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Sunday 11 February 2007 à 23:19
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Découverte d'un monde perdu en Papouasie : un Jardin d’Eden
Par Pascal Belotti, Tech&Co, le 08/02/2006 à 16h16

Des scientifiques ont découvert plusieurs dizaines d’espèces animales rares ou inconnues et des fleurs géantes dans une des jungles les plus isolées d’Asie, au cœur des montagnes Foja en Papouasie. Un véritable "monde perdu" selon l'expédition.

Des grenouilles, des papillons, des plantes, un oiseau « mangeur de miel », un kangourou très rare… C’est une découverte exceptionnelle que vient d’annoncer l’organisation « Conservation International », suite à une expédition réalisée en décembre dernier en collaboration avec l’Indonesia Institute of Science dans une zone forestière à l’ouest de la Nouvelle Guinée.

L’équipe composée d’américains, d’indonésiens et d’australiens a pu ainsi prendre les premières photos jamais réalisées d’un « oiseau de paradis » (Parotia berlepshi), et d’un kangourou arboricole à parure dorée (Dendrolagus pulcherrimus) connu jusqu’ici seulement dans une montagne voisine de la zone.


Kangourou arboricole
Crédits : CI, Bruce Beehler


« C’est presque le Jardin d’Eden sur terre » s’est émerveillé Bruce Beehler, vice président du Melanesia Center for Biodiversity Conservation et responsable de l’expédition, dans un communiqué de l’organisation publié le 7 février. « Le premier oiseau que nous avons vu au camp était une espèce nouvelle ! Les mammifères proches de l’extinction dans d’autres contrées sont ici en abondance… »

L'énigme de l'Oiseau de Paradis résolue

Cette découverte a été faite dans une zone de 300 000 hectares, à proximité de laquelle vivent des populations Kwerba et Papasena, au sein de la forêt de Foja qui couvre elle-même plus d’un million d’hectares et constitue la plus grande forêt tropicale d’Asie. Une région très importante pour la conservation de la biodiversité.


Oiseau de paradis (Parotia berlepshi)
Crédits : CI, Bruce Beehler


Elle permet déjà de résoudre une question majeure en ornithologie : le berceau de l’Oiseau de Paradis, découvert à la fin du 19eme siècle grâce à des spécimens capturés par des chasseurs indigènes mais dans une zone inconnue, avait fait l’objet de plusieurs recherches qui avaient échoué. Dès le deuxième jour de l’expédition, les scientifiques ont pu observer un oiseau de Berlepsh - oiseau de paradis à la tête surmontée de six longues plumes - en pleine danse nuptiale, ce qui prouve que les Montagnes de Foja sont bien son lieu de vie.

Les chercheurs ont aussi découvert une nouvelle espèce d’oiseau « mangeur de miel » (la première découverte en Nouvelle Guinée depuis 1939) caractérisé par une face orange brillante. Mais ils ont aussi mis la main sur une fleur géante (un rhododendron de taille record), et pas moins de vingt grenouilles et quatre papillons.

Selon les estimations des chercheurs, il y aurait sur Terre entre 10 et 30 millions d’espèces. On n'en connaît pas plus de 1,7 millions qui sont bien décrites et nommées, leur biologie restant encore pour beaucoup ignorée...


L’oiseau mangeur de miel
Crédits : CI, Bruce Beehler

Monday 12 February 2007 à 02:02
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J'espère qu'ils entraînent des singes au technique de guérilla anti-bucheron.
Monday 12 February 2007 à 02:08
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Lol. mrgreen.gif

Nan mais c'est sur qu'il faut absolument preserver cet environnement, et j'espère qu'on en fera une reserve naturelle protegée ( même si dans l'absolu c'est dommage d'être obligé d'en arriver là ).
Monday 12 February 2007 à 13:02
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oops j avais mis l article sur le serpent mais je vois que daddy m a devancee!


Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 12 February 2007 à 13:08.
Monday 12 February 2007 à 13:15
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Le réchauffement climatique fait fondre le plateau tibétain
Extrait du BE Chine N°37 - Ambassade de France en Chine, le 11/02/2007 à 10h41








Une étude menée par le Centre d'Etude Géophysique Aérienne et de Télédétection (AGRS) de l'Agence d'Etudes Géologiques de Chine (AGS) vient de montrer que le réchauffement climatique avait entraîné sur le plateau tibétain depuis 30 ans un rétrécissement des glaciers, une élévation de l'altitude des neiges éternelles de 100 à 350 mètres, une diminution des zones humides et une aggravation des désertifications.

Le plateau s'étend sur 5 provinces chinoises (régions autonomes du Tibet et du Xinjiang, et Qinghai, Yunnan, Sichuan) pour presque un quart de son territoire. C'est la principale réserve en eau du pays avec les sources des fleuves Yangtze, Jaune et Lancang, et une immense réserve de neige et de glace. D'après FANG Hongbin, ingénieur au département de télédétection où a été menée l'enquête, le volume des glaciers pourrait passer à 72% de sa taille actuelle en 2050 puis 50% en 2090 même sans progression du réchauffement climatique.

Les conséquences de cette fonte sont la diminution des ressources en eau potable de toute l'Asie et la formation de zones humides et marécageuses en aval du plateau, mais aussi des conséquences sur l'environnement mondial en raison de sa hauteur qui lui a valu le surnom de "troisième pôle".

Par Yannick Lannes
Monday 12 February 2007 à 13:16
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Celui là aussi, je l'ai mis, dans le topic adequat sur le rechauffement climatique. mrgreen.gif

http://www.comlive.net/sujet-121842-133.html
Monday 12 February 2007 à 13:19
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laugh.gif rolleyes.gif
Monday 12 February 2007 à 22:09
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Encore du nouveau sur la matière noire !

Peut-on voir la matière noire ? La réponse bientôt avec GLAST !
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences, le 12/02/2007 à 16h11

De quoi est donc bien constituée la matière noire sensée composer le quart de la masse de l’Univers ? « De WIMPs » répondent certains physiciens, « et on ne devrait pas tarder à en avoir la preuve avec le lancement cette année du Gamma-ray Large Area Telescope si nous avons raison ! ».


Image d'artiste de GLAST

Les observations en faveur de l’existence de la matière noire se sont multipliées de façon dramatique au cours de l’année 2006, que ce soit avec WMAP ou Chandra, il devient de plus en plus difficile de nier son existence. Censée être à l’origine des galaxies et expliquer la stabilité paradoxale des amas de galaxies, la matière noire doit être composée de particules inconnues jusqu’ici sur Terre et n’émettant pas de rayonnement électromagnétique. Elle ne manifesterait donc sa présence que par la gravitation, difficile de la mettre directement en évidence donc.

Toutefois, les théoriciens des particules élémentaires ne lui interdisent pas d’avoir une faible capacité d’interagir avec elle-même, voire avec la matière normale. Ils ont donc proposé toute une série de modèles de particules élémentaires très massives baptisées WIMPs, l’acronyme anglais de Weakly Interactive Massive Particules ou particules massives interagissant faiblement. Notez d’ailleurs que wimps signifie « mauviettes » !

Et que font donc deux WIMPs quand elles se rencontrent ? Eh bien, elles peuvent s’annihiler tout comme un électron rencontrant un positron ! Comme elles sont massives, une application immédiate de la formule d’Einstein nous dit que de l’énergie pourra être libérée sous forme de photons gamma plutôt énergétiques, bien plus qu’en cas d’annihilations positron / électron ou même proton / anti-proton.

D’accord, mais les chances que cela se produise doivent être faibles, non ? Pas tant que cela si l’on se rappelle que, pour être à l’origine des galaxies, la matière noire a dû se rassembler sous l’effet de sa propre gravité en zones denses où seront attirés plus tard les atomes de matière normale. En particulier, le cœur des galaxies devrait être particulièrement riche en matière noire, le taux de collision devrait y être suffisant pour qu’une quantité importante de photons gamma soit détectable avec le télescope GLAST qui sera lancé en Août 2007. Là, vous allez m’arrêter, des rayons gamma en provenance des galaxies, cela se voit déjà, comment savoir qu’il ne s’agit pas de photons produits par des pulsars, des trous noirs et autres GRB ?

Tout simplement parce que, dans chacun de ces cas, les sources sont transitoires, plutôt ponctuelles et qu’elles n'émettent pas que des rayons gamma. Si des WIMPs s’annihilent, on verra de larges régions dans le bulbe d’une galaxie émettant continuellement des photons gamma d’une énergie assez bien définie et eux seuls.

De toute manière, si elles existent, ces particules devraient pouvoir être détectées sur Terre et très probablement produites en accélérateur avec le LHC à Genève. Là-bas, le détecteur Atlas, qui selon certains est l’objet technologique le plus complexe jamais construit dans toute l’histoire de l’humanité, pourrait bien confirmer en 2008 un message venu la même année du cœur des galaxies.

+ Le détecteur ATLAS en construction au LHC; Crédits : www.atlas.ch +


Ce message a été modifié par Daddy-O - Monday 12 February 2007 à 22:10.
Tuesday 13 February 2007 à 11:26
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Ah, la mise en marche du LHC va être un truc énorme.

Va y avoir des pans de théorie entiers à réécrire.
Wednesday 14 February 2007 à 14:03
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Pour ceux qui se sotn déjà posé la question :

Faire l'amour est-il possible dans l'espace ?
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 14/02/2007 à 10h14

Si vous posez cette question à un responsable de la NASA, vous aurez droit à un démenti catégorique. Et si vous insistez en demandant pourquoi un acte aussi naturel et considéré comme indispensable à l'équilibre émotionnel de l'Homme, ne l'est soudain plus lorsqu'il s'agit d'envisager un isolement complet dans un vaisseau pour une durée de plusieurs mois ou années, avec tous les déséquilibres psychologiques potentiels qui peuvent en découler, vous aurez alors droit à une réponse évasive du genre "vous savez, ils n'auront vraiment pas le temps de penser à ça", ou tout au mieux, à un sourire gêné.

Pourtant, la question est cruciale. Elle l'est même de plus en plus alors que des missions de longue durée sont envisagées à destination de Mars et au-delà, et que la NASA elle-même annonce son intention d'envoyer des couples mariés à bord de ses vaisseaux. Est-ce par hypocrisie ou puritanisme que le sujet est systématiquement évité ? Nous ne trancherons pas et examinerons d'abord l'aspect scientifique du problème.

Science et reproduction

Car aspect scientifique il y a. Quel sera l'impact des rayonnements cosmiques sur les cellules liées à la reproduction ? On sait, d'une part, à quel point spermatozoïdes et ovules peuvent se montrer sensibles à certains stimuli externes, au mieux en refusant de fusionner, au pire en produisant des embryons atteints de malformations. Et on sait d'autre part que le rayonnement omniprésent dans ce "vide" qui ne mérite que très mal son nom peut influencer, de façon parfois surprenante, l'organisme humain.

Ainsi, les particules émises lors des éruptions solaires et qui peuvent traverser sans le moindre problème aussi bien les parois des vaisseaux spatiaux que les corps des astronautes. Ces derniers ne s'en ressentent nullement, sauf lorsqu'elles frappent la rétine. Elle provoquent alors l'apparition d'éclairs, comme un flash traversant le champ de vision, ou une petite tache si la particule frappe de face. Ce phénomène a été décrit pour la première fois lors des vols Apollo vers la Lune, le vaisseau se trouvant alors au-delà de la protection des ceintures de Van Allen, mais est aussi remarqué lors du survol de l'anomalie de l'Atlantique Sud, où le bouclier magnétique est affaibli. Il peut donc bien y avoir interaction entre les rayons cosmiques et les cellules humaines.

C'est pourquoi une attention toute particulière a toujours été consacrée par les agences spatiales à la reproduction dans l'espace, et à la survie des embryons obtenus ainsi qu'à leur condition physique. Plusieurs programmes ont ainsi vu le jour et ont été conduits, aussi bien à bord de satellites scientifiques automatiques que des stations Saliout et Mir, et que de la Station Spatiale Internationale. Nous ne les passerons pas en revue, mais citerons certains faits.

Les Russes semblent avoir effectué les premières expériences de reproduction dans l'espace, et ce depuis 1979. Ainsi, cinq rats femelles et deux mâles sont restés 19 jours en orbite, sans engendrer de naissances après leur retour sur Terre. Mais il n'est pas certains qu'ils aient copulé. Diverses expériences menées sur des oeufs de grenouille montrent des anomalies de développement, et semblent indiquer qu'une période de trois heures après la fécondation requiert l'intervention de la pesanteur pour déplacer certains éléments à l'intérieur de l'œuf et amorcer la symétrie bilatérale. D'autres tentatives, effectuées dans une centrifugeuse à bord de la navette en septembre 1992, ont abouti à la naissance de 440 têtards parfaitement formés. Les conséquences de l'irradiation ont aussi fait l'objet d'examens au cours de ce vol, qui embarquait 2 carpes japonaises, 180 frelons israéliens, 400 mouches et 7200 asticots.

Mais toutes les expériences ne se sont pas aussi bien déroulées. En 1989, un essai de fécondation d'œufs de poule en apesanteur s'était conclu par la mort toujours inexpliquée de la totalité des embryons après leur retour sur Terre. Autrement dit, les scientifiques, dans ce domaine, marchent toujours sur des œufs…

C'est en juillet 1994 que fut réalisé le premier accouplement "officiel" en apesanteur. Il s'agissait de quatre petits poissons téléostéens, le médaka Oryzias Latipes, abondant dans les rizières et couramment élevé en aquarium. Après avoir baptisé les mâles A et B, et les femelles C et D, les chercheurs ont décidé de leur donner un vrai nom. Ils devinrent donc Genki (actif), Cosmo (persévérant), Miki (futur) et Yume (rêve). De la persévérance, il leur en fallut. La 21e tentative d'accouplement fut la bonne, les poissons n'arrivant pas, jusque là, à garder la position suffisamment longtemps pour copuler. 43 œufs fécondés furent pondus, mais seulement 8 alevins en sortirent.

+ Oryzias Latipes +


Citons aussi l'expérience FERTILE (Fécondation et Embryogenèse Réalisées chez le Triton In Vivo dans L'Espace), réalisée en août 1996 par Claudie Haigneré, puis en février 1998 par Léopold Eyaerts à bord de la Station orbitale Mir, au cours de deux missions spatiales franco-russes, les missions Cassiopée et Pégase. Le but de l’expérience était de savoir si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire normal d'un vertébré, l’amphibien Urodèle Pleurodeles, pouvaient se réaliser en micropesanteur.

Elles ont permis de révéler certaines anomalies à certains stades du développement embryonnaire, mais aussi au niveau de la fécondation elle-même, de la segmentation des cellules et de la fermeture du tube nerveux, qui se produit avec retard. Le rôle de l'absence de pesanteur ne paraît donc pas négligeable sur la reproduction.

Et l'Homme ?

A la question de savoir si l'acte d'amour a déjà été produit dans l'espace, la réponse est oui. Et même oui officiellement, puisqu'en 1982, les responsables de l'agence spatiale d'URSS ont reconnu qu'une tentative d'accouplement humain avait eu lieu à bord de Saliout 7, entre la cosmonaute Svetlana Yevgenyevna Savitskaya et un des deux autres occupants de la station, Leonid Popov ou Alexander Serebrov. Laconiques, leurs patrons se sont contentés de déclarer que l'"expérience" n'avait eu lieu que dans la perspective de concevoir le premier enfant de l'espace...

+ Yevgenyevna Savitskaya, entourée de Leonid Popov (à gauche) et Alexander Serebrov (à droite). Qui fut l'élu ? Crédit RKK +


Svetlana Savitskaya, qui se met de fort mauvaise humeur lorsqu'on évoque le sujet comme si cet acte lui avait été imposé (elle était déjà mariée à l'époque avec un pilote d'essais non astronaute), est aujourd'hui mère de deux filles, nées bien après son vol.

Même si la NASA feint l'ignorance et joue un rôle de vierge effarouchée lorsqu'on aborde le problème avec ses représentants, il faut pourtant bien constater qu'elle a été en rapport avec l'universitaire Elaine Lerner pour définir et adopter un système de harnais destiné à faciliter les rapports sexuels en gravité zéro. Ken Jenks, un ingénieur du Space Biomedical Research Institute, a signé un document intitulé "sexualité dans l'espace" (Cosmic Love) où il considère qu'il s'agit là d'une bonne façon d'aborder le problème des besoins physiologiques humains en cours de mission spatiale. Il y décrit comment, en 1996, l'agence américaine avait conduit une série d'expériences destinées à déterminer les meilleures positions à adopter pour un rapport sexuel en apesanteur. Mais il ne révèle pas de quel vol il s'agissait, quatre missions de navettes comprenant au moins une femme parmi l'équipage ayant eu lieu cette année-là. Les chercheurs auraient obtenu, pour cette expérience très particulière, l'usage exclusif du pont inférieur du shuttle… Dix méthodes auraient été retenues, quatre correspondaient à une approche "naturelle", et six utilisaient un système de harnais ou même un tunnel gonflable. Nous arrêterons là cette évocation, si ce n'est pour dire qu'évidemment, la NASA ne reconnaît aucune de ces révélations provenant pourtant d'un scientifique dûment reconnu par l'agence.

On pourrait également citer l'exemple de Mark Lee et Jan Davis, un couple d'astronautes passagers de la mission STS-47 en septembre 1992. Mariés seulement depuis un an et demi, est-il raisonnable de penser qu'ils n'aient pas été tentés par l'"expérience" dans des circonstances aussi exceptionnelles ? Bien sûr, là aussi, la NASA fait la sourde oreille. Quant aux intéressés, ils affirment que leurs horaires de travail ne leur permettaient pas de se rencontrer, l'un travaillant tandis que l'autre dormait. Bien sûr, on trouvera des gens pour le croire…

La physiologie, un obstacle ?

Sur un plan strictement physiologique, rien n'empêche un couple de se livrer à des ébats amoureux dans l'espace. Il faut cependant remarquer qu'au début d'un séjour en apesanteur, les fluides sanguins ont tendance à migrer du bas vers le haut du corps, provoquant l'apparition de symptômes tels que les "pattes de poulet" et l'apparition d'un visage bouffi. Au bout de quelques jours, ou plus suivant les organismes, la situation a tendance à rentrer dans l'ordre. Mais durant cette période, il n'y a plus d'érection possible puisque les corps caverneux de la verge ne sont plus irrigués.

Ensuite, comme nous le mentionnons plus haut, l'effet des radiations reste inconnu. Plusieurs astronautes ont procréé après une mission et leurs enfants sont bien en vie. La doyenne de ces enfants est Elena Nicolaïev, fille de Valentina Terechkova, la première femme cosmonaute, et Adrian Nicolaïev, qu'elle a épousé peu après son unique vol de juin 1963 à l'occasion d'un mariage "arrangé" par le parti (ils ont divorcé peu de temps après). Conçue un mois après le retour dur Terre de la maman, Elena était une prématurée de sept mois, mais en parfaite santé. Elle exerce aujourd'hui la profession de médecin à Moscou.

+ Valentina Terechkova et Adrian Nicolaïev, les premiers divorcés de l'espace. Crédit RKK +


Chose curieuse, on constate que 80% des enfants d'astronautes sont des filles, toutes nations confondues. Et tout aussi curieusement, on peut noter que cette dichotomie se révèle identique pour les enfants des pilotes de chasse, qui attribuent cela au fait qu'ils traversent souvent de puissants faisceaux radar, et que les micro-ondes peuvent avoir un effet létal sur les spermatozoïdes mâles.

Si aucun problème sérieux n'a été détecté jusqu'à présent sur les enfants d'astronautes, il reste néanmoins intéressant de suivre les effets des rayonnements cosmiques sur le long terme.

+ La station Mir, Crédits : RKK Energya +


Ce message a été modifié par Daddy-O - Wednesday 14 February 2007 à 14:04.
Wednesday 14 February 2007 à 14:14
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Lieu de naissance : Station Mir.

ça le ferait trop cool.gif
Wednesday 14 February 2007 à 18:25
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Bon, là, c'est plus possible pour Mir.

Mais si un gosse nait sur ISS, il ne sera pas terrien.

Au mieux, il sera citoyen international, trop fort.
Wednesday 14 February 2007 à 18:29
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QUOTE (_Heavy Wizard_ @ 14 Feb 2007 à 17:25)
Bon, là, c'est plus possible pour Mir.

Mais si un gosse nait sur ISS, il ne sera pas terrien.

Au mieux, il sera citoyen international, trop fort.

Ca peut dependre de la nationalité des parents, certaines nationalités se transmettent par le sang.

Ce message a été modifié par Daddy-O - Wednesday 14 February 2007 à 20:06.
Wednesday 14 February 2007 à 22:21
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Ils en aprlent comme d'une decouverte m'enfin bon, c'est pas si etonnant que ça, cette eau provient du basalte hydraté qui plonge sous la lithosphère dans les zones de subduction. Je pense qu'on aurait pu s'y attendre.

Découverte d'un vaste réservoir d’eau dans les entrailles de la Terre
Par Jonathan Toubeau, Futura-Sciences, le 14/02/2007 à 16h39

En analysant l’atténuation d’ondes sismiques dans le manteau terrestre, un sismologue américain révèle, grâce au premier modèle 3D du genre, l’existence d’un réservoir d’eau aussi volumineux que l’Océan Arctique dans les profondeurs de la Terre.

Habituellement, pour étudier ce qui se passe sous nos pieds, les sismologues procèdent à la mesure de la vitesse d’ondes sismiques. Ils obtiennent ainsi, en quelque sorte, un scan du noyau et du manteau terrestre. Mais ces données de vitesse, seules, ne permettent pas de faire la distinction entre des variations dues à la température ou à la composition du milieu traversé. Pour passer outre ce problème, il existe une méthode : analyser la manière dont les ondes s’amortissent depuis leur source.

+ Image +


Frappez au marteau sur une table ; vous renverserez probablement les objets proches du point d’impact, mais il est fort probable que ceux à l’autre bout de la table ne bougent pas d’un pouce. Et cette diminution de puissance de l’onde n’est pas la même pour des matériaux différents. Des données d’atténuation fournissent donc aux sismologues une information sur la raideur d’une région, fonction de sa température et de la quantité d’eau qu’elle contient. Prendre connaissance simultanément des vitesses d’une onde et des atténuations qu’elle subit lors de sa propagation permet ainsi de déterminer si une anomalie est due à la température ou à la présence d’eau.

Michael E. Wysession, professeur des sciences terrestres et planétaires à la Washington University de St-Louis, aidé de Jesse Lawrence, un de ses anciens doctorants, a analysé les données de 80 000 ondes à partir de plus de 600 000 séismogrammes. Dans un premier temps, il a identifié les zones bien connues où le plancher océanique plonge vers le centre de la Terre. Puis, sous l’Asie, il a observé une région où les ondes sont fortement amorties, bien que faiblement ralenties. « L’eau diminue un peu la vitesse des ondes. Beaucoup d’amortissement et un peu de ralentissement, ça correspond très bien à la prédiction qu’il y a de l’eau », argumente-t-il. On ne l’avait encore jamais observé, mais des modèles prédisent ce que Wysession appelle anomalie de Beijing. « De l’eau dans la roche, plutôt froide, descend avec la plaque plongeante, mais elle se réchauffe au fur et à mesure de sa descente et est relâchée par la roche qui peut devenir instable. Elle remonte alors dans la région sous-jacente, qui devient saturée en eau. » En combinant le volume de cette anomalie avec le fait que la roche peut contenir environ 0,1 % d’eau, on découvre que l’équivalent d’un Océan Arctique se cache sous nos pieds...

+ Message Masqué +


« L’eau est comme un lubrifiant, huilant constamment la machinerie de la convection du manteau qui gouverne la tectonique des plaques et cause le mouvement des continents à la surface de la Terre », ajoute Wysession. Et de conclure : « Regardez notre planète sœur, Vénus. Son intérieur est très chaud et sec, et Vénus n’a pas de tectonique des plaques. Toute l’eau s’est probablement évaporée, et sans eau pas de plaques ».
Thursday 15 February 2007 à 19:52
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La peste serait aussi une histoire de virus

NOUVELOBS.COM | 15.02.2007 | 16:58



S’il n’avait pas été infecté il y a très longtemps par un virus, le bacille de la peste n’aurait peut-être pas laissé autant de morts derrière lui. En tentant de percer les secrets de la virulence de Yersinia pestis, des chercheurs français ont découvert la présence d’un virus bactériophage qui fournirait au bacille une partie de ses capacités de nuisance.





Le phage filamenteux produit par Yersinia pestis, l’agent de la peste vu au microscope électronique. (© Institut Pasteur)
C’est peut-être à un virus que le bacille de la peste, qui a décimé un Européen sur quatre au Moyen-âge, doit sa redoutable virulence. Pour découvrir les causes de cette virulence, Elisabeth Carniel (Institut Pasteur), associée à des chercheurs européens ou américains, utilise depuis plusieurs années les armes de la génomique. C’est ainsi que les chercheurs ont isolé six régions chromosomiques acquises par le bacille Yersinia pestis après sa séparation d’avec son ancêtre Y. pseudotuberculosis, une bactérie intestinale peu virulente.

Dans l’une de ces six régions, Carniel et ses collègues ont découvert des gènes codant pour un virus filamenteux, un phage qui infecte les bactéries. Le phage en question aurait infecté Yersinia pestis il y a 7.500 ans.

D’autres bactéries ont acquis leur pouvoir pathogène grâce à des virus bactériophages. Le vibrion du choléra, par exemple, produit la toxine cholérique grâce à un virus qui le parasite. Des expériences menées par l’équipe de Carniel sur des puces révèlent que le phage ne modifie pas la capacité du bacille de la peste à se transmettre. En revanche, en son absence, le bacille est nettement moins virulent.

Les chercheurs veulent maintenant comprendre les mécanismes qui permettent au phage de modifier la virulence du bacille afin de connaître exactement le rôle qu’a joué ce virus dans les terribles épidémies de peste. Au XIVème siècle la Peste Noire aurait fait 50 millions de victimes en Asie, en Afrique et en Europe. En 1894, la dernière grande épidémie de peste est partie de Hongkong et de Canton et s’est répandue à travers le monde via les navires marchands. A cette époque 13 millions de personnes en sont mortes en Inde. C’est aussi en 1894 que l’agent pathogène de la peste a été découvert, ainsi que rôle de vecteur de la puce des rats.

Malheureusement, cette maladie n’appartient pas au passé. La peste est encore endémique dans de nombreux pays. D’après les chiffres de l’OMS, plus de 2.000 cas ont été notifiés en 2003, dont 182 morts, essentiellement en Afrique.

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.com
(15/02/07)
Friday 16 February 2007 à 18:15
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Les poissons des grottes vivent mieux sans leurs yeux

NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 16:42



Une étude américaine vient de démontrer que pour l’espèce de poisson cavernicole Astyanax mexicanus, la régression de l’œil, trop consommateur en énergie, était un avantage acquis au cours de leur évolution.



Dans les grottes mexicaines de Pachón vivent d’étranges créatures : des poissons presque albinos et aveugles. Les régressions évolutives, comme ici l’arrêt du développement des yeux et la perte de la pigmentation, sont des phénomènes qui laissent les spécialistes de l’évolution perplexes depuis Darwin. Pour percer ce mystère, des scientifiques américains ont étudié les traits caractéristiques de l’espèce cavernicole Astyanax mexicanus et les gènes qui les gouvernent. Ils en ont conclu que deux mécanismes différents étaient mis en oeuvre : dérive génétique pour la dépigmentation et sélection naturelle pour la régression des yeux.

L’histoire de ces poissons, connus dans seulement quelques grottes au centre du Mexique, est singulière : des tremblements de terre successifs auraient isolé dans des cavités souterraines une partie de la population ancestrale qui utilisait pleinement ses yeux pour vivre en surface. Obscurité, rareté de la nourriture due à l’absence de photosynthèse… Les conditions de vie cavernicoles ont amené les poissons a évoluer au cours du temps, à perdre certains caractères, comme la vue ou la pigmentation, ou à en développer d’autres.

Les chercheurs américains, supervisés par Richard Borowsky de l’université de New-York, expliquent dans Current Biology ont comparé des séquences de gènes chez les poissons cavernicoles et leurs congénères qui nagent au grand jour.

Dans le cas de la pigmentation, les chercheurs ont remarqué que la diminution ou l’augmentation de densité dans les cellules pigmentaires, les mélanophores, apparaissait de façon aléatoire. Il s’agit donc d’une dérive génétique, concluent les scientifiques. Cette voie est indépendante des mutations et de la sélection : la perte d’un allèle se fait au hasard, au moment de la transmission de la moitié du patrimoine génétique au descendant. La perte de l’allèle répétée un grand nombre de fois s’accumule et entraîne une dérive génétique d’autant plus remarquable que la population est petite, comme dans le cas des poissons cavernicoles.

Quant à la régression de l’œil, elle est liée au mécanisme de sélection. Les mutations qui affectent le système visuel dans la population cavernicole conduisent invariablement à une réduction de la taille de la lentille et de l’œil. La mutation apparue par hasard aurait ainsi été conservée pour son aspect bénéfique.

Darwin n’était pas allé jusque là. Il estimait que même pour des animaux vivant dans le noir les yeux ne pouvaient pas être préjudiciables et que leur perte était uniquement liée à l’arrêt de leur utilisation. Mais Borowsky et ses collègues démontrent que les poissons des grottes vivent mieux sans leurs yeux. La rétine est en effet un des tissus les plus énergivores, avec un métabolisme dépassant parfois celui du cerveau. A cela s’ajoute le fait que la consommation d’oxygène de la rétine est 50% plus grande dans l’obscurité qu’à la lumière, et que la rétine est une structure vivante qui peut être renouvelée plus de 35 fois par an. Autant dire que le maintien de l’œil est loin d’être une bonne affaire dans les grottes !

Alice Bomboy
Sciences et Avenir.com
(16/02/07)
Saturday 17 February 2007 à 15:21
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La piste de nos ancêtres dans nos intestins
Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 16/02/2007 à 14h14

En analysant la diversité génétique de la bactérie responsable de l’ulcère de l’estomac, des chercheurs ont pu retracer les migrations de nos ancêtres. Conclusion : nous sommes partis d’Afrique de l’Est il y a 58 000 ans.

Tristement célèbre, Helicobacter pylori est une bactérie capable de vivre dans notre estomac et nos intestins et responsable d’ulcères et de cancers de l’estomac. Présente dans toutes les populations humaines, elle semble accompagner l’Homme depuis longtemps. C’est ce qui a donné l’idée à une équipe de chercheurs européens et sud-africains d’étudier les caractéristiques génétiques de cette bactérie dans différentes populations humaines.

Durant ce long travail, commencé en 1999, l’équipe a prélevé par endoscopie plus de 700 échantillons parmi 51 groupes ethniques répartis sur tous les continents. Il apparaît d’abord que les variantes génétiques se répartissent en six grands groupes, correspondant justement à des aires géographiques. De plus, la diversité génétique de H. pylori est d’autant plus grande que la population se trouve éloignée d’Afrique de l’est.

L’idée qui émerge est qu’au sein d’une humanité originelle vivant en Afrique, H. pylori a prospéré et s’est diversifiée. Puis une partie de la population humaine a migré depuis l’Afrique de l’est, emportant avec elle les bactéries vers d’autres régions du globe, Asie, Europe, Amérique et Océanie. Dans chacune de ces populations, les bactéries se sont à nouveau diversifiées mais isolément et donc différemment selon les régions.

Une seule grande migration

A partir du taux connu de mutations chez H. pylori, les scientifiques estiment l’âge de la grande migration hors d’Afrique à 58 000 ans, plus ou moins 3 500 ans. Cette date correspond bien à la fourchette de 40 000 à 100 000 ans, généralement admise. On a retrouvé en Israël des Homo sapiens vieux de 100 000 ans, ce qui laisse supposer une sortie plus ancienne. Mais il semble probable qu’il y ait eu plusieurs petites migrations mais qui n’ont pas abouti à de vastes populations. Celle qui se serait produite il y a environ 60 000 ans aurait donc été la bonne, emmenant suffisamment d’humains tout autour de la planète.

L’étude pointe des populations particulières du sud de l'Afrique, qui n’auraient pas été concernées par cette migration. Il s’agit des pygmées et des bantous. Les bactéries qu’ils possèdent proviendraient d’une contamination secondaire, bien plus tardive. Mais au sein d’une même région, la méthode manque de précision. H. pylori a ses propres moyens pour se répandre parmi la population et se propage donc indépendamment des individus.


Toutes les populations humaines actuelles proviendraient d’une même souche, partie de la Corne de l’Afrique il y a moins de 100 000 ans. Crédit : Francois Balloux
Saturday 17 February 2007 à 19:13
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Comment le VIH s’en prend aux femmes

NOUVELOBS.COM | 16.02.2007 | 17:51

1 réaction



En révélant la toute première ligne d’attaque du virus du sida contre les cellules du vagin, des chercheurs offrent de nouvelles perspectives de lutte et de protection pour les femmes, principales victimes de la pandémie mondiale de sida.





Premières victimes de l’épidémie de VIH/sida, les femmes ont plus de risques de contracter le virus que les hommes lors de relations hétérosexuelles. Dans une nouvelle étude publiée aujourd’hui dans la revue Immunity, des chercheurs montrent que dans le vagin le virus du sida ciblent deux cellules pour infecter l’organisme de la femme. Il s’agit des cellules de Langerhans et des lymphocytes CD4+.

Pour mener cette étude, l’équipe de Florian Hladik et Juliana McElrath (Fred Hutchinson Cancer Research Center, USA) a récupéré des tissus vaginaux lors d’opérations chirurgicales. Les chercheurs ont ensuite séparé la couche extérieure de l’épithélium vaginal des tissus qui sont en-dessous. Ils ont ensuite mis ces cellules en contact avec le virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1). Au bout de deux heures, le virus avait attaqué les lymphocytes CD4+ et les cellules de Langerhans. D’après les chercheurs, les lymphocytes serviraient à stocker le virus dans le vagin et les cellules de Langerhans à les répandre ensuite à d’autres cellules.

Jusqu’à présent, les premières cibles du VIH dans le vagin n’étaient pas clairement établies. Avec ces travaux, les chercheurs ont une idée plus précise des cellules sur lesquelles doivent agir les gels microbicides. Ces gels, dont plusieurs sont en phase de développement clinique, permettraient aux femmes de se protéger contre l’infection par le VIH lorsqu’elles ne peuvent pas utiliser de préservatifs, ce qui est fréquent en Afrique. Jusqu’à présent aucun gel n’a fait ses preuves. Il y a peu un essai clinique de grande ampleur a été stoppé car le gel semblait accroître le risque d’infection au lieu de le freiner (lire).

C.D.
Sciences et Avenir.com
(16/02/07)


Sunday 18 February 2007 à 14:18
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Ca c'est plus un problème de santé.

Frénésie alimentaire : le trouble de comportement alimentaire le plus commun
Extrait du BE Etats-Unis N°65 - Ambassade de France aux Etats-Unis, le 18/02/2007 à 11h33

Une enquête nationale faite avec la participation de plus de 9.000 hommes et femmes (de plus de 18 ans) constate que 0,6% de la population aux Etats-Unis est anorexique, 1% est boulimique et 2,8% ont un trouble tel que la frénésie alimentaire (binge-eating). C'est la première enquête nationale sur ce sujet.

Les victimes de frénésie alimentaire se goinfrent pendant 2 heures au minimum 2 fois par semaine pendant un minimum de six mois. Les accès isolés de boulimie ne sont pas considérés comme de la frénésie alimentaire, laquelle correspond au fait de perdre totalement le contrôle en mangeant. La majorité des personnes atteintes de frénésie alimentaire sont obèses.

Les troubles du comportement alimentaire sont souvent accompagnés par d'autres troubles psychiatriques comme la dépression ou des phobies. Plus de la moitié des participants atteints de boulimie étaient également dépressifs, 50% avaient des phobies et un tiers abusait de drogues ou de l'alcool. Dans l'ensemble, 94% des boulimiques, 56% des anorexiques et 79% de ceux qui souffrent de frénésie alimentaire avaient au moins un autre trouble psychiatrique.

Les résultats ce cette enquête, conduite par des chercheurs du Department of Psychiatry, Harvard Medical School et du Biological Psychiatry Laboratory, McLean Hospital, et financée par les National Institutes of Health (NIH) et les compagnies pharmaceutiques Johnson & Johnson et Eli Lilly &Co., sont publiés dans le journal Biological Psychiatry du 1er février.

Par Elodie Sutton
Sunday 18 February 2007 à 20:31
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Collisions de comètes au coeur de la nébuleuse Helix
Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 18/02/2007 à 13h46

Un groupe de comètes turbulentes qui n'arrêtent pas de s'agiter au milieu d'un nuage de poussière entourant une étoile morte, telle est la nouvelle découverte surprenante du télescope spatial Spitzer de la NASA. Cela se passe au centre de la nébuleuse Helix, très connue des astronomes en raison de sa ressemblance avec un œil géant.


La nébuleuse Helix, vue par le télescope spatial Spitzer en infrarouge. Crédit NASA.

"Nous avons toujours été surpris de voir autant de poussière autour de cette étoile", annonce le Dr Kate Su de l'université d'Arizona, à Tucson dans un article à paraître dans l'Astrophysical Journal Letters du 1er mars. "Toute cette poussière est certainement produite par les comètes qui ont survécu à la mort de leur soleil."

La nébuleuse Helix, située à environ 700 années-lumière dans la constellation du Verseau, s'est formée lorsqu'une étoile semblable à notre soleil a explosé, avant de se contracter en naine blanche et d'expulser ses couches externes vers l'espace. Actuellement, le rayonnement de son noyau central irradie et réchauffe cette matière, qui se parent de couleurs vives fluorescentes. Mais cette merveille de beauté cosmique, une nébuleuse planétaire, ne durera pas très longtemps à l'échelle astronomique. En environ 10.000 ans, ses volutes brillantes se faneront irrémédiablement, abandonnant naine blanche et comètes au froid glacial et sombre d'un espace vide.

Les astronomes ont longtemps étudié la naine blanche au centre de la nébuleuse d'Helix, mais personne jusqu'ici n'avait détecté ce disque diffus qui l'entoure à une distance d'environ 35 à 150 unités astronomiques.

D'où provient cette poussière ? Selon les astronomes, elle résulte vraisemblablement des nombreuses comètes peuplant la frange externe de ce système stellaire, qui entrent sans arrêt en collision en parsemant l'espace de débris de plus en plus fins. Il y a quelques millions d'années, avant la formation de la naine blanche, ces comètes, ainsi que probablement des planètes, parcouraient des orbites stables et voyageaient harmonieusement autour de l'étoile. Mais lorsque celle-ci a explosé, toutes les planètes intérieures ont été englouties tandis que les planètes extérieures, ainsi que les comètes, auraient alors été précipitées vers des orbites chaotiques.

Notre propre système solaire subira une transformation semblable dans environ cinq milliards d'années. Comme la nébuleuse Helix, il miroitera alors de couleurs merveilleuses. Notre soleil, devenu une naine blanche, se retrouvera aussi entouré de restes de planètes extérieures et d'un essaim de comètes en collision permanente.

Ce n'est pas la première fois que Spitzer met en évidence une telle population cométaire autour d'une étoile morte. En janvier 2006, un tel phénomène avait déjà été observé, mais le disque était alors beaucoup plus petit et plus proche de son soleil, à une distance de seulement 0.005 à 0.03 unité astronomique.

"La découverte d'une telle activité planétaire est une surprise", déclare le Dr. George Rieke de l'université d'Arizona, co-auteur de l'article, qui ajoute "mais que cette observation se soit effectuée à deux reprises, et en montrant de telles différences dans leurs propriétés est un choc !"

Les données de Spitzer pourraient également aider à résoudre une énigme concernant Helix. Des observations précédentes effectuées avec les télescopes spatiaux en rayonnement X allemand Röntgen et Chandra de la NASA ont indiqué que la naine blanche émet une grande quantité de rayons X hautement énergétiques. Cependant, sa température de surface, avec environ 110.000 degrés Kelvin, n'est pas suffisante pour expliquer cette émission. Les astronomes pensaient jusqu'ici que l'étoile était peut-être accompagnée d'un compagnon invisible.

Mais les observations de Spitzer conduisent à une hypothèse différente. Selon le Dr. You-Hua Chu de l'université d'Illinois à Urbana-Champaign, la matière contenue dans le disque entourant l'étoile pourrait tomber progressivement sur l'astre et déclencher cet excès de rayonnement X.

+ La nébuleuse Helix, vue par le télescope spatial Hubble en lumière visible. Credits : NASA +

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