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Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
Monday 30 July 2007 à 19:43
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J'avais pas encore posté ici ohmy.gif

Tuesday 07 August 2007 à 07:56
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LAICITE au QUEBEC



Libre opinion - Conserver sa culture laïque





«Les citoyens seront invités à présenter un mémoire et à exprimer leur opinion sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles lors d'audiences qui se tiendront de septembre à décembre 2007 à Montréal, Québec et dans les régions», peut-on lire dans un communiqué de la commission Bouchard-Taylor.

Mais le terme «différences culturelles» traduit-il rigoureusement la réalité? Certainement pas! Certes, la définition de l'adjectif «culturel» englobe-t-elle les structures et les manifestations religieuses qui définissent une société, mais ne soyons pas craintifs d'être plus précis en mentionnant que la totalité des accommodements litigieux qui nous sont présentés est imputable au fanatisme religieux.

Ma position par rapport aux accommodements «raisonnables», comme d'autres citoyens, est hostile à tout consentement au nom d'une quelconque croyance dogmatique.

Je déplore et m'insurge avec véhémence (et pour cause!) contre les décisions qui ont donné gain de cause à des groupes religieux qui profitent à outrance de la Charte des droits et libertés.

La technologie -- vérité de La Palice -- évolue à un rythme effréné, et avec la société de consommation que l'on connaît, celle-ci nous entoure. Mais faut-il préciser que l'ensemble de cette technologie de pointe découle de découvertes et percées scientifiques majeures? Qui aurait cru que l'antimatière trouverait une application en imagerie médicale (la tomographie par émission de positrons), que la théorie de la relativité générale serait fondamentale en ce qui a trait au positionnement par GPS, que la fission nucléaire permettrait à Hydro-Québec de produire 3 % de son électricité, que la transformée de Fourier allait un jour révolutionner le monde des télécommunications, etc.?

À cet égard, un constat est flagrant: la science progresse, mais la population ne suit plus depuis belle lurette. Nombreuses ont été les révolutions scientifiques au cours du dernier siècle qui ont apporté de grands changements dans des domaines comme la physique, la biologie ou la chimie. Aux yeux du commun des mortels, ces périodes d'effervescence sont toutefois passées quasi inaperçues. Il en résulte que la population se retrouve avec un bagage de connaissances en sciences pures assez restreint, ce qui est désolant.

Appréhension intuitive

Pour bien des gens, la conception qu'ils ont du monde se limite à une perception innée combinée à l'expérience quotidienne, plutôt banale. Cette appréhension intuitive du monde ne saurait de toute évidence rendre justice aux siècles de cumul scientifique, lequel ne peut être acquis autrement que par la voie de l'enseignement. Force est d'admettre, en toute humilité, que la population est un tantinet crédule et, par conséquent, en proie au prosélytisme religieux (c'est sans parler des centaines de sectes qui prospèrent au Québec en vertu de la misérable Loi sur les corporations religieuses du Québec).

L'éducation, c'est ce qui permet de s'instruire et d'acquérir un esprit critique -- une faculté plus qu'indispensable. Plus jeunes, nous avons tous cru au père Noël. Or, au fur et à mesure que notre rationalisme se développait, nous nous sommes résignés à son inexistence.

Étrangement, peu se sont affranchis du carcan religieux... bien qu'ici, il faille concéder que les religions possèdent de robustes leviers; la solitude, l'ignorance et la peur sont des pivots communs à toute religion.

Les plus aberrants accommodements sont sans conteste ceux qui ont été consentis dans des établissements scolaires. Qu'il s'agisse du port du kirpan, de classes aménagées pour la prière, de l'exemption de jouer de la flûte à bec, ces accommodements irréfléchis créent des précédents tout en donnant raison à des courants profondément intégristes et renforcent leur légitimité. Comment voulez-vous favoriser l'épanouissement de l'esprit critique chez ces personnes en concédant le prétendument bien-fondé de leurs requêtes?

Les religions sont sans pitié: elles exploitent les faiblesses humaines et, armées de leur tissu de mensonges, aspirent les poissons dans un gouffre d'illusions. Elles nous éloignent de la vérité; nous privent du savoir.[/color]

Nous parlons sans cesse au Québec de l'importance de protéger notre culture. C'est une cause tout à fait justifiée à laquelle je dis: «Oui, protégeons également notre culture laïque».

Ne perdons pas ce merveilleux acquis au profit de courants fondamentalistes. Le Québec est bien sûr un îlot francophone, mais d'autres dangers aux conséquences bien plus délétères le guettent: la montée du créationnisme (ou design intelligent) par exemple.

Cette approche doctrinaire ultrafondamentaliste gagne même en popularité dans les milieux universitaires états-uniens et la percée affecte d'ores et déjà les provinces canadiennes plus conservatrices. Le design intelligent considère stricto sensu le récit de la Genèse.

Ainsi, selon les créationnistes, les restes fossilisés de dinosaures seraient des artefacts que Dieu a créés pour mettre à l'épreuve notre foi (quelle joie d'apprendre que ce dieu s'amuse avec ses pions!). Franchement, moi, j'appelle ça de la démence. De telles absurdités, de telles conneries, il en existe une pléthore, et chaque religion en véhicule.

Qu'il soit question du port de la burqa, du turban ou de la kippa, de l'excision et de l'infibulation, de l'érouv, de la souccah, du refus de la transfusion sanguine et tutti quanti, ces pratiques sont essentiellement motivées par des pseudo-vérités transhistoriques étiquetées comme irréfutables. Par respect de l'intelligence et de la dignité humaine, je vous conjure, messieurs Bouchard et Taylor, d'émettre des recommandations moins insanes que certaines décisions de la Cour suprême en matière d'accommodements religieux.

Refusez toutes les demandes d'accommodement reposant sur des dogmes, lesquelles proviennent, de toute façon, d'une minorité fanatique. Il en va de la pérennité de la collectivité -- qui prime sur les avenirs individuels!


LE DEVOIR.COM

Mathieu Saindon, Étudiant admis au B. Sc. en physique à l'université McGill
lundi 06 août 2007


Ce message a été modifié par Okomarac - Tuesday 07 August 2007 à 08:23.
Monday 13 August 2007 à 16:28
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PETIT DOSSIER SUR LA FRANC-MACONNERIE



Définition du dictionnaire Universalis

- association philanthropique jadis secrète, qui est basée sur l'entraide et la fraternité




QU'EST CE QUE LA FRANC MACONNERIE ?


Qu’est ce que la franc-maçonnerie.
http://www.glb.be/FR/vrijmetselarij.htm

Laïcité de A à Z
http://www.ulb.ac.be/cal/laiciteAZ/franc-maconnerie.html

Franc-maçonnerie (Wikipédia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc-ma%C3%A7onnerie

Blog Maçonnique
http://www.hiram.be/

Comment devenir franc-maçon
http://www.masonic.ch/fminfo7.htm

www.franc-maconnerie***
http://www.franc-maconnerie.org/menu-gauch...origines-fm.htm

La Franc-maçonnerie et le Franc maçon, c'est quoi ?
http://www.aquadesign.be/news/article-1450.php



LES OBEDIENCES


Site du grand orient de France
http://www.godf.org/

Grand Orient de France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Orient_de_France

Adresse des diverses Grandes Loges Européenne .
http://www.glb.be/FR/buitenlandse_bezoekers.htm

Grand-Orient de Belgique
http://www.gob.be/

Grand Orient de Belgique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Orient_de_Belgique

Grand-Orient du Luxembourg
http://www.gol.lu/

Grand Orient de France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Orient_de_France

Grand Orient de Suisse
http://www.g-o-s.ch/

Grand-Orient de Catalogne
http://jppujol.club.fr/FGOC0001.htm

Grande Loge de France
http://www.gldf.org/

Grande Loge de Belgique
http://www.glb.be/

Grandes Loges Belges
http://www.mason.be/fr/index.htm

Grande Loge Mixte Universelle
http://www.glmu.org/




RITES MACONNIQUES


Rites Maçonniques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gori...ma%C3%A7onnique

Le triangles flamboyants .
http://dilaurus.club.fr/triangle/rites%20et%20rituels.htm

La franc-maçonnerie à quoi ça sert ?
http://alnr.chez-alice.fr/keseksa.html




GRADES MACONNIQUES


Grades Maçonniques
http://www.esoblogs.net/+Les-Grades-Maconniques+.html

Degrés maçonniques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Degr%C3%A9_ma%C3%A7onnique

Hauts grades maçonniques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hauts_grades_ma%C3%A7onniques




LA LEGENDE D’HIRAM et de SALOMON

http://www.amiassociation.org/i.php?choisi...ble=conferences

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hiram_%28ma%C3%A7on%29



Si vous avez une une remarque , un doute , un complément , faites m'en part par MP /Merci

Je mets les adresses des principales obédiences au tableau de la zone non- croyants .



Thursday 23 August 2007 à 06:04
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LAICITE - SUISSE

TSR


Laïcité: le Parlement jurassien, très divisé, inscrit le christianisme dans la loi scolaire


22.08.2007 22:01



L'école jurassienne
continuera d'insister sur le christianisme dans le cadre de l'enseignement de l'histoire des religions. Au terme d'un débat passionné, le Parlement a décidé à une très courte majorité de maintenir cette mention. L'inscription de cette disposition dans la loi scolaire a été acceptée par 27 députés, 26 autres ayant voté contre. La droite s'est prononcée en faveur de cet article, alors que la gauche et le gouvernement y étaient opposés afin de respecter toutes les sensibilités. Au vote final, la révision de la loi scolaire a été adoptée par 36 voix contre 15. La gauche a voté contre. (SWISS TXT)
Monday 27 August 2007 à 19:59
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U.L.B.

Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité - CIERL

LIEN INTERNET


Observatoire du fait religieux



Responsable : Prof. Anne Morelli

Contact : amorelli@ulb;ac.be




L'observatoire du fait religieux du CIERL-ULB veille à répondre aux demandes du monde scientifique, des étudiants et des médias, afin d'être le plus en phase avec l'actualité des religions.

Le CIERL a structuré la présentation de son potentiel et de son expertise par thème. Ceci se conjugue bien sûr aussi avec la documentation que nous possédons en la matière : dossiers de presse, dossiers matières, bibliothèque...

1. Christianisme :

L'Eglise catholique et le christianisme contemporain en général : Anne Morelli.

Dogmes, cultes et rites chrétiens : Anne Morelli, Baudouin Decharneux, Fabien Nobilio.

Vie contemplative : Benoît Beyer de Ryke.

Doctrines du Vatican, questions éthiques : Anne Morelli, Baudouin Decharneux.

Mouvements de réévangélisation, action politique des Eglises : Anne Morelli.

Protestantismes contemporains : Monique Weis, Anne Morelli.

Religions orthodoxes : Olivier Gillet.

2. Islam :

L'islam et le monde musulman contemporain : Robert Anciaux, Vincent Legrand, Firouzeh Nahavandi.

L'islam en Belgique : Corinne Torrekens.

Dogmes, cultes et rites musulmans : Jean-Charles Ducène, Guillaume Dye, Sébastien Nechelput.

3. Judaïsme :

Vie contemporaine du judaïsme et du monde juif :

Thomas Gergely, Willy Bok.

Le judaïsme en Belgique : Jean-Philippe Schreiber.

Dogmes, cultes et rites juifs : Thomas Gergely, Willy Bok.

4. Religions émergentes, nouveaux mouvements religieux :


Anne Morelli, Maïté Maskens.

5. Doctrines du New Age :


Benoît Beyer de Ryke.

6. Dialogues interreligieux, oecuménisme :


Hervé Hasquin, Anne Morelli, Thomas Gergely.

7. Violences interreligieuses :


Anne Morelli.

8. Relations Eglises/Etats :

En Belgique : Hervé Hasquin, Caroline Sägesser

Dans l'Union européenne : Hervé Hasquin, Jean-Philippe Schreiber.

9. Athéisme, incroyance :

Pierre Daled, Marc Mayer.



Tuesday 28 August 2007 à 00:25
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Heavy Wizard
Thursday 28 June 2007 à 13:47
Cool.

On devrait aussi mentionner les contre-religions, comme le pastafarisme, le culte rendu à Google et à Wikipédia, et aussi la Licorne Rose Invisible.



non, le pastafarisme est une vraie religion avec un dieu, un dogme et un livre saint. Que manque-t-il ?
Tuesday 28 August 2007 à 01:31
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Un croyant qui soit de bonne foi.
Tuesday 28 August 2007 à 01:48
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Heavy Wizard
Tuesday 28 August 2007 à 01:31
Un croyant qui soit de bonne foi.



Je peux dire la même chose de tous les croyants de toutes les religions. As-tu des preuves ? Des gens croient au père noël (je l'ai quand même vu au supermarhché) alors pourquoi pas le dieu nouillesque ?
Tuesday 28 August 2007 à 01:50
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bergerac
Tuesday 28 August 2007 à 00:25
non, le pastafarisme est une vraie religion avec un dieu, un dogme et un livre saint. Que manque-t-il ?



Il a même un prophète, vivant en plus. On peut lui parler et lui poser des questions pour qu'il expliquer son dogme.
Tuesday 28 August 2007 à 06:43
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Deux liens :




Le portail de la liberté d’expression des apostats de l’islam orthodoxe

Islamla

http://islamla.com/modules.php?name=Supporters




Agnostisme et déisme

http://www.anti-religion.net/agnostisme_france.htm





Friday 31 August 2007 à 08:39
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LU DANS BELLACIAO (à titre d'info)


mardi 28 août 2007 (23h54) :


GUERRE DE CIVILISATION ! MYSTIFICATION DYNASTIQUE

Quand SarKo s’en va en guerre ! raison ou des-raisons ?


Les trois principales religions monothéistes ont une seule et même origine commune, cette origine date d’environ 2500 ans, l’écriture du 1er testament daterait en effet de cette époque. Les concepts philosophiques issus de ces religions ont certainement plus d’un point commun.

Les fondements idéologiques de ces religions, étaient, eux aussi issue d’une pensée humaine bien antérieure encore. Cette pensée humaine n’appartient pas plus aux chrétiens qu’aux musulmans ou juifs. Elle est indivisible et universelle, non négociable, diffusion du savoir.

La civilisation occidentale qui s’est appuyée sur le christianisme à générer, le droit divin monarchique, la bourse capitalistique (sous Louis XIV), après la renaissance les philosophies des lumières, puis les fondations de la laïcité, puis les idéologies totalitaires communiste et fasciste. Avec les conséquences et résultats que l’on connait. Pour les musulmans, je laisse l’écriture aux connaisseurs. En ce qui concerne la libération féminine, chez nous aussi leur émancipation ne date non plus de Mathusalem, faut pas non plus pousser !

Durant tous ces siècles, les dogmatiques et leurs théologiens respectifs englués dans leur certitudes, et appuyés par les mégalos aux pouvoir, ont maintenus les populations dans l’ignorance et la prière. Il en va de même pour toutes les théories orthodoxes, un dogme par un autre nos bons apôtres ! Les néoconservateurs étatsuniens font partie de la pire espèce. NS son locataire élyséen ………… plus tôt que tard.

Il est important, a mon avis de replacer l’état des croyances en fonction de l’émancipation des peuples qui les pratiquent. Si les classes dirigeantes et les élites du passé avaient fait le nécessaire pour produire et diffuser de la matière grise, plutôt que les symboles représentés par les églises, mosquées et synagogues, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Au bord de la crise de nerfs.

Car s’il y a bien un domaine ou effectivement la croissance ne souffre d’aucune limite ; c’est bien celui-là, si vaste et si mal exploité ; cette renaissance des arts et lettres, des sciences et toutes autres productions d’intelligences et d’innovations pour une évolution humaine. Utopie ou nécessité ?

N1er lui ne semble pas décider à nous en faire la démonstration !de production, si ce n’est que de la production de gesticulation

Et je suis certain, que nos grand mères et grand pères auraient été encore capables de construire autant d’édifices d’une beauté et ingéniosité comparables aux monuments religieux, non pas à la gloire de "Dieu" mais à la raison "Humanité"

Les cultures occidentales et musulmanes ont de fait toutes les deux leur part de responsabilité. Il n’existe pas de « guerre de civilisation », ici bas nous autres résignés, car sur cette planète et depuis des millénaires des réseaux et des dynasties utilisent ces croyances pour se maintenir au pouvoir et satisfaire ainsi leurs mégalomanies divines.

J’ai le plus grand respect pour un musulman qui pratique son culte dans des pays dépourvus de système éducatif non dogmatique. Mais je comprends difficilement comment à notre époque une certaine base occidentale se raccroche encore aux églises. Fanatisation, culte de la personnalité, show biss et Tévé sont aussi les artifices qui servent à perpétuer ce néo-monde qui n’échange plus rien d’autre que l’illusion.

Les dogmes néolibéraux, néo démocrates et sociaux ; post communistes, ou islamistes sont encore et toujours des croyances aux visages si différents mais sur le fond n’échappent pas à cette l’illusion ...

Pour le spirituel, pas la peine d’imaginer un être suprême lève les yeux, le ciel et la voie lactée suffisent amplement pour satisfaire l’imaginaire nécessaire pour échapper ponctuellement à là réalité terrestre. Car là encore la prière du bon dieu ou stars systèmes ne serre uniquement que le culte des chefs et autres barjots mégalos. ET JE PESE MES MOTS ! Comme dit NS

24/08/2007 3h 19 mn- repris : 27/08/2007 20 h 24 mn


Thursday 06 September 2007 à 11:00
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Belgique : Signes religieux à l’école : le point sur la situation

Nadia Geerts


La question du port du voile à l’école traverse la Belgique, comme elle a traversé la France jusqu’à l’adoption de la loi du 15 mars 2004 interdisant « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse ». Ici, en l’absence de loi, c’est le flou qui prévaut. Actuellement, chaque établissement scolaire est libre d’élaborer son règlement d’ordre intérieur et de prévoir un article interdisant, par exemple, le port de signes religieux. Ce que font d’ailleurs de plus en plus d’établissements, devant un nombre de jeunes filles voilées en nette augmentation.


Conséquence[/b] : les quelques écoles autorisant encore le port du voile à l’intérieur de l’enceinte scolaire se muent, de fait, en écoles ghettos. Ces écoles sont de moins en moins choisies pour la qualité de leur enseignement, leur projet pédagogique ou leur choix d’options, mais en raison du seul critère de l’acceptation du port du voile. S’ajoute à cela le fait que ces dernières années, d’autres revendications à caractère religieux se font jour en milieu scolaire : introduction de menus hallal à la cantine scolaire, contestation du contenu de certains cours, refus de participer à des voyages scolaires ou à des activités sportives mixtes, etc.


Ces incidents ont donné naissance, en mai dernier, à une pétition réclamant une prise de position claire des ministres compétents en matière d’intrusion du religieux dans la sphère scolaire. Cette pétition, qui a déjà recueilli plus de 3000 signatures, sera transmise aux ministres le lundi 3 septembre prochain, date de la rentrée scolaire. Jusqu’ici, lesdits ministres ont refusé d’adopter en la matière une position de principe, laissant aux chefs d’établissement la lourde charge de décider de l’attitude à adopter.


Par ailleurs, il faut signaler que le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX) a décidé d’ester en justice contre l’Etat belge lorsque celui-ci, par la voie de la ministre Marie Aréna, a approuvé les nouveaux règlements d’ordre intérieur de deux établissements secondaires qui avaient résolu d’interdire le port de signes religieux à partir de la rentrée scolaire 2005.


De toute évidence, derrière ce débat s’en profile un autre, bien plus fondamental : celui de la laïcité de l’enseignement, à laquelle la Belgique a jusqu’ici préféré un pluralisme bien plus consensuel. En Belgique, contrairement à la France, les religions sont dans l’école, par le biais de ce qu’on appelle curieusement des « cours philosophiques ». Tout élève, pendant toute la durée de son parcours scolaire obligatoire, a ainsi le choix entre six cours (religions catholique, protestante, orthodoxe, islamique, israélite, et … morale laïque !). Cette situation rend sans aucun doute les choses plus difficiles, à la fois pour les élèves croyants à qui on demande de laisser leurs convictions à la porte de l’école tout en leur imposant de suivre un cours de religion, et pour les laïques, dont la portée du message universel est très certainement affaiblie par le fait que la laïcité, en Belgique, est reconnue et subsidiée comme une sorte de septième culte.


Nadia Geerts
auteur de L’école à l’épreuve du voile (Labor 2006)

http://nadiageerts.over-blog.com


ProChoix News : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php...on-nadia-geerts


Ce message a été modifié par Okomarac - Thursday 06 September 2007 à 11:00.
Thursday 06 September 2007 à 12:29
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- Le Coran est-il authentique ? : Mondher Sfar
"... les premières générations de musulmans ne possédaient pas de texte coranique de référence, puisqu'il n'en a jamais existé. Pour s'en consoler, la tradition a purement et simplement créé le mythe de l'archange gabriel rencontrant muhammad annuellement pour une mise au point des textes révélées au cours de l'année précédente" (p.11).

"la tradition n'a jamai caché que le texte révélé a subi des interpolations qu'elle a fait passer pour des passages authentiques du coran : l'ange gabriel dictant les versets à muhammad et lui indiquant l'endroit où ils doivent être insérés [...] il s'agit, en effet, de mots ou de phrases qui surgissent à l'intérieur d'un développement, soit au niveau de la composition, soit au niveau du sens [...] on se demande pourquoi le bref verset 57, 17 consacré à l'omipotence divine a pris place dans un contexte consacré aux hypocrites" (pp.46-47).


Ce message a été modifié par Full Master On The Rox - Thursday 06 September 2007 à 12:30.
Friday 14 September 2007 à 15:52
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Conseil des droits de l'homme des Nations unies

http://www.newspress.fr/communique_191940_200.aspx


Sunday 23 September 2007 à 09:20
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MOUVEMENTS - ALPF


Antoine Thivel : « La laïcité est l’avenir de l’humanité »



vendredi 21 septembre 2007 / "le Patriote"



L’association des libres-penseurs de France tiendra son congrès les 28, 29 et 30 septembre, à Nice, au Relais international de la jeunesse. Entretien avec son président départemental, Antoine Thivel…

— Pourquoi les « libres-penseurs « ont-ils choisi de tenir leur congrès national à Nice ?

« Tous les ans, l’ALPF se réunit dans une ville différente. Cette année c’est au tour de Nice… Le Relais International de la Jeunesse est de surcroît très pratique pour les congrés ! »

— Et à quoi pensent les « libres-penseurs " ?

« Si on veut que la pensée soit libre, il faut admettre toutes les pensées ! C’est un principe de la République. Des gens d’opinions différentes, voire même très opposées, peuvent vivre ensemble à la condition qu’ils se considèrent comme citoyens de la même république. Pour que cela soit possible, la laïcité est essentielle. Nous ne voulons pas détruire les religions ! Mais ce que nous voulons, c’est que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat soit respectée. »

— Elle ne l’est pas ?

« Il a été très difficile de faire voter cette loi en 1905. Tout au long de son élaboration, il a fallut mener une lutte acharnée, surtout contre l’église catho-lique qui tenait à conserver ses prérogatives. Lorsque la loi a été votée, un grand pas en avant a été accompli. Et il n’était pas seulement valable pour la France. La Turquie s’est proclamée laïque moins de vingt ans après…

« Aujourd’hui, il y a des tendances à revenir sur cet acquis. Par le biais de l’Europe notamment. En effet, beaucoup de pays européens n’ont pas le même statut que la France, et certains politiciens voudraient « unifier « ces statuts plutôt sur le modèle de l’Allemagne que sur le nôtre. « La laïcité telle qu’elle était conçue en 1905, était une laïcité « offensive ". C’est-à-dire qu’elle devait progresser. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte vraiment défensif. »

— Comment définissez-vous cette nuance ?

« Il ne suffit pas de dire que l’Etat se méfie des religions et les tient à l’écart. Ça c’est défensif. Ce qui est offensif, c’est de dire que la laïcité est l’avenir de l’humanité. Il faudrait que tous les peuples se rapprochent de ce statut pour qu’on en finisse avec les guerres de religions. Quand on regarde ce qu’il se passe dans le monde en ce moment, qu’il s’agisse des fondamentalistes américains, ou islamistes, on comprend à quel point la laïcité est un progrès… »

— Que dites-vous à ceux qui l’estiment dépassées, ou intolérante ?

« L’Etat, c’est le consensus des citoyens, et c’est sur cette seule base que l’on peut fonctionner. Si on lui porte atteinte, c’est très grave. Prenons l’exemple du Rapport Machelon, que Sarkozy a commandé il y a deux ans : ce rapport conclue que la loi de 1905 est « contradictoire ", et donc pas ap-plicable ! Que la loi prévoit l’exercice des cultes ne veut pas dire que la République les reconnaît en tant que tels. En revanche, chaque citoyen a le droit, dans sa vie privée, de pratiquer le culte de son choix ! »

Recueilli par Diego CHAUVET

suite :
http://www.le-patriote.info/spip.php?article1000


Tuesday 02 October 2007 à 07:25
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Suisse
25 septembre 2007 - 12:03




Le paysage religieux suisse sous la loupe
Les églises se vident, mais la religion se porte bien.






Pour étudier le paysage religieux suisse, devenu plus confus ces dernières années, le Fonds national suisse a lancé un programme de recherche. Il devra aussi aboutir à des recommandations concrètes.

Dans la Suisse traditionnellement chrétienne, deux tendances se renforcent: l'affaiblissement de l'attachement aux églises et l'importance croissante des religions non-chrétiennes.



Pluralisation et laïcisation sont deux phénomènes qui ont modifié le paysage religieux helvétique ces dernières années. C'est pour mieux les comprendre que le Fonds national suisse (FNS) a démarré, sur mandat du Conseil fédéral (gouvernement), les travaux du Programme national de recherche «Religions en Suisse» (PNR 58).



Doté de 10 millions de francs, le PNR 58 comprend 28 projets de recherche. En l'espace de trois ans, ce programme a pour but de «mettre en place des bases scientifiques pour une politique religieuse d'avenir», précise mardi le communiqué du FNS.



Il sera mené en parallèle dans certaines universités et hautes écoles spécialisées, ainsi que dans des bureaux privés. Il en résultera des étude sur les attitudes et les pratiques religieuses en Suisse, ceci dans une perspective sociologique, historique, théologique, comme du point de vue des sciences des religions et des sciences des médias.




Religion et migration



Le FNS constate en effet que le paysage religieux suisse est «en plein bouleversement» et qu'il est marqué par deux tendances: d'un côté, la population se montre moins attachée aux églises et de l'autre, certaines religions non-chrétiennes et collectivités chrétiennes alternatives prennent de plus en plus d'importance.



Cette pluralisation, liée à l'augmentation de la migration, mais aussi au besoin grandissant des Suisses de vivre leur religiosité d'une manière non-traditionnelle, contribue à brouiller les cartes.



Et le FNS de mettre en évidence le rôle que joue la religion dans la construction de l'identité des migrants, tout en soulignant les difficultés de ces nouvelles collectivités.



«Il leur manque l'adhésion de la population suisse, des locaux appropriés et des érudits religieux formés pour constituer la collectivité à laquelle ils aspirent», note le FNS, qui met en garde contre le danger de radicalisation représenté par la ghettoïsation des collectivités religieuses.



Montée des religions alternatives




Autre aspect de la problématique étudiée par le PNR 58, la laïcisation du paysage de la foi en Suisse depuis les années 1970.



Affectant toutes les religions et en particulier celles qui restent majoritaires en Suisse, à savoir les églises catholique-romaine et réformées, ce phénomène s'accompagne d'une montée des communautés évangéliques et des courants spirituels alternatifs.



Avec le PNR 58, le FNS va donc formuler des recommandations destinées au gouvernement. Il s'agira notamment de savoir comment l'Etat peut garantir l'égalité de traitement des différentes confessions et servir d'intermédiaire entre croyants et non-croyants.


Objectiver le débat



Dans un climat «où les problèmes liés à certaines difficultés d'intégration ou à la discrimination des migrants sont débattus en termes religieux», les scientifiques tenteront de clarifier cette situation confuse et de rendre plus objectifs le débat public sur les sujets religieux.



Les résultats de leurs recherches devraient être utiles aux instances politiques, mais aussi aux autorités et aux écoles puisque le PNR 58 s'interrogera également sur la façon dont l'enseignement public aborde les différentes religions.



Source : swissinfo et les agences

Wednesday 03 October 2007 à 13:25
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La Turquie deviendra-t-elle la Malaisie ?


Un entretien avec Serif Mardin
mardi 2 octobre 2007 - 07:00

http://www.turquieeuropeenne.eu/article2171.html

Friday 05 October 2007 à 08:21
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Le devoir - Montréal




Vous avez dit: laïcité



Pierre Langeron, Maître de conférences à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et membre de l'Observatoire du religieux

Édition du jeudi 04 octobre 2007



Le Canada en général et le Québec en particulier sont aujourd'hui amenés à réfléchir de manière nouvelle à la place de la religion dans une société démocratique. Ce débat a lieu dans bien d'autres pays, mais il prend ici une dimension originale et symbolique, car il s'inscrit dans un modèle de diversité et de multiculturalisme qui force l'admiration de beaucoup et préfigure peut-être les États mondialisés en gestation. À ce titre, il justifie l'intérêt qu'on lui porte de plus en plus à l'étranger.

Des affaires récentes et largement médiatisées sur les «accommodements raisonnables» en matière religieuse ont donné à ce débat une intensité particulière au Québec, au point où une commission spéciale a été créée en février dernier sur ce sujet, présidée par les professeurs Gérard Bouchard et Charles Taylor. Son travail s'inscrit dans un environnement riche en opinions contrastées, en idées disputées, en théories invoquées. Juriste français en séjour de recherche à l'Université de Montréal cet été, j'ai constaté que la laïcité à la française était assez souvent invoquée.

Il est toujours délicat de faire circuler des modèles juridiques, car le droit est le reflet d'une société donnée, dans un contexte particulier. Il conviendrait mieux de parler d'expériences propres à chaque peuple, que la mondialisation croissante ne saurait uniformiser. Dans cette perspective, l'expérience française offre éventuellement quelques pistes de réflexion. Aussi peut-il être utile d'en rappeler les grandes lignes et d'en esquisser la complexité.

Une laïcité, plusieurs angles

Définir la laïcité à la française est oeuvre presque impossible. Les analyses doctrinales sont nombreuses depuis un siècle, mais les angles de vue sont aussi variés que leurs auteurs. Le retour du religieux et certaines de ses manifestations comme le célèbre «foulard islamique» ont accéléré cette production intellectuelle, souvent de haut niveau, d'où une profusion d'analyses qui se complètent sans pouvoir prétendre à l'exclusivité. Plus modestement, un bref regard sur les faits bruts aidera chacun à former son propre jugement.

«La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale»: cette proclamation figure depuis 1946 au fronton de notre Constitution. L'ordre des qualificatifs n'est pas indifférent: la laïcité précède la démocratie, comme s'il ne pouvait y avoir en France de démocratie véritable que laïque. Une telle insistance manifeste un choix politique fort et s'explique par une histoire singulière.

Pendant des siècles en effet, la France a connu la monarchie de droit divin, qui refusait le pluralisme religieux comme la plupart des États européens. Deux pouvoirs s'étaient affrontés, l'un spirituel mais devenu national («gallican»), et l'autre temporel, en marche vers l'absolutisme, de sorte que le second n'a pu se déployer que par l'affaiblissement du premier. Il y a peu, il semblait encore à certains que la France ne pouvait être vraiment républicaine et souveraine qu'en excluant la religion de la sphère publique, comme si la rivalité demeurait latente et dangereuse.

Tout au long du XIXe siècle, la religion fut instrumentalisée par le pouvoir d'État. «Mes évêques, mes préfets», disait Napoléon. Quatre cultes étaient «reconnus», c'est-à-dire dotés d'un statut public avantageux mais très contraignant, qui permit par exemple à des gouvernements de la IIIe République de nommer des évêques... francs-maçons! Mais la vieille rivalité des deux pouvoirs se réveilla, prenant vite un tour polémique et parfois violent, d'un côté comme de l'autre, au point où la séparation devint inévitable.

La loi du 9 décembre 1905 constitue la pierre angulaire de la laïcité française, même si le terme n'y figure pas. Elle consacre en effet la «séparation des Églises et de l'État», d'abord en établissant la liberté de conscience et son corollaire, la liberté des cultes, ensuite en précisant que la République ne «reconnaît» plus aucun culte et s'interdit à l'avenir d'en salarier ou d'en subventionner aucun. La laïcité est ainsi établie depuis un siècle: la République n'a plus de lien avec les religions; les religions sont libérées de toute intervention publique et soumises aux règles communes.

Neutralité de l'État, pas de la société


Cette laïcité fait-elle de la religion une affaire strictement privée, confinée dans la sphère domestique? Pour le courant dit laïciste, réduit aujourd'hui à quelques idéologues habilement médiatisés, la religion doit être exclue de la sphère publique: non seulement l'État doit être «athée», sans religion, mais la société devrait le devenir aussi. Cet idéal fut peut-être un vecteur de la modernité, mais il est aujourd'hui bien dépassé, car la postmodernité se caractérise au contraire par un fort retour du religieux. Ce laïcisme théorique a fort peu marqué la réalité française. Parmi les rares illustrations: l'enseignement public primaire, qui ne peut être assuré que par un personnel laïque, ou encore les subventions publiques, autorisées pour toutes les activités collectives, sauf les activités cultuelles.

Pour l'essentiel, la laïcité française est la liberté religieuse dans un État neutre. Mais pour être effective, cette neutralité de l'État doit se manifester clairement dans ses organes et ses agents. Cette exigence est très forte en France. Elle conduit à exclure de tous les lieux publics les références ou signes religieux (sauf s'ils sont historiques). Quant aux agents, s'ils gardent leur liberté de conscience, ils ne doivent en aucun cas la manifester à l'occasion de leur service: hier, les petites croix ou médailles accrochées au cou étaient motifs de sanction. De même aujourd'hui, le port du «foulard islamique» est interdit pendant le service. Le principe d'égalité républicaine prévaut sur la liberté individuelle; c'est peut-être un élément de l'«exception française».

Si l'État est neutre, la société ne l'est évidemment pas. Les religions sont libres dans leur foi, leur culte et leur fonctionnement. Elles peuvent aussi créer librement des oeuvres; celles-ci bénéficieront même d'aides publiques substantielles si elles remplissent les mêmes conditions objectives que les oeuvres publiques comparables; c'est par exemple le cas de la plupart des établissements confessionnels d'enseignement, qui bénéficient de subventions représentant près des deux tiers de leurs ressources. De même, les religions sont des acteurs à part entière de la société civile: leurs représentants sont régulièrement reçus par le président de la République; ils sont entendus par des commissions parlementaires; ils interviennent dans les médias; ils exercent un lobbying ordinaire au sein d'une démocratie pluraliste.

La neutralité n'implique pas seulement l'abstention, elle exige parfois une action positive. Ainsi, les auteurs mêmes de la loi de 1905 ont organisé sur fonds publics des services d'aumônerie pour les lycées et les hôpitaux publics, l'armée et les prisons, afin que les contraintes subies du fait de l'État ne fassent pas obstacle à l'exercice de la liberté de conscience. De même, la télévision publique réserve aux principales religions les émissions du dimanche matin.

Quelques dérives


Mais comme toutes les autres libertés, la liberté religieuse n'est pas absolue; elle a par exemple connu certaines dérives sectaires conduisant à des suicides collectifs ou à des fraudes fiscales. Une conviction religieuse, même sincère, ne peut légitimer l'absence de limites. Dans notre tradition héritée du droit romain, il existe un ordre public établi par la loi, c'est-à-dire le peuple souverain. Déjà, la Déclaration de 1789, qui proclamait de nombreux droits et libertés, martelait aussi que leur exercice n'était possible en société que dans les conditions définies par la loi et dans le respect des droits d'autrui. La loi de 1905 a inscrit la liberté religieuse dans le même rapport de l'individu à la société: il existe un encadrement objectif de la liberté qui dépasse les seules volontés individuelles.

La laïcité française est donc le fruit d'un équilibre instable entre deux exigences: l'une est individuelle, celle du croyant, et l'autre collective, celle de l'ordre public. Les juridictions suprêmes s'emploient à les concilier, la liberté étant la règle et la restriction l'exception. Au-dessus d'elles, la Cour européenne des droits de l'homme, pourtant plus proche de la tradition anglo-saxonne, n'hésite pas à légitimer des limitations répondant aux «nécessités d'une société démocratique, de la sécurité publique, de la protection de l'ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou la protection des droits et libertés d'autrui». Enfin, et parce que l'étendue de la liberté et l'appréciation des limites concernent de manière égale minorités et majorité, elles n'entraînent aucune discrimination.

La réalité des faits est toutefois plus complexe que la clarté des concepts. Pour des raisons diverses, historiques ou politiques, les principes de la laïcité s'accommodent de notables exceptions. Ainsi, presque toutes les églises catholiques appartiennent à l'État ou aux communes, qui les entretiennent sur fonds publics. De même, la catéchèse religieuse est possible dans les établissements publics d'enseignement, à certaines conditions. Quatre cultes sont des administrations publiques en Alsace-Moselle. Depuis des décennies, le ministère de l'Intérieur a la charge officielle des cultes; il a même été le principal acteur de l'organisation du culte musulman en France! Autre surprise: la seule cérémonie officielle pour les obsèques des présidents de la République défunts (même François Mitterrand) est une messe solennelle à Notre-Dame de Paris...

De la France au Québec

Faut-il conclure que la laïcité française peut inspirer la réflexion au Québec? Comparaison n'est pas raison. La France a fait le choix millénaire d'une unification progressive des différences autour d'une identité nationale; les libertés s'y exercent largement, mais dans les limites de cet idéal collectif. Aussi est-il impensable que la loi religieuse prévale toujours sur la loi civile, par exemple en matière de mariage, d'identification des personnes pour des actes officiels ou d'interdictions pénales, sauf à faire le lit des fondamentalismes et des communautarismes qui menacent déjà son identité profonde. L'interdiction récente des tenues ou signes religieux dans les écoles publiques en est une illustration célèbre: les accommodements longtemps accordés ont fini par enflammer la polémique, qui a disparu comme par enchantement dès la limite posée, et aucune juridiction n'a sanctionné cette limitation dans la manifestation des choix religieux.

L'identité du Québec est différente, de même que son projet collectif et sa tradition juridique. Une nation qui avance est comme un enfant qui grandit: il change, mais il reste lui-même. Hier ou avant-hier, au nom de la modernité, nous avons cherché à libérer nos sociétés d'une trop forte emprise des religions. Si la loi de Dieu, à nouveau, ne devait plus rencontrer les limites qu'une société démocratique est fondée à se donner, le résultat serait vraiment paradoxal pour deux pays qui ont clairement fait le choix contraire.


Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 05 October 2007 à 08:22.
Friday 05 October 2007 à 08:39
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Heavy Wizard
Tuesday 28 August 2007 à 01:31
Un croyant qui soit de bonne foi.



J'ai foi en moi.

Suis-je Dieu ?

Saturday 06 October 2007 à 07:38
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rtbf

Le Grand Maître du Grand Orient de Belgique, invité des Bureaux du pouvoir

Une info bruissait depuis la rentrée, dans les couloirs de la RTBF et dans certains ateliers maçonniques : Henri Bartholomeeusen, Sérénissime Grand Maître du Grand Orient de Belgique, sera l'invité d'un prochain Bureaux du pouvoir de Fabienne Vander Meersche. Confirmation, en tout haut lieu, boulevard Reyers : l'émission sera diffusée, le 10 octobre. L'importance de l'événement n'est pas à démontrer quand on connaît la discrétion légendaire des maçons et l'importance des loges en Belgique. Pour les Béotiens, on compte quatre obédiences chez nous : Le Grand Orient de Belgique (GOB), la Grande loge féminine de Belgique (accessible aux seules femmes), la Grande Loge masculine (les hommes seulement) et le Droit humain (mixte). Chacune de ces obédiences est présidée par un Grand Maître et toutes les quatre sont divisées en différents ateliers ayant à leur tête un vénérable. Ces postes sont électifs et renouvelables tous les trois ans. Depuis des années, un large débat se déroule au sein de la maçonnerie quant à son ouverture au monde profane. Henri Bartholomeeusen est un des tenants de cette thèse. En 2006, il avait présidé une conférence de presse de présentation de deux ouvrages du Fonds Mercator : l'un sur le Musée belge de la Franc-maçonnerie, présidé par le galeriste Isy Brachot et situé rue de Laeken à Bruxelles, l'autre consacré aux beautés des temples belges. Dans son introduction au premier livre, Bartholomeeusen insistait : "La discrétion dont les francs-maçons entourent leur appartenance et leurs travaux tient davantage à leurs méthodes de travail qu'à une quelconque volonté de dissimulation." Sa présence aux Bureaux du pouvoir va dans ce sens.

Henri Bartholomeeusen sera nvité par Fabienne Vander Meersche. (belga)


Les bureaux du pouvoir
Mercredi soir 10h en début de soirée RTBF .

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