| QUOTE (Gilcad @ 15 Mar 2007 à 10:15) |
| C'est clair que ce serait un peu la grande question.... Y a aussi le cas des régions en partie ou en majorité germanophone à l'Est ( Eupen et Malmédy) qui pourrait poser problème, non ? |
| QUOTE (lavienrose @ 15 Mar 2007 à 02:30) | ||
LE MONDE | 08.02.07 | 14h16 Point de vue Le rattachement à la France, espoir de la Wallonie, par Paul-Henry Gendebien Séculaire et récurrent, le mal-être existentiel de la Belgique pourrait s'accentuer à l'approche du scrutin législatif du printemps. La question belge, c'est aujourd'hui l'échec d'un fédéralisme qui a déçu, où l'on voit une majorité flamande préparer l'indépendance de sa région tandis que la minorité wallonne compte vainement sur l'intervention d'une monarchie sans réels pouvoirs pour empêcher la dislocation de l'Etat. La vraie-fausse fiction diffusée récemment par la télévision francophone a créé un traumatisme chez les Wallons : refoulée dans les zones obscures de l'inconscient collectif, la partition tant redoutée de la Belgique devenait plausible. L'illusion faisait place à la brutale réalité : à coups de boutoir répétés, le nationalisme flamand pourrait bien finir par avoir raison de l'Etat belge. C'est un fait : la pensée séparatiste s'est incrustée au coeur de la plupart des partis flamands, au-delà du puissant et inquiétant Vlaams Belang. Pour eux, l'objectif n'est autre que l'émergence d'un nouvel Etat en Europe, et dans l'immédiat la remise en question de la fonction royale. Les chancelleries européennes feraient bien de s'en aviser. La conférence institutionnelle qui suivra les prochaines élections pourrait porter une atteinte supplémentaire à la substance régalienne de ce qui subsiste d'Etat central. La Flandre exige la scission des politiques économiques et sociales, de la fiscalité des entreprises, de la justice... Le démembrement commencé il y a plus de trente ans s'achèverait par une séparation de velours à la façon tchécoslovaque. Dans ce cas, l'avènement d'une République de Flandre ne fera pas l'ombre d'un doute. La Wallonie en revanche n'a pas les moyens économiques d'une éventuelle indépendance. Quand bien même en disposerait-elle, encore lui faudrait-il un projet collectif et national consistant. Or elle n'a ni l'envie ni la volonté de le forger. Peuple sans Etat et dépourvu d'identité nationale distincte, les Wallons furent absorbés après 1830 dans un magma belge qui occulta leur véritable identité, française de toute évidence. Celle-ci n'est pas le fruit d'un quelconque déterminisme nationaliste ou ethno-culturel, mais doit s'entendre comme une libre adhésion aux principes de la démocratie sociale et républicaine. Dès lors la question est posée, et elle n'est pas absurde : les Wallons (et le cas échéant les Bruxellois avec eux) ne seront-ils pas tentés de se tourner vers la France ? La nécessité de bannir tout risque d'instabilité au coeur de l'Europe, le besoin de partager une part du rayonnement que la France porte encore dans le monde, toutes ces aspirations pourraient les conduire dans cette direction. Ce choix, ils le feraient soit au lendemain de la partition, soit après une phase transitoire de gestion des affaires courantes et d'incertitude. La France ne devrait pas considérer avec effroi l'hypothèse d'un élargissement à la Wallonie. Dans l'immédiat subsiste la règle classique de la non-ingérence combinée avec celle de la non-indifférence. Au-delà de celle-ci, c'est la solidarité de la République qui serait sollicitée à l'égard d'un peuple de plus de 4 millions d'habitants de langue française. UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN La République ne compromet en rien l'avenir de l'Europe lorsqu'elle est actrice de ses propres idéaux et soucieuse de ses intérêts légitimes, participant ainsi à une nouvelle dynamique européenne qui présuppose la conjonction d'une Allemagne forte et d'une France forte. Naguère la communauté internationale et Paris avaient consenti loyalement à la réunification allemande. Demain, une manière de "réunification française" qui organiserait une communauté de destin franco-wallonne ne devrait heurter aucun intérêt en Europe, surtout si elle est bien préparée et expliquée. Il n'est pas trop tôt pour entamer la réflexion sur la question belge. Les voisins de la Belgique seront naturellement aux premières loges. Il s'agira aussi d'éviter que l'Europe assiste, impuissante, à des événements dont le cours et le sens lui échapperaient. Notre audace est de nous adresser ici à ceux qui s'apprêtent à prendre en charge le gouvernement de la France : qu'ils sachent qu'un nombre croissant de Wallons tournent de plus en plus leurs regards vers eux, des Wallons animés par une certaine idée de la France et de la démocratie, et mus par une grande espérance. ------------------------------------------------------------- Paul-Henry Gendebien, ancien député belge et européen, est président du Rassemblement Wallonie-France. http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-865136,0.htm |
| QUOTE (Gracchus @ 15 Mar 2007 à 10:49) |
| La Wallonie, contrairement à la Flandre, n'a jamais été française (si on exclut la période napoléonienne...) Et en tant que français je suis contre que la wallonie soit française au prétexte qu'on y parle français... la France n'est pas une nation ethnique... |
| QUOTE (Ganesh @ 15 Mar 2007 à 11:31) | ||
Les Français sont venus nous "libérer" ( PS: Moi non plus, je ne souhaite pas un rattachement de la Wallonie à la France...par contre je verrais bien un rattachement de la France à la Wallonie, histoire de constituer une "Grande Wallonie" ! |
| QUOTE (_Gracchus_ @ 15 Mar 2007 à 10:49) |
| Et en tant que français je suis contre que la wallonie soit française au prétexte qu'on y parle français... la France n'est pas une nation ethnique... |
| QUOTE (Jackouille @ 15 Mar 2007 à 11:36) |
| La france n'est pas une éthnie et tu as tout à fait raison de le rappeler ceci dit le cas de la Wallonie est historiquement troublant Les francs saliens dont nous tirons notre nom c'étaient installés justement entre Wallonie et le nord. (Mérovée, Childéric I Clovis en sont de dignes représentants). Hainaut Région historique, située partie en France, partie en Belgique. ¾ Comté de l'Empire germanique, fondé au IXe s., le Hainaut passa à la maison de Flandre en 1055, puis à la maison d'Avesnes en 1256. Il fut annexé en 1428 aux États bourguignons, dont il suivit le sort. La partie méridionale du Hainaut (capitale Valenciennes) devint française en 1678 (traité de Nimègue). Le Petit Larousse illustré 1999. © Larousse, 1998. |
| QUOTE (_darius13_ @ 15 Mar 2007 à 12:25) |
| oui s'est beau tous ca, mais y a pas eu de sondage en wallonie pour savoir le pourcentage de wallon qui veuille l'unification de la france et de la wallonie? |
| QUOTE (Ganesh @ 15 Mar 2007 à 11:31) | ||
Les Français sont venus nous "libérer" ( PS: Moi non plus, je ne souhaite pas un rattachement de la Wallonie à la France...par contre je verrais bien un rattachement de la France à la Wallonie, histoire de constituer une "Grande Wallonie" ! |
| QUOTE (Okomarac @ 15 Mar 2007 à 12:53) |
| Effectivement , pas de sondage . Ou plutôt , il y en a eu un , lors des récentes émissions de la RTBF . Les rattachistes à la France sont très minoritaires . Les fédéralistes sont majoritaires par rapport au séparatistes , en Wallonie. La tendance vaut pour la Flandre , mais la les séparatistes sont quand même plus nombreux . Si tu as vu la dernière émission de la RTBF en direct de Gent (on peut plus dire Gand) , les flamands sont pour l'unité , mais s'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent (institutions) , on pourra aller se faire voir. |
| QUOTE (giskar @ 15 Mar 2007 à 13:00) | ||||
Ca s'est déjà fait sous Clovis! |
| QUOTE (_darius13_ @ 15 Mar 2007 à 12:25) |
| oui s'est beau tous ca, mais y a pas eu de sondage en wallonie pour savoir le pourcentage de wallon qui veuille l'unification de la france et de la wallonie? |
| QUOTE (Okomarac @ 15 Mar 2007 à 10:52) | ||
Désolé , les gens qui travaillent à Bruxelles sont bilingues , mais la majorité des bruxellois ne parlent pas le flamand ou très très mal . Une récente étude nous apprend que 10 % des bruxellois sont flamands en général bilingues , 90% sont francophones , mais pour 40% des francophones le français est une seconde langue . C'est 40% sont constitués d'étrangers venant soit de l'immigration soit des institutions internationales , Union Européenne , O.T.A.N. etc... |
| QUOTE (giskar @ 15 Mar 2007 à 13:22) | ||||
Il y a aussi 10% de Français à Bruxelles. (du en partie à l'ISF) Le problèlme de BXL, c'est que la ville se trouve en territoire Flamand. Au cas où la Belgique devait se séparer, si les bruxellois ne se sentent pas wallons, ils se sentent encore moins flamands. Je ne pense pas que les Bruxellois aient envie de se rattacher à la Flandre. La voie Wallone ne pourrait se faire que si les Flamands acceptent de ceder du territoire pour qu'il y ait un pont entre BXL et la Wallonie. Sans compter qu'il faudrait un status spécial pour l'aéroport qui se trouve en Flandre. La voie de Bruxelles, district européen (et non pas Bruxelles DC, car DC voulant dire district of columbia, je ne vois pas le rapport entre Columbia et Bruxelles), cela ne pourrait se faire sans un élargissement de bruxelles, en intégrant la périphérie, dont Zaventem, car une capitale européenne doit bien avoir son aéroport, et ne peut se permettre d'être trop limitée question territoire. Ce sont là les 3 options possible pour bruxelles et aucune n'est vraiment plaisante. Et puis je me demande comment réagiront les Bruxellois à l'égard de la population Flamande de Bruxelles et des navetteurs Flamands. Les politiques de flamandisation ne sont pas si éloignées que ça, et je ne pense pas que les Bruxellois aient la mémoire si courte! Et c'est, à mon avis, une des chose qui empêche les Flamands de demander l'indépendance. Le risque de perdre Bruxelles en cas de séparation est élevé et la perdre pourrait leur couter plus cher que les transferts nord-sud. |
| QUOTE (princedubronx @ 15 Mar 2007 à 14:33) |
| Si je ne dis pas de bêtise Bruxelles est l'une des 3 provinces (ce ne doit pas etre le mot consacré) de Belgique, avec la Flandre et la Wallonie. |
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