Pages : < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >
Livenet > Forum > Religion et Surnaturel
Monday 15 October 2007 à 11:10
Citer +Citer
C'est nul ici redbiggrin.gif

Tuesday 16 October 2007 à 13:09
Citer +Citer
Un livre

LA LAICITE D'AUJOURD'HUI

La laïcité n’est pas la condamnation de toute religion. Elle n’est pas non plus synonyme d’athéisme. C’est un principe selon lequel la religion, quelle qu’elle soit, ne doit pas interférer dans l’expression et l’action de la vie de l’Etat.
La loi de 1905 est devenue le socle durable de l’exercice de tous les cultes en France. Elle a permis d’avoir une situation apaisée par rapport à l’église catholique et à l’ensemble des autres religions.

Suite : ICI



Friday 19 October 2007 à 01:18
Citer +Citer
Voltaire. Il était à lui seul l’opinion publique.

Lire ici : clic


Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 19 October 2007 à 01:19.
Sunday 21 October 2007 à 10:06
Citer +Citer
Qu'est-ce que les Lumières radicales?

Un livre : CLIC
Tuesday 23 October 2007 à 11:26
Citer +Citer
21 octobre 2007

L'enseignement des religions à l'école


La Tribune




En septembre 2008, nos écoles publiques et privées n'offriront plus l'enseignement religieux tel que nous le connaissons. J'ai toujours pensé qu'il serait remplacé par un cours de morale (comme celui qui existe présentement).

À mes yeux c'était correct puisque nous vivons en démocratie et qu'il est juste d'avoir les mêmes avantages pour tout le monde. Mais il n'en est rien.

En effet, l'an prochain, nos enfants d'ordres primaire et secondaire recevront obligatoirement un cours d'éthique et de culture religieuse qui enseignera le christianisme, le judaïsme, l'islam, le bouddhisme, l'hindouisme, de nouveaux mouvements religieux et l'athéisme. Mais que leur enseignera-t-on exactement sur ces religions? Personne jusqu'à présent ne nous l'a dit.



Suite : ICI


Le problème fait débat au Québec .

Voir Google : Laïcité au Québec Actualités



Saturday 27 October 2007 à 09:30
Citer +Citer
Pologne - Combat laïque



L'Association Polonaise des Rationalistes présente la Liste Internet d'Athées et d'Agnostiques


Vendredi 26 octobre 2007



"Être un athée n'est pas une honte. Bien au contraire: une allure droite qui permet de voir plus loin doit être une raison de fierté - parce que l'athéisme témoigne toujours d'une saine indépendance d'esprit... Il y a beaucoup de gens qui, au fond de soi, savent qu'ils sont athées mais ont peur de l'avouer à leur propre famille ou parfois à soi-même. Ils ont peur, en partie, parce que déjà le mot "athée" a été soigneusement encadré par de pires, de plus effrayantes associations d'idées... Si les gens si souvent ne remarquent pas les athées, c'est que beaucoup d'entre nous n'ont pas le courage de "se dévoiler"... Peut-être a-t-on besoin d'une certaine masse critique pour déclencher la réaction en chaîne." Richard Dawkins, God Delusion (traduction du polonais)

En créant cette liste d'athées et d'agnostiques, à laquelle peut s'inscrire toute personne désirant manifester ouvertement sa non-croyance religieuse, nous voudrions montrer que cette "non-croyance" est tout à fait différente de ce que nous apprennent les média ou les prêches.

Ce genre de coming out des irréligieux est un achèvement naturel de l'acte d'apostasie qu'un si grand nombre de Polonais ont fait de façon formelle ou non. Nous considérons qu'il ne suffit pas de s'en aller en silence. Nous estimons qu'il faut parler et agir pour que la voix de ceux qui ne veulent pas de tutelle de l'Eglise sur l'Etat soit entendue. Nous voudrions donner la possibilité de se prononcer aux militaires, fonctionnaires, agents de police, pompiers et autres qui étant sous pression de leurs supérieurs à cause de leur emploi sont obligés de participer aux messes et autres cérémonies religieuses.

La liste Internet d'Athées et d'Agnostiques a pour but de devenir un projet qui rassemblera les gens de milieux différents, unis par l'idée commune. Nous aimerions nous décompter pour savoir quelle est la force dont nous disposons. Nous espérons que ILAiA (la Liste Internet d'Athées et d'Agnostiques) contribuera à cette tâche en donnant la possibilité aux irréligieux dispersés dans tout le pays d'apporter chacun et chacune sa propre pierre à cet édifice. Et nous vous encourageons à le faire.

Transmis par Monika Karbowska

par L'Association Polonaise des Rationaliste

Lien article : CLIC

voir tous ses articles : CLIC

Saturday 27 October 2007 à 22:49
Citer +Citer
Combat laïque
Qu'est-ce que la laïcité ?



L'affaire du gîte des Vosges est l'occasion, pour certains, de réclamer "l'extension de la loi du 15 mars 2004" à la sphère privée. Des voix s'élèvent aujourd'hui au sein de l'UFAL, qui réclament l'interdiction du voile dans l'espace de la société civile. De bonne foi, elles croient renforcer le principe de laïcité et promouvoir le féminisme. C'est une erreur théorique et stratégique : explications.

La laïcité est un principe qui permet une organisation de la société et de l’Etat respectueuse des principes républicains. Elle n’est pas une doctrine en -isme comme peuvent l’être le communautarisme, l’intégrisme ou le laïcisme. La laïcité n'est pas une doctrine : elle ne professe rien. La laïcité est un principe : ce principe inscrit dans l'organisation sociale une ligne de séparation. Il sépare le champ de la société civile (ou de la sphère privée) et le champ de la sphère publique. La société civile est régie par le principe de tolérance : elle correspond à l'espace dans lequel les libertés particulières peuvent s'exercer et les particularismes individuels s'exprimer, dans les limites du droit commun. La sphère publique est soumis à l'obligation de neutralité : dans la sphère publique, des sujets politiques sont convoqués à exercer leur citoyenneté, en faisant abstraction de ce qui les particularise en tant qu'individus. Défendre le principe de laïcité, c'est défendre cette séparation.

Défendre cette séparation, c'est refuser deux dérives : c'est combattre, d'une part, toutes les forces qui oeuvrent pour que les intérêts privés envahissent la sphère publique. C'est combattre l'hégémonie des forces capitalistes avec la même la même fermeté que l'hégémonie des intégrismes religieux. Je le dis souvent dans mes conférences : c'est parce que je défends la laïcité que je suis hostile au port des signes religieux à l’école comme je suis hostile aux lits et aux consultations privés dans les hôpitaux publics. Dans les deux cas, c'est la même dérive : des volontés particulières cherchent à imposer des intérêts strictement privés à un espace qui doit relever de la seule puissance publique et du seul intérêt général. C'est parce que l'UFAL refuse qu'on étende à la sphère publique des règles qui doivent rester cantonnées à la sphère privée qu'elle s'oppose à la marchandisation de tous les secteurs d'activité. Qu'elle a été hier le fer de lance du combat en faveur de la loi du 15 mars 2004. Qu'elle est aujourd'hui le fer de lance du combat contre les franchises médicales. Qu'elle milite actuellement pour que les parents qui accompagnent des élèves lors des sorties scolaires soient soumis à l'obligation de neutralité, au même titre que les fonctionnaires qu'ils remplacent.

Mais être laïque, c'est combattre, d'autre part, toute intrusion de la puissance publique dans la sphère privée : un Etat laïque et républicain se doit de garantir les libertés individuelles, et plus particulièrement la liberté d'expression. Du communisme soviétique à la prohibition, l'histoire montre assez à quelles dérives s'expose l'Etat quand il prétend interdire l'expression des croyances religieuses ou lorsqu'il décrète quel est "le Bien" des individus malgré eux.

L'affaire du gîte des Vosges est l'occasion, pour certains, de réclamer "l'extension de la loi du 15 mars 2004" à la sphère privée. Des voix s'élèvent aujourd'hui au sein de l'UFAL, qui réclament l'interdiction du voile dans l'espace de la société civile (dans les commerces - gîtes, hôtels, supermarchés - et même dans la rue). Ces personnes sont de bonne foi : elles croient renforcer le principe de laïcité et promouvoir le féminisme en exigeant que les femmes voilées retirent ce qui constitue un symbole d'oppression patriarcale. Elles se trompent. Elles commettent, d'abord, une erreur théorique. Nier la séparation entre sphère publique et sphère privée, vouloir que l'obligation de neutralité régisse désormais la sphère privée, c'est remettre en question le principe même de laïcité. C'est nier le principe de séparation entre sphère privée et sphère publique. Elles commettent, de plus, une erreur stratégique. Loin de renforcer le principe de laïcité, les personnes qui veulent l'imposer à la société civile l'affaiblissent. Elles réduisent le principe de laïcité à une doctrine parmi d'autres. Ce faisant, elles offrent la laïcité en pâture aux communautaristes de tous poils, qui ne désirent qu'une seule chose : que la laïcité soit réductible à une doctrine, bref, qu'elle soit assimilable au laïcisme.

L'UFAL a combattu la "laïcité ouverte" : "ouvrir" la laïcité, c'était confondre laïcité et tolérance. Les zélateurs de la laïcité ouverte étaient à l'époque les idiots utiles des intégristes islamiques qui ne désiraient qu'une seule chose : que l'école républicaine cède devant l'offensive du voile. Face à cette offensive intégriste, l'UFAL a rappelé que le principe de laïcité exige que les élèves, parce qu'ils sont des libertés en voie de constitution, et non pas des libertés constituées, soient soumis à l'obligation de neutralité. L'UFAL doit combattre aujourd'hui les partisans d'un intégrisme laïciste : promouvoir un laïcisme intégriste, c'est confondre laïcité et intolérance. C'est vouloir que l'expression des croyances religieuses ne puissent plus s'afficher dans la rue, c'est-à-dire dans la société civile, c'est-à-dire encore dans la sphère privée. Qu'il s'agisse de refuser la laïcité ouverte ou bien une conception intégriste de la laïcité, dans les deux cas, c'est une façon, pour l'UFAL, de ne pas céder sur le principe de laïcité : d'être laïque "tout court", d'être un laïque conséquent, bref, de maintenir la stricte séparation de la sphère publique et de la sphère privée.

Suis-je en train d'abandonner le terrain aux islamistes ? Suis-je un "munichois" ? Non. Le voile me fait horreur, tout autant qu'à Mme Truchelut. Je considère moi aussi aussi qu'il stigmatise l'oppression des femmes. Mais je n'exige pas pour autant qu'il soit interdit dans la sphère privée. Je pense en effet que la liberté ne se divise pas. Dans la sphère privée - c'est-à-dire chez elles, mais aussi dans les commerces ou dans la rue - les femmes ont le droit d'afficher leur servitude volontaire en se voilant. C'est leur liberté individuelle. Tout comme c'est ma liberté individuelle de dénoncer ce symbole d'oppression. En demander l'interdiction, c'est porter atteinte à la liberté individuelle et au principe de tolérance qui doit prévaloir dans la sphère privée. Quant il s'agit de la sphère privée, le combat contre le voile ne peut être un combat législatif : la loi ne doit pas interdire le port du voile dans la rue.

Mais le combat contre le voile reste un combat idéologique : l'UFAL doit continuer à promouvoir l'émancipation des femmes. L'UFAL doit continuer à promouvoir le combat féministe. Non en revendiquant l'interdiction d'un symbole de la servitude volontaire : une telle revendication est non seulement illégitime mais qui plus est contre-productive. Si le voile, comme tout signe religieux ostensible, doit être interdit dans la sphère publique, s'il est légitime d'interdire aux fonctionnaires d'afficher leur appartenance religieuse, s'il est légitime d'obliger les élèves, dans l'enceinte de l'école, à retirer tout signe religieux visible, on ne peut l'interdire dans la société civile. S'il est illégitime de se tourner vers le législateur pour qu'il interdise le port du voile dans la rue, une organisation comme l'UFAL doit continuer à oeuvrer pour que les femmes prennent conscience du caractère aliénant du voile islamique. Les deux vecteurs du combat féministe ont toujours été le droit et l'émancipation. Leur substituer l'interdiction et la stigmatisation reviendrait à trahir, et le principe de laïcité, et le combat féministe.

par Bernard Teper

Vendredi 26 octobre 2007


http://www.gaucherepublicaine.org/,article...-la-laicite.htm



Ce message a été modifié par Okomarac - Saturday 27 October 2007 à 22:52.
Monday 29 October 2007 à 12:26
Citer +Citer
Québec


Pourquoi un cours de culture religieuse ?


Amalgamer éthique et culture religieuse ouvre la porte au relativisme moral
Daniel Baril, président du MLQ

Ce texte a paru dans le numéro 4 de Cité laïque,revue humaniste du Mouvement laïque québécois

C'est maintenant officiel : le gouvernement du Québec abandonnera en 2008 le recours aux clauses dérogatoires des chartes canadienne et québécoise qui protègent les privilèges discriminatoires liés à l'enseignement religieux à l'école. Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on dire, et pour les défenseurs des droits et libertés, il s'agit là d'un pas important qui mettra fin à une situation qui n'aurait jamais dû exister. Mais ceci ne signifie pas que nous en aurons pour autant terminé avec la religion à l'école. Le communiqué du ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier clame explicitement « qu'il ne s'agit pas de sortir la religion des écoles ».

Le projet ministériel prévoit en effet le remplacement du cours d'enseignement religieux confessionnel par un cours d'éthique et de culture religieuse. Ce cours serait offert à tous les élèves et ceci, apparemment, de la première année du primaire jusqu'à la dernière du secondaire. Selon le document du ministre, le volet éthique vise à favoriser le vivre-ensemble et la cohésion sociale, alors que le volet culture religieuse vise manifestement à assurer la continuité avec la tradition de l'enseignement religieux à l'école. On y lit en effet que le cours veut « contribuer à l'appropriation de la culture québécoise façonnée notamment par les traditions catholique et protestante ».

Mais pourquoi mettre ces deux dimensions dans le même programme ? Parce qu'il est « pédagogiquement souhaitable de faciliter la compréhension du monde par l'élève en n'érigeant pas de cloisons entre des univers qui, bien que spécifiques, peuvent être complémentaires », estiment les concepteurs du projet. Autrement dit, conserver aux religions la mainmise sur la formation morale, l'éthique et l'éducation civique. Amalgamer éthique et culture religieuse dans un même cours aura inévitablement pour effet d'amener l'école à traiter des questions morales sous l'éclairage religieux. On mélange les objectifs de socialisation et de respect des différences avec les objectifs de cheminement spirituel et de quête de sens qui eux ne devraient pas relever de l'école.

Il importe d'éviter le relativisme culturel qui place sur un même pied les diverses options dans le domaine des valeurs sociales, ce qu'un environnement pédagogique axé sur les cultures religieuses ne pourra pas éviter. Si l'élève devrait pouvoir librement exprimer ses convictions religieuses lorsque des questions morales et éthiques sont abordées, il ne revient pas à l'école de situer la réflexion dans cet axe par la présentation des us et coutumes que chaque religion considère comme étant de vérité divine. Les questions éthiques à l'école doivent être examinées à la lumière des considérations sociales et des valeurs fondamentales communes qui sont à la base de la démocratie et qui sont incarnées dans la notion de droits fondamentaux sous-tendant les chartes.

Même en abordant la question religieuse du strict point de vue culturel comme semble l'indiquer le document du ministre, on ne voit pas en quoi la « culture religieuse » pourra servir le vivre-ensemble. Le document indique que le programme devra partir des réalités concrètes vécues par le jeune pour lui faire découvrir les diverses réponses apportées par les religions et les courants séculiers. Lorsqu'un enfant du primaire sera confronté, par exemple, au décès d'un proche, l'enseignante devra-t-elle lui parler du ciel et de l'enfer des chrétiens, de la réincarnation des bouddhistes, des clones extraterrestres de Raël et des perspectives matérialistes des humanistes ?
Une idée reçue

L'idée voulant que l'information sur la religion de l'autre favorise un mieux vivre-ensemble est une idée reçue. La plupart des juifs et des musulmans connaissent fort bien les fondements de la religion de l'autre et ceci n'empêche pas les violences entre ces communautés. Informer les élèves sur les soi-disant origines coraniques du hidjab ne rendra pas ce vêtement plus conforme à nos valeurs. Connaître l'histoire guerrière des sikhs ne rendra pas le port du kirpan plus acceptable dans les écoles. Aligner l'ensemble des mythologies de l'humanité ne contribuera pas à former l'esprit critique face aux sectes.

L'idée de contrer l'ignorance religieuse par un cours de culture religieuse vient de ceux qui s'offusquent du fait que les jeunes ne savent pas ce qu'est censée être la Sainte Trinité ou confondent Moïse avec Saint-Joseph. Si toute ignorance est à combattre, il est difficile d'admettre que la non-connaissance de ces mythes pose un problème social si épineux que l'école doive recourir à un cours de culture religieuse pendant toute la durée du primaire et du secondaire. Pour certains théologiens confessionnalistes, il en irait même de la sauvegarde du patrimoine national. Rien de moins ! Pour le CAR, le manque de culture religieuse des élèves en formation morale conduit au déficit démocratique ! À entendre ces arguments, la religion serait le seul véritable véhicule de la culture et de l'identité collective.

L'idée du cours de culture religieuse est en fait d'améliorer l'enseignement religieux. En ce sens, un tel cours s'inscrit davantage en continuité avec le contexte confessionnel qu'en rupture. Ce cours ne répond pas à la question « comment l'école peut-elle contribuer à l'éducation à la citoyenneté » mais plutôt à la question « comment une école laïque peut-elle parler de religion ».

Quoi qu'il en soit, il est difficile d'imaginer comment un tel cours pourrait se donner au primaire et au premier cycle du secondaire. On ne fait pas de la sociologie de la religion avec des enfants et un cours qui transformerait l'école en Wal-Mart de la religion ne respecterait pas les stades du développement cognitif de l'enfant : entre 6 et 9 ans, l'enfant considère que toutes les affirmations d'adultes sont véridiques et se valent. Le même argument vaut contre l'endoctrinement dans une religion dès les premiers âges de la vie. Si par ailleurs on veut atténuer la crise existentielle de l'adolescent et nourrir sa quête de sens, un cours de philosophie ferait mieux l'affaire.

Même offert en secondaire 4 ou 5, le cours de culture religieuse risquera d'ouvrir une boîte de Pandore. Les représentants des diverses religions voudront avoir le contrôle de la partie qui les concerne et il deviendra impossible d'établir une délimitation entre religions et sectes. Lors de sa conférence de presse, le ministre Fournier a affirmé que les groupes « qui se disent prétendument religieux » ne font pas partie de ce qu'il entend par religion, mais nous lui soumettons qu'au Canada et au Québec la scientologie et le mouvement raélien, entre autres, sont reconnus comme des religions. Il est même à prévoir que certains groupes religieux voudront être exemptés de l'enseignement portant sur d'autres religions que la leur.

Dans le contexte social actuel, le rôle primordial de l'école est de former la pensée critique face aux fondamentalismes qui surgissent de toute part et qui, pour l'un, veut instaurer la charia et, pour l'autre, enseigner le créationnisme. L'école ne peut demeurer complaisante devant ces forces qui menacent nos valeurs démocratiques et les acquis scientifiques et encore moins leur servir de courroie de transmission. En cas de contradiction entre valeurs civiques communes et valeurs religieuses, l'école doit afficher clairement son choix en faveur des premières. Ces valeurs sont celles issues de l'humanisme du siècle des Lumières et non du christianisme comme beaucoup aiment le croire.

http://www.mlq.qc.ca/6_dossiers/ecole/reli...religieuse.html


Cette affaire n'est pas terminée , je reçois en moyenne deux à trois alertes Google (laïcité) parlant du sujet, par jour , depuis plus d'un mois . Tous les laïcs et des chrétiens n'étant pas d'accord avec cette mesure . Plusieurs manifestations ont eu lieu et je pense que dans certain cas , laïcs et chrétiens marchaient côte à côte .
Tuesday 30 October 2007 à 14:26
Citer +Citer

Simone Veil : "Je suis toujours rebelle"


On connaît son courage politique, ses combats pour les femmes. Dans « Une vie »*, Simone Veil se livre comme jamais : un destin d’exception, marqué par la tragédie, et un formidable désir de vivre. Entretien exclusif. * Editions Stock. A paraître le 2 novembre.

L'article : ICI

Wednesday 31 October 2007 à 14:27
Citer +Citer
Face à des mythologies conquérantes, la laïcité peut-elle être autre chose qu’un combat incessant ?



La condamnation récente de la propriétaire d’un gîte dans les Vosges pour discrimination à raison de la religion, a relancé le débat sur la laïcité. MmeYvette Truchelut avait demandé, en août 2006, à deux clientes de ne pas porter leur voile dans ses locaux. Non seulement elles s’y étaient refusées, mais, soutenues par la Ligue des Droits de l’Homme, la LICRA et le MRAP, elles avaient porté plainte.



Le 9 octobre 2007, elles ont obtenu gain de cause. L’aubergiste a été condamnée par le tribunal correctionnel d’Épinal à quatre mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende et à divers dommages et intérêts s’élevant glogalement à 7 600 euros.

Des laïques divisés

Ce jugement sévère a forcément suscité de vives réactions. La protestation de la droite intégriste de M. de Villiers qui avait soutenu l’accusée, ne surprend pas : il est attendu qu’un intégrisme politico-religieux, de type « croisés », entre en collision frontale avec un autre du même genre. En revanche, on a vu les défenseurs de la laïcité se diviser en deux camps. Les uns ont jugé inadmissible le champ libre laissé à l’expression publique d’une croyance religieuse exhibant son droit à l’asservissement des femmes. Les autres ont rejeté ce dévoiement de la laïcité en « laïcisme », accusé de faire le jeu de l’intégrisme par une intransigeance inopportune. La laïcité est, disent-ils avec raison, la distinction entre la sphère publique et la sphère privée qui ne doivent pas interférer l’une avec l’autre. Or, dans le cas d’espèce, l’exigence de l’hôtelière empiéterait sur la sphère privée ; elle est, d’ailleurs, estimée illégale, car le port du voile, depuis la loi de 2004, n’est interdit que dans les institutions publiques, comme l’école. Ils voient, en outre, dans cette exigence excessive une faute politique qui donne à l’adversaire un exemple de l’intolérance que porterait en lui-même le principe de la laïcité, alors qu’il est rigoureusement l’inverse.

La laïcité en France : un combat long et acharné

S’il ne fait pas de doute que la laïcité est un principe de tolérance, visant à contenir les croyances dans la sphère privée sans pouvoir pénétrer la sphère publique, la coexistence entre laïques et religieux qui a fini par prévaloir en France entre les années 1920 et 1980, malgré quelques accès épisodiques de fièvre scolaire, ne doit pourtant pas faire illusion. La laïcité n’est pas « un no man’s land » où l’on pénètre après avoir laissé les armes au vestiaire. Elle est un principe de tolérance qui comme tout principe n’existe que s’il est respecté ou défendu si nécessaire. C’est sa contestation qui en a fait obligatoirement un principe de combat contre toutes les mythologies - religieuses ou non - dont la vocation universelle et la prétention totalitaire sont de régir vie publique et vie privée.

Qu’on n’oublie pas l’Histoire ! Il a fallu plus d’un siècle, depuis la Révolution française avec, dès 1790, sa « loi sur la constitution civile du clergé » et la confiscation par la Constituante des « biens nationaux du clergé », pour que figure parmi les textes fondateurs de la République, en 1905, la séparation de l’Église et de l’État. Un siècle plus tôt, en signant le Concordat de 1801, pour solder le contentieux d’alors, Bonaparte ne la croyait pas encore possible. Et, après des « inventaires de biens cultuels » mouvementés car jugés profanateurs, il faut une bonne quinzaine d’années supplémentaires - dont quatre années cataclysmiques d’une Première Guerre mondiale - pour que l’Église catholique se résigne enfin à accepter la nouvelle situation, non sans tenter de regagner le terrain perdu, à l’occasion de la querelle scolaire toujours sous-jacente comme braise sous la cendre. L’Église catholique a su toutefois trouver avantage à se soumettre sinon à ce principe du moins à ce rapport de forces. L’occasion lui était en effet donnée d’échapper aux accusations de compromission qu’impliquait la confusion des genres comme la traditionnelle « alliance du trône et de l’autel » ou celle « du sabre et du goupillon ».

Une nouvelle contestation de la laïcité

C’est que, loin d’être seulement un principe à respecter, la laïcité est avant tout historiquement une représentation de la société qui ne pouvait que heurter de plein fouet la séculaire représentation religieuse dominante. Elle est donc apparue dès le début comme un combat sans cesse recommencé avec des phases aiguës et des moments d’apaisement. Il ne s’achèvera que le jour où les mythologies désarmeront. Autant dire que ce n’est pas demain la veille, puisqu’elles ne peuvent renoncer à la domination la plus large sans trahir la mission planétaire qu’elles se donnent.

Après l’apaisement de la lutte contre l’Église catholique, malgré un brusque réveil en 1994 avec la menace de révision de la loi Falloux de 1850 sur le financement public des écoles confessionnelles, une phase aiguë s’est réouverte devant les prétentions de l’intégrisme islamiste. « L’affaire du voile » depuis 1989 en est le symbole : faute d’une décision claire des autorités socialistes de l’époque, le conflit s’est envenimé au point de devoir enfin conduire en 2004 à l’adoption d’une loi interdisant son port dans les établissements publics.

Deux erreurs à éviter


Mais on sent bien que le problème n’est pas réglé. L’affaire du gîte des Vosges le montre. La question est de savoir ce que les partisans de la laïcité sont prêts à accepter ou à refuser du camp d’en face qui ne reculera, comme l’a fait l’Église catholique, que s’il a devant lui plus fort que lui.
- Une première erreur serait de fermer les yeux sur les intentions des adversaires de la laïcité pour qui elle est et reste d’abord un obstacle à leur développement. Avec le voile, ils disposent d’ailleurs d’un objet astucieux à deux faces, dont l’une permet de cacher l’autre : côté pile, il est, selon eux, un signe d’appartenance religieuse qui relève de la sphère privée ; et ce n’est pas contestable. Côté face, ils savent que ces femmes voilées sont l’expression publique d’une politique de contrôle des femmes par les hommes qu’ils brandissent - comme le font des hommes-sandwichs - à la face des « infidèles » assez dépravées pour se promener sans voile, et donc en toute impudicité.

- Une seconde erreur serait d’imaginer que la sphère privée ne connaît pas de limites aux extravagances individuelles ou communautaristes. La rue est un lieu public certes, mais où les fantaisies privées sont contenues : nul ne peut s’y déplacer comme il l’entend, en engageant, par exemple, sa voiture en sens interdit. Les originalités vestimentaires, elles-mêmes, ne sont pas moins régies par les règles de la décence de l’époque où elles sont édictées : se promener nu ou en maillot de bain en ville n’est pas autorisé parce qu’il est estimé que cet exhibitionnisme attente à la pudeur d’autrui. Que dirait-on si on voyait un individu déambuler en tenant par le licol une autre personne ? Ne peut-on admettre que, pour les partisans de la laïcité, ces voiles qui ne laissent paraître que l’ovale du visage - et encore ! -, attentent à la dignité humaine en s’apparentant à cette image de soumission et d’asservissement que l’on associerait spontanément à un licol ? L’aliénation de son propre corps consentie ou non relève de l’esclavage. Il ne s’agit pas pour autant d’édicter une surface d’étoffe maximale qui serait autorisée, pas plus qu’il n’a été fixé de surface minimale d’étoffe pour couvrir sa nudité. Mais, comme pour la nudité, le port d’un voile devrait seulement ne pas heurter l’idée que l’époque se fait de la décence. Seulement, sa puissante charge culturelle rend aujourd’hui l’opération délicate : tout voile risque de renvoyer pour longtemps à l’instrument séculaire d’asservissement de la femme.

Quelles que soient les motivations des intéressés pour justifier le port du voile dans les lieux publics, elles ne sauraient en tout cas prévaloir sur les principes fondateurs de la République : attentatoire aux droits de la personne, il devrait être cantonné strictement aux limites des espaces privés de l’individu. Seulement, là, il n’est plus d’aucune utilité.
Rien ne serait donc pire qu’une division des partisans de la laïcité : les mythologies n’attendent que ça pour reprendre l’avantage. La laïcité n’a d’autre choix que d’être un combat permanent sous peine de cesser d’exister.

Paul Villach - Agoravox

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30936



Friday 02 November 2007 à 15:50
Citer +Citer
Tribunes


La laïcité face au communautarisme et à l'ultra-laïcisme


par Catherine Kintzler, professeur de philosophie à l'université de Lille-III, auteur de Qu'est-ce que la laïcité ? (Vrin, 2007), 14 octobre 2007

Deux dérives symétriques menacent la laïcité. L'une, qui cautionne le communautarisme, consiste à vouloir étendre à la sphère publique le régime de la société civile : elle a été désavouée et bloquée par le vote de la loi de mars 2004 interdisant le port des signes religieux à l'école publique. L'autre, où l'on reconnaît l'ultra-laïcisme qui est une forme du dogmatisme anti-religieux, consiste inversement à vouloir durcir l'espace civil en exigeant qu'il se soumette à l'abstention qui règne dans la sphère publique ; elle a marqué une partie de l'histoire de la IIIe République, et refait surface avec la déplorable affaire d'Epinal.


SUITE : ICI
Saturday 03 November 2007 à 11:17
Citer +Citer
L’école n’a pas le droit de faire silence sur le fait religieux»

Libération

LIEN


Wednesday 07 November 2007 à 18:31
Citer +Citer
Zététique

Un blog sur la zététique et la parapsychologie scientifique, l'étude critique des phénomènes paranormaux dans une optique scientifique, loin des dérives pseudo-parapsychologiques et pseudo-sceptiques

http://zetetique.canalblog.com/


Friday 09 November 2007 à 03:08
Citer +Citer

Bouquins




Mis en ligne le 08/11/2007



A paraître fin novembre :



"Les religions : cheval de Troie de l'Union européenne ?"



Durant plusieurs années, Marcel Conradt a observé, étudié et analysé le travail des religions des associations religieuses et de leurs lobbies non seulement au sein du Parlement européen où il travaille comme assistant parlementaire, mais aussi dans deux autres grandes institutions de l’Union européenne : la Commission et le Conseil. Présente dès l’origine de la construction européenne à travers ses pères fondateurs, la religion catholique n’est plus seule à dialoguer avec les décideurs européens. Les autres religions monothéistes, mais aussi les sectes ont graduellement acquis droit de cité dans les enceintes européennes au point de constituer une force non négligeable consultée en amont des grandes orientations politiques adoptées. La laïcité n’a pas suivi la même trajectoire et les associations philosophiques qui la représentent font souvent figure de parentes pauvres, qu’on oublie volontiers dans le débat européen.

Sans tomber dans la thèse du complot, Marcel Conradt, partisan de la laïcité structurelle de l’Union européenne, s’interroge sur cette asymétrie. Il nous livre une description objective et précise des situations qu’il a observées, des jeux qu’il a décortiqués et des manœuvres et réactions des uns et des autres.

Observateur privilégié, il nous livre une analyse historique extrêmement complète et sans concession de la situation et nous invite à tirer chacun nos conclusions.

http://www.proxiliege.net/index.php?page=a...46&idrub=26



Ce message a été modifié par Okomarac - Friday 09 November 2007 à 03:09.
Monday 12 November 2007 à 12:58
Citer +Citer
Combat laïque

Belgique: Manifeste pour la promotion d'un Etat laïque


Par Nadia Geertz
Samedi 10 novembre 2007




Port du voile islamique à l’école ;
Introduction du créationnisme en milieu scolaire ;
Mises en cause de la mixité ;
Refus par des hommes de voir leur femme soignée par un médecin masculin ;
Mariages forcés et crimes d’honneur ;
Etc.




Comme la France, la Belgique doit faire face, ces dernières années, à la montée des intégrismes et communautarismes, lesquels se traduisent par des revendications qui, sous couvert de respect des particularismes religieux, menacent l’espace public, semblant même parfois lui dénier toute légitimité : comme si l’individu, lui-même subsumé dans une communauté religieuse, était roi. Comme si nul n’avait le droit de restreindre la sacro-sainte liberté religieuse, fût-ce dans des espaces qui sont l’émanation de l’Etat et qui, comme tels, devraient être neutres : administrations publiques, écoles, hôpitaux. Comme si des valeurs aussi essentielles que l’égalité ou la mixité étaient renégociables. À la différence de la France cependant, la Belgique ne peut s’arc-bouter sur le concept-clé de laïcité pour répondre à ces revendications. La Belgique, en effet, n’est pas un Etat laïque. Tout au plus y parle-t-on de neutralité. Une neutralité qui se comprend trop souvent comme une neutralité d’abstention, dénuée du moindre contenu positif. Comment, dès lors, articuler la liberté religieuse et le souci du vivre ensemble ? Comment faire en sorte que la première, en s’imposant à tous les niveaux de la vie en société, ne compromette lentement mais sûrement le second ?

Il y a quelques mois, à l’initiative de Chemsi Cheref-Khan, Pierre Efratas et Nadia Geerts, une trentaine de citoyens ont lancé une pétition contre l’immixtion du religieux à l’école. Cette pétition fut signée par 3700 personnes. Ce n’était cependant qu’un début, tant il était évident que les problèmes ne se limitaient pas à la sphère scolaire. Le 6 novembre dernier, ces trente citoyens ont donc présenté à la presse leur nouvelle initiative, bien plus ambitieuse, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de réclamer l’inscription du concept de laïcité politique dans la Constitution belge et dans les dispositifs légaux des entités fédérées.

Le manifeste, que vous trouverez ci-dessous, vise à fédérer toutes les forces laïques en Belgique. Parce que la laïcité est le garant du vivre ensemble.

Nadia Geerts


MANIFESTE POUR LA PROMOTION D’UN ETAT LAIQUE

Nous,
Citoyennes et citoyens, groupements et associations,
croyants ou non,
attachés aux valeurs humanistes et démocratiques,
soucieux d’égalité et de mixité sociale et culturelle,
considérons que :

* nul ne peut se prévaloir d’un dogme ou d’un prescrit religieux pour se soustraire à la loi ;
* nul dogme, tradition ou particularisme « culturel » ne pourra être invoqué pour bafouer le droit de toutes et de tous à la stricte égalité en droits comme en devoirs ;
* dans toutes les institutions publiques – administrations, écoles, hôpitaux -, dans l’intérêt de la collectivité, le service public doit être assuré par une application active du principe de neutralité, par une séparation du droit et de la foi ;
* plus particulièrement, à tous les niveaux de l’enseignement, la méthode scientifique et libre exaministe doit prévaloir sur l’affirmation des spécificités culturelles, religieuses ou philosophiques de chacun.

En conséquence de quoi nous appelons à l’inscription du principe de laïcité politique dans la Constitution belge et dans les dispositifs légaux des entités fédérées.

Afin de réaliser ces objectifs qui nous paraissent essentiels pour le vivre-ensemble au XXIe siècle, nous rassemblons et coordonnons nos actions au sein du

Réseau d'Actions Pour la Promotion d’un Etat Laïque (R.A.P.P.E.L.)

Si vous partagez nos principes et nos objectifs, merci de bien vouloir signer et faire signer ce manifeste citoyen/nes, groupements et associations.

Comment ? Envoyez-nous un mail comportant vos nom, prénom et adresse complète à l'adresse reseaulaicite@yahoo.fr .

Philipp Bekaert, Yvan Biefnot, Chemsi Cheref-Khan, Yeter Celili, Dominique Celis, Elie Cogan, Paul Danblon, Philippe de Menten, Gisèle De Meur, Bahareh Dibadj, Pierre Efratas, Farouk el Boustami , Catherine François, Tamara Galperin, Nadia Geerts, Guy Haarscher, Lara Herbinia, Martine Hissel, Claude Javeau, Jacques Lemaire, Abdellatif Mghari, André Nayer, Michèle Peyrat, Anne-Marie Roviello, Philippe Schwarzenberger, Fatoumata Sidibe, Jamila Si M’hammed, Sam Touzani, Pierre Van den Dungen, Georges Verzin, Mohammad Zahedi...

par Nadia Geertz
http://www.gaucherepublicaine.org/,article...Etat-laique.htm


Blog de Nadia Geertz :
http://nadiageerts.over-blog.com/
Monday 12 November 2007 à 13:02
Citer +Citer
Un nouveau traité européen contraire à la laïcité

Lien : ICI
Thursday 15 November 2007 à 19:51
Citer +Citer
Catherine Kinztler: «la laïcité engage un modèle politique fondé sur un paradoxe : c'est la supposition de la suspension du lien communautaire qui rend possible la formation du lien politique»


Dans cet entretien à l'Observatoire du communautarisme, Catherine Kintzler, professeur de philosophie à l'université de Lille-III, résume le propos de son dernier essai Qu'est-ce que la laïcité ? (Vrin, 2007), solide réflexion philosophique sur la notion de laïcité. Elle revient également sur la dernière décennie - pendant laquelle on aura beaucoup polémiqué autour de la laïcité, sur le sens d'un engagement ou d'un militantisme laïque, enfin sur la nature du féminisme républicain qu'elle oppose au féminisme essentialiste.

http://www.communautarisme.net/Catherine-K...on-du_a985.html

Monday 19 November 2007 à 16:18
Citer +Citer
LA LAICITE, UNE DOCTRINE DE L’EDUCATION NATIONALE

par Fabien Collet :

Lire : ICI
Monday 19 November 2007 à 16:27
Citer +Citer
L'OBSERVATOIRE ZETETIQUE


16/11/2007:

La zététique n'est pas un sport de combat"




Naît-on croyant (tenant1), naît-on sceptique, naît-on attiré par l'occulte ou plutôt par le rationnel ?
Mon objectif n'est pas de définir l'ensemble de ces termes. L'aura, l'ésotérisme, le paranormal... on n'ouvre pas le dictionnaire quand on en parle entre amis. Or, c'est à l'ami qui se trouve potentiellement derrière chaque lecteur que je m'adresse humblement. En fait, à travers ces lignes je souhaite rompre ce positionnement trop souvent vu : « tenant (ou croyant selon le terme que vous préférez) contre sceptique ». Je le refuse, parce que mon histoire est faite de tenants que j'aime, de sceptiques que j'aime, de tenants qui m'insupportent et de sceptiques qui m'insupportent au moins autant. C'est pour cela que je me propose de partager avec vous mon parcours, non comme un exemple universel, mais comme un pont vers un questionnement.

Cet article comporte le témoignage et les réflexions personnelles d'un membre de l'Observatoire zététique sur son rapport au paranormal et à la zététique. Il ne s'agit donc pas d'une prise de position de l'Observatoire zététique.

1. De la naissance à la croyance

Je suis né dans une famille très attirée par le paranormal. Voici une liste (incomplète) de méthodes avec lesquelles je fus soigné : homéopathie, ostéopathie, acupuncture, kinésiologie, médecine ayurvédique, fleurs de Bach, coupeur de feu et d'entorse, enleveuse de verrues...
J'entendais régulièrement parler d'esprit, d'énergie, d'aura, de karma, d'astrologie, de radiesthésie, de géobiologie...

À l'âge de raison, j'étais sûr d'approcher une forme de vérité : ces médecines fonctionnaient, puisque que je guérissais. Cela impliquait de ma part une forme de rejet de la médecine dite moderne, des nouvelles techniques (four micro-onde, vaccin)...
Mon père était reconnu en tant que rebouteux et de nombreuses personnes appelaient pour résoudre des souffrances physiques accompagnées, parfois, d'une profonde détresse... et pour lesquelles les méthodes « officielles » étaient inefficaces. Papa réussissait visiblement à soigner, vu que le bouche-à-oreille était important... un père au sommet de l'estime de son enfant.

2. De la croyance à l'évangélisation

L'adolescence passée et l'âge adulte arrivant, je décidai d'évangéliser doucement mon entourage et je partageais mes croyances sur le paranormal et sur les médecines dites parallèles, avec la sincère volonté de vouloir faire le bien. Ma démarche étant sérieuse, je potassais livre après livre et, plutôt à l'aise en rhétorique, je convertissais peu à peu mon petit monde.
J'approfondis ensuite, sûrement comme tout un chacun, le sens de la vie en me questionnant sur les réincarnations, mon avenir, en cherchant à ressentir des énergies.
Intérieurement, je ressentais le devoir de reprendre, un jour, le flambeau de mon père pour soigner la souffrance d'autrui. Pourtant, je ne croyais pas en tout et en n'importe quoi. Un côté cartésien2 me permettait de faire un tri et je ne croyais ni aux horoscopes de madame Teissier, ni aux médecines de charlatans.

3. De l'évangélisation à la confrontation

Lorsque j'en parlais, indéniablement je rencontrais des sceptiques, dont à force je connaissais par avance les arguments. Je me disais intérieurement que c'était des bornés qui de toute façon, en n'utilisant que leur cerveau, ne pouvaient ressentir des choses qui échappent à la raison, à la science. Je les trouvais arrogants et prétentieux (mais au fond de moi, je l'étais sûrement aussi un peu en me disant : « dommage, ils passent à côté d'une réalité des choses »).
Mon père insistait sur le fait de rester humble : en étant moi-même, je provoquerai le questionnement un jour ou l'autre.

4. De la confrontation au questionnement

Les confrontations étaient parfois assez passionnelles, car parler de ces choses engage souvent une part affective forte. Ayant fait des études scientifiques, je pouvais facilement argumenter en m'appuyant sur des théories.
En tant que croyant (et je trouve que c'est souvent le cas chez d'autres), je cultivais une ambiguïté entre : « ces choses-là ne sont pas du champ de la science car ésotériques donc non prouvables », et entre : « les scientifiques, trop bornés qu'ils sont, refusent de se pencher sur ces choses-là ».
Or si je voulais expliquer des choses, il me fallait des outils. Finalement je me suis investi d'une nouvelle mission : prouver sérieusement que j'étais dans le vrai avec, s'il le faut, des arguments vraiment scientifiques. Cela impliquait d'écouter les arguments des sceptiques.

Je sais que certains tenants ne seront pas d'accord avec cette démarche, car pour eux, c'est quelque chose qui ne peut pas être démontré scientifiquement, car c'est ressenti intérieurement et pas abordé avec le cerveau. Ils pensent aussi que si on a un don, ce n'est pas pour l'étaler et qu'on n'a rien à prouver. Je suis plus dans le sens : « si c'est vrai, mince ce serait bien dommage de ne pas pouvoir le partager ».

5. Du questionnement à la zététique

J'ai lu un jour un livre d'Henri Broch et de Charpak : « Devenez sorcier, devenez savant ». J'ai détesté. Le ton m'empêchait de recevoir le moindre argument développé. Et puis un jour j'ai rencontré la démarche zététique3. Ce ne fut pas un coup de foudre, mais un attrait certain. Je pense que cela s'est assez bien passé car j'étais dans une démarche d'ouverture et non dans une démarche de vouloir convaincre les sceptiques : pour cela il fallait que j'ose embrasser le doute... difficilement, car remettre en cause ses croyances n'est pas chose aisée. Cela demande une très grande humilité : en effet, quelque part, c'est se mettre en danger, reconnaître un tort potentiel.
Je ne sais pas si toi, lecteur (je me permets de te tutoyer vu que tu me connais bien maintenant), tu es plutôt tenant, mais je trouve vraiment intéressant de s'autoriser à avoir peut être tort. Cela ne veut pas dire que tu as effectivement tort, cependant tu te permets d'ouvrir une brèche que tu pourras bien sûr refermer.
Je me souviens des grincements de dents que j'avais lorsque j'entendais des jugements féroces vis-à-vis de certaines croyances. Et qui étaient-ils pour juger telle ou telle médecine sans jamais l'avoir expérimentée sur eux ?
Finalement je me suis rapproché de zététiciens que j'identifiais comme étant les plus tolérants. Avec du recul, je me rends compte qu'ils sont les plus sensibles aux enjeux affectifs.
Alors suis-je devenu zététicien du jour au lendemain ? Non, c'est un cheminement intérieur qui demande à être nourri plusieurs fois. La curiosité est le seul guide.

6. Le basculement

La fissure, pour moi, a été l'homéopathie. J'ai approfondi la question assez loin pour m'apercevoir qu'en fait ce n'est pas du tout ce que l'on croit (je t'invite à regarder en détail la composition de l'Oscillococcinum).
Alors pourquoi un basculement ? Parce que de nombreuses autres pratiques valident l'homéopathie. Et si elles valident quelque chose de « faux », elles sont elles-mêmes fausses... c'est ce que j'ai pensé4.

Et pourtant, j'ai guéri par l'homéopathie, je l'ai vue résoudre plein de petits soucis chez des amis, parents. Avec la démarche zététique, j'ai pu comprendre que ce n'était pas spécialement pour les raisons que l'on croit (effet placebo, méconnaissance du corps et des maladies, psycho... jouent probablement un rôle).
C'est là que je trouve la confrontation classique tenant-sceptique stérile, car finalement elle empêche d'aborder d'autres sujets qui mériteraient d'être approfondis : « quels sont les mécanismes de l'effet placebo ? », par exemple.
Lorsque j'écoute une personne qui me rapporte un phénomène paranormal, j'entends quasiment systématiquement : « je tiens à préciser que je suis quelqu'un de très cartésien ». Combien de fois l'ai-je dit moi-même, comme un argument béton.
Car le plus difficile je pense, pour un tenant, est de comprendre l'apport d'une démarche scientifique à ses croyances.

7. De la zététique au respect

Ce cheminement m'a donné une certaine force que j'essaye de ne pas perdre : me souvenir des arguments de sceptiques qui me blessaient, que je trouvais ridicules... même s'ils pouvaient être vrais, car souvent je pouvais les prendre comme une agression d'un sceptique pur et dur qui ne pouvait pas ouvrir son esprit.
J'ai un profond respect pour des tenants et je peux comprendre les enjeux quand, par exemple, la médecine « officielle » n'a plus de solution pour nous. Et je sais qu'il est insupportable de perdre espoir.
Et puis, il faut bien reconnaître les faiblesses de la médecine « officielle » (que valent cinq minutes de consultation face à une demi-heure chez un homéopathe qui s'intéresse vraiment à vous ?) et l'absence à l'école d'un enseignement de l'esprit critique.

Quant à moi, il m'arrive encore de prendre des gouttes de tel remède magique de ma maman, car il me rappelle bien des choses et du coup je vais bien mieux.

Et puis, comme dans mon passé, je m'autorise aujourd'hui à avoir tort. Et je te l'avoue : je rêve toujours de prouver qu'un phénomène paranormal existe...

8. Pourquoi faire de la zététique ?

Étudier, parler du paranormal est un réel plaisir. Tu as sûrement vécu, lecteur, des soirées où des personnes confient leur expérience de table tournante, de magnétiseurs qui ont guéri telle personne, de barreur de feu, des adresses que l'on s'échange. En parlant de tel sujet, on a réel succès... sauf s'il y a un sceptique dans la salle qui donne son avis.
Je suis souvent mal à l'aise devant des personnes qui me rétorquent : « pourquoi critiquer telle médecine ou croyance si cela fonctionne même à cause d'un effet placebo ? Tu es un briseur de rêve ».
La zététique n'a pas comme but de briser un espoir. Elle n'a même aucun but. Elle permet juste aux personnes de faire leur choix en connaissance de cause. Quand Boiron vend de l'Oscillococcinum, quels outils ai-je pour juger de la pertinence de ce « médicament » ? Une fois que la personne a eu les moyens d'approfondir le sujet, libre à elle de choisir ou non la médecine qu'on lui propose.
N'est ce pas positif ?

La zététique permet aussi d'analyser un fait comme le témoignage d'une personne guérie par un rebouteux. Que puis-je en tirer comme conclusion ? Le rebouteux a-t-il effectivement un don ?

Car ce qui me frappe aujourd'hui quand je regarde qui j'étais avant, c'était de voir avec quelle facilité je donnais du crédit à une personne qui exerçait une pratique pseudo-médicale.
« Tu sais je suis allé voir monsieur X, il a une technique formidable : il te guérit juste par imposition des mains »
« Ah ouais c'est vrai ? » ? et je colportais la bonne nouvelle...

Comment est-ce que je réagis aujourd'hui, tu dois te demander ? Est-ce que je sors mon attirail de sceptique pour réfuter d'emblée toute croyance ?
Non je m'impose que cela ne se passe pas ainsi. Je mets tous mes préjugés à plat, et en collaboration avec le croyant qui m'offre la chance de se pencher sur ce sujet, j'essaye de comprendre son univers, son vocabulaire (par exemple que veut-il dire par « énergie »). Ensuite je cherche s'il y a déjà eu des expériences faites. Et au final, le rêve, de monter un protocole ensemble, non pas pour prouver qu'il a tort, mais pour mettre en évidence ou non le phénomène.
En tout cas, le travail d'écoute et de collaboration est un enrichissement humain réciproque.

Et finalement cet esprit d'analyse que j'ai acquis, me sert aujourd'hui dans beaucoup d'autres domaines, comme la critique des médias, les discours politiques, etc.

La zététique reste en tout cas un plaisir, un loisir et n'est certainement pas une doctrine avec ses préceptes et ses ennemis.

Critique et conclusion

Les zététiciens ne sont pas des personnes parfaites. Effectivement il y a des bornés dans les sceptiques. Ils ne sont pas un groupe uniforme de personnes aux comportements identiques. Nous essayons à l'Observatoire zététique d'être les plus tolérants et ouverts possible.

Finalement il ne faut aucune connaissance scientifique approfondie pour avoir une démarche zététique. Lorsque j'ai une discussion sur ces sujets, je sais qu'il ne sert à rien de partir sur des théories qui expliqueraient tel ou tel phénomène. Ce sont souvent des débats stériles : mettons plutôt en évidence le phénomène en montant un protocole. Et si phénomène il y a, bâtissons ensuite une théorie.

Mais attention, autant notre propre remise en question nous regarde, autant il ne faut pas minimiser l'importance qu'une croyance peut avoir pour quelqu'un.
C'est pourquoi j'ai peu abordé ces sujets avec mon père et je n'ai pas essayé de le tester : pour lui c'est toute sa vie, sa raison d'être. Qui suis-je pour aller le titiller au risque de le blesser ? Et puis, il reste un père toujours au sommet de l'estime de son enfant.

Si tu es arrivé jusque là, je t'en remercie. Je n'ai pas écrit ce texte pour évangéliser avec la zététique comme j'ai voulu, autrefois, évangéliser avec mes croyances. Je n'ai pas sauté de l'arbre des tenants pour atterrir dans celui des zététiciens. J'ai fait ce parcours qui est le mien. Chacun est libre de ses choix, de ses options, et un parcours différent du mien n'est pas un parcours moins respectable. Simplement je me suis dit que partager mon expérience pouvait être intéressant pour d'autres. Un sage disait que chaque personne une fois décédée était une goutte qui allait avec son expérience se mélanger dans un océan à partir duquel on renaissait... je préfère partager de mon vivant !

Je ne signe pas, car ce texte implique d'autres personnes, mais quiconque souhaite en discuter avec moi peut le faire par l'intermédiaire de contact@observatoire-zetetique.org.


1 Je préfère ce mot à celui de « croyant » pour exclure la connotation religieuse (la croyance en un dieu n'est pas du ressort de la zététique). Le tenant est celui qui soutient une opinion, défend une doctrine. Appliqué au paranormal, on parle par exemple de « tenant » de l'hypothèse extra-terrestre (qui soutient que les OVNI sont des vaisseaux extraterrestres).
2 Je fais exprès d'employer ce terme pour rebondir dessus plus loin.
3 Voir cette petite définition.
4 Le pendule, l'antenne de Lecher, la kinésiologie ou Acmos, par exemple, permettent de tester si tel médicament homéopathique sera efficace pour soigner la personne.

http://www.zetetique.info/archives/00000096.html


Tuesday 20 November 2007 à 16:16
Citer +Citer
Ni Putes Ni Soumises au bord de l’implosion : ou les dommages collatéraux de la « politique d’ouverture. »

La politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy fait bien plus de dégâts que ce que l’on pourrait penser

publié par Pierre, le mardi 20 novembre 2007


En plus de décrédibiliser la Gauche en en débauchant certains représentants, le piège tendu par le chef de l’Etat s’avère plus vicieux encore quand les convictions flexibles de ces « ministres d’ouverture » provoquent de graves dommages collatéraux.

C’est le cas avec Fadela Amara, qui dans le championnat des débauchés du gouvernement Fillon gagne haut la main le prix du retournement de veste le plus singulier. Ainsi, la fondatrice de l’association « Ni Putes Ni Soumises » reconnue pour son militantisme laïque et féministe, est actuellement secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville dans l’actuel gouvernement de droite auprès de … Christine Boutin, élue ouvertement provie qui, il y à encore quelques années déclarait ne pas avoir voté la loi de 2004 sur la laïcité au congrès de … l’UOIF (Union des organisations islamiques de France). On est loin des belles envolées lyriques d’antan de Fadela Amara concernant la laïcité et la défense des libertés individuelles des femmes.

C’est peu dire que le duo est à première vue aussi crédible qu’Olivier Besancenot main dans la main avec Philippe de Villier. Pourtant, cela ne semble pas choquer outre mesure Fadela Amara, qui s’est ainsi engouffrée tête baissée dans cette aventure improbable à la demande de Nicolas Sarkozy et qui dans sa précipitation, a semble-t-il omis d’emporter avec elle les notions de laïcité et de liberté individuelle au passage.

Au delà des interrogations légitimes que l’on est en droit de se faire sur les convictions de Fadela Amara, son choix de tourner le dos à certaines des valeurs qu’elle avait défendu avec courage jusqu’alors sème le trouble à gauche (comme à droite, d’ailleurs, mais pour d’autres raisons), mais provoque également de sérieux dommages collatéraux pour l’association « Ni Putes Ni Soumises ».

Ainsi, l’association dont elle est présidente est actuellement au bord de l’implosion ; 28 comités locaux sur la soixantaine que compte le mouvement ont décidés de démissionner en bloc en signe de protestation contre l’absence de ligne politique claire et indépendante au sein de l’association. La neutralité politique au sein de NPNS est en effet mise à mal : a présent entrée au gouvernement, Amara propage la maladie de la débauche comme avec Mohammed Abdi, secrétaire général de l’association et nouvellement promu « conseiller spécial » de Fadela au gouvernement… Ajouté à cela un Conseil d’Administration composé de la garde rapprochée de la ministre ainsi que certaines ambiguïtés financières qui restent à clarifier, on est loin de l’exigence de transparence et de neutralité dont doit faire preuve une association de ce type.

A ce jour, l’avenir de l’association reste flou. Il sera difficile pour les militants déçus de faire face aux désillusions vécues ces derniers mois. Aussi, les militants NPNS en colère ont mis en ligne un blog (http://npnsencolere.over-blog.com/) sur lequel il est possible de suivre le déroulement des actions des militants déçus du Mouvement.

Cette affaire nous prouve une fois de plus, que la fascination pour le pouvoir et l’ambition dévorante n’aura de cesse de parasiter l’action militante, que ce soit à droite comme à gauche, au sein d’une association ou d’une famille politique. Nous aurons la société dont nous rêvons si nous, jeunes socialistes, restons concentrés sur notre projet et restons plus que jamais fidèles à nos convictions. Ainsi, pour paraphraser notre Président Antoine Détourné lors de son discours d’investiture au Congrès National, « faisons preuve d’exemplarité face à nos aînés » ; portons le projet socialiste au plus haut et opposons nous à ce gouvernement qui banalise la manipulation des êtres et de l’opinion.

http://www.mjs62.fr/spip.php?article369




Pages : < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 >