mercredi 12 mars 2008 à 12:20
lundi 10 mars 2008 à 21:15 Il n'y a aucun mal à étudier, mais ça ne rend pas ton art plus méritant, au contraire. Celui par qui né une idée extraordinaire sans qu'il ait eu besoin de travailler pour cela est au delà du talent, il est dans le génie.
Ce que je veux dire c'est qu'il est gratifiant en terme de reconnaissance d'avoir du génie que de faire sortir une idée à coup de travail.
Il n'est pas vraiment question de mérite d'ailleurs, mais de reconnaissance.
De nombreux exemples parmis les plus grand écrivains prouvent l'exact contraire.
On se rend compte qu'on sait écrire en écrivant, ensuite on peut l'exploiter ou pas.
Quelqu'un qui ne sait pas écrire écrira toujours mal. On "apprend" pas à écrire bien. On prend un nègre, mais le talent d'écriture ça ne s'apprend pas.
Comme l'a sous entendu Benp, t'es encore dans le mythe populaire du génie.
Les gens reconnaissent l'oeuvre d'un génie à son aspect parfaitement achevé comme si ça n'avait pas été le travail d'une construction progressive mais d'une création spontanée. Autrement dit un produit du divin. Or il se trouve que cette perception du génie est une erreur populaire, qui a persisté pendant des siècles par ailleurs.
En plus il n'est pas inintéressant de noter que les gens reconnaissent volontiers du génie à un tiers, du moment que cet attribut est tenu suffisamment lointain du commun des mortels pour ne pas induire une concurrence.
Ensuite n'importe quel grand écrivain (il y a des exceptions bien sûr), de Flaubert à Balzac, a raturé des dizaine de milliers de fois son brouillon, a reformulé autant de fois que nécessaire son idée pour parvenir à la retranscrire le plus exactement possible. C'est du travail.
L'écrivain comme n'importe quel artiste a besoin d'outils et de techniques, donc acquis, pour façonner son travail et avoir la possibilité d'incarner au mieux son idée. La manière dont il le fait plus ou moins bien est une question de sensibilité personnelle, celle-ci n'étant pas innée mais conditionnée par toute une éducation (au sens large).
Jusqu'à preuve de contraire il n'y a pas de gène de l'artiste, il n'y en a pas plus pour le génie. Il est plus pertinent de s'intéresser à la perception du génie pour comprendre quelle est la valeur réelle de la reconnaissance populaire.