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Livenet > Forum > Histoire
jeudi 01 juin 2006 à 16:52
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Pour une vision (en second plan, certes), de cette épisode de l'Histoire française, un autre cycle de bande-dessinée est interessant à lire :



Les Voleurs d'Empire, scenar de Dufaux et dessin de Jamar.

" En juillet 1870, alors que la France de Napoléon III se prépare à la guerre, que les bataillons se regroupent et que les armes se chargent, une mystérieuse jeune femme fait un pacte avec la mort. La sorcellerie commence alors à se répandre dans un Paris assiégé, en touchant particulièrement le pensionnat de Madame de Froidecoeur. Mêlant avec habileté Fantastique et Romantisme, Dufaux attise le feu d'une intrigue diabolique et permet à Jamar d'imposer un style éblouissant. Du grand art !
La série culte de Dufaux et Jamar, qui s'est achevée l'an dernier avec la parution du tome 7, voit enfin sa publication en intégrale. "


La toile de fond des 7 volumes retrace visuellement, surement moins en details que Tardi, mais de façon agreable et synthétique l'année 1971 et ses consequences parisiennes que l'on connait.

happy.gif

jeudi 01 juin 2006 à 17:00
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QUOTE (Taochu @ 01 Jun 2006 à 16:52)
La toile de fond des 7 volumes retrace visuellement, surement moins en details que Tardi, mais de façon agreable et synthétique l'année 1971 et ses consequences parisiennes que l'on connait.

happy.gif

1871.... wink.gif
vendredi 02 juin 2006 à 00:12
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tres bien , nous nous comprenons, merci de cette mise au point
samedi 03 juin 2006 à 02:58
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sur radio libertaire 89.4 paris ou sur internet tous les lundi

Les partageux de la Commune
lundi de 13 h 30 à 15 h00

L’évocation des participants à la Commune de 1871 ainsi que des mouvements émancipateurs de la fin du XIXe siècle se fait à partir des documents de l’époque : journaux, affiches, procès-verbaux…

Cette révolution n’est pas la révolution française, n’est pas un "principe français" : c’est une révolution humaine, universelle. Pour la deuxième fois, en moins d’un siècle, c’est la rupture avec le passé. La première fois, en 1789, c’est la rupture avec le droit divin, le ciel ; cette seconde fois, c’est la rupture avec l’État et l’oligarchie. La première révolution s’appela la proclamation des droits de l’homme et en fut la théorie ; la seconde s’appelle la Commune et en fut la pratique. L’une était politique, l’autre fut sociale.

samedi 03 juin 2006 à 03:10
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QUOTE (Taochu @ 01 Jun 2006 à 16:52)
  Pour une vision (en second plan, certes), de cette épisode de l'Histoire française, un autre cycle de bande-dessinée ....
  happy.gif



Je me méfie beaucoup d'un conseil donné ici par Toachu :

Son nom ressemble trop à Trochu, l'infâme gouverneur militaire de Paris dont le peuple a obtenu la destitution juste avant le déclenchement de la Commune.

Les Versaillais sont partout !
samedi 03 juin 2006 à 03:35
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question

pourkoi les communeux ont dezinguer les tuileries a paris,

il parait que le ministre actuel RDDV veut les reconstruire ainsi que le petit palais

merci du renseignement que vous me donnerez

samedi 03 juin 2006 à 03:54
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QUOTE (landru @ 03 Jun 2006 à 03:10)
QUOTE (Taochu @ 01 Jun 2006 à 16:52)
  Pour une vision (en second plan, certes), de cette épisode de l'Histoire française, un autre cycle de bande-dessinée ....
  happy.gif



Je me méfie beaucoup d'un conseil donné ici par Toachu :

Son nom ressemble trop à Trochu, l'infâme gouverneur militaire de Paris dont le peuple a obtenu la destitution juste avant le déclenchement de la Commune.

Les Versaillais sont partout !

N'accordez aucun crédit à ce que Landru vous confie là !
Son pseudo se rapproche etrangement du Nom d'un celebre criminel... sm17.gif
samedi 10 juin 2006 à 02:33
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Et voilà que j'hésite
Accoudé sur ma table
Faut-il aller plus loin
Faut-il continuer

Défendre l'égaré
Le faible et cette foule
Qui, n'ayant jamais eu
De point d'appui, s'écroule

Où est leur place
Dans cette impasse
Où est ma place
Devant la glace

Et c'est tout un peuple
Qui attend son salaire
Ce peuple qui parfois
Devient impopulaire

Il fallait les guider
Les prendre par la main
Les renseigner sur l'ombre
Et sur le vrai chemin

Il fallait leur donner
Leur part de la cité
Et votre aveuglement
Produit leur cécité

Où est leur place
Dans cette impasse
Où est ma place
Devant la glace

Et combien de temps
Faudra-t-il dire
Que c'était à vous, et à vous seuls
De les conduire
D'une tutelle avare
On recueille les suites
Le mal qu'ils vous font
C'est vous qui le leur fîtes

J'ai cette sombre joie
Et je me sens le frère
De ceux que l'on accable
Qu'on frappe et qu'on foudroie

Où est leur place
Dans cette impasse
Où est ma place
Devant la glace

Et c'est tout un peuple
qui attend son salaire
Ce peuple qui parfois
devient impopulaire

Où est ma place
Dans cette impasse
Où est leur place
Devant la glace

C'est lui, famille triste
Hommes, femmes, enfants
Droit, avenir, travaux
Douleurs, que je défends

Où est ma place
Dans cette impasse
Où est leur place
Devant la glace

Où est leur place
Devant la glace
Où est ma place
Dans cette impasse

de victor hugo
arrangé par bruel
samedi 10 juin 2006 à 11:25
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Il y a aussi le temps des Cerises rolleyes.gif
samedi 10 juin 2006 à 11:32
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QUOTE (Hadora @ 10 Jun 2006 à 12:25)
Il y a aussi le temps des Cerises rolleyes.gif

j'ai deja dis que cette "chanson' n'a pas etée faite pour cela , mais pour une jolie ambulancière, eugene potier, et cela a été repris bien plus tard par des communistes et socialistes,

l'autre jour j'ai assisté à un enterrement d'un camarade , et c'etait tres émouvant d'entendre cette chanson dans le cimetière avec tous ses camarades.
samedi 10 juin 2006 à 11:36
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QUOTE (cjibe @ 10 Jun 2006 à 11:32)
j'ai deja dis que cette "chanson' n'a pas etée faite pour cela , mais pour une jolie ambulancière, eugene potier, et cela a été repris bien plus tard par des communistes et socialistes,

Oui mais les communards en ont fait leur symbole, le symbole de l'espoir d'un monde meilleur je la mets :



Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.
samedi 10 juin 2006 à 13:56
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QUOTE (cjibe @ 10 Jun 2006 à 11:32)
j'ai deja dis que cette "chanson' n'a pas etée faite pour cela , mais pour une jolie ambulancière, eugene potier, et cela a été repris bien plus tard par des communistes et socialistes,

l'autre jour j'ai assisté à un enterrement d'un camarade , et c'etait tres émouvant d'entendre cette chanson dans le cimetière avec tous ses camarades.

Ah oui mais non, là.

C'est Clément, pas Pottier qui écrivit le Temps des cerises, quelques années avant la Commune.

Pottier, lui, il a écrit l'Internationale en prison, dans le cachot où l'avait jeté la vermine versaillaise.

Par contre, contrairement à ce qui a été dit, Petit Papa Noël, malgré sa couleur rouge, a été écrit très ultérieurement.
mercredi 23 août 2006 à 19:37
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Juste pour revenir sur le massacre des communards par les Versaillais enmenés par Thiers, voici ces témoignages qui soulignent la frénésie de la Terreur contre-revolutionnaire lors de la Semaine Sanglante :

"C'est une folie furieuse. On ne distingue plus l'innocent du coupable. La suspicion est dans tous les yeux. Les dénonciations abondent. La vie des citoyens ne pèse pas plus qu'un cheveu. Pour un oui pour un non, arreté, fusillé" (Le Siècle, 26 mai 1871)

"Le parti de l'ordre, dont la couardise fut la principale cause de la guerre se distingue maintenant par sa férocité fouillant partout les maisons pour trouver des insurgés, et fusillant beaucoup de ceux qu'il trouve" ( Le Times, 27 mai 1871)

"Les Cours martiales fonctionnent dans Paris avec une activité inouïe, sur plusieurs points spéciaux. A la caserne Lobau, à l'Ecole militaire, la fusillade s'y fait entendre en permanence. C'est le compte que l'on règle aux misérables qui ont pris part ouvertement à la lutte". ( La Liberté, 30 mai 1871)

"J'ai réussi à faire une promenade dans Paris. C'est atroce... Je veux seulement vous parler des tas de cadavres qu'on a empilés sous les ponts. Non, jamais n'oublierai l'affreux serrement de coeur que j'ai éprouvé en face de cet amas de chair humaine sanglant, jeté au hasard sur les chemins de halage. Les têtes et les membres sont melés dans d'horribles dislocations. Des tas, émergent des faces convulsées... Les pieds trainent, il y a des morts qui semble coupés en deux tandis que d'autres paraissent avoir quatre jambes et quatre bras. O le lugubre charnier..." ( Emile Zola, 31 mai 1871)

"Dans le jardin du Luxembourg dans le parc Monceau à la tour Saint Jacques, on avait creusé d'immenses fosses, on avait mis de la chaux vives. Les insurgés, hommes, femmes, furent conduits là : un feu de peloton part, un nuage de fumée s'élève... la fosse de la chaux s'entrouvrent et se referment sur leur proie." ( L'Indépendance belge, 27 mai 1871)

"Beaucoup de femmes et d'enfants en bas age ont été passés par les armes au Luxembourg" ( Telegramme du Times, 26 mai 1871)

"Il est douteux qu'on puisse jamais savoir le chiffre exact de la boucherie qui se prolonge, alors que les prisonniers sont fusillés par lots et jetés pêle-mêle dans les fosses. Même pour les auteurs de ces exécutions, il doit être de toute impossibilité de dire combien de cadavres ils ont fait. Tout ce que nous savons, c'est qu'il continue à s'accomplir dans Paris un massacre comme on n'en avait pas vu depuis la Saint Barthélemy." ( Evening Standard)

"Dans les casernes près de l'Hotel de Ville, tout l'après midi on a fusillé les défenseurs de la Commune. Après chaque décharge de chasseports, les voitures d'ambulance fermées approchaient et on y jetait les cadavres" ( Agence Reuter, 28 mai 1871)
mercredi 23 août 2006 à 22:39
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Personnelement je préfère cette citation de Zola dans "La Débâcle ":
" C'était la partie saine de la France, la raisonnable, la pondérée, la paysanne qui supprimait la partie folle. Le bain de sang était nécessaire"
mercredi 23 août 2006 à 23:27
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QUOTE (Richelieu @ 23 Aug 2006 à 23:39)
Personnelement je préfère cette citation de Zola dans "La Débâcle ":
" C'était la partie saine de la France, la raisonnable, la pondérée, la paysanne qui supprimait la partie folle. Le bain de sang était nécessaire"

si je ne m'abuse
ZOLA etait contre la commune
pas comme hugo
mercredi 23 août 2006 à 23:29
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QUOTE (landru @ 03 Jun 2006 à 04:10)
QUOTE (Taochu @ 01 Jun 2006 à 16:52)
  Pour une vision (en second plan, certes), de cette épisode de l'Histoire française, un autre cycle de bande-dessinée ....
  happy.gif



Je me méfie beaucoup d'un conseil donné ici par Toachu :

Son nom ressemble trop à Trochu, l'infâme gouverneur militaire de Paris dont le peuple a obtenu la destitution juste avant le déclenchement de la Commune.

Les Versaillais sont partout !

tu a raison les versaillais sont de partout, comme de la vermine,

ne serai ce qu'a travers leur symbole
le sacré coeur
mercredi 23 août 2006 à 23:45
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QUOTE (cjibe @ 23 Aug 2006 à 23:27)

si je ne m'abuse
ZOLA etait contre la commune
pas comme hugo

Comme la majorité de la population fançaise
mercredi 23 août 2006 à 23:51
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QUOTE (landru @ 03 Jun 2006 à 03:10)


Son nom ressemble trop à Trochu, l'infâme gouverneur militaire de Paris dont le peuple a obtenu la destitution juste avant le déclenchement de la Commune.

Les Versaillais sont partout !
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Trochu dont Hugo disait qu'il était le participe passé du verbe trop choir.
mercredi 23 août 2006 à 23:53
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QUOTE (Richelieu @ 24 Aug 2006 à 00:45)
QUOTE (cjibe @ 23 Aug 2006 à 23:27)

si je ne m'abuse
ZOLA etait contre la commune
pas comme hugo

Comme la majorité de la population fançaise

cela c'est toi qui le dit????!
jeudi 24 août 2006 à 00:13
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QUOTE (cjibe @ 23 Aug 2006 à 23:53)

cela c'est toi qui le dit????!

Moi, ainsi que les résultats des éléctions législatives du 08 février 1871 au suffrage universel.
c'est une assemblée conservatrice qui est élue:
- 400 monarchistes répartis a part égales entre orléanistes et légitimistes
- 30 bonapartistes
- 200 républicains modérés
- 20 membres de la gauche extreme.

Parmi ces derniers on retrouve Gambetta, Louis Blanc, Hugo et Garibaldi tous partisants de la guerre à outrance et tous élus par Paris.

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