosphère d'une exoplanète ! La détection d’oxygène, et même de chlorophylle dans l’atmosphère d’une exoplanète de type terrestre, pourrait bien se produire plus tôt que prévue !


Représentation d'artiste d'un Jupiter chaud ( Crédit : NASA )

Une équipe française, menée par Alfred Vidal-Madjar, avait déjà réussi à détecter de l’oxygène, du carbone, de l’hydrogène et du sodium en provenance de l’atmosphère d’un Jupiter chaud, HD 209458b, à l’aide du télescope Hubble. Mais il ne s’agissait pas de la mesure directe du spectre de l’atmosphère de cette planète en train de s’évaporer à cause de sa trop grande proximité avec son étoile. L’obtention d’un tel spectre avec Spitzer semblait impossible à beaucoup mais deux équipes, menées par Jeremy Richardson du Goddard Space Flight Center et Carl Grillmair du California Institute of Technology, ont pourtant décidé de s’atteler à la tâche. Surprise ! Alors que ses concepteurs ne l’avaient pas prévu, Spitzer s’est effectivement révélé tellement performant que le spectre a pu être obtenu sans trop de difficultés. C’est un résultat spectaculaire, car une telle mesure n’était pas attendue avant des années !

Comment ont-ils fait ?

On connaît actuellement à peu près 200 exoplanètes. Parmi celles-ci, 14 sont particulièrement intéressantes car leurs orbites les conduisent à être éclipsées périodiquement par leurs étoiles. La technique est alors simple. Il suffit de mesurer le spectre du système étoile+planète puis le spectre de l’étoile lorsqu’elle éclipse sa planète. Dans la partie infra-rouge du spectre, la différence de luminosité entre les deux astres est la plus faible. En soustrayant du premier spectre le second, il est alors possible d’extraire le spectre de l’atmosphère de l’exoplanète. C’est donc ce qui vient d’être fait, précisément pour HD 209458b, et HD 189733b.


Technique du transit planétaire pour l'obtention du spectre grâce à une éclipse ( Crédit : NASA )

Comme toujours avec les exoplanètes, les planétologues théoriciens sont tombés à la renverse ! Non seulement elles orbitent en quelques jours autour de leurs étoiles, ne présentent qu’un très faible écart de température entre la face diurne et la face nocturne, mais voilà maintenant qu’il n'y aurait aucune trace d’eau dans leurs couches supérieures alors que ces planètes doivent nécessairement en posséder de grandes quantités à l’état de vapeur ! Par contre, le spectre donne des indications sur la présence de silicates. En clair, cela veut dire que les couches supérieures seraient composées de nuages de fins grains de poussières semblables à ceux provenant du sable. C'est seulement en dessous que devraient se trouver les couches possédant des molécules d’eau. Aucune planète dans notre système solaire ne possède ce type d’atmosphère !


spectre infra-rouge de HD 189733b


Spectre infra-rouge de HD 209458b


Spectre infra-rouge de HD 209458b montrant la présence de Silicate avec la liaison SiO

Les analyses n’en sont encore qu’à leurs débuts, et ces planètes sont situées à moins de 200 années-lumière de la Terre. C’est un formidable encouragement pour les planétologues, car la prochaine génération de télescopes chargés de détecter, non plus des géantes gazeuses mais des planètes telluriques ressemblant à la Terre, pourrait bien révéler dans un proche avenir qu’il existe de la vie dans la banlieue de notre système solaire. L’application d’une technique similaire mettant en évidence une quantité anormalement élevée d’oxygène, et pourquoi pas de la chlorophylle dans l’atmosphère d’une de ces planètes, en serait sans nul doute la preuve !
Thursday 01 March 2007 à 19:38
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PRIMATOLOGIE



Les lances des chimpanzés

NOUVELOBS.COM | 23.02.2007 | 11:36



Se rapprochant encore un peu plus des pratiques humaines, les chimpanzés seraient capables de fabriquer une arme pour tuer une proie, affirment des chercheurs, qui ont observé une curieuse pratique dans une région du Sénégal.





Une femelle chimpanzé adolescente photographiée au Sénégal. (AP /Iowa State University--Dept. of Anthropology, Maja Gaspersic)
Des chimpanzés sauvages du Sénégal fabriqueraient une arme pointue avec une branche pour attraper leurs proies, en l’occurrence de petits lémuriens qui dorment le jour au creux des arbres, selon des chercheurs. L’utilisation de l‘outil par ces grands singes, déjà connus pour casser des noix avec des pierres ou attraper les termites avec des brindilles, commencerait alors singulièrement à ressembler à de la chasse.

L’équipe de Jill Pruetz (Iowa State University, USA) et Paco Bertolani (University of Cambridge, USA) a observé des chimpanzés (Pan troglodytes verus) vivant à l’état sauvage dans la région de Fongoli, au sud-est du Sénégal. Vingt-deux chimpanzés ont été vus chassant les bébés galagos (Galago senegalensis) qui dorment le jour dans des cavités naturelles des arbres. Les grands singes repèrent d’abord un site favorable au repos des galagos puis choisissent une branche, la débarrassent de ses feuilles et dans certains cas affûtent la pointe avec leurs dents. Les chimpanzés plantent ensuite fermement cette lance dans les cavités, reniflent et lèchent la pointe de temps en temps.

Le taux de réussite de cette technique n’est pas très élevé. Une seule fois les chercheurs ont vu un chimpanzé attraper un petit galago de cette façon. Le lémurien n’a pas tenté de s’enfuir, précisent Pruetz et ses collègues, qui ne savent pas s’il était mort ou blessé. Le prédateur l’a mangé seul, sans partager sa proie. Lorsqu’il est dérangé dans sa cachette, le galago est capable de s’échapper très vite. Les chercheurs pensent donc que l’arme du chimpanzé est faite pour l’immobiliser avant d’ouvrir sa cachette et non pas de le faire sortir pour l’attraper, comme cela s’est déjà vu avec des écureuils.

Les chercheurs notent que cette pratique est limitée aux jeunes et aux femelles, les mâles se réservant la chasse et la consommation d’autres singes à queues. Cette chasse aux galagos serait également spécifique à Fongoli, une région où alternent savane et forêt, et où le repas préféré des chimpanzés, le singe colobe, est absent.

Ces travaux sont publiés aujourd'hui dans la revue Current Biology.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(23/02/07)


Thursday 01 March 2007 à 20:41
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Calmars géants en vedette, prédateurs éblouissants
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 01/03/2007 à 08h13

Alors que des scientifiques japonais montrent les premières images d’un céphalopode géant en train de jouer les stars devant leur caméra, le plus gros spécimen jamais pêché s’est fait prendre à l’hameçon en Antarctique.

Ces marins néo-zélandais, qui pêchaient à la traîne en mer de Ross, tout près de l’Antarctique, ont eu la surprise de leur vie. En train de dévorer le poisson de trente kilos qui leur servait d’appât à 1 800 mètres de profondeur, un énorme calmar s’est laissé remonter à la surface. Pesant 450 kilos et mesurant près de dix mètres (avec les tentacules), l’animal, moribond, a dû être hissé à bord avec un filet. Il est devenu le plus gros céphalopode jamais pêché et, après congélation, il sera remis aux scientifiques, comme l’a promis le ministre néo-zélandais de la pêche.

Son espèce a déjà été identifiée : c’est un Mesonychoteuthis hamiltoni. Décrit pour la première fois en 1925, cet animal a reçu le nom de calmar colossal, pour le distinguer du calmar géant, Architeuthis dux, juste un peu plus petit. C’est en découvrant ses tentacules dans l’estomac de cachalots que l’on a découvert son existence. On pense que sa longueur, avec les tentacules, approche les quinze mètres mais il pourrait exister des individus plus grands. En 2003, un spécimen entier avait déjà été pêché dans la même mer de Ross. L’animal mesurait 2,5 mètres, sans les tentacules, mais était encore en croissance, selon le docteur O'Shea qui l’a examiné. Il aurait pu encore gagner quatre mètres de longueur.

Prédateur éblouissant

Au nord-ouest de l’océan Pacifique, c’est un autre grand céphalopode, Taningia danae, qu’a filmé l'équipe dirigée par Tsunemi Kubodera, du Musée national des sciences de Tokyo. Entre 240 et 940 mètres de profondeur, au large des îles Ogasawara, une caméra sous-marine à haute définition a longuement filmé le comportement de ce grand calmar, qui peut atteindre deux mètres (avec tentacules), en train d’observer puis d’attaquer un appât.


Un calmar est train d’attaquer sa proie dans la nuit des profondeurs, illuminé de plusieurs centaines de photophores, éclairants pour lui mais aveuglants pour sa proie. Crédit : Tsunemi Kubodera/Muséum de sciences naturelles de Tokyo/Proceedings of the Royal Society B

Etonnamment agile, l’animal peut nager en avant ou en arrière grâce à ses deux grandes nageoires triangulaires. Devant la caméra, il a atteint 9 kilomètres à l’heure. Après avoir tourné autour de l’appât et de la caméra, le calmar a attaqué, dévoilant une tactique impressionnante. Activant ses nombreux photophores, c’est pleins phares qu’il fond sur ses proies, sans doute pour les aveugler. Réparties sur son corps et sur ses tentacules, ces lumières, quand le prédateur est proche, ont en effet de quoi affoler et désorienter l’animal pris au piège.



En 2005, Tsunemi Kubodera avait déjà obtenu un scoop : les premières images du calmar géant en situation d’attaque à 900 mètres de profondeur, au large des Iles Bonin (Japon). Si méconnus il y a qelques décennies, les grands céphalopodes sont devenus un fertile sujet d'études...


Le calmar géant Architheutis dux, saisi en 2005 par la même équipe japonaise. Crédit : AP/HO, National Science Museum, Tokyo

Ce message a été modifié par Daddy-O - Thursday 01 March 2007 à 20:45.
Thursday 01 March 2007 à 23:25
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Tout le monde s'en fout de mes calmars en vidéo ? huh.gif
Thursday 01 March 2007 à 23:42
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Ben elle est cool ta vidéo.

Mais je préfère les singes qui construisent des sagaies.

Faudrait former les singes à buter les chasseurs et les bucherons.

Ah non, mauvaise idée.

Plutôt leur apprendre à avoir des revendications territoriales.

Ce message a été modifié par Heavy Wizard - Thursday 01 March 2007 à 23:42.

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