lundi 19 mai 2008 à 04:42
" vous pretendez à la morale universelle
mais en citant déja plusieurs penseurs mais qui n'ont pas du tout la meme approche del a morale (je dirais meme qu'il est tres difficile de concilier l'inconciliable) et qui de plus montre bien qu'elle n'est pas universelle.
en tout cas mélangez aristote voltaire spinoza democrite, (quel génie on en tombe a la renverse) pas de doute c'est un vrai bordel dans votre tête. ce qui explique pourquoi votre esprit artistique est aussi ragoutant que votre tempérament.
vous peignez comme vous écrivez, et vous écrivez comme vous déféquez."
- Diable qu'en termes choisis ces choses-là sont dites! Je me demande ce qui peut produire tant d'aigreur? Je comprends votre véhémence: elle est là pour remplacer l'éloquence comme l'insulte supplée à l'absence d'arguments. Tant de fiel et si peu de mots pour le dire, une foi si aliénante qu'elle a étouffé le bon sens et que le peu de respect qu'il restait se barre en insultes qui, in fine, ne salissent que celui qui les profère.
Eberlué de frustration, il ne réalise pas que ses quolibets maladroits sont autant de bravos pour mon esprit critique; que ses critiques lapidaires d'oeuvres d'auteurs (qu'il n'a peut-être pas lus et certainement compris dà travers le prisme de la superstition qui le tient) récompensent des années de curiosité et de plaisir d'apprendre.
La religion est pour moi la sécrétion de tous les malaises et les lâchetés de toute société. Elles ne sont que la preuve de l'immaturité de l'homme à se considérer comme tel et à son incapacité de se comporter mieux qu'un animal: les animaux, eux, ne croient peut-être pas en dieu, mais ils ne détruisent pas leur environnement et ne se tuent que très peu au sein de leur espèce.
Je ne prétends à rien: les vertus que je m'efforce de nourrir et de pratiquer et estime et apprécie chez les autres sont
- L'autonomie, la loyauté, Le courage, la combativité, la prudence, la mesure, l'équilibre, la justice, l'intelligence, la solidarité, l'amour du travail, la morale, la persévérance, l'auto-discipline, le refus de la doxa, l'esprit critique, la créativité, la sagesse, la culture, l'ouverture d'esprit, la générosité, le goût de la remise en question, de la liberté et de la communion (partager sans diviser).
Le présent, comme l'éternité, n'a ni début, ni fin, il ne se mesure ni ne se divise: mon présent me suffit et me comble je n'ai pas de temps ou de dignité à perdre en vaines et serviles hypostases.
Il est de ma responsabilité de faire de mon présent - et donc de ma vie - quelque chose de positif de généreux et de fructueux. Je préfère "étudier" "apprendre" "comprendre" "connaître" "aimer "vivre" "partager" "communier" à "croire" "me prosterner" ou "prier".
Et voilà qui vaut toutes les prières:
Si :
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
(Rudyard Kipling)