Voilà, je vous ai préparé un résumé de tout ce qu'on a pu dire (plus certains trucs en plus) sur l'évolution
L'EVOLUTIONLes premiers conceptsLa vision fixiste de la nature et de la vie a été donnée par de nombreux philosophes grecs (
Platon,
Aristote). Elle est aussi la base du mythe de la création dans les religions monothéistes.
Carl Linnée crée une classification pour tenter retrouver cet ordre divin. C'est un botaniste et donc, il connaît bien le travail des horticulteurs qui sélectionnent les plantes en fonction de certains caractères pour créer de nouvelles formes. Il se rend compte qu'en sélectionnant les individus seloncertains caractères, on arrive à orienter la forme de l'espèce. A terme, il finira par envisager une possibilité d'évolution.
Les fossiles posaient un gros problème. Pour certains, il s'agissait de brouillons de Dieu, pour d'autres de créations sataniques. A la question : Pourquoi y a-t-il des coquillages au sein des roches, certains diront qu'ils ont grandi dans laroche, d'autres encore qu'ils ont été apportés par le déluge.
Cuvier, le père du catastrophisme dira que cela s'explique par des révolutions périodiques sur Terre suivies de créations divines. Il refusera toujours une possibilité d'évolution. Il va classer le monde animal en 4 embranchements sans aucun lien possible : vertébrés, articultés, mollusques, radiaires.
Si l'on en croit la Bible, la Terre aurait 6000 ans.
Buffon va faire des mesures et des calculs sur les roches en fonction de la vitesse de refroidissement. Il va trouver que la Terre aurait 168.000 ans.
Ensuite
Lyell expliquera que les processus géologiques actuels doivent être similaires à ceux qui se sont produits dans le passé. Il remarque par exemple qu'il faut tant de temps pour accumuler tant de sédiments. 6000ans pour la Terre, ça ne colle plus du tout vu que certaines couches de sédiments dépassent le kilomètre et qu'il faut bien plus de 6000 pour accumuler tout ça !
De nombreux scientifiques vont s'apercevoir des similitudes entre certains organismes et surtout entre l'homme et les grands singes.
St Hilaire va remarquer que l'organisation des vertébrés peut être ramené à un type unique : le plan d'organisation. Pour lui, la forme d'un organe va lui donner sa fonction alors que pour Cuvier, c'est le contraire : la fonction donne la forme.
Il y aurait donc un archétype des vertébrés et la notion d'homologie voit le jour dans le milieu scientifique.
Agassiz va faire un parallèle entre embryologie, palétontologie, morphologie et écologie dans le système de classification. Il ne croyait pas du tout en l'évolution, mais sans le savoir, il va donner beaucoup d'arguments aux évolutionnistes.
Les premières théories évolutionnistesLamarck va émettre sa théorie. Selon lui, une force interne pousse les organismes à devenir de plus en plus complexes (ce qui est faux car en vrai, certains organismes se simplifient). Les changements de l'environnement entraineraient des modifications dans les organes des êtres vivants et les changements sont transmis à la génération suivante. Par exemple, une giraffe qui cherche à atteindre les feuilles les plus hautes d'un arbre verrait son cou s'allonger (=changement de l'oragnisme pour s'adapter à l'environnement) et ses enfants seraient ainsi avec un cou plus grand (=transmission à la génération suivante).
Cette théorie a vite été opposée à celle de
Darwin. Pendant sa jeunesse, il a fait un voyage autour du monde. Aux îles Galapagos, il va remarquer que chaque île possède ses propres espèces. Elles sont très ressemblantes de l'une à l'autre mais ont des comportements et des structures différentes. Il a aussi étudier de très nombreux fossiles et émettre sa théorie à son retour.
Selon lui, les individus présentent tous des variations au sein d'une même espèce. Et une partie deces variations est transmise à la descencance. A chaque génération, de nombreux individus meurent sans réussir à transmettre leurs gènes. Seuls ceux qui ont des variations favorables survivent.
Par exemple, dans une population de giraffe, il y a des giraffes avec des cous plus ou moins long. Si on suppose que l'environnement devient de plus en plus sec, seules les girafes à plus long cou pourront attraper les hautes feuilles et survivront. La génération suivante sera légèrement plus grande et ainsi de suite.
Pour lui, certains individus possèdent déjà en eux les adaptations aux changements possibles de l'environnement.
Cette théorie sera renforcée par la preuve de l'impossibilité des caractères acquis (donc de la fausseté de la théorie de Lamarck). Par exemple, de nombreuses expériences ont été faites sur les souris à qui ont coupe la queue sur des dizaines de génération et qui pourtant ont toujours une descendancs avec une queue.
Mendel apportera aussi les premières lois de l'hérédité et de la génétique qui seront un immense soutien à la théorie darwiniste.
Aujourd'huiDepuis, la génétique des population s'en est mêlée.
La théorie synthétique de l'évolution explique que si on accepte les théories plutôt néodarwinistes à l'heure actuelle, ses forces peuvent se résumer de la manière suivante :
1 - Mutation
C'est la première ressource de variation dans une population. Sans mutation, il n'y a pas d'évolution. Il y a 3 sortes de mutations. A, Micromutation qui correspond à des niveaux de changement d'ADN comme des substitutions de nucléotide. C'est la mutation la plus fréquente. B, Macromutation qui correspond à des changements au niveau chromosomique comme des duplications de gènes, des inversions de séquence ou des échanges chromosomiques. C, Mégamutation qui impliquent des génomes étrangers (Symbiose). Dans ce dernier cas, une nouvelle espèce apparaît immédiatement. Toutes ces mutation ont été observées dans la nature.
2- Dérive génétique
Elle est responsable du changement de fréquence des différentes versions des gènes (=allèles). La diminution de la variation d'un allèle et la conservation (=fixation) par hasard d'un allèle induit des différences génétiques dans les populations, et cette dérive est d'autant plus efficace que la population est de petite taille. C'est pour cela que certains gènes disaparaissent et d'autres se conservent dans certaines population. A terme, sur plusieurs milliers d'années, la disparition et la fixation de certains gènes conduisent à des changements au sein de certaines populations.
3-Circulation des gènes
C'est le mouvement et les échanges des gènes dans une population en direction d'une autre population. Cet échange tend à homogénéiser la fréquence des allèles dans une population et est le contraire de la dérive génétique.
4 - Sélection naturelle
Elle tend à sélectionner ceux qui sont les plus aptes à survivre dans un milieu.
Cette sélection peut opérer au niveau des gènes, des individus ou du groupe parental.
Un animal présentant une mutation néfaste mourra jeune, et ce donc avant qu'il puisse transmettre ses gènes à une quelconque descendance. Les mutations bénéfiques sont rares. Si la mutation est neutre ou presque neutre (d'après
Kimura Motoo, prix Nobel), elle sera transmise au gré du hasard dans la descendance. Des variations peuvent apparaître au sein d'une population. Par divers mécanismes d'isolement, certains individus aux caractères communs vont se retrouver ensemble (exemple : décimation des autres ou simplement isolement géographique par apparaition d'une mer entre les deux...).
Cela va favoriser l'expression des gènes rares dans ces nouvelles populations (surtout par consanguinité) alors qu'ils auraient été dilués dans la population initiale. Par acumulation infinitésimale de ces mutations (neutres ou presque neutre), on aboutit à une autre espèce.
Dans une vision élargie, gènes, organismes, populations, groupes sont à la fois l’objet de mécanismes déterministes (sélection) et hasardeuses (mutations, spéciation, grandes extinctions) intervenant à tous les niveaux. Les équilibres existent effectivement et des espèces peuvent rester identiques à elles-mêmes pendant des périodes de durée importante.
Les problèmes que rencontrent les paléontologuesOn les attaque souvent sur le fait qu'il leur manque beaucoup d'espèces de transition. Et que de nombreux fossiles ne sont donc pas trouvés. Le fait est que pour qu'il y ait fossile, il faut cadavre au fond de l'eau, et pour que ça se produise, c'est un évènement rare. Cela peut se produire en cas de noyade, de déluges, d'innondations, trangressions rapides de la mer. Tout ne sera donc pas fossilisé. En plus, parmi toutes les archives de fossiles qu'on a, il s'agit souvent de chance. Les sous-sols regorgent sûrement de millions de fossiles encore, mais comment et où chercher ?
L'évolution ne sait pas encore tout expliquer- Est-ce qu'un gène aura le même fonctionnement en fonction de l'environnement (génétique, cellulaire, écologique) ? La sélection naturelle dans ce cas n'explique pas tout
- Quelle est l'origine des premières molécules de la vie ? Quelle est l'origine de la vie ? Quelle est l'origine de l'homme moderne ? De nombreux évolutionnistes croient en Dieu et l'expliquent ainsi.
- Comment expliquer l'évolution de la socialité ?
- Comment expliquer que certains individus soient sélectionnés pour justement ne pas se reproduire alors que l'évolution tendrait à maximiser les échanges ? C'est l'exemple des ouvrières qui ne se reproduisent jamais chez les abeilles et les fourmis.
- Comment peuvent agir dans l'évolution les mutations qui produisent des effets mortels tardifs, donc APRES la transmission des gènes ?
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Pfiou! C'est fou ce que les lignes passent vite !!! Bravo à toux ceux qui auront TOUT lu!