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Livenet > Forum > Musiques du monde
Tuesday 17 August 2004 à 16:25
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biggrin.gif Bonjour ,

Puisque tout le monde parle d'un genre de musique, pourquoi ne pas parler de la chanson arabe? Cette chanson qui a ébloui le monde entier avec des grandes stars, comme OUM KALTOUM, ABDELHALIM HAFED, FARID AL ATRACHE, FAYROUZ, ...ETC?

Main dans la main pour faire connaître à l'avis public étranger notre chère et belle musique!
Wednesday 18 August 2004 à 13:08
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Tu as raison Hanane, la musique arabe est une culture a part, une culture que beaucoup de gens a l'etranger ne conaissent pas et il est bien de retourner aux racines parfois, il est bien de conaitre comment tout a commence, comment on est arrives jusque la !
Wednesday 18 August 2004 à 13:14
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Je trouve ton topic très intéressant.

Etant moi-même une étrangère à la pure musique Arabe, je serais très heureuse d'en apprendre plus.

smile.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:27
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Et nous serions ravis de t'apprendre Misr... smile.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:31
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Les debuts de la musique arabe :
L'Islam fut un puissant révélateur et unificateur de cultures. Il existe une tradition musicale commune à tous les peuples qui se reconnaissent dans l'Islam, tradition nourrie des différentes cultures autochtones. Elle est la synthèse de trois éléments, cimentés par la philosophie musulmane, par la langue arabe et par l'héritage hellénique: la musique arabe pré-islamique, la musique des peuples islamisés, la théorie musicale des Grecs.

A l'origine d'un classicisme arabe se trouvait, avant l'Islam, un art autochtone : chez les tributs bédouines du Yémen, où une poésie lyrique très raffinée était cultivée. Par le commerce l'ancienne Arabie était parcourue de caravanes qui la mettaient en relation avec l'Egypte, la Syrie, L'Asie mineure, la Mésopotamie, la Perse.

Elle en recevait probablement une influence culturelle. Les pays ralliés à l'Islam, de 632 à 750, conservaient de très anciennes traditions musicales, plus ou moins marqués par l'influence hellénique. L'Islam assimila ses traditions dont s'enrichit l'art bédouin, tout particulièrement celles des perces. De souche indo-européenne, la Perse cultivait un art très raffiné sous les Achéménides (-549 à -330 av J.C.) si l'on en croit le témoignage d'Hérodote qui la visita sous la faveur des conquêtes de Cyrus, et plus tard la musique des grecs sera introduite en Perse à la faveur des conquêtes d'Alexandre.

Le peuple arabe est connu pour sa finesse, son amour de l'art et de la littérature. L'histoire nous rapporte qu'un concours de poésie était organisé à la Mecque chaque année, il y a plus de 20 siècles.

Le chanteur, loin d'être oublié, était considéré comme l'un des plus importants personnages chez les arabes. Il était estimé et particulièrement apprécié. A l'occasion des caravanes organisées chaque année, l'une en hiver vers le sud de l'Arabie ( le Yémen), l'autre en été vers la Syrie, son rôle consistait à chanter la forme musicale traditionnelle de "Houda" qui cadence le pas des chameaux et leur fait oublier la fatigue de la marche.

Le premier contact de la musique arabe avec les musiques orientales, et notamment la musique persane, eut lieu lors de l'aménagement de la Kaàba ( au VI siècle, temple construit par Abraham) par des ouvriers iraniens. Ce contact fut purement folklorique. Puis vint l'Islam et la musique, contrairement à ce que l'on peut penser , prit un grand essor. On peut citer cette phrase prélevée dans un verset du Coran : "La voix la plus odieuse est certainement celle des ânes". D'autre part pour choisir son Muezzin, personnage qui appelle les fidèles à la prière, le Prophète choisit celui qui avait la plus belle voix d'Arabie. Hassane Ibnou Thabet, grand poète, fut la première grande vedette de la chanson arabe et participa à l'instauration de l'école de Médine (capitale de l'Arabie). Parmi ses élèves on cite : Nachit El Farrissi le Persan, Sayeb Khakher qui fut le premier à s'ac

La période Abbasside fut marquée par la rivalité de deux écoles : l'une classique, dirigée par Ishak El Maoussili; l'autre romantique , dirigée par le Khalife Ibrahim.

La littérature musicale naquit en cette période. Parmi ses promoteurs, citons El Khalil Ibnou Ahmed, poète et auteur d'ouvrages sur les modes, et le philosophe Ishak El Kindi qui fit paraître d'autres ouvrages sur la musique, notamment sur les rythmes de son époque. Ibrahim Ibnou El Mahdi, né en l'an 779 à Bagdad, après un court règne de Khalife devint musicien professionnel et chef de l'école romantique. Il avait une connaissance approfondie de la poésie, des sciences et des modes. Il jouait également de plusieurs instruments et l'on disait même qu'il avait une très belle voix couvrant quatre octaves. Ses compositions ont été adoptées par les générations suivantes et survécurent pendant plusieurs siècles. Il fut le précurseur de la musique arabe connue de nos jours.

La conquête arabe de l'Andalousie vint après celle de l'Afrique du Nord. La majeur partie de cette armée s'installa en Andalousie et forma la population arabo-espagnole. Ce fut une alliance entre la culture musicale arabe et la culture espagnole proprement dite.
Wednesday 18 August 2004 à 13:37
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rolleyes.gif Merci énormément MISR & DINA, ça me réchauffe le cœur de voir qu'il y a encore des gens qui n'ont pas oublié nos chansons éternelles et nos géants chanteurs arabes, et de voir qu'il y a d'autres qui sont intéressés par cette musique. Pour votre information, des expériences ont prouvé dans des pays d'Europe, qu'elle avait un effet bénéfique sur les malades et dans des hôpitaux psychologiques, on mettait la musique de notre grande dame, celle qui a la voix angélique : Mme FAYROUZ, par ce qu'ils ont découvert que des morceaux de ses chansons avaient un effet magique sur le pourcentage de soulagement ainsi que de guérison de ces malades. mf_wink.gif

Alors, n'est-il pas temps de plonger ensemble dans ce profond océan, afin de découvrir les secrets et les synonymes de cette merveilleuse chanson?

Wednesday 18 August 2004 à 13:40
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Très intéressant, ma petite Dina. Je suis toute ouie. smile.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:43
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QUOTE (OUM HIBA & HANAA @ 18 Aug 2004 à 14:37)
rolleyes.gif Merci énormément MISR & DINA, ça me réchauffe le cœur de voir qu'il y a encore des gens qui n'ont pas oublié nos chansons éternelles et nos géants chanteurs arabes, et de voir qu'il y a d'autres qui sont intéressés par cette musique. Pour votre information, des expériences ont prouvé dans des pays d'Europe, qu'elle avait un effet bénéfique sur les malades et dans des hôpitaux psychologiques, on mettait la musique de notre grande dame, celle qui a la voix angélique : Mme FAYROUZ, par ce qu'ils ont découvert que des morceaux de ses chansons avaient un effet magique sur le pourcentage de soulagement ainsi que de guérison de ces malades. mf_wink.gif

Alors, n'est-il pas temps de plonger ensemble dans ce profond océan, afin de découvrir les secrets et les synonymes de cette merveilleuse chanson?

Vraiment ? Ah ben .... je vous conseille tous de vous mettre a ecouter Fayrouz, ca vous soulagera, une des plus belles voix dans le monde... mf_wink.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:44
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Dina, j'ai posté mon message avant de lire celui que tu as posté sur la musique arabe, franchement, tu m'étonnes de jour en jour, un grand bravo pour cette magnifique présentation clapclap.gif et gros bisous pour ta jalousie et amour pour notre belle musique arabe bisou.gif bisou.gif

Invitez les autres, pour qu'ils viennent exprimer leurs opinions. On peut bien sûr après la fin de SUPER STAR de parler de nos préférés sur ce topic et pourquoi pas avoir de leurs nouvelles mf_wink.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:48
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C'est vrai que c'est une bonne idée j'apprécie beaucoup,

Moi, mon préféré c'est le rossignol brun abdelhalim Hafez

j'essayerai de ma part d'y ajouter de temps à autre des info

Bonne chance



Ce message a été modifié par Ghazal - Wednesday 18 August 2004 à 13:56.
Wednesday 18 August 2004 à 13:50
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Merci à Hanan pour cet exposé.

Je suis une grande fan de Fayrouz. Je voudrais essayer de trouver les best of de ses chansons. Elle a une voix qui vous rentre dans la peau et qui vous émeut d'une façon inimaginable. Elle vous transporte dans un autre pays où la paix de l'être entier est rare. smile.gif
Wednesday 18 August 2004 à 13:51
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De rien Hanane, j'essaierai moi aussi d'ajouter quelques articles et quelques commentaires sur la musique arabe, l'ancienne ainsi que la nouvelle icon_wink.gif
Wednesday 18 August 2004 à 16:40
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1 INTRODUCTION

La musique arabe, musique des pays arabes du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Issue de traditions diverses, la musique arabe a néanmoins conservé des caractères communs et une unité stylistique à travers les siècles, les pays et les différentes cultures du monde musulman.

2 ORIGINES ET INFLUENCES

Les multiples sources de la musique arabe sont principalement sémitiques, mais aussi indo-persanes et grecques. Par ailleurs, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences des vieilles cultures des différents pays où l'islam et la civilisation arabe s'imposèrent, notamment en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb.

Les origines proprement sémitiques de la musique arabe remontent à la période qui se situe entre le Ve siècle et l'expansion de l'islam au VIIe siècle. L'art musical arabe antéislamique intégra des traditions musicales de la dynastie des Sassanides (226-641) de Perse et du premier Empire byzantin (du IVe au VIe siècle), ainsi que celle des poèmes chantés de la péninsule Arabique. Les écrits majeurs relatifs à la musique arabe n'apparurent cependant qu'après le VIIe siècle. Leurs auteurs étudièrent les traités musicaux de la Grèce antique, s'inspirant notamment des modes grecs et de la théorie du tempérament selon laquelle les différents modes influent sur la psychologie et même sur le corps humain. Des théoriciens des Xe et XIe siècles, tels qu'al-Farabi et Avicenne, élaborèrent ensuite leurs propres théories musicales.

Aux débuts de l'islam, les Arabes musulmans reléguèrent souvent la pratique musicale aux esclaves et captifs (comme les chanteuses appelées Qayna), ce qui favorisa notamment les influences persanes.

La tradition musicale arabe se développa à la cour de l'empire musulman du VIIe au XIIIe siècle. Elle prospéra sous la dynastie des Omeyades aux VIIe et VIIIe siècles et connut son âge d'or, de la Syrie à l'Espagne andalouse, sous le califat des Abbassides (750-1258). ہ Bagdad, qui fut un riche foyer culturel, une école musicale fut fondée par le théoricien et compositeur Maabed (mort en 743). ہ partir du règne du calife Haroun al-Rachid (célébré dans les Mille et Une Nuits), à la fin du VIIIe siècle, deux musiciens marquèrent la théorie et les pratiques musicales, perfectionnant les systèmes tonal et modal de l'école de Bagdad : Ibrahim al-Mawsilli (743-806) et son fils Ishaq (767-850), surnommés respectivement le « paradis de la terre » et la « mer des chanteurs ». Dans les cités de l'empire musulman, de l'Espagne à l'Afrique du Nord et dans tout le Proche-Orient, les musiciens cumulaient souvent les rôles de compositeur, de poète et d'interprète. Cordoue, l'une des capitales de l'Espagne musulmane, fut un foyer de la musique arabe médiévale. Ziryab, un esclave persan affranchi et disciple des Mawsilli, arriva en 822 à Cordoue et y fonda la tradition arabo-andalouse, qui se répandit dans tout le Maghreb après la Reconquista espagnole jusqu'à nos jours. L'Andalousie (le nom arabe de l'Espagne était al-Andalous) exerçait une influence notable sur la musique européenne du haut Moyen آge, comme en témoignent les instruments utilisés dans la musique profane et populaire en France et en Espagne (luth, zarb, rebec, canon), qui sont pour la plupart des instruments arabes.

La musique arabe connut une renaissance au XXe siècle, sous les effets conjugués de certaines techniques et instruments occidentaux qui y furent adoptés, et de la volonté grandissante de sauvegarder le patrimoine musical arabe. L'ةgypte notamment vit l'éclosion d'immenses talents, compositeurs ou chanteurs, comme Mohamed Abdelwahab, la chanteuse Asnahan et surtout Oum Kalsoum.

3 MةLODIE ET RYTHME

ہ la différence de la musique occidentale dans laquelle se sont développées la polyphonie et l'harmonie, la musique arabe est fondée sur le chant et la mélodie, laquelle est la plupart du temps homophonique (une seule note à la fois) et construite sur un système extrêmement riche de modes mélodiques, appelés maqamat (singulier maqam). Les ouvrages arabes anciens sur la musique ont recensé jusqu'à quatre cents maqamat, dont trente au moins demeurent couramment utilisés.

Inspirés de l'échelle des sons et des intervalles de la musique grecque, les modes furent adaptés à la musique arabe. Comme les modes grecs, ils reposent sur des intervalles de tierces (tricordes), quartes (tétracordes) et quintes (pentatonique), et reflètent la diversité des cultures rencontrées pendant l'expansion de l'islam. La musique arabe n'utilise pas, comme la musique occidentale, la gamme tempérée, mais la gamme naturelle, qui permet une interprétation toute différente de l'échelle des sons à l'intérieur d'une octave, et de leurs rapports (les intervalles). En conséquence, les intervalles dans ces modes sont inférieurs au demi-ton occidental : le plus courant d'entre eux représente trois quarts de ton, mais l'on rencontre des intervalles d'un neuvième, de quatre neuvièmes et de cinq neuvièmes de ton. Si, dans la musique moderne, le monde arabe a souvent adopté le mode de notation occidental, le terme « gamme » demeure inapproprié, puisqu'il couvre théoriquement une octave, et que la musique arabe est construite sur des modes inférieurs à l'octave.

Une autre richesse de la musique arabe, apportée par un art vocal d'une extrême sophistication mélodique (résultant du système modal et de ces micro-intervalles), réside dans l'ornementation des lignes mélodiques homophoniques (les instruments étant utilisés à l'unisson ou à l'octave). Trille, glissando et autres variations rythmiques et mélodiques constituent une ornementation continue et souvent complexe.

Dans l'exemple de mélodie reproduit ici, la première ligne de la partition représente le début d'une leçon ou « interprétation simple ». La seconde ligne indique les notes utilisées par le musicien sous la forme d'un mode. Un mode comparable à celui-ci fut utilisé par les professeurs arabes pour aider les élèves à apprendre comment composer et interpréter de la musique.

Le rythme - l'autre aspect essentiel de la musique arabe - se révèle d'une grande richesse et d'une grande complexité. Les cycles de la musique classique arabe peuvent comporter jusqu'à quarante-huit temps (ou battements). Un rythme de base, joué sur un instrument comme le zarb ou la darbouka, comporte des « frappés » (dums), et des « levés » (taks) et, bien sûr, des silences. Par exemple, le rythme classique dharafat est fondé sur une mesure de 21 temps. Avant un mode rythmique, l'auditeur entend un motif relativement long. Les interprètes ne se contentent pas de jouer le motif ; ils improvisent à partir de ce dernier et l'ornementent. Souvent, le motif est reconnaissable à la disposition des frappés. L'exemple de rythme reproduit ici est une simple interprétation d'un mode rythmique, suivi du motif de base.

La tradition orale demeura de tous temps extrêmement vivace, dans l'interprétation comme dans l'enseignement de la musique. Une bonne maîtrise des systèmes mélodiques et rythmiques est donc indispensable pour la composition et l'interprétation de la musique arabe. Les élèves étudient des morceaux vocaux et instrumentaux, mais ils les interprètent rarement exactement tels qu'ils furent initialement composés. Dans la tradition arabe, les bons musiciens apportent des variations et improvisations sur les morceaux ou modèles connus, comme les musiciens classiques de l'Inde ou les musiciens de jazz. Les improvisations peuvent être relativement longues, transformant des compositions d'une dizaine de minutes en interprétations d'une heure et n'ayant parfois que peu de points communs avec le modèle originel.

4 POبMES CHANTةS ET RةCITةS

Poésie et musique ont toujours été étroitement liées dans la musique arabe, et le chant est aux sources de l'art musical. Les motifs rythmiques proviennent ainsi souvent de la métrique des textes poétiques. Le Coran est généralement psalmodié à haute voix et cette récitation publique fait souvent appel aux modes mélodiques de la musique arabe. Les supplications et chants religieux de la musique islamique empruntent davantage encore au système musical, tout en mettant en valeur le texte de façon comparable à la récitation du Coran.

Dans le monde arabe, la récitation de poèmes fait traditionnellement partie des cérémonies, des célébrations et des spectacles profanes. Il est d'usage de chanter des poèmes savants, de forme complexe, aussi bien que des vers de la poésie populaire ; on attend du chanteur qu'il traduise l'atmosphère et la signification du poème, sans obscurcir les calembours ou autres jeux de mots. La version chantée d'un qasidah, long poème narratif évoquant la nature, des événements politiques ou exprimant une dévotion religieuse, reprend la tradition classique préislamique. Selon cette tradition, le chanteur créait sa propre mélodie sur quelques vers particulièrement expressifs empruntés à un qasidah. Leurs interprétations comportaient de longues variations ou improvisations inspirées par les réactions des auditeurs à l'atmosphère du poème et à la musique. Cette tradition se perpétue dans une multitude de genres vocaux, en particulier à travers les chansons populaires.

5 INSTRUMENTS

Les instruments les plus utilisés dans la musique arabe sont l'ûd, ancêtre du luth européen, et le nay, une flûte de roseau. Les instruments à percussion (voir Musique, instruments de) les plus courants sont des tambours en forme de sabliers (comme la darbouka) et des tambourins avec ou sans clochettes (daff ou târ). Les noms et les formes des instruments varient en fonction de leur région d'origine. Des instruments à anche double, de différentes tailles, tels que le mijwiz au Liban et le mizmar en ةgypte, sont utilisés lors de célébrations en plein air. Le rabab arabe, violon à pointe joué verticalement, peut être historiquement apparenté au violon européen, lui-même adopté dans de nombreuses régions arabes, notamment dans les orchestres arabo-andalous. Parmi les autres instruments classiques figure le qanun (adopté dans l'Europe médiévale sous le nom de canon), cithare à soixante-douze cordes métalliques.

6 INTERPRةTATION

La valeur d'un musicien se définit par sa virtuosité technique ainsi que par sa créativité et par son habileté à improviser sur les pièces d'autres musiciens, voire sur des compositions originales. Dans le taqsim, forme d'improvisation sur les maqamat, l'interprète choisit une ligne mélodique, en propose une interprétation, la transpose dans un mode plus aigu, utilise développements et variations pour inventer d'autres lignes mélodiques. ہ la fin de son interprétation, il revient à la ligne initiale.

La pratique collective et populaire de la musique arabe correspond à une longue tradition. Les auditeurs participent à l'exécution des morceaux soit verbalement, soit en applaudissant. L'absence de réaction est interprétée comme un manque d'intérêt ou une désapprobation et les membres de l'auditoire déterminent ainsi la durée du spectacle et la forme du morceau en encourageant les musiciens à reprendre une partie de la composition ou à passer au morceau suivant.

Les concerts traditionnels associent généralement des interprétations vocales et instrumentales, souvent en alternance. Longues de plusieurs heures, ces suites atteignent leur point culminant dans les performances vocales. La nawbah (« nouba ») d'Afrique du Nord, peut-être originaire d'Andalousie, et la waslah du Proche-Orient méditerranéen en sont les types principaux. La nawbah est une suite de chants et de pièces instrumentales (cinq au maximum) construites à partir d'un mode mais sur des rythmes différents ; la waslah se compose également de cinq parties, dont la quatrième est constituée par le taqsim (improvisation), instrumental puis vocal. La chanteuse égyptienne Oum Kalsoum et le Syrien Sabah Fakhri sont les principaux interprètes de cette tradition. Oum Kalsoum était connue comme une très grande improvisatrice et pouvait chanter sur un même morceau jusqu'à trois ou quatre heures, en inventant de nouvelles variations.

7 ةVOLUTION DE LA MUSIQUE ARABE

Au cours des siècles, des pratiques locales distinctes se développèrent, participant à la constitution d'une identité culturelle propre à chaque société. Il existe ainsi, dans des villes d'Afrique du Nord telles que Fez, Tétouan, Tlemcen et Tunis, des versions distinctes du nawbah, qui font partie intégrante de la culture musicale locale. Des modes mélodiques légèrement différents portent le même nom en Syrie, en ةgypte, en Irak et dans les pays d'Afrique du Nord. Les modes rythmiques de ces musiques peuvent être articulés différemment, et leurs interprétations varient. Les poèmes chantés, en particulier la poésie populaire, changent aussi en fonction du dialecte local. Le maqam irakien n'est pas simplement un mode mélodique mais une suite de pièces dans un mode particulier. En Irak, le terme maqam a une signification plus proche de celle du waslah ou du nawbah que de celle du maqam dans d'autres régions arabes.

Du fait de l'absence de partitions écrites jusqu'au XXe siècle, il est impossible de dater les mélodies avec certitude. Certains genres mélodiques, en particulier ceux du Muwashshah andalou ou syrien, doivent remonter à plusieurs siècles, mais il est probable qu'ils aient subi certaines modifications.

Des centaines de traditions musicales locales coexistent dans le monde arabe, qui portent souvent les traces des pratiques musicales de peuples avec lesquels les populations arabes se sont trouvées en contact. Ainsi, la pratique du tambour dans les ةtats du golfe Arabo-Persique pourrait s'expliquer par les relations avec les commerçants africains. La tradition gnawa tirerait son nom des esclaves guinéens amenés au Maroc. La musique nubienne, en ةgypte, fait appel à un système mélodique particulier utilisant une gamme pentatonique (à cinq notes) et intégrant des rythmes distincts.

La musique populaire arabe contemporaine emprunte à la fois au style traditionnel et au style classique arabes. Les claviers électroniques accordés pour les maqamat et les tambours accompagnent généralement les chanteurs de poésies et de chansons populaires. Dans certains cas, les chanteurs adaptent leur style vocal ou leur langage au public non arabophone, tout en s'efforçant de préserver en partie la tradition musicale arabe. Le raï, venu des faubourgs d'Oran en Algérie, a su associer le rock, le funk et le reggae à la musique arabo-andalouse traditionnelle.

La tradition de la musique arabe côtoie d'autres traditions musicales en Turquie, en Iran et en Asie centrale. Des points communs existent parmi les systèmes à prédominance mélodique du dastgah persan, du mugam d'Azerbaïdjan, du makam turc, du shashmaqam d'Ouzbékistan et du maqam du peuple Ouïghour de Chine. Les traditions de récitation coranique et de chants religieux originaires des régions arabes sont partagées par l'ensemble des communautés musulmanes, par exemple en Indonésie et au Pakistan. De même, les traditions de musique religieuse des eglises chrétiennes du Proche-Orient, en particulier celles de l'eglise maronite en Syrie ou au Liban et de l'ةglise copte en ةgypte, peuvent être rattachées à la tradition musicale arabe.

Wednesday 18 August 2004 à 16:41
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C'est long a lire desolee a propos de ca mais c'est tres interessant
Friday 20 August 2004 à 08:23
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Biographie d'une artiste tunisienne :

Sonia M'barek est née en 1969 dans un cadre inspiré par la musique de Tarab.
A l'âge de 9 ans, déjà élève brillante du conservatoire national de Tunis, elle chante en soliste pour la première fois sur la scène du théâtre Municipal Tunis de des chants traditionnels.

A 12 ans, elle fait son apparition, pour la première fois, au public Télévisuel, en interprétant une chanson pour enfant, composée et chantée en duo avec Adnane Chaouachi "Ahkili aliha", c'est le grand succès de la chanson qui lance Sonia dans le domaine Artistique. A 14 ans Sonia M'barek s'initie au théâtre chanté.
1986, elle obtient le diplôme de musique arabe.
1987, elle est consacrée meilleure voix de l'année au cours du festival de la chanson tunisienne, et obtient le prix de la meilleure chanson avec le compositeur tunisien Rachid Yeddes (Khali el hozn baîd alik).
1990, elle réalise son premier spectacle de création inspiré des musiques du monde intitulé "musiques sans frontières" qu'elle présente au festival international d'Hammamet (Tunisie).
Le public tunisien découvre Sonia chantant en français (Brel), le Jazz, les chants grecs et turcs et même en anglais, sans oublier le Tarab de la musique Orientale.
1992, Sonia M'barek sort son premier album " Liberté ". Sonia M'barek a participé à plusieurs spectacles au festival international de Carthage (Tunisie).
Elle rend hommage, avec l'artiste A.Braham, au grand luthiste tunisien A.Sriti au cours d'une série de 30 concerts, ensuite et à l'occasion de la saison tunisienne [1995] en France elle donne avec le luthiste A.Braham une série de concerts:
Siège de L'UNESCO à Paris, Toulouse, Fondation Cartier Paris.
Sonia M'barek donne plusieurs concerts en soliste, à l'occasion de manifestations internationales en Algérie, Allemagne, Irak, France, Belgique, Grèce, Syrie, Espagne, Italie, Egypte, Maroc et USA. Sonia M'barek renoue avec le théâtre musical avec 1'opéra "Didon ", où elle joue rôle principal.
1997, Sonia M'barek donne un concert à l'occasion de l'ouverture de la manifestation "Tunis Capital Culturelle 1997" à la maison du baron d'erlanger - Sidi bou said- Tunis en présence de 23 ministres de la culture de pays arabes.
1997, édition de son premier CD "TAWCHIH".
1997, Sonia M'barek participe au congrès de la musique arabe du Caire où elle a présenté deux concerts (Maison de l'opéra et Théâtre de la république).
1998, Sonia M'barek donne un concert "TAKHT" sur invitation de la radio allemande de Cologne "WDR" à la salle Klaus Von Bismark, donnant lieu à l'enregistrement du deuxième CD sous les éditions NETWORK MEDIEN GMBH.
1999, Sonia donne un concert au théâtre "Café de la danse" à Paris, à l'occasion du festival "les belles nuits de ramadan".
2000, Sonia donne un concert au Kennedy Center à Washington, à l'occasion du "National African Summit".
2000, à l'occasion de la journée mondiale de la francophonie Sonia donne un concert au siège de l'ONU à New York à l'Auditorium Dag Hammarsjöld.
2000, Sonia participe au festival voix de femmes à Bruxelles où elle donne le concert d'ouverture aux Halles de Schaerbeek, et participe aux rencontres Interculturelles et aux Laboratoires d'artistes programmés.
2000, Sonia se produit pour la première fois au Maroc à l'occasion du festival international de Rabat au théâtre de Mohamed V. 2000, Sonia donne le concert d'ouverture du festival Suds à Arles (France).

A son retour à Tunis, elle se lance dans une nouvelle production intitulée "récits de poèmes tunisiens" en donnant une série de concerts, accompagnée par l'orchestre symphonique tunisien: Ouverture du festival international symphonique d'el jem (15 juillet), Ouverture du festival "les nuits de la marsa (19 juillet), Festival international d'Hammamet (11 Août).

Sonia a participé au Womex 2000 (the worldwide music expo) qui s'est tenu à la maison des cultures du monde à Berlin octobre 2000.

Fin 2000, Sonia donne le concert de clôture du festival de la Médina de Tunis.
Juin 2001, Sonia donne un concert au Södra Teatern à Stockholm Suèd Du 26 au 30 juin 2001, Clermont Ferrand, France collaboration avec Théâtre Wakan sur la pièce de théâtre « Les maudits de Vérone », co-produite par la comédie de Clermont Ferrand.
Sonia M'barek fait toujours des recherches musicales dans l'optique de l'universalité de la musique et cherche la communication inter culturelle au-delà de l'obstacle des langues.
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Friday 20 August 2004 à 17:32
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SALAM ALEIKOUM!!!

je suis nouvelle sur ce site et j'ai atteri ici car je suis fan de musik égyptienne ....


Je recherche des personnes qui sont fans comme moi pour pouvoir en discuter et échanger nos connaissances...

BIG KISS.......

wub.gif
Saturday 21 August 2004 à 09:31
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Salut Anissa icon_wink.gif Je suis aussi fan de musique egyptienne, des artistes egyptiens, de toute la culture egyptienne !
Saturday 21 August 2004 à 09:58
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vilaine fille!!
sais tu qu'il faut donner la source lorsque tu fais un c/c mad.gif
Saturday 21 August 2004 à 10:34
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ca te derange autant under ?
Sunday 22 August 2004 à 13:04
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pour moi c pas de la musique on comprend rien c moche. on c meme pas ci il s'insulte un pays une religion on c rien et tant mieux qu'on entend pas ça.


Ce message a été modifié par tologue - Sunday 22 August 2004 à 13:04.

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