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Sunday 10 February 2008 à 14:47
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Le Chanoine-Président

" L’instituteur ne vaut pas le curé"

samedi 9 février 2008 par Jean-Jacques Chavigné


Le titre de " chanoine honoraire de l’église romaine de Saint-Jean de Latran. " est l’un des nombreux titres que le Vatican garde dans les tiroirs pour huiler ses relations diplomatiques. Censé dater d’Henri IV, ce titre a été proposé à tous les présidents de la République française. Mitterrand et Pompidou l’avaient refusé. De Gaulle, Giscard et Chirac l’avaient accepté mais sans y prêter autrement attention. Nicolas Sarkozy l’a accepté avec enthousiasme et a tenu à l’occasion de son " intronisation ", le 20 décembre 2007, un discours emprunt d’une rare religiosité.

Le 14 janvier 2008, il récidivait à Ryad, la capitale de l’Arabie saoudite, l’une des dictatures religieuses les plus obscurantistes du monde, en prononçant un discours exaltant " Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère ".
Le discours de Latran

Sarkozy, dans ce discours, étale ostensiblement ses sentiments religieux, ses croyances de catholique traditionaliste. Selon son habitude, il se met en scène, sans distinguer ce qui relève de la sphère privée et de la sphère publique. En agissant ainsi il hiérarchise les citoyens : d’abord les Catholiques, ensuite les autres Chrétiens, puis les croyants et, tout en bas, les non-croyants. Cette attitude est incompatible avec sa fonction de Président d’une république qui (selon l’article 2 de la Constitution) est une république laïque et qui se doit de représenter tous les citoyens, pas seulement ceux qui ont les mêmes croyances que lui.

Il affirme que " les racines de la France sont essentiellement chrétiennes ". Il fait ainsi passer à la trappe les humanistes incroyants ou sceptiques des 16ème et 17ème siècles, les adeptes des Lumières du 18ème siècle, les rédacteurs de la déclaration des droits de l’homme inspirée de la doctrine des droits naturels, venue tout droit des stoïciens sans passer par le christianisme, les agnostiques et les athées.

Il rappelle le vote de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 (dont il est censé être le garant en tant que président de la République) et compatit aux " souffrances que sa mise en œuvre a provoqué en France chez les catholiques, chez les prêtre, dans les congrégations, avant comme après 1905 ". Il ignore superbement, ainsi, ce qu’était la mainmise de l’Eglise sur l’Etat, tout particulièrement sur l’enseignement. Dans le même ordre d’idée, il faudrait sans doute aussi comprendre les " souffrances " de la noblesse lorsqu’au cours de la nuit du 4 août 1789, les privilèges avaient été abolis.

Oubliant les dégâts du néolibéralisme et son propre bilan, il n’hésite pas à affirmer : " La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie des prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux. C’est une évidence ".

Oubliant tout aussi radicalement l’histoire de la religion catholique, des croisades à l’inquisition en passant par le massacre des Juifs en Allemagne au 11ème siècle, celui des Cathares au 13ème siècle et celui des Protestants au 16ème siècle, Nicolas Sarkozy se permet d’affirmer que " la morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini ". Le président de la Ligue des Droits de L’Homme, Jean-Pierre Dubois ne se prive pas de lui retourner les termes mêmes qu’il emploie pour répondre à cette homélie : " Le monde est plein de " fous de Dieu " qui, portés par une " espérance " délirante, poussent leurs " engagements " jusqu’à " la radicalité du sacrifice de leur vie "… et des centaines d’autres vies innocentes. Le tout au nom de la " différence entre le bien et le mal " et de la purification des âmes ".

Point d’orgue de sa péroraison, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à asséner : " Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ". Difficile d’imaginer un mélange plus réussi de langue de bois dévote et de mépris pour les enseignants, particulièrement ceux des banlieues et des quartiers " difficiles " !
Le discours de Ryad

Le 14 janvier 2008, Sarkozy prononçait un nouveau discours tout aussi pétri de religiosité devant les 150 membres du Conseil consultatif du royaume saoudien.

Après avoir assuré sans rire que Dieu était " le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes ", il affirmait : " La politique de civilisation, c’est ce que font tous ceux qui s’efforcent de concilier le progrès et la tradition, de faire la synthèse entre l’identité profonde de l’Islam et la modernité sans choquer la conscience des croyants. C’est ce que fait l’Arabie Saoudite sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Abdallah ".

Ce discours, Nicolas Sarkozy le prononçait bien à Ryad, capitale du wahhabisme, doctrine obscurantiste du " retour à l’islam des origines ". Un pays où n’existe ni parti politique, ni élection, ni Parlement autonome, ni magistrature indépendante, ni syndicat, ni organisation de défense des droits de l’être humain… Un pays où les femmes n’ont aucun droit et où la victime d’un viol collectif est condamnée à 200 coups de fouet par le Conseil suprême de la justice saoudienne. Un pays où la " loi islamique " prescrit la peine de mort pour l’homicide, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue, la sorcellerie, l’adultère, la sodomie, l’homosexualité, le vol sur autoroute, le sabotage et l’apostasie (le renoncement à l’Islam). Un pays où décapitation au sabre des condamnés est publique dans les cours ou aux abords des mosquées les plus fréquentées, après la prière du vendredi, au milieu des cris de la foule des croyants (ceux, sans doute, dont Sarkozy a peur de " choquer la conscience ") qui scande "Allah Akbar !" ("Dieu est grand !"). Un pays où des êtres humains sont condamnés à l’amputation d’un membre ou à l’énucléation. Un pays où les tribunaux continuent de prononcer régulièrement des peines de flagellations. En 2007, un jeune homme de 16 ans a ainsi été condamné à une peine de 14 ans de prison et de 4 000 coups de fouet (à raison de 50 par séance) parce qu’il aurait " tenu des propos contraires à la charia ", au droit musulman. Un pays où les travailleurs immigrés peuvent être détenus pendant des années sans jugement ni inculpation et ou ils sont beaucoup plus fréquemment que les Saoudiens condamnés à la décapitation, à l’amputation ou à la flagellation.
Pourquoi Sarkozy tient-il des discours aussi étrangers à la tradition républicaine française ?

Certainement, tout d’abord, parce que Nicolas Sarkozy est croyant et que comme il a l’habitude de mélanger politique et sentiments personnels, il continue. Il continue d’autant plus allégrement que cela lui permet de s’attacher une partie de l’électorat qui se reconnaît dans la religion catholique traditionnelle. La transgression de la limite entre le privé et le public lui avait d’ailleurs plutôt bien réussi jusqu’alors. Jusqu’à ce que l’annonce d’une augmentation de 1,1 % des retraites en 2008, conjuguée à un peu trop de strass, de paillettes et à l’escapade à Disneyland lui ait fait perdre la confiance de 11 % des plus de 65 ans auquel il devait pourtant son élection. En étalant sur la place publique ses sentiments chrétiens, il espère sans doute, aussi, regagner une partie du terrain perdu dans cette portion de l’opinion.

Sa conception, ensuite, de la " laïcité positive ", appelant à faire une place plus importante dans la sphère publique aux croyants de toutes obédiences, n’a rien à voir avec la laïcité qui ne peut, d’ailleurs, se voir accoler d’adjectif sans y perdre tout son sens. La laïcité, en effet, implique l’égalité de traitement par la République non seulement des croyants des différentes religions mais aussi des athées et des croyants. La " positivité " de la laïcité n’est, en réalité, que l’expression de l’admiration de Nicolas Sarkozy pour l’Amérique de Bush où prolifèrent les sectes religieuses mais où la juxtaposition de communautés est totalement étrangère à la laïcité.

En bon néolibéral, Sarkozy espère bien, également, que la religion lui permettra de faire l’économie d’une politique sociale, notamment dans les banlieues. Qu’importe la disparition des services publics, des politiques visant à instaurer l’égalité des droits dans les quartiers si la religion joue le rôle de " lien social " et parvient à remplacer l’ " espérance sociale " par l’ " espérance spirituelle ". Mieux vaut donc, dans cette perspective construire des lieux de culte que des centres socioculturels. C’est pourquoi le rapport Machelon, rédigé en 2006 à la demande de Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, préconisait d’ouvrir aux communes la possibilité de subventionner directement la construction de nouveaux lieux ce cultes, remettant ainsi en question l’article 2 de la loi de 1905, selon lequel l’ " Etat ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ". Ce rapport recommandait, également, de multiplier les points de passage entre la loi de 1901 (sur les associations) et la loi de 1905 afin de permettre aux associations non cultuelles d’apporter un soutien substantiel aux associations cultuelles.

Enfin, selon Henri Gaino (la " plume " de Sarkozy), le discours de Ryad " répondait à un impératif politique " lié au " rôle que joue aujourd’hui la monarchie saoudienne et l’Arabie saoudite dans la stabilité du monde, dans la paix du monde, dans les rapports entre l’occident et l’islam ". C’est à un résultat exactement contraire que risque fort d’aboutir la politique de Sarkozy. En premier lieu, s’appuyer sur une dictature pour faire barrage à l’intégrisme est non seulement odieux mais revient à faire le jeu des intégristes, si toutefois, il est possible de trouver plus intégriste que la théocratie saoudienne. En Iran, c’est la lutte menée par les intégristes chiites contre la dictature du Shah qui a rendu possible l’instauration de la république islamique de Khomeiny et d’Ahmadinejad. En second lieu, tout en s’en défendant, Nicolas Sarkozy reprend à son compte la théorie de Samuel P. Huntington. Il tend à réduire, en effet, les civilisations à leurs religions dominantes. C’est le chemin le plus sûr vers le " choc des civilisations ".

Jean-Jacques Chavigné

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Monday 11 February 2008 à 23:52
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« La laïcité est la pierre d’angle de la société française »

lundi 11 février 2008

Pour le leader du Mouvement Démocrate, François Bayrou, « la laïcité est la pierre d’angle de la société française »

François Bayrou était Dimanche soir l’invité de Christine Ockrent et Jean Michel Blier dans l’émission Duel sur France 3, consacrée à la laïcité. Le président du Mouvement Démocrate a rappelé avec force : « La laïcité est la pierre d’angle de la société française. Toute réouverture de cette boîte de Pandore qui nous amènerait à faire ressortir les démons qui sont dans cette histoire des relations entre l’Etat et les religions, toute réouverture est dangereuse. On est là en train d’ébranler des piliers de ce qui fait le modèle républicain français. » Il a réaffirmé l’attachement au modèle français de laicité : « Il y a un pays dans le monde qui avait construit un modèle qui rendait le risque impossible, c’est le nôtre. Par pitié gardons-le et battons-nous pour défendre ces principes. »

Revenant sur les récents propos du chef de l’Etat, François Bayrou a souligné « qu’il y a dans ces sujets de la nitroglycérine » et affirmé : « Nicolas Sarkozy n’a pas le droit de dire lorsqu’il s’agit du bien, du mal et de la morale : « L’instituteur ne remplacera jamais ni le curé ni le pasteur, parce qu’ils ont fait le don de leur vie ». Mais de quelle légitimité peut-on dire cela ? » Par ailleurs, pour le président du Modem, « l’Europe est et sera par essence laïque. » Interrogé sur la question de la place de l’Islam, François Bayrou, répondant à la fois comme catholique et comme citoyen a estimé : « Notre histoire collective de l’Eglise était assise sur le fait que tout pouvoir vient de Dieu. Et c’est comme ça que nous avons vécu pendant des siècles. Et puis peu à peu le chemin (celui de la séparation de l’Eglise et de l’Etat) a été fait. Je crois que l’Islam fera le même chemin à condition que nous ayons des principes forts, qui servent de marqueurs, de repères à tout cela. Donc cela dépend de nous que le chemin se fasse. » Concernant la ratification du traité de Lisbonne, le député des Pyrénées-Atlantiques n’a pas caché ses regrets : « J’aurais préféré qu’il y eut un référendum et j’aurais préféré aussi que le traité de Lisbonne soit complètement différent de ce qu’il a été. Je voulais un texte simple, lisible, compréhensible par tous. Ce n’est pas du tout ce que nous avons, on a 250 pages beaucoup plus illisibles que le texte précédent. » Mais il a également réaffirmé son attachement à la construction européenne, ce qui l’a conduit à voter en faveur du traité de Lisbonne. Répondant à Jean Michel Blier sur la baisse de popularité du président de la République, François Bayrou a mis en avant des raisons de fond, des raisons qui touchent aux valeurs : « Le projet de société qui le fascine, qui est le projet de société américain type Bush, ce projet de société-là ce n’est pas le nôtre. Et la fascination qui est la sienne pour la notoriété, pour le show biz, pour le monde de l’argent, cette fascination-là non plus n’est pas celle de la France. »

Journal Chrétien

Thursday 14 February 2008 à 02:08
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Toulouse célèbre la liberté de pensée

publié le mardi, 12 février 2008



Le 8 février dernier, la ville de Toulouse a rendu hommage à quatre penseurs, précurseurs des Lumières, victimes de l’obscurantisme.

« La matière du ciel n’est pas différente de celle de l’homme ou du scarabée. » Pour ses idées, annonciatrices du siècle des Lumières, Giulio Cesare Vanini fut persécuté, avant d’être condamné à mort pour crimes de « lèse-majesté divine, athéisme, blasphèmes, impiétés et autres crimes » et brûlé place du Salin à Toulouse.


De l’obscurantisme à la lumière

Le 8 février dernier, soit 389 années après sa condamnation et son exécution (le 9 février 1619), la Ville de Toulouse a salué la mémoire du grand philosophe et naturaliste italien. En présence de Pierre Gueguen, président de la Fédération de Haute-Garonne de la Libre Pensée et de Marc Blondel, président de la Fédération nationale, le maire de Toulouse a dévoilé une plaque rendant hommage à quatre penseurs précurseurs des Lumières victimes de l’obscurantisme.
Vanini, dont Didier Foucault professeur agrégé, docteur en histoire et enseignant à l’Université du Mirail a rappelé qu’il avait accueilli sa condamnation d’un « Allons allègrement mourir en philosophe ! ». La plaque rend hommage également à Etienne Dolet, Michel Servet et Giordano Bruno, tous ayant étudié ou enseigné à Toulouse avant de connaître le même sort que Vanini, c’est à dire le bûcher.

Quatre victimes d’une époque noire, marquée par le sectarisme et l’intolérance. Aujourd’hui, Toulouse très attachée à la laïcité témoigne, à travers cette plaque commémorative, de l’importance des libres penseurs dans la conquête de la liberté et dans leur rôle d’éclaireurs de la science.

Thursday 14 February 2008 à 19:19
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Le Grand Orient interpelle Sarkozy sur la laïcité

NOUVELOBS.COM | 14.02.2008


"Encore un effort Monsieur le Président et dites-nous clairement que vous ne toucherez pas à la loi de 1905", demande le grand maître du Grand Orient de France.



Le grand maître du Grand Orient de France a estimé, jeudi 14 février, que Nicolas Sarkozy est "un peu en retrait de ses discours précédents sur la morale laïque". Avant d'ajouter :"encore un effort Monsieur le Président et dites-nous clairement que vous ne toucherez pas à la loi de 1905".
Interrogé par l'AFP, le chef de cette obédience maçonnique réagissait au discours prononcé mercredi soir par le président Sarkozy au cours du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
Revenant sur la polémique née de ses propos sur la "laïcité positive", le chef de l'Etat a affirmé: "Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse (...) Je défends l'idée que les deux morales sont complémentaires".

"Une vision très empreinte de religiosité"

Nicolas Sarkozy a "une conception de la laïcité qui réintégrerait la religion dans le débat public, avec une préférence marquée pour la religion qui serait supérieure à la morale laïque, parce que porteuse d'espérance", a affirmé Jean-Michel Quillardet, considérant que le Président avait "une vision très empreinte de religiosité".
Pour lui "cette conception de la laïcité n'est pas la bonne, il n'y a pas d'un côté la religion et de l'autre la laïcité. La laïcité permet à toutes les identités de vivre ensemble sans que l'une s'impose à l'autre".
"Même s'il est en retrait" par rapport à ses déclarations précédentes, il y a une "inquiétude" sur ses projets concernant la loi de 1905. (avec AFP)

Nouvel Obs
Tuesday 19 February 2008 à 13:44
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Morale religieuse vs. morale laïque : qui a encore dit des bêtises ?


Après la lettre à Guy Moquet, Nicolas Sarkozy veut maintenant que « Chaque enfant de CM2 devra connaître l'existence d'un enfant mort dans la Shoah ». J’espère qu’il ne va pas rester au pouvoir trop longtemps : encore quelques années et les mômes n’auront plus de temps d’apprendre à compter et à lire à l’école !

Mon opinion sur le sujet n’est pas correcte. Je ne vais pas la donner. Si ? D’accord, mais vite fait. Il faut qu’on arrête de faire des commémorations ciblées sur les saloperies d’autrui en oubliant les nôtres et il faut qu’on se penche un peu plus sur l’avenir que sur le passé. En résumé, on ferait mieux de sensibiliser les mômes sur les saloperies actuelles dans le monde, leur expliquer pourquoi les gens se battent dans différents coins de la planète alors que nous on a trouvé une belle stabilité depuis une soixantaine d’année (malgré quelques écarts). Voilà, celà étant dit, venons-en au billet du jour…

Ce n’est pas cette histoire de commémoration supplémentaire qui retient mon attention ce matin dans les propos de Nicolas Sarkozy. Rappelez-vous sa campagne électorale ! Une de ses stratégies était d’opposer les gens les uns contre les autres, les sans-papier et les « bons Français », les assistés et les cotisants, les banlieusards et les citadins, les chômeurs et les travailleurs, …

Il est reparti ! Il oppose à présent « la morale laïque » et la « morale religieuse ». Un peu plus il voudrait qu’on se foute sur la gueule entre les cathos et nous autres, pauvres athées.

Bien. Allons-y. Pour une fois que j’écoute les consignes du chef !

La morale religieuse ? Heu… c’est quoi ?

Imaginons une petite vieille mal voyante qui souhaite traverser la Nationale 7 (ou 8, ça n’est qu’un exemple) devant La Comète (ou l’Aéro, c’est un exemple) au Kremlin-Bicêtre (ou à Loudéac, …).

Un catholique va l’aider à traverser pour être sûr d’aller au Paradis. Pour ma part, il est absolument hors de question que j’aille au Paradis : d’une part la direction n’est pas indiquée dans mon GPS et d’autre part, je ne vais jamais dans un endroit où je ne suis pas sûr de trouver des bistros ouverts.

J’aide donc la petite vieille mal voyante à traverser la rue, car sans moi, elle aurait du mal à traverser la rue, se mettrait en danger, risquerait de paniquer, perdrait du temps, …

Voilà ma morale à moi, qui n’est n’y laïque ni religieuse. J’ai bien un côté immoral : à chaque fois que je vois une petite vieille mal voyante tenter de traverser la rue, j’espère qu’un catholique bien pensant se précipitera pour l’aider à traverser parce que ça m’emmerde et que je n’ai rien à y gagner. Lui, si ! Il finira au paradis.

Un autre exemple ? D’accord.

Un catholique fera chaque année un don important au Secours Catholique car il peut le déduire de ses impôts et qu’il a peur du Barbu qui l’observe de là-haut. Moi, je donne au Secours Populaire parce que des gosses ont besoin de partir en vacances. Mon côté immoral est que je me réjouis d’avance de l’exonération d’impôt dont je vais bénéficier.

Ainsi, quand Nicolas Sarkozy arrêtera de dire des trucs opposants les laïques, les cathos, les athées, les juifs, les musulmans et les supporters de l’OM (3-0 hier fasse à une bande de Russes orthodoxes), j’arrêterai de dire des conneries dans mon blog ! J’entends par là que je reconnais volontier le côté bidon de mes deux exemples (mais véridiques pour certaines vieilles rombières de ma connaissance). C’est juste Nicolas Sarkozy qui oppose les morales…

J’aime beaucoup les catholiques. Surtout, accoudé au comptoir, quand c’est au tour d’un catholique de commander une tournée.

Nicolas Sarkozy nous parle de morale. C’est rigolo. Je trouve, et les événements et sondages me donnent raison, que, depuis quelques semaines, quand Nicolas Sarkozy nous parle de morale, il n’est plus crédible…

La morale de cette histoire : quand tu t’étales à la une de la presse people en Ray Ban, Rolex avec une créature de rêve à vertu limitée, tu ne donnes pas de leçons de morale !

Les Français perdent le moral !
"

BETAPOLITIQUE


Ce message a été modifié par Okomarac - Tuesday 19 February 2008 à 13:55.
Tuesday 19 February 2008 à 13:58
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mardi, 19 février 2008
La Shoah de Sarkozy entre mythe et histoire


Je viens de lire le billet de Versac du 15 février dernier dans lequel il dénonce l'atterrant rapport de Nicolas Sarkozy à l'histoire.

J'ai apprécié particulièrement sa conclusion, que je livre à mes lecteurs ici :

Non, ce n'est pas à un homme, fût-il président de la République, que d'imposer à ma fille cette culpabilité et cette émotion. Tout en voulant, dans le même mouvement, virer des enfants sans papiers de nos écoles, d'ailleurs.

Fine observation à laquelle je souscris tout à fait. J'irais un peu plus loin : Nicolas Sarkozy n'est pas dans l'histoire, il est dans la mythologie, et une mythologie qui frise la mythomanie, c'est à dire, au sens étymologique du mot, la manie de fabriquer des mythes. μανία en grec, signifie la folie. Donc, en son sens premier, c'est une folie.

Mais c'est surtout une régression : historiquement, ἱστορία l'histoire, apparaît après le mythe. Thucydide, le père de l'histoire moderne, plus encore qu'Hérodote, annonce en introduction de sa Guerre du Péloponèse, qu'il n'imitera pas ces logographes (sortes d'écrivains de discours tout faits pour flatter des êtres et des faits) ; c'est qu'il recherche, lui des faits avérés pour écrire l'histoire.

Le souci de Nicolas Sarkozy, c'est de transformer l'histoire en une espèce de mythologie officielle à son service.Le mythe a une fonction, mais une fonction qui n'est pas celle de stimuler l'émotion, mais au contraire la réflexion.

C'est, je pense, sur le fond, l'abîme sémantique qui sépare la mythologie des histoires racontées par le mythomane.

Les enfants de CM2 et la Shoah méritent à mon sens, un peu mieux que cela.

06:30 Publié dans Education

L'HERETIQUE

Ce message a été modifié par Okomarac - Tuesday 19 February 2008 à 14:00.
Tuesday 19 February 2008 à 14:14
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LA LAICITE EN DANGER

Site Seynois Communiste http://www.gazette.shweb.fr/ PCF


A La Seyne sur mer, Lundi 18 février 2008, Tribune libre : «La laïcité est en danger !! »

° Lu dans le Figaro : « la droite française, malgré la magie SARKOZYENNE « serait-elle redevenue la droite la plus bête du monde » , c’est ce qu ‘exprimait le député UMP Pierre LELLOUCHE s’interrogeant sur ce qu’il est en train de vivre au sein de son parti .

° A trois semaines des municipales et cantonales pour beaucoup de candidats U M Pistes , c’est le pessimisme , voire la déroute suite à l’impopularité manifestée envers Nicolas SARKOZY ! Certains vont jusqu’à jouer les dissidents.

° Dans notre département il en est ainsi d’Hubert FALCO quant à Arthur PAECHT avec sa nouvelle équipe iront-ils jusqu’à lancer l’appel de resserrer les coudes autour de la politique SARKOZYENNE et de son bilan actuel ? …

° Pendant ce temps le Président de la République en bon apôtre du révisionnisme poursuit sa croisade pour un retour au religieux comme acteur de la société à qui il entend bien faire jouer un rôle de gestion de l’ordre social et moral .

° Répondant à tous ceux qui l‘accusent d’outrepasser ses fonctions dans ce domaine, il répond :

« Le principe de la laïcité doit –il me priver de rencontrer des prêtres, des pasteurs, des rabbins, des religieux !! » Fin de citation .

° Démagogie et absurdité de sa part ! Sa réponse aurait –elle un sens quant à la question que l’on est en droit de se poser : l’Elysée est en train de préparer une révision pudiquement appelée « toilettage » de la loi de 1905 dans le seul but de réinscrire la société française dans les rapports de sujétion à la religion qui avaient cours au 19ème siècle

°Toucher à l’un des piliers de la république devient pour SARKOZY un exercice dangereux et périlleux d’autant que certains acteurs de la religion en France s’y opposent et les limites du lavage de cerveau présidentiel se trouvent atteintes par une grande majorité du peuple de France

° Lors du dîner annuel du CRIF SARKOZY a annoncé sa décision de faire qu’à la rentrée prochaine tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire de l’un des 11 000 enfants victimes de la SHOAH .

°Pour l’historien Henri ROSSO dans Libération «je critique cette décision incongrue jetée soudain dans l’espace public comme d’autres annonces présidentielles. »

Et pour Simone VEIL « Cette décision est inimaginable, dramatique et injuste. »

° Ainsi Nicolas SARKOZY persiste , signe et réitère en toutes occasions des propos qui témoignent d’une conception inquiétante de la laïcité .Allusion à l’interprétation présidentielle des causes du massacre du 19ème siècle .

° Pour Laurent ETRE dans l’Humanité du vendredi 15 février 2008 :

« Une fois de plus le nazisme et le communisme se trouvent sur le même plan du mépris de l’histoire des hommes et des idées .L’appel à restaurer « l’idée de dieu » dans le combat contre les totalitarismes fait peu de cas de l’appui que les fascistes ont pu trouver à plusieurs moments de l’histoire du 20 siècle auprès d’une partie des autorités religieuses de l’église catholique . Et se référer à l’absence de « l’idée de dieu « pour expliquer les massacres du 20ème siècle. Cela constitue un non- sens historique. » Fin de citation.

°Nicolas SARKOZY en tordant le cou à la grande histoire s’efforce d’exonérer la responsabilité de l‘Etat français dans la déportation.

° Pour le PCF :

« Les parallèles entre communisme et nazisme font depuis quelque années partie des nouvelles lunes de la droite la plus dure .Sous prétexte de lutter contre la barbarie , ces propos ne peuvent que contribuer à ouvrir la porte à tous ceux qui cherchent à réhabiliter le fascisme , des propos d’autant plus scandaleux qu’ils s’intègrent à la nouvelle croisade présidentielle contre la laïcité et prennent en otage l’histoire et la foi des croyants pour faire avancer des convictions politiques particulièrement réactionnaires et aussi scandaleuse que ridicules … »

« Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière au nom de l’Humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur » (Emile ZOLA)

Bella Ciao
Wednesday 20 February 2008 à 17:02
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Protéger Ayaan Hirsi Ali, c’est protéger la liberté de penser.

publié par Laurie-Anne, le mercredi 20 février 2008

Symbole de la laïcité et de la libre pensée pour ses partisans, provocatrice selon ses détracteurs, l’ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort à cause de ses positions sur l’islam, a entamé dimanche dernier à Paris une visite pour demander aide et protection des Européens. Considérée par beaucoup comme étant la plus courageuse dissidente de l’islamisme, Ayaan Hirsi Ali vit depuis plusieurs années sous protection policière mais en novembre le gouvernement néerlandais a cessé de la financer. Elle doit maintenant assumer seule sa protection, et lever des fonds publics pour garantir sa sécurité.

À l’initiative de Benoît HAMON et trois autres députés socialistes, près de soixante-dix députés européens ont signé une question écrite souhaitant que l’Union européenne finance la protection d’Ayaan. En voici un extrait : « considérant que l’UE est fondée sur les valeurs de la démocratie et de l’Etat de droit, et que l’intégrisme religieux, dés lors qu’il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles fondamentales ».

Pour comprendre comment Ayaan Hirsi Ali en est arrivée là, il faut connaître son parcours exemplaire en terme de courage, que les difficultés rencontrées, aussi violentes soient-elles, n’enlèvent rien à sa combativité.

Née en Somalie en 1969, excisée à cinq ans, exilée avec sa famille au Kenya, Ayaan Hirsi Ali se réfugie aux Pays Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé. Elle obtient l’asile politique puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, et devient députée du parti libéral (VVD) en 2002. Sa rupture d’avec l’Islam se situe après les attentats du 11 septembre, date à partir de laquelle elle s’engage activement dans un combat pour la laïcité et l’émancipation des femmes musulmanes.

Ayaan Hirsi Ali entre avec fracas dans l’actualité néerlandaise en 2002 en qualifiant l’islam de “culture rétrograde”, choque de nouveau en 2004 en parlant de Mahomet comme d’un “pervers” et un “tyran”, assimile l’islam à un “nouveau fascisme” dans un récent entretien avec The Independent. “J’ai conscience d’être souvent provocante, mais c’est pour déclencher le débat. Je me bats pour un changement de mentalité, pour que les musulmans acceptent que les principes de la démocratie, de la liberté, sont bien plus précieux que ceux de l’islam”, affirme Mme Hirsi Ali.

Son histoire prend un tour tragique avec l’assassinat en 2004 de son ami Théo Van Gogh, avec qui elle avait fait le court métrage “Submission” traitant de l’islam et les femmes. Sur le corps du cinéaste et pamphlétaire, assassiné par un jeune islamiste néerlandais d’origine marocaine, une lettre de menaces la visait directement. En mai 2006, elle décide de quitter les Pays Bas après une polémique sur l’acquisition de sa nationalité –la jeune femme avait reconnu avoir menti sur son âge et son nom lors de sa demande d’asile– et s’exile aux Etats-Unis où elle travaille pour une fondation proche des neoconservateurs, l’American Enterprise Institute.

La personnalité et les positions défendues par Ayaan Hirsi Ali peuvent choquer, surprendre ou susciter l’admiration ; quoiqu’il en soit, rien ne justifie que l’on menace la vie d’une personne pour les idées qu’elle défend, encore moins quand cela se passe au sein même de l’Union Européenne. En juillet, la France prendra la présidence de l’Union Européenne, autant dire qu’elle peut jouer un rôle décisif dans la protection d’Ayaan. Rappelons que Nicolas Sarkozy avait déclaré pendant la campagne présidentielle que “chaque fois qu’une femme est martyrisée dans le monde, la France doit se porter à ses côtés”. Rhétorique Sarkozyenne ou intention sincère ? La vie d’Ayaan Hirsi Ali dépend de la réponse à cette question.

LIEN


Wednesday 20 February 2008 à 17:53
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Actualités : Morale laïque

Sarko veut le retour du catéchisme à (...)
Bakchich (satire) - Paris,Ile de France,France
Premier mouvement, Nicolas Sarkozy se prononce pour l’enseignement d’une morale laïque à l’école. Il souligne aussitôt que morale laïque et morale ...

Voir vidéos

http://www.bakchich.info/article2715.html


Wednesday 20 February 2008 à 19:59
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[quote name='Okomarac' date='mercredi 20 février 2008 à 16:02' post='9778064']
Protéger Ayaan Hirsi Ali, c’est protéger la liberté de penser.

publié par Laurie-Anne, le mercredi 20 février 2008

Symbole de la laïcité et de la libre pensée pour ses partisans, provocatrice selon ses détracteurs, l’ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort à cause de ses positions sur l’islam, a entamé dimanche dernier à Paris une visite pour demander aide et protection des Européens. Considérée par beaucoup comme étant la plus courageuse dissidente de l’islamisme, Ayaan Hirsi Ali vit depuis plusieurs années sous protection policière mais en novembre le gouvernement néerlandais a cessé de la financer. Elle doit maintenant assumer seule sa protection, et lever des fonds publics pour garantir sa sécurité.

À l’initiative de Benoît HAMON et trois autres députés socialistes, près de soixante-dix députés européens ont signé une question écrite souhaitant que l’Union européenne finance la protection d’Ayaan. En voici un extrait : « considérant que l’UE est fondée sur les valeurs de la démocratie et de l’Etat de droit, et que l’intégrisme religieux, dés lors qu’il menace de mort quiconque ose critiquer les symboles ou l’idéologie d’une religion, menace directement les libertés individuelles fondamentales ».

Pour comprendre comment Ayaan Hirsi Ali en est arrivée là, il faut connaître son parcours exemplaire en terme de courage, que les difficultés rencontrées, aussi violentes soient-elles, n’enlèvent rien à sa combativité.

Née en Somalie en 1969, excisée à cinq ans, exilée avec sa famille au Kenya, Ayaan Hirsi Ali se réfugie aux Pays Bas en 1992 pour fuir un mariage forcé.

Elle a menti sur ce fait, elle ne s'est jamais mariée.


Elle obtient l’asile politique puis la nationalité néerlandaise cinq ans plus tard, et devient députée du parti libéral (VVD) en 2002.

apres avoir été membre du parti social démocrate qu'elle quitte parce qu'ls lui refusent une place de faveur sur la liste électorale.



Sa rupture d’avec l’Islam se situe après les attentats du 11 septembre, date à partir de laquelle elle s’engage activement dans un combat pour la laïcité et l’émancipation des femmes musulmanes.

Ayaan Hirsi Ali entre avec fracas dans l’actualité néerlandaise en 2002 en qualifiant l’islam de “culture rétrograde”,


Erreur, ça c'était Pim Fortuyn


choque de nouveau en 2004 en parlant de Mahomet comme d’un “pervers” et un “tyran”, assimile l’islam à un “nouveau fascisme” dans un récent entretien avec The Independent. “J’ai conscience d’être souvent provocante, mais c’est pour déclencher le débat. Je me bats pour un changement de mentalité, pour que les musulmans acceptent que les principes de la démocratie, de la liberté, sont bien plus précieux que ceux de l’islam”, affirme Mme Hirsi Ali.

Son histoire prend un tour tragique avec l’assassinat en 2004 de son ami Théo Van Gogh, avec qui elle avait fait le court métrage “Submission” traitant de l’islam et les femmes. Sur le corps du cinéaste et pamphlétaire, assassiné par un jeune islamiste néerlandais d’origine marocaine, une lettre de menaces la visait directement. En mai 2006, elle décide de quitter les Pays Bas après une polémique sur l’acquisition de sa nationalité –la jeune femme avait reconnu avoir menti sur son âge et son nom lors de sa demande d’asile–

Elle a menti sur son nom, elle s'appelle Magan et Hirsi ali est le nom de l 'homme qu'elle a refusé d'épouser.
Elle a menti sur son origine, a prétendu venir directement de Somalie.
Selon la loi hollandaise, une procédure administrative est caduque si celui qui l'entame
fournit des informations inexactes. Elle a donc légalement perdu sa nationalité hollandaise.



et s’exile aux Etats-Unis où elle travaille pour une fondation proche des neoconservateurs, l’American Enterprise Institute.

La personnalité et les positions défendues par Ayaan Hirsi Ali peuvent choquer, surprendre ou susciter l’admiration ; quoiqu’il en soit, rien ne justifie que l’on menace la vie d’une personne pour les idées qu’elle défend, encore moins quand cela se passe au sein même de l’Union Européenne. En juillet, la France prendra la présidence de l’Union Européenne, autant dire qu’elle peut jouer un rôle décisif dans la protection d’Ayaan. Rappelons que Nicolas Sarkozy avait déclaré pendant la campagne présidentielle que “chaque fois qu’une femme est martyrisée dans le monde, la France doit se porter à ses côtés”. Rhétorique Sarkozyenne ou intention sincère ? La vie d’Ayaan Hirsi Ali dépend de la réponse à cette question.


La laïcité est bien mal défendue par cette aventuriere opportuniste !


Wednesday 20 February 2008 à 20:20
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Ce n'est pas la premier article de presse que je lis cette semaine , sur cette dame .

Effectivement , à l'époque , j'avais lu tout ce que tu dis , mais je pensais qu'entre temps elle s'était justifiée .


Ce message a été modifié par Okomarac - Wednesday 20 February 2008 à 20:56.
Saturday 23 February 2008 à 16:03
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La religion n'est pas un service public. Henri Pena-Ruiz dans ...
Fédération des Landes PRG (Communiqués de presse) - Mont de Marsan,France
Qu’est-ce que «moderniser la laïcité» selon M. Sarkozy ? La loi laïque de 1905 a 102 ans. Son âge la disqualifie-t-elle ? Que dire alors des droits de ...
http://www.prglandes.org/article-16889601.html



Nicolas Sarkozy accusé de «cajoler» les sectes

Courrier International - Paris,France
Avant-hier, les remises en cause de la laïcité à la française parviennent presque à créer un front républicain contre le locataire de l’Elysée, ...
http://marocvoice.blogs.courrierinternatio...les-sectes.html


PARIS, 22 fév 2008 (AFP) - Laïcité: Nicolas Sarkozy "joue un peu ...
La Croix - Paris,France
... candidate du Mouvement Démocrate (MoDem) à la mairie de Paris, a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy "joue un peu avec le feu" en matière de laïcité, ...
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/0...05.cm3ip9ug.htm



Nicolas Sarkozy, la laïcité, les sectes et la...

20minutes.fr - Paris,France
Un arrière plan général de mépris de la laïcité Nicolas Sarkozy a, à plusieurs reprises, montré sa légèreté sur la question essentielle de la laïcité. ...
http://annecy.blog.20minutes.fr/archive/20...ientologie.html



LA LAÏCITE
nouvelobs.com - Paris,France
Cela est d'ailleurs à mon avis une erreur, dans la mesure où tout le problème est que la laïcité doit être assez inventive pour répondre aux défis du XXIe ...
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/...ernational.html




Henri Guaino: «La laïcité, ce n'est pas le combat contre les ...
Libération - Paris,France
Le débat sur la laïcité n’est pas clos. Encore une fois, c’est un conseiller qui prend la parole. Henri Guaino affirme à propos de la laïcité que «dans une ...
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/311613.FR.php

Monday 25 February 2008 à 14:50
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24.02.2008


Nicolas Sarkozy, par des déclarations provocatrices dans lesquelles il persiste, s'acharne à ruiner la laïcité politico-juridique de l'école


Nicolas Sarkozy, par des déclarations provocatrices dans lesquelles il persiste, s'acharne à ruiner la laïcité politico-juridique, ressoudant de ce fait miraculeusement un camp laïque hier profondément divisé et miné de l'intérieur par une « laïcité nouvelle », pas tellement éloignée de la « laïcité positive » avancée par l'Elysée.

En revanche, son ministre de l'Education nationale, renouant avec une conception rationnelle du rapport entre savoirs et liberté, pose de nouveau un jalon majeur qui soutient la laïcité de l'école républicaine.

Celle-ci, en effet, ne se réduit pas à des règles symboliques que la loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux a opportunément prescrites. Elle reste vide si elle ne s'articule pas sur une construction de la liberté par le détour encyclopédique et les humanités, lesquels supposent la mise à l'écart des certitudes toutes faites - et donc la distinction non seulement du cultuel et du culturel, mais aussi celle du culturel et de la culture.

Elle est bafouée si chacun, invité à rester ce qu'il est par une « culture de proximité », reste prisonnier d'une fausse liberté.


2- En face et inversement, une certaine « gauche », profitant de l'aubaine que lui offre le président de la République, refait l'unité pour défendre la laïcité politico-juridique menacée.

Mais, s'agissant de la laïcité scolaire, elle continue à se crisper sur une conception qui, sous prétexte d'accueillir les enfants « tels qu'ils sont », fige cet état en essence intouchable, s'interdit de les promouvoir en élèves, négocie avec eux toute forme de discipline, installe le brouhaha comme une forme d'expression et organise l'anesthésie générale en les laissant passer automatiquement dans la classe supérieure.


Ce paradoxe croisé montre que l'unification du discours laïque et républicain ne peut pas s'effectuer sur un replâtrage politicien : la « vieille recette » consistant à soutenir tout ce que « l'ennemi » attaque et à attaquer tout ce qu'il soutient ne sert ici qu'à évacuer les principes et à faire obstacle à la pensée.

Catherine Kintzler

http://infosdestars.blogs.courrierinternat...-dans-lesq.html
Tuesday 26 February 2008 à 17:01
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Actualités : Laïcité


Sarkozy : «j'aurais mieux fait de ne pas répondre»
Le Figaro - Paris,France
Religion : «la laïcité ne doit pas être un laïcité de combat». Répondant à la polémique née de ses propos sur la religion, Nicolas Sarkozy persiste et signe ...
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/02/2...as-repondre.php

Sauver la laïcité
Libération - Paris,France
Lire également page 2 La laïcité est en péril. Ce n’est plus, cette fois, le résultat d’attaques détournées, mais une remise en cause violente et globale. ...
http://www.liberation.fr/rebonds/312158.FR.php

La France laïque se mobilise
Libération - Paris,France
«Libération» s’associe à l’appel «Sauvegardons la laïcité de la République», lancé par la Ligue de l’enseignement, qui a déjà reçu plus de 100 000 ...
http://www.liberation.fr/actualite/societe/312219.FR.php

Le MJS dénonce la guerre ouverte de Nicolas Sarkozy contre la ...
Mouvement des jeunes socialistes - Paris,France
Le Mouvement des Jeunes Socialistes, dénonce la montée en puissance de la guerre menée par Nicolas Sarkozy contre les fondements de la Laïcité. ...
http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=1151

Réfléchir au devoir de mémoire
Metro France - Paris,France
Pourtant, vous le savez, par le génie de notre spécificité bien française et de notre laïcité assumée, votre pouvoir s’arrête à la porte de notre conscience ...
http://www.metrofrance.com/fr/article/2008...04-38/index.xml

MANIFESTONS À PARIS POUR LA RÉPUBLIQUE LAÏQUE !

Union des Familles Laïques - France
Nicolas Sarkozy, président de la République et officiellement gardien de la Constitution, remet en cause la laïcité et va s’employer, avec son gouvernement, ...
http://www.ufal.org/index.php?option=com_c...9&Itemid=49

LYON, 25 fév 2008 (AFP) - Menu sans viande dans les cantines à ...

La Croix - Paris,France
L'association Regard de femmes qui selon ses statuts "refuse les opinions extrémistes, les intégrismes et défend les principes d'égalité et de laïcité", ...
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/0...33.4wjrkoos.htm

Etranger

Islamisation de la Turquie : ne pas se voiler
Le Post - Paris,France
Mais, d'autres pays s'enflamment aussi pour la même cause, celle de la laïcité. La Turquie par exemple. Le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan, ...
http://www.lepost.fr/article/2008/02/25/11...er-la-face.html

Espagne: Vargas Llosa abandonne la droite pour les anti-régionalistes
TV 5 - Paris,France
C'est au nom de la défense de la laïcité qu'il rejoint l'UPD, (Union, Progrès et Démocratie), un parti fondé par une ancienne eurodéputé socialiste, ...
http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-Es...04.zvzjqqz3.xml

Thursday 28 February 2008 à 16:51
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Rallumez les lumières !

Objections - n°5 - avril 2006

À la Très Grande Bibliothèque de France, jusqu’au 28 mai prochain, dessins, gravures, portraits, estampes, cartes et outils retracent l’histoire du XVIIIe siècle, en France, Angleterre, Italie et Allemagne. Le but avoué de cette Exposition hors normes est de rajeunir l’esprit des Lumières. Tzvetan Tedorov, Yann Fauchois, et même l’inévitable Luc Ferry sont mis à contribution. Tous commencent par rappeler ce qui, à leurs yeux, fut le plus important dans cet esprit des Lumières, et chacun tente, parfois laborieusement, de le définir… Avouez que notre revue ne pouvait pas manquer une telle occasion de s’instruire.

Qu’est-ce que les Lumières ? Kant s’était déjà posé la question en ces termes. Pour les organisateurs de l’expo, la réponse est simple : Les Lumières ? Cela désigne une période historique – le XVIIIe siècle – qui synthétise le plus grand apport de l’Europe à la civilisation et la création la plus prestigieuse de l’Europe. Avant le XVIIIe siècle en effet, l’espace européen était pensé sur le mode de l’unité, romaine puis chrétienne. À partir du Mouvement intellectuel qui se nomma lui-même ainsi, les différences entre les hommes, les peuples et les civilisations sont enfin reconnues.

Des spécialistes abordent chacun un aspect de cette mentalité nouvelle. L’autonomie, l’émancipation des hommes, l’émergence de l’individu, et, concomitante, celle de l’idée d’universalité – et personne ne perçoit dans cet inventaire la moindre contradiction – ont pour résultat la naissance tant attendue de la tolérance et de la liberté de conscience. « À la certitude (chrétienne) de la Lumière viendra se substituer la pluralité des Lumières ». Et puis la quête du bonheur remplace désormais celle du Salut.

Première autonomie conquise, la raison, qui s’accorde enfin avec l’expérience et renonce à se porter au-delà, la raison qui s’auto-limite. Le projet est nouveau. La raison dégagée de la tutelle contraignante des dogmes et de la Foi, débarrassée de toutes spéculations métaphysiques, n’a plus qu’un but : l’utilité. Bientôt naîtra l’obsession de la “rationalisation”. On mesure de quel matérialisme implicite se charge ce changement de perspective. La raison désormais ne s’oppose plus aux passions. L’individu, jusque dans son corps, peut enfin s’émanciper, il est « la source de sa loi. »

L’exposition s’articule en une succession de salles thématiques – l’avènement de l’individu, l’espace public, l’ordre politique, religions et athéisme, les Lumières dans le monde. Ce qui frappe tout d’abord, c’est que cette période de notre histoire que l’on nous présente comme un âge d’or si outrageusement merveilleux qu’il nous semble mythique, semble être le résultat d’un big-bang civilisationnel. Avant, c’était le trou noir. Saint Thomas d’Aquin ou Léonard de Vinci semblent n’avoir jamais existé. Pas une seule fois il n’est fait mention des rois qui se sont succédé au XVIIIe siècle : tous les progrès des sciences, de la médecine et de l’hygiène, l’amélioration et le développement des infrastructures entraînant un bond économique ressortent d’un mouvement immense et spontané, inéluctable. Mais on nous montre avec force détails la misérable condition des filles de joie due aux lois iniques en vigueur sous la monarchie, la déchristianisation de la France malgré la connivence désastreuse du pouvoir temporel et de l’Église catholique – une gravure représente un énorme curé de campagne, gras et trop nourri, prêchant devant une assemblée de paysans endormis, sans doute harassés. Tout est à l’avenant.

Chaque commentaire de tableau est d’une violence idéologique systématique, inouïe, qu’on croirait rédigé par une élève de troisième tant le trait est grossier. On nous montre des scènes attendrissantes d’un père embrassant ses enfants comme quelque chose de totalement révolutionnaire : l’amour filial n’existait pas avant les Lumières. La femme s’émancipe : elle est encore au foyer, mais elle a le droit de rêver, et même de tenir salon. Et comme on s’occupe enfin de son éducation, elle a aussi le droit de lire, même les romans de Laclos. Une rapide évocation du rôle de la femme au Moyen-Age suffirait à faire voler en éclat cette imposture. À l’entrée de la salle consacrée à l’ordre politique, le sigle – le visuel, comme on dit dans les agences de com’ – est celui de chaînes brisées. Un magnifique portrait d’enfant réalisé par Greuze, dans la salle consacrée à « l’avènement de l’individu » est l’occasion d’expliquer que l’on s’intéresse désormais à l’enfant, à ses désirs et à sa personnalité.

Plus loin, l’Islam est présenté comme une des premières religions vraiment éclairée : « Entre 750 et 1050, des auteurs ont usé d’une étonnante liberté de pensée dans leur approche des religions et du phénomène de la croyance. Dans leurs analyses, ils se sont soumis au primat de la raison, ce qui honore, faut-il le rappeler, un des principes élémentaires des Lumières. (…) Face au reflux des Lumières [en terre d’Islam], je voudrais insister sur le rôle que peut jouer l’Europe pour leur réactivation. (…) Mais l’homme européen, en ces dernières décennies de paix, de travail sur soi, de vigilance éthique, semble enfin capable de produire des actes en cohérence avec ses principes. (…) En s’attachant au principe de justice, il serait tentant de mettre à l’épreuve une telle exemplarité dans les limites du possible et du raisonnable. Par sa dramatisation s’offrirait à nous l’opportunité de restaurer le lustre des Lumières et de leur redonner un crédit universel qui aiderait à en ranimer le foyer en Islam ». (Abdelwahab Meddeb)

On constate dans toute l’exposition un refus patent de restituer la réalité historique. De la part de telles « autorités » intellectuelles, cela n’est pas fortuit. Même à l’intérieur du mouvement des Lumières, il faut sélectionner, trier, pour ne présenter que la face lumineuse de cette période. Oublié le cynisme de Voltaire, prenant des intérêts financiers importants dans la Traite des noirs. Passée à l’as, la désinvolture de Rousseau, abandonnant l’un après l’autre ses cinq enfants à l’Assistance. Dans le petit livre qu’il a commis à l’occasion de l’exposition, Tzvetan Todorov nous explique gravement que le marquis de Sade (1740-1814) était trop méchant (sic) pour être vraiment un homme des Lumières. Ce tri sélectif nous montre que « l’ esprit des Lumières » s’apparente, en réalité, à une idéologie, dont l’une des caractéristiques essentielles, comme pour toute construction philosophique qui ne s’appuie pas sur l’expérience des siècles, est l’utopie. L’exposition, dans sa finalité comme dans sa réalisation, diffuse cette image. En effet, reconnaissant les limites ou le dévoiement, deux siècles plus tard, des idées illuministes – individualisme forcené, mondialisation économique qui écrase les principes dits universels des droits de l’homme, renforcement des mouvements identitaires menant à la ghettoïsation etc., - les organisateurs, loin de tout constat d’échec pourtant induit par une réalité confondante, proposent de reprendre l’utopie en l’accommodant à la sauce XXIe siècle. Il s’agit donc de refonder l’esprit critique des Lumières, et de le transmettre, tel un élixir miraculeux, aux générations futures.

L’anti-christianisme et les contre-vérités historiques semblent être les deux constantes de cette exposition, dont par ailleurs la structure, l’incohérence, sont ubuesques. Une véritable mise en abyme de l’utopie des Lumières.

Cette déconstruction nous donnerait matière à ironiser si elle n’était aussi corrosive. Qui voit-on déambuler dans les salles de cette exposition ? Des cohortes de lycéens en rangs serrés, (nous avons visité cette exposition avant qu’ils n’allument le feu dans toute la France) emmenés par des professeurs dispensant des commentaires indigents, mais toujours au diapason de ceux inscrits au mur. La propagande bat son plein. Ils croisent des bobos attifés de manière invraisemblable, très germanopratine, marchant toujours par deux, - même en semaine, 35 heures obligent -, parcourant lentement les salles de leur pas feutré, échangeant à mi-voix de graves commentaires relevant d’esprits « concernés ». Déambulent aussi des étudiants étrangers, des journalistes suisses, caméra au poing, cherchant à comprendre comment et pourquoi l’héritage magistral des Lumières est essentiel à leur survie, et si l’idée de tolérance a encore un grand avenir devant elle…

« On perçoit assez quelles sont la portée, la noblesse, l’urgence du combat qui attend aujourd’hui encore les Lumières contre leurs ennemis du passé : l’obscurantisme et l’irrationnel. (…) Oui, c’est bien dans le siècle des Lumières que doivent se ressourcer nos sociétés ». Dans un discours demeuré célèbre, prononcé en 1981, Enrico Berlinguer, chef du Parti communiste italien, prenait congé d’octobre 1917 et invoquait une autre date essentielle, 1789, et les « batailles généreuses » qui l’avaient préparé.

Aujourd’hui, « les généreuses batailles » que mènent des lycéens de douze ans encadrés par des leaders étudiants à l’allure si tranquillement bourgeoise, coachés par de solides cégétistes qui ne savent plus où recruter, sont celles du CPE et autres CNE. Le grand vent de la liberté s’est transformé en une douce brise printanière… peut-être est-il temps de revenir, prosaïquement, à la réalité. La séance est terminée, rallumez la Lumière !

Marie d’Armagnac

Thursday 28 February 2008 à 18:01
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Actualités : Laïcité

20minutes.fr - Paris,France
Comme de nombreux Français actuellement, je me bouge pour que la laïcité reste inscrite dans la Constitution comme une des valeurs fondamentales de notre ...
http://mokymokattitude.blog.20minutes.fr/a...la-laicite.html

R. Aubrac ovationné au meeting Delanoe

Le Figaro - Paris,France
Il a ensuite dénoncé "la mise en question de notre pacte républicain, la laïcité", au moment où la gauche accuse le président Nicolas Sarkozy de s'en ...
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/...ing-delanoe.php

Recours de l'opposition turque contre une réforme sur le voile ...

Cyberpresse - Montréal,Québec,Canada
Les partisans d'une application stricte du principe de laïcité, très influents au sein de l'armée, de la magistrature et de l'administration des universités ...
http://www.cyberpresse.ca/article/20080227.../5024/CPDMINUTE

Ô France, douce France

AgoraVox - France
Cette absence d’ouverture de débat et de réflexion se révèle dans un autre fait d’actualité, à savoir le débat sur la laïcité. La violence de la levée de ...
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36633

Friday 29 February 2008 à 09:31
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Actualités : Athéisme

Sectes : Sarkozy s’aligne sur Washington
l'Humanité - Paris,France
... les mormons et les adventistes) pour combattre la « vieille Europe » et ses deux principaux adversaires de l’époque : le catholicisme et l’athéisme. ...
http://www.humanite.fr/2008-02-27_Tribune-...-sur-Washington


Entretien avec l’archiprêtre George Mitrofanov sur la ...
Orthodoxie.com - France
... en montrant à quel point nous sommes parfois enclins en réaction à l’athéisme absolu et sans frein d’autrefois à nous précipiter vers la magie, ...
http://www.orthodoxie.com/2008/02/entretien-ave-1.html


Campus express
Fil des événements - Québec,Québec,Canada
De nos jours en revanche, l’incroyance et l’athéisme sont devenus courants. Est-il bien vrai que la critique de la religion ait été moins radicale au 17e ...
http://www.aufil.ulaval.ca/articles/campus-express-6002.html



Sunday 02 March 2008 à 01:07
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ACTUALITES ATHEISME


Grèce : condamnation pour violation de liberté de conscience

ProChoix - Paris,France
Les salariés de la fonction publique sont aussi autorisés à affirmer solennellement leur éventuel athéisme ou au pire à prononcer une incompatibilité entre ...
http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php...e-de-conscience



Chris Weitz et La Boussole d’Or au Japon

Elbakin.net - France
Mais le dépeindre comme un porte-drapeau de l’athéisme est incorrect » pense le réalisateur. Il faut voir dans l’institution religieuse autoritaire qu’est ...
http://www.elbakin.net/fantasy/news/A-la-c...le-Dor-Au-Japon


Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 02 March 2008 à 01:08.
Monday 03 March 2008 à 00:13
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Le vendredi 29 février 2008

Professions de foi de Sarkozy: levée de boucliers des défenseurs de la laïcité


Marc Thibodeau

La Presse
Paris

Les défenseurs de la laïcité, qui s'inquiètent des allusions répétées du président Nicolas Sarkozy aux racines chrétiennes de la France, se mobilisent pour éviter toute révision de la loi centenaire qui impose une stricte séparation entre l'État et les institutions religieuses.


La Ligue de l'enseignement, qui regroupe des milliers d'associations d'éducation populaire, a lancé récemment une pétition en ligne pour rappeler que le pays est «une République indivisible, laïque et démocratique». Elle promet de s'opposer énergiquement à toute mise en cause de ces principes «indispensables à la paix civile».

«Nous en sommes à plus de 120 000 signataires. La pétition a pris, en quelques semaines, un essor fulgurant qui reflète l'état de l'opinion, la colère de la France d'en bas», souligne Charles Conte, responsable du dossier de la laïcité au sein de l'organisation.

Même inquiétude chez les signataires d'un «appel républicain» lancé par la revue de gauche Marianne, qui a été signé par des élus issus d'un large spectre politique. Ils plaident pour une «laïcité ferme et tolérante».

Deux discours du chef d'État français ont contribué à cette levée de boucliers.

Le premier a été prononcé en décembre, à Rome, à la basilique Saint-Jean-de-Latran. Le président, nommé chanoine honoraire, a insisté dans son allocation d'acceptation de cette charge symbolique sur les racines «essentiellement chrétiennes» de la France.

Il a plaidé pour une «laïcité positive» qui «tout en veillant à la liberté de penser... ne considère pas les religions comme un danger, mais comme un atout».

Le chef d'État a déclaré que «la morale laïque risque toujours de s'épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n'est pas adossée à une espérance qui comble l'aspiration à l'infini». Avant de souligner que l'instituteur ne pourrait jamais remplacer le pasteur ou le curé «dans l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal».

Dans un autre discours prononcé en janvier à Riyad, en Arabie Saoudite, il est revenu sur le sujet, évoquant au passage «le Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le coeur de chaque homme».

Selon M. Conte, ces allusions répétées à la foi contreviennent au devoir de réserve qui échoit au président sur les questions religieuses.

L'évocation de la suprématie supposée de la morale d'inspiration religieuse a particulièrement choqué, dit-il. «Nous avons frôlé la syncope en entendant ces propos du président», souligne le porte-parole de la Ligue de l'enseignement.

«Sa conception de la religion s'inspire de celle des néoconservateurs américains. Il faut avoir une religion et toutes les religions se valent... Tout ce qui est athée ou agnostique n'a pas voix au chapitre», décrie-t-il.

M. Conte soupçonne le président de vouloir utiliser la religion pour pouvoir faire mieux accepter les «plaies sociales» résultant de son approche économique.

Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire chrétien La vie, lue par plus de 700 000 pratiquants modérés, n'exclut pas la possibilité que le président évoque la question de la laïcité à des fins politiques.

Il faut cependant éviter de voir ses discours comme «un message basique adressé à un électorat ciblé qui répondrait de manière unanime» à ses avances, prévient-il.

Réserves

Bien que les catholiques pratiquants aient largement voté en faveur de Nicolas Sarkozy lors du second tour de l'élection présidentielle, plusieurs éprouvent de sérieuses réserves à son égard.

Son rapport «décomplexé» à l'argent, ses péripéties matrimoniales ainsi que ses positions en faveur de l'avortement et de l'euthanasie sont mal vus et témoignent chez le président d'une pratique religieuse «à la carte», souligne M. Denis.

Une éventuelle révision de la loi de 1905 n'améliorerait pas nécessairement la perception des catholiques pratiquants puisque l'Église catholique préfère le statu quo, ajoute le journaliste.

La loi actuelle, en plus d'assurer une grande liberté de parole, confère des avantages considérables à l'institution. Entre autres parce qu'elle permet la prise en charge par l'État des coûts d'entretien de lieux de culte érigés avant son entrée en vigueur.

Le président français - qui dit vouloir respecter les «grands principes de la loi de 1905» - persiste et signe: dans un monde en quête de spiritualité, il a le droit de «défendre ses convictions».

http://www.cyberpresse.ca/article/20080229...02/5160/CPMONDE