| QUOTE (systaleaz @ 13 Mar 2007 à 12:35) |
| Un sondage est censé donner une image fidèle des tendances et peut donc avoir des impacts sur la stratégie politique des candidats. Dans ce topic, il ne s'agit pas de décortiquer les sondages, mais de parler de leur pertinence. Trouvez-vous les sondages politiques pertinents, quand on sait que beaucoup s'abstiennent (problème de représentativité) ou donnent des réponses erronées? (problème de pertinence) Quel crédit accordez-vous au sondage? |
| QUOTE (Candidat Officiel @ 13 Mar 2007 à 13:16) |
| la marge d'incertitude d'un sondage, c'est 4 points. Ils ne se plantent pas souvent. Même pour Le Pen en 2002, ils disaient dans la dernière semaine qu'il y avait une réelle incertitude pour le Second tour. Mais les médias ne voulaient pas entendre parler de ça. Ce sont les médias qui ont fait le second tour, pas les sondages |
| QUOTE (carabin44 @ 13 Mar 2007 à 14:14) | ||
La marge d'erreur donnée est de 3 points en plus ou en moins, donc dans certains cas ca peut faire 6 points d'écart ! Donc ca fait quand meme beaucoup ! Certains instituts reconnaissent fabriquer certains résultats, comme par exemple le résultat d'un deuxieme tour entre Bayrou et Sarkozy alors que Bayrou était battu au 1er. Cela influence certaines personnes. Tous ces sondages ont bien aidés la candidature Bayrou c'est indéniable, mais le seul résultat qui compte c'est le 22 avril. |
| QUOTE (Candidat Officiel @ 13 Mar 2007 à 14:53) | ||||
rappelons que les médias commandaient un an avant la campagne, des sondages, pour crédibiliser Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Le patron d'Ipsos l'a dit lui même, ils ont été construits par les médias, aujourd'hui, c'est Bayrou... Les citoyens sont influencés de toute part |
| QUOTE (fenekc @ 14 Mar 2007 à 12:52) |
| pour que Sarko crée au dernier moment un ministère de l’immigration, et caresse dans le sens du poil les électeurs Frontistes, c’est qu’il a les vrais chiffres des sondages Il ne serait pas impossible qu’il souhaite voir Lepen contre lui au deuxième tour, il pourrait alors faire le même coup qu’avait fait Chirac en 2002, en jouant sur la corde sensible des Français et en refusant le débat |
| QUOTE (Crunchy @ 15 Mar 2007 à 16:02) |
| Je pense que d'un point de vue purement statistique les sondages réalisés par les instituts sont plutôt robustes et valides (échantillonnage, redressements, etc) Le problème est que c'est très loin d'être suffisant pour représenter la réalité des choses. Plusieurs raisons majeures à cela : - la fameuse catégorie NSP (ne se prononce pas) qui introduit un biais impossible à prendre en compte avec justesse et donc généralement tout simplement éjecté du calcul final - la roublardise des sondés qui vont prendre un malin plaisir à répondre intentionnellement à côté de la plaque pour foutre le bordel, phénomène lui aussi impossible à quantifier ni corriger - la volatilité de l'électorat qui, lorsqu'elle est associée au renouvellement systématique des échantillons (non-constants donc : on n'interroge pas les mêmes personnes au fil du temps), fausse également les résultats soi-disant donnés en continu : comment être sûr de l'évolution d'un candidat d'une semaine à l'autre quand on n'a pas interrogé les mêmes personnes et sachant que plus de 50% des sondés se déclarent généralement indécis ? Mais au-delà des problèmes de justesse des résultats bruts, ce qui me dérange énormément dans les sondages, c'est autre chose. Je l'imagine comme une espèce "d'effet d'entraînement", une sorte de boucle infernale électorat-medias-résultats. Je m'explique : - une part majoritaire des personnes interrogées changent d'intention de vote comme ils changent de chemise, en fonction, essentiellement, de la perception qu'ils ont du "moment présent". Moment présent evidemment façonné à 99% par les media. - au minimum 3 sondages sont publiés chaque jour - chacun d'entre eux est repris massivement par les media, puis commenté, décortiqué, extrapolé, jusqu'à arriver à l'étape décisive du fameux "qui a le plus de chances d'être élu dans 1 mois et demi ?" (sachant pourtant que les sondages ne servent pas à faire de la prospective mais àà photographier l'instant présent) - ces extrapolations vont bien sûr influencer à nouveau l'essentiel des consommateurs de ces media, qui se disent chaque jour (avec leur propension à changer d'avis donc) : "tiens, finalement, le Bayrou, il doit pas être si mal puisqu'il a encore gagné 5 points !" ou alors "hébé finalement Ségo elle remonte, elle est ptêt pas morte finalement, je voterais bien pour elle tout compte fait" mais aussi "oulalala, Sarko commence à chuter, c'est bizarre, ça sent le souffre, il serait peut-être temps de changer mon fusil d'épaule, voter pour un perdant c'est quand même pas hyper cool" En résumé, les opinions des électeurs, les fabricants d'opinion que sont les media, et les sondages qui sont le carburant à cette fabrication ainsi que la justification à ces opinions, ces trois là s'autoalimentent réciproquement dans une expèce de circuit fermé : un petit sursaut dans les sondages crée un buzz médiatique immédiat qui va lui même fabriquer de l'opinion qui sera mesurée dans le sondage suivant qui refabriquera encore du buzz additionnel qui recrutera encore un peu plus, etc etc etc... Par analogie : la bulle internet des années 2000 par exemple... Et ça marche aussi bien à la hausse qu'à la baisse ! Pour conclure donc : tout cela ne signifie à mes yeux absolument rien. D'autant plus que tous s'accordent à dire (pour une fois) que les résultats finaux d'une élection se jouent uniquement dans la dizaine de jours qui précède mais aussi qu'une fois dans l'isoloir les électeurs sont comme piqués par une mouche de la rationnalité et que leurs opinions profondent remontent à ce moment là. En ce sens, les sondages "long terme" de l'année qui précède une élection sont bien plus représentatifs que ceux réalisés quelques semaines avant... |
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