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mardi 13 mars 2007 à 12:35
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Un sondage est censé donner une image fidèle des tendances et peut donc avoir des impacts sur la stratégie politique des candidats.

Dans ce topic, il ne s'agit pas de décortiquer les sondages, mais de parler de leur pertinence.
Trouvez-vous les sondages politiques pertinents, quand on sait que beaucoup s'abstiennent (problème de représentativité) ou donnent des réponses erronées? (problème de pertinence)

Quel crédit accordez-vous au sondage?


mardi 13 mars 2007 à 12:48
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aucune aucune aucune.
Le seul truc qui compte c est le 22 avril.
mardi 13 mars 2007 à 12:56
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QUOTE (systaleaz @ 13 Mar 2007 à 12:35)
Un sondage est censé donner une image fidèle des tendances et peut donc avoir des impacts sur la stratégie politique des candidats.

Dans ce topic, il ne s'agit pas de décortiquer les sondages, mais de parler de leur pertinence.
Trouvez-vous les sondages politiques pertinents, quand on sait que beaucoup s'abstiennent (problème de représentativité) ou donnent des réponses erronées? (problème de pertinence)

Quel crédit accordez-vous au sondage?

beaucoup te diront que les sondages sont de la merde quand leur favori descend

et d’autre que c’est super quand il monte biggrin.gif

mardi 13 mars 2007 à 13:08
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c'est comme les horoscopes, personne n'y croit et tout le monde les attend.....
mardi 13 mars 2007 à 13:14
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Je ne crois pas que l'on puisse se fier à un sondage, quel qu'il soit. Il suffit de prendre une question donnée et de comparer les résultats enregistrés par les instituts l'ayant posée, pour se rendre compte que les tendances sont parfois très éloignées les unes des autres.
Il n'empêche que sur un temps surffisamment long, et sans contradiction majeure, je crois qu'on peut considérer qu'une indication est crédible, au moins dans sa direction. Actuellement, le maintien de Sarkozy à un bon score et la progression constante de Bayrou, depuis qu'ils sont annoncés par tous les instituts de sondage, auraient certainement toutes les chances de se vérifier si l'élection avait lieu maintenant.
Mais partir du principe que tel pronostic indique nécessairement le score réalisé par chaque candidat, n'a pas grand sens, d'autant que pour un certain nombre de sondés et d'électeurs, rien ne garantit que la décision soit la même au téléphone et dans les urnes, puisqu'il n'est évidemment pas question des mêmes enjeux ni échéances.
mardi 13 mars 2007 à 13:16
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la marge d'incertitude d'un sondage, c'est 4 points.
Ils ne se plantent pas souvent. Même pour Le Pen en 2002, ils disaient dans la dernière semaine qu'il y avait une réelle incertitude pour le Second tour. Mais les médias ne voulaient pas entendre parler de ça. Ce sont les médias qui ont fait le second tour, pas les sondages
mardi 13 mars 2007 à 14:14
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QUOTE (Candidat Officiel @ 13 Mar 2007 à 13:16)
la marge d'incertitude d'un sondage, c'est 4 points.
Ils ne se plantent pas souvent. Même pour Le Pen en 2002, ils disaient dans la dernière semaine qu'il y avait une réelle incertitude pour le Second tour. Mais les médias ne voulaient pas entendre parler de ça. Ce sont les médias qui ont fait le second tour, pas les sondages

La marge d'erreur donnée est de 3 points en plus ou en moins, donc dans certains cas ca peut faire 6 points d'écart ! Donc ca fait quand meme beaucoup !

Certains instituts reconnaissent fabriquer certains résultats, comme par exemple le résultat d'un deuxieme tour entre Bayrou et Sarkozy alors que Bayrou était battu au 1er. Cela influence certaines personnes. Tous ces sondages ont bien aidés la candidature Bayrou c'est indéniable, mais le seul résultat qui compte c'est le 22 avril.
mardi 13 mars 2007 à 14:32
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Les sondages doivent être rapportés à l'échantillon sur lequel ils fonctionnent. La grosse erreur des sondages est d'essayer de prétendre que leur précision peut être généralisée à tous les Français.

La seule information que donne les sondages est la tendance générale.

Il y a d'ailleurs un problème d'analyse psychologique, car tous les sondés ne disent pas forcément la vérité. Les frontistes ont par exemple tendance à cacher leur vote réel.
mardi 13 mars 2007 à 14:40
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Oui, c'est ce qu'on appelle la loi des grands nombres: plus grand est l'échantillon, plus pertinents seront les résultats. Ceci dit, tout repose sur le choix de l'échantillon. Est-ce qu'il est suffisament représentatif de la population?

Les sondages influencent l'opinion publique d'une part, et l'opinion des politiciens d'autres part. Un candidat désavantagé dans les sondages ménera une campagne agressive pour gagner des points tandis qu'un candidat avantagé aura tendance à ne rien faire faire.
mardi 13 mars 2007 à 14:53
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QUOTE (carabin44 @ 13 Mar 2007 à 14:14)
QUOTE (_Candidat Officiel_ @ 13 Mar 2007 à 13:16)
la marge d'incertitude d'un sondage, c'est 4 points.
Ils ne se plantent pas souvent. Même pour Le Pen en 2002, ils disaient dans la dernière semaine qu'il y avait une réelle incertitude pour le Second tour. Mais les médias ne voulaient pas entendre parler de ça. Ce sont les médias qui ont fait le second tour, pas les sondages

La marge d'erreur donnée est de 3 points en plus ou en moins, donc dans certains cas ca peut faire 6 points d'écart ! Donc ca fait quand meme beaucoup !

Certains instituts reconnaissent fabriquer certains résultats, comme par exemple le résultat d'un deuxieme tour entre Bayrou et Sarkozy alors que Bayrou était battu au 1er. Cela influence certaines personnes. Tous ces sondages ont bien aidés la candidature Bayrou c'est indéniable, mais le seul résultat qui compte c'est le 22 avril.

rappelons que les médias commandaient un an avant la campagne, des sondages, pour crédibiliser Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Le patron d'Ipsos l'a dit lui même, ils ont été construits par les médias, aujourd'hui, c'est Bayrou... Les citoyens sont influencés de toute part
mardi 13 mars 2007 à 14:58
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QUOTE (Candidat Officiel @ 13 Mar 2007 à 14:53)
QUOTE (_carabin44_ @ 13 Mar 2007 à 14:14)
QUOTE (_Candidat Officiel_ @ 13 Mar 2007 à 13:16)
la marge d'incertitude d'un sondage, c'est 4 points.
Ils ne se plantent pas souvent. Même pour Le Pen en 2002, ils disaient dans la dernière semaine qu'il y avait une réelle incertitude pour le Second tour. Mais les médias ne voulaient pas entendre parler de ça. Ce sont les médias qui ont fait le second tour, pas les sondages

La marge d'erreur donnée est de 3 points en plus ou en moins, donc dans certains cas ca peut faire 6 points d'écart ! Donc ca fait quand meme beaucoup !

Certains instituts reconnaissent fabriquer certains résultats, comme par exemple le résultat d'un deuxieme tour entre Bayrou et Sarkozy alors que Bayrou était battu au 1er. Cela influence certaines personnes. Tous ces sondages ont bien aidés la candidature Bayrou c'est indéniable, mais le seul résultat qui compte c'est le 22 avril.

rappelons que les médias commandaient un an avant la campagne, des sondages, pour crédibiliser Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Le patron d'Ipsos l'a dit lui même, ils ont été construits par les médias, aujourd'hui, c'est Bayrou... Les citoyens sont influencés de toute part

donc, tu reconnais être toi-même influencé
mardi 13 mars 2007 à 15:11
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nan, j'ai fais mon choix en décembre, il était à 7%
Par contre, les sondages où ils montent me donne de l'espoir pour la France

Ce message a été modifié par Candidat Officiel - mardi 13 mars 2007 à 15:11.
mercredi 14 mars 2007 à 12:03
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Un “sondage des sondages” lié à une analyse intéressante réalisée par des observateurs indépendants semble indiquer une tendance bien différente de celle des sources officielles à propos des sondages pour le premier tour des Présidentielles. L’analyse porte sur la “moyenne pondérée” de tous les sondages réalisés récemment par les organismes officiels, mais aussi et surtout tous les sondages tirés de sites internet indépendants (réalisés sur des plus larges échantillons de la population).

Les résultats statistiques obtenus étant plus “dilués”, plus “fins” car beaucoup plus “audiencés” tendant ainsi à être encore plus “précis”, on trouve ainsi de manière tout à fait inattendue un score de 25,6% pour Jean-Marie Le Pen, 25,4% pour François Bayrou, 18,2% pour Nicolas Sarkozy et finalement 16,1% pour Ségolène Royal.

Les observateurs indiquent que ces données statistiques sont obtenues par les résultats “moyennés” tirés de 16 sondages d’actualité dans les 6 derniers jours (sondages réalisés pour le compte de médias ou d’entreprises par des organismes officiels) et de 30 sondages réalisés par des sites indépendants sur l’internet “ayant des critères de recevabilité et un certain gage de qualité technique et morale”, sur une audience cumulée de plus de 130000 personnes, soit 130 fois plus qu’un sondage classique.
mercredi 14 mars 2007 à 12:52
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pour que Sarko crée au dernier moment un ministère de l’immigration, et caresse dans le sens du poil les électeurs Frontistes, c’est qu’il a les vrais chiffres des sondages
Il ne serait pas impossible qu’il souhaite voir Lepen contre lui au deuxième tour, il pourrait alors faire le même coup qu’avait fait Chirac en 2002, en jouant sur la corde sensible des Français et en refusant le débat
mercredi 14 mars 2007 à 12:59
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QUOTE (fenekc @ 14 Mar 2007 à 12:52)
pour que Sarko crée au dernier moment un ministère de l’immigration, et caresse dans le sens du poil les électeurs Frontistes, c’est qu’il a les vrais chiffres des sondages
Il ne serait pas impossible qu’il souhaite voir Lepen contre lui au deuxième tour, il pourrait alors faire le même coup qu’avait fait Chirac en 2002, en jouant sur la corde sensible des Français et en refusant le débat

Comme tu dis, lui doit avoir les vrais chiffres... Par contre, je ne pense pas qu'il puisse enlever une seule voix à Le Pen. Il peut essayer tout ce qu'il veut... Que ce soit Ségo ou Sarko, ils vont commencer à voir comment descendre Bayrou dans les prochains jours... Le Pen est déjà au 2 ème tour avec un électorat qui ne changera jamais de camp. Pour les autres, alors là....
jeudi 15 mars 2007 à 15:02
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Je pense que d'un point de vue purement statistique les sondages réalisés par les instituts sont plutôt robustes et valides (échantillonnage, redressements, etc)

Le problème est que c'est très loin d'être suffisant pour représenter la réalité des choses.

Plusieurs raisons majeures à cela :

- la fameuse catégorie NSP (ne se prononce pas) qui introduit un biais impossible à prendre en compte avec justesse et donc généralement tout simplement éjecté du calcul final

- la roublardise des sondés qui vont prendre un malin plaisir à répondre intentionnellement à côté de la plaque pour foutre le bordel, phénomène lui aussi impossible à quantifier ni corriger

- la volatilité de l'électorat qui, lorsqu'elle est associée au renouvellement systématique des échantillons (non-constants donc : on n'interroge pas les mêmes personnes au fil du temps), fausse également les résultats soi-disant donnés en continu : comment être sûr de l'évolution d'un candidat d'une semaine à l'autre quand on n'a pas interrogé les mêmes personnes et sachant que plus de 50% des sondés se déclarent généralement indécis ?

Mais au-delà des problèmes de justesse des résultats bruts, ce qui me dérange énormément dans les sondages, c'est autre chose. Je l'imagine comme une espèce "d'effet d'entraînement", une sorte de boucle infernale électorat-medias-résultats. Je m'explique :

- une part majoritaire des personnes interrogées changent d'intention de vote comme ils changent de chemise, en fonction, essentiellement, de la perception qu'ils ont du "moment présent". Moment présent evidemment façonné à 99% par les media.
- au minimum 3 sondages sont publiés chaque jour
- chacun d'entre eux est repris massivement par les media, puis commenté, décortiqué, extrapolé, jusqu'à arriver à l'étape décisive du fameux "qui a le plus de chances d'être élu dans 1 mois et demi ?" (sachant pourtant que les sondages ne servent pas à faire de la prospective mais àà photographier l'instant présent)
- ces extrapolations vont bien sûr influencer à nouveau l'essentiel des consommateurs de ces media, qui se disent chaque jour (avec leur propension à changer d'avis donc) : "tiens, finalement, le Bayrou, il doit pas être si mal puisqu'il a encore gagné 5 points !" ou alors "hébé finalement Ségo elle remonte, elle est ptêt pas morte finalement, je voterais bien pour elle tout compte fait" mais aussi "oulalala, Sarko commence à chuter, c'est bizarre, ça sent le souffre, il serait peut-être temps de changer mon fusil d'épaule, voter pour un perdant c'est quand même pas hyper cool"

En résumé, les opinions des électeurs, les fabricants d'opinion que sont les media, et les sondages qui sont le carburant à cette fabrication ainsi que la justification à ces opinions, ces trois là s'autoalimentent réciproquement dans une expèce de circuit fermé : un petit sursaut dans les sondages crée un buzz médiatique immédiat qui va lui même fabriquer de l'opinion qui sera mesurée dans le sondage suivant qui refabriquera encore du buzz additionnel qui recrutera encore un peu plus, etc etc etc...

Par analogie : la bulle internet des années 2000 par exemple...

Et ça marche aussi bien à la hausse qu'à la baisse !

Pour conclure donc : tout cela ne signifie à mes yeux absolument rien. D'autant plus que tous s'accordent à dire (pour une fois) que les résultats finaux d'une élection se jouent uniquement dans la dizaine de jours qui précède mais aussi qu'une fois dans l'isoloir les électeurs sont comme piqués par une mouche de la rationnalité et que leurs opinions profondent remontent à ce moment là.

En ce sens, les sondages "long terme" de l'année qui précède une élection sont bien plus représentatifs que ceux réalisés quelques semaines avant...
samedi 14 avril 2007 à 20:51
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Mais où est donc passé le sondage Tns-Sofres du 13 avril ? Chaque semaine cet institut publie en collaboration avec le Figaro, Rtl et LCI un sondage qui est rendu public le vendredi ! Et bien ce 13 avril point de sondage ! Pourtant ce sondage existe bien : il donne Sarko à 30(+2), Ségo à 26 (+2,5) et Bayrou à 17 (-3) !! Alors où est il passé ?
lundi 16 avril 2007 à 14:26
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QUOTE (Crunchy @ 15 Mar 2007 à 16:02)
Je pense que d'un point de vue purement statistique les sondages réalisés par les instituts sont plutôt robustes et valides (échantillonnage, redressements, etc)

Le problème est que c'est très loin d'être suffisant pour représenter la réalité des choses.

Plusieurs raisons majeures à cela :

- la fameuse catégorie NSP (ne se prononce pas) qui introduit un biais impossible à prendre en compte avec justesse et donc généralement tout simplement éjecté du calcul final

- la roublardise des sondés qui vont prendre un malin plaisir à répondre intentionnellement à côté de la plaque pour foutre le bordel, phénomène lui aussi impossible à quantifier ni corriger

- la volatilité de l'électorat qui, lorsqu'elle est associée au renouvellement systématique des échantillons (non-constants donc : on n'interroge pas les mêmes personnes au fil du temps), fausse également les résultats soi-disant donnés en continu : comment être sûr de l'évolution d'un candidat d'une semaine à l'autre quand on n'a pas interrogé les mêmes personnes et sachant que plus de 50% des sondés se déclarent généralement indécis ?

Mais au-delà des problèmes de justesse des résultats bruts, ce qui me dérange énormément dans les sondages, c'est autre chose. Je l'imagine comme une espèce "d'effet d'entraînement", une sorte de boucle infernale électorat-medias-résultats. Je m'explique :

- une part majoritaire des personnes interrogées changent d'intention de vote comme ils changent de chemise, en fonction, essentiellement, de la perception qu'ils ont du "moment présent". Moment présent evidemment façonné à 99% par les media.
- au minimum 3 sondages sont publiés chaque jour
- chacun d'entre eux est repris massivement par les media, puis commenté, décortiqué, extrapolé, jusqu'à arriver à l'étape décisive du fameux "qui a le plus de chances d'être élu dans 1 mois et demi ?" (sachant pourtant que les sondages ne servent pas à faire de la prospective mais àà photographier l'instant présent)
- ces extrapolations vont bien sûr influencer à nouveau l'essentiel des consommateurs de ces media, qui se disent chaque jour (avec leur propension à changer d'avis donc) : "tiens, finalement, le Bayrou, il doit pas être si mal puisqu'il a encore gagné 5 points !" ou alors "hébé finalement Ségo elle remonte, elle est ptêt pas morte finalement, je voterais bien pour elle tout compte fait" mais aussi "oulalala, Sarko commence à chuter, c'est bizarre, ça sent le souffre, il serait peut-être temps de changer mon fusil d'épaule, voter pour un perdant c'est quand même pas hyper cool"

En résumé, les opinions des électeurs, les fabricants d'opinion que sont les media, et les sondages qui sont le carburant à cette fabrication ainsi que la justification à ces opinions, ces trois là s'autoalimentent réciproquement dans une expèce de circuit fermé : un petit sursaut dans les sondages crée un buzz médiatique immédiat qui va lui même fabriquer de l'opinion qui sera mesurée dans le sondage suivant qui refabriquera encore du buzz additionnel qui recrutera encore un peu plus, etc etc etc...

Par analogie : la bulle internet des années 2000 par exemple...

Et ça marche aussi bien à la hausse qu'à la baisse !

Pour conclure donc : tout cela ne signifie à mes yeux absolument rien. D'autant plus que tous s'accordent à dire (pour une fois) que les résultats finaux d'une élection se jouent uniquement dans la dizaine de jours qui précède mais aussi qu'une fois dans l'isoloir les électeurs sont comme piqués par une mouche de la rationnalité et que leurs opinions profondent remontent à ce moment là.

En ce sens, les sondages "long terme" de l'année qui précède une élection sont bien plus représentatifs que ceux réalisés quelques semaines avant...

Oui, tu as tout à fait raison. Je trouve tout de même ça paradoxal: d'un côté, on reste attaché aux chiffres permettant de dégager les grandes tendances, et de l'autre, on leur accorde aucun crédit. Je commence à croire que les sondages politiques ne servent strictement à rien, si ce n'est qu'à entrenir les petites gue-guerres entre les partis.
Cependant, j'ai tendance à penser que la pertinence d'un sondage réside dans le choix et la taille de l'échantillon et non dans sa proporition d'indécis.


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