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Wednesday 31 October 2007 à 02:40
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DICK ANNEGARN

C'EST DANS LES RÊVES

C'est dans les rêves que les hommes s'en vont
Vers d'autres horizons que la voie de leurs ombres
C'est dans les songes que ses ombres s'assombrent
Devant tant de monstres et de demi miséres
Un voyage voyageable si les voiles de mon char
Voudrait bien surseoir au vent de la bise
Une valise invisible un boulet de canon
Bien plus gros qu'un ballon envoyé sur la touche


Tu peux partir
Tu peux vivre libre ta vie d'amour
Voilà les dires
Les doux désirs de ma mére d'amour


C'est dans les latrines que les mômes se plaignent
Soupirent et geignent de ne peu pouvoir vivre
C'est dans les cuisines que l'on forge des plats
Qui font des petits plats d'un étain bien tendre
Une terrible tornade ou d'humaines cascades
Dévalent par vague dévalent les étages
Une croisade incroyable ou peuples barbares
Et châteaux tartares défient le diable


Tu peux partir
Tu peux vivre libre ta vie d'amour
Voilà les dires
Les doux désirs de ma mére d'amour


C'est dans les rêves que les astres s'élévent
Une école sans éléves aux problémes insolubles
C'est dans les sous-caves que gisent les braves
Qui inspectent les zouaves et insectes insipides
Une vie invivable où succédent bipédes
Et piétres acerbes vers le fond de mon âme
Demain il fera beau je le veux, je le vaux
Demain il fera jour pour toujours ineffable


Tu peux partir
Tu peux vivre libre ta vie d'amour
Voilà les dires
Les doux désirs de ma mére d'amour


Il est des chansons qui me font venir les larmes sans que je puisse les contenir et sans trop pouvoir expliquer pourquoi. Cette chanson en fait partie, particulièrement dès qu'arrivent les premières notes du refrain (...tu peux partir, tu peux vivre libre ta vie d'amour...)...

Le plus francophone, le plus inventif des auteurs Franco-Bruxellois d'origine hollandaise (plus que Dave encore...),... Dick est un vrai artiste européen. Il est exigeant, il est généreux... dans ses chansons, chaque mot compte et sa façon de les chanter est inimitable... c'est un original. La Chanson française d'aujourd'hui lui doit beaucoup... pour s'en convaincre, il suffit d'écouter le formidable hommage qui lui a rendu ce groupement d'artistes hétérogènes parmi lesquels M, Bashung, Souchon, Th. Fersen, Christophe, Bénabar, Mathieu Boogaerts,... sous le titre Le Grand Dîner chez "Tot ou Tard".


Wednesday 31 October 2007 à 15:49
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Je n'avais pas de cadeau pour t'offrir à Noël, j'en voulais un très beau, j'ai pensé à Bruxelles. Offrir une ville c'est vaniteux, je le reconnais mais j'm'en fous, parce que c'est quand même mieux que de rien offrir du tout. Tu te serais contentée d'un cadeau moins tape-à-l'oeil, d'un livre ou d'un CD, d'une paire de boucles d'oreilles. Mais dans une bague ou un collier, je te mets au défi de faire entrer sans les casser Saint-Josse et la gare du Midi.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.

Il a fallu que le roi s'en mêle, il disait à court d'arguments, c'est ma capitale, bordel ! Et ce n'est pas un présent ! J'ai dit mon King je vous arrête, Bruxelles est un joyau, nous sommes en période de fête, c'est idéal comme cadeau. Il s'entêtait dans son refus, je l'ai d'ailleurs trouvé têtu, il disait c'est pas à toi et tu peux pas l'offrir comme ça. Bruxelles est aux Bruxellois, c'est entendu j'ai dit au roi, mais ils n'en sauront rien, ce sera notre secret mon Cher Souverain.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.

Moi qui suis roturier - c'est mon seul titre de noblesse - je voudrais négocier, soyez cool Votre Altesse. Le Roi qui est un gentleman a étudié la question, comme c'est pour une dame, j'vais t'faire une proposition. Bien entendu, m'a-t-il dit, tout ça ne sort pas d'ici, mais en échange je veux Paris, en dessous de quoi j'gagne pas ma vie. Sans hésiter j'ai répondu, c'est d'accord marché conclu, avec vous Messire faire des affaires c'est un plaisir.

Alors Bruxelles je te la donne, mais faut l'dire à personne, ça menacerait la couronne et j'ai donné ma parole d'homme, qui vaut ce qu'elle vaut.


Benabar,Bruxelles
Wednesday 31 October 2007 à 21:05
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Pierre Perret

Lily


Paroles et Musique: Pierre Perret 1977


On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.



Sunday 04 November 2007 à 12:33
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Dick Annegarn
ATTILA JOSZEF


Qu'est-ce que je sais de ce poète-là
Sauf qu'il avait le verbe bref
Et qu'il s'appelait Attila, Attila Joszef
En ancienne Transylvanie
Un pauvre jour il naquit
Son père était déjà parti, l'amour était bref

Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton histoire
Tu n'aurais pas mieux fait

Ses deux petites soeurs et sa mère
Vivaient dans le même deux pièces
Avec d'autres locataires peu avares de leurs fesses
Ils l'ont changé de famille
Qui l'ont changé de prénom
Ami en terre ennemi, enfant sans ballon

Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton histoire
Tu n'aurais pas mieux fait

Il a grandi puis vieilli
Lisant tout ce qui se lit
Vivant du peu de répit que lui laisse sa chance
On lui refuse son diplôme
Pour une fausse indécence
Et sans détour il nous prône le délit d'innocence

Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton histoire
Tu n'aurais pas mieux fait

Il a quitté le Parti,
Qui ne l'a pas accepté
Il a pris part et parti pour l'Éternité
Il a quitté la maison
Pour faire un tour pour toujours
Il a quitté le perron aller sans retour

Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton histoire
Tu n'aurais pas mieux fait


et je ne résiste pas au bonheur de partager quelques vers du "dit" Attila Jozsef... tirés de "Ma Patrie"

Ma patrie
(Extraits)


VI
Devant le pauvre un riche est tout tremblant d'effroi,
Un pauvre est tout tremblant de peur devant le riche,
Car notre vie, c'est la crainte qui la dirige,
L'astuce également, mais l'espoir n'y est pas.
Aux paysans jamais il n'accorde de droits
Celui qui se nourrit du bon pain de leurs miches,
Et quant au journalier, maigre comme les friches,
Plutôt que de revendiquer, il se tient coi.
Un pauvre baluchon sur son dos se balance,
Lorsque l'enfant du peuple émerge et qu'il s'élance
Hors du sentier foulé pendant mille ans, dit-on.
Il cherche en quel bureau il peut faire l'affaire
Comme planton, lui qui devrait de son bâton
Frapper la tombe où sont les restes de son père.
VII
Hongroise malgré tout, mais exilée chez elle,
Mon âme forme et clame un suprême dessein :
Que ma douce Patrie m'accueille dans son sein
Et que je puisse enfin être son fils fidèle.
Qu'un ours pataud traîne à la chaîne qui le pèle,
Je n'accepterai pas que ce sort soit le mien.
Je suis poète. Enjoins au procureur au moins
De ne pas m'arracher ma plume dans son zèle.
Tu as donné des paysans à l'océan.
Donne le sens humain aux hommes maintenant,
Donne au peuple magyar le génie de sa terre.
Qu'il ne soit pas la colonie des Allemands,
Ce pays. Que mes vers soient d'une beauté claire.
O ma patrie, fais qu'ils soient plus heureux, mes chants !


(1937.)
Adaptation de Guillevic



Monday 05 November 2007 à 02:06
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Serge Gainsbourg



La ballade de Johnny Jane



Paroles: Serge Gainsbourg. Musique: Serge Gainsbourg & Jean Pierre Sabard 1985
© Melody Nelson Publishing



Hey Johnny Jane
Te souviens-tu du film de Gainsbourg Je t'aime
Je t'aime moi non plus un joli thème
Hey Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no man's land et les lieux sordides
Hey Johnny Jane
Les décharges publiques sont des atlantides
Que survolent les mouches cantharides
Hey Johnny Jane
Tous les camions à benne
Viennent y déverser bien des peines infanticides

Hey Johnny Jane
Tu balades tes cheveux courts ton teint livide
À la recherche de ton amour suicide
Hey Johnny Jane
Du souvenir veux-tu trancher la carotide
À coups de pieds dans les conserves vides
Oh Johnny Jane
Le beau camion à benne
Te transportera de bonheur en bonheur sous les cieux limpides

Hey Johnny Jane
Ne fais pas l'enfant ne sois pas si stupide
Regarde les choses en face sois lucide
Hey Johnny Jane
Efface tout ça, recommence, liquide
De ta mémoire ces brefs instants torrides
Hey Johnny Jane
Un autre camion à benne
Viendra te prendre pour t'emmener vers d'autres Florides

Hey Johnny Jane
Toi qui traînes tes baskets et tes yeux candides
Dans les no man's land et les lieux sordides
Hey Johnny Jane
Écrase d'un poing rageur ton oeil humide
Le temps ronge l'amour comme l'acide






Monday 05 November 2007 à 14:16
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Une spéciale dédicace pour Okomarac



Ce soir, je bois !
Tu peux toujours éteindre la lampe
Et ta main blanche glissant sur la rampe
Monter jusqu'à ta chambre
Pour y chercher ton sommeil noir...
Moi, je reste en bas ce soir
Et je bois !
Oui, j'ai promis !
Oui, mais je bois quand même !
Va, je t'aime.
Va dans ta nuit...
Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu...
Je bois...
A ces maisons que j'ai quittées
Aux amis qui m'ont fait tomber
Mais à toi qui m'as embrassé...
Mais à toi qui m'as embrassé...

Ce soir-là
On sortait d'un cinéma
Il faisait mauvais temps
Dans la rue Vivienne
J'étais très élégant
J'avais ma canadienne
Toi tu avais ton manteau rouge
Et je revois ta bouche
Comme un fruit sous la pluie...
Comme un fruit sous la pluie...

Ce soir, je bois !
Heureusement, je ne suis jamais ivre.
Dors... Cette nuit, je vais écrire mon livre.
Il est temps, depuis l'temps.
C'est mon roman, c'est mon histoire !
Il y a des choses qu'on n'écrit
Que lorsqu'il est très tard,
Que lorsqu'il fait bien nuit...
Dors, je t'aime.
Dors dans ma vie...
Je bois...
Aux lettr's que je n'ai pas écrites,
A des salauds qui les méritent
Mais je n'sais plus où ils habitent...
Je bois...
A toutes les idées que j'ai eues.
Je bois aussi dès qu'ils m'ont eu
Mais à toi qui m'a défendu,
Mais à toi qui m'a défendu...

Ce jour-là,
Dans un café du quinzième,
Tu m'avais dit : "je t'aime"
Je n'écoutais pas.
Y avait toute une équipe.
On parlait politique.
Je m'suis battu avec un type
Et tu m'as emmené
Comme un enfant blessé,
Comme un enfant blessé...

Je bois...
Au combat que tu as mené
Pour m'emmener loin de la fête.
Ce soir, je bois à ta défaite.
Je bois...
Au temps passé à te maudire,
A te faire rire, à te chérir,
Au temps passé à te vieillir.
Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé,
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu,
Mais à toi qui m'a bien voulu...



Serge Reggiani
"La chanson de Paul."
Monday 05 November 2007 à 15:01
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Merci Groûme , c'est sympa , j'adore Serge Reggiani .
Wednesday 07 November 2007 à 02:38
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Je t'en dédie une autre , plus jolie encore :

Serge Reggiani


Il suffirait de presque rien


Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Que je te prenne par la main
Pour t'emmener à Saint-Germain
T'offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d'y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j'avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l'eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d'un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C'est un autre que moi demain
Qui t'emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"



Monday 19 November 2007 à 16:33
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Les roses blanches

Berthe Sylva

Paroles: Ch.L.Pothier. Musique: Léon Raiter 1925


C'était un gamin, un gosse de Paris,
Pour famille il n'avait qu' sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin tous les dimanche
Lui apportait de belles roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"

Au printemps dernier, le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hôpital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,
Furtivement vola des fleurs
La marchande l'ayant surpris,
En baissant la tête, il lui dit :

"C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"

La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hôpital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :

"C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras"




Tuesday 20 November 2007 à 18:38
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Daniel Guichard

La tendresse



C'est quelquefois ne plus s'aimer mais être heureux
De se trouver à nouveau deux
C'est refaire pour quelques instants un monde en bleu
Avec le cœur au bord des yeux
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse
C'est quand on peut se pardonner sans réfléchir
Sans un regret sans rien se dire
C'est quand on veut se séparer sans se maudire
Sans rien casser, sans rien détruire
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse
C'est un geste, un mot, un sourire quand on oublie
Que tous les deux on a grandi
C'est quand je veux te dire je t'aime et que j'oublie
Qu'un jour ou l'autre l'amour finit
La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

La tendresse, la tendresse, la tendresse,
La tendresse.

{parlé} Allez viens.
Sunday 25 November 2007 à 03:21
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Marianne Faithfull - En Français chanté par Hughes Aufray


A Bientôt nous deux


(Robert Henri Gall, Claude Henri Vic)

Tu t'en vas ce matin
Et le long de ton chemin
La clairière, la rivière
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Tu t'en vas quelques jours.
En attendant ton retour
Chaque rose, chaque chose
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Mais moi, mais moi,
Moi seul qui n'ai rien dit,
Crois-moi, crois-moi,
Je le pensais aussi.
Mon coeur tout bas chantait comme eux:
« A bientôt nous deux. »

A bientôt nous deux.

Tout le temps mon refrain
T'a suivi sur le chemin.
Sa musique nostalgique
Disait:
« A bientôt nous deux. »

Tu vois, tu vois,
Il te parlait pour moi,
Car moi, car moi,
Je t'aime trop pour ça.
Ton départ n'est pas un adieu —
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »

Tu t'en vas ce matin
Et le long de ton chemin
La clairière, la rivière
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Tu t'en vas quelques jours.
En attendant ton retour
Chaque rose, chaque chose
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Mais moi, mais moi,
Moi seul qui n'ai rien dit,
Crois-moi, crois-moi,
Je le pensais aussi.
Mon coeur tout bas chantait comme eux:
« A bientôt nous deux. »

A bientôt nous deux.

Tout le temps mon refrain
T'a suivi sur le chemin.
Sa musique nostalgique
Disait:
« A bientôt nous deux. »

Tu vois, tu vois,
Il te parlait pour moi,
Car moi, car moi,
Je t'aime trop pour ça.
Ton départ n'est pas un adieu —
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »

Tu t'en vas ce matin
Et le long de ton chemin
La clairière, la rivière
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Tu t'en vas quelques jours.
En attendant ton retour
Chaque rose, chaque chose
T'ont dit:
« A bientôt nous deux. »

Mais moi, mais moi,
Moi seul qui n'ai rien dit,
Crois-moi, crois-moi,
Je le pensais aussi.
Mon coeur tout bas chantait comme eux:
« A bientôt nous deux. »

A bientôt nous deux.

Tout le temps mon refrain
T'a suivi sur le chemin.
Sa musique nostalgique
Disait:
« A bientôt nous deux. »

Tu vois, tu vois,
Il te parlait pour moi,
Car moi, car moi,
Je t'aime trop pour ça.
Ton départ n'est pas un adieu —
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »

Que la lune, que la brume,
Nos vieux amis d'autrefois
Et la brise te redisent
Pour moi:
« A bientôt nous deux. »




Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 25 November 2007 à 14:05.
Sunday 25 November 2007 à 04:05
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Quand Lilas24 est pliée

Eh la Marie !



Ricet Barrier

Bijou, wo !

Eh la Marie ! T'as de belles dents
Aussi blanches que celles de ma jument
Forte en croupe qui mange peu de foin
Si tu me coûtes pas plus cher que son picotin
Y me coûte rien
Je te marie, j'ai l'âge de semer mon grain.

Bijou, wo !






Eh la Marie ! T'as de beaux cheveux
Aussi drus que la queue de mon boeuf
Si tu travailles tout autant que lui
Je te marie, tu partageras mon lit
Eh, je te le dis
Mais faut pas que tu y sois engourdie
Eh !

Wo, Bijou !

Eh la Marie ! T'as une belle peau
Aussi fraîche que le museau de mes chiots
Si tu m'en donnes autant que Mirza
Je te marie, mais surtout fais-moi des gars
Ah, y me faut de gros bras
Car les filles ça ne rapporte pas.

Bijou, wo !

Eh la Marie ! Réponds-moi
C'est y donc que je te plairais pas
J'ai deux fermes, tu fais une affaire
Demain si tu veux, j'irai causer à ton père
Oh je veux guère,
Je veux que trois vaches,
Mais qui soient bonnes laitières
Hein.

Wo !

Eh la marie ! Pourquoi donc
Que tu deviens plus rose que mes petits cochons ?
Si je ne devais pas finir mon champ,
Je te ferais voir que je suis drôlement galant
Eh, pas fainéant
Mais l'amour, c'est pour le dimanche seulement.

Tiens la Marie ! Prends ce bleuet
Réfléchis et si jamais je te plais
Rapporte-le avant qu'y soit jauni
Si je te plais point, t'as qu'à le jeter aux orties
T'as qu'à le jeter aux orties
A la revoyure! T'es jolie la Marie!

Allez Bijou ! Yo ! Hue ! Rrrrr !
Allez Bijou !



Sunday 25 November 2007 à 11:16
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Ce message a été modifié par sandie72 - Sunday 25 November 2007 à 11:17.
Sunday 25 November 2007 à 11:37
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Mylène Farmer Allan
(cette chanson, hommage a Edgar Poe, contient notamment une citation de l une de ses nouvelles)

Pauvres poupées
Qui vont qui viennent {Allan Allan}
Pauvres fantômes
Etranges et blêmes {Allan Allan}
J'entends ton chant monotone
La nuit frissone {Allan Allan}
J'entends ton cœur fatigué
D'avoir aimé {Allan Allan}

D'étranges rêveries comptent mes nuits
D'un long voyage où rien ne vit
D'étranges visions couvrent mon front
Tout semble revêtu d'une ombre
L'étrange goût de mort
S'offre mon corps
Saoûle mon âme jusqu'à l'aurore
L'étrange Ligeria renaît en moi
De tout mon être je viens vers toi!

Masque blâfard
Tu meurs ce soir {Allan Allan}
Masque empourpré
De sang séché {Allan Allan}
D'où vient ta peur du néant
Tes pleurs d'enfant {Allan Allan}
Qui sont les larmes
De tes tourments ? {Allan Allan}

D'étranges rêveries comptent mes nuits
D'un long voyage où rien ne vit
D'étranges visions couvrent mon front
Tout semble revêtu d'une ombre
L'étrange goût de mort
S'offre mon corps
Saoûle mon âme jusqu'à l'aurore
L'étrange Ligeria renaît en moi
De tout mon être je viens vers toi!...


Ce message a été modifié par sandie72 - Sunday 25 November 2007 à 11:38.
Tuesday 04 December 2007 à 14:37
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Jeanne Moreau

Le tourbillon

Paroles: G.Bassiak. Musique: Georges Delerue 1962

note: B.O. du film "Jules et Jim".

Elle avait des bagues à chaque doigt,
Des tas de bracelets autour des poignets,
Et puis elle chantait avec une voix
Qui, sitôt, m'enjôla

Elle avait des yeux, des yeux d'opale,
Qui m'fascinaient, qui m'fascinaient
Y avait l'ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m'fut fatal {2x}

On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue
On s'est retrouvés, on s'est réchauffés,
Puis on s'est séparés

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie
Je l'ai revue un soir, aïe, aïe, aïe !
Ça fait déjà un fameux bail {2x}

Au son des banjos je l'ai reconnu
Ce curieux sourire qui m'avait tant plu
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M'émurent plus que jamais

Je me suis soûlé en l'écoutant
L'alcool fait oublier le temps
Je me suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}

On s'est connus, on s'est reconnus,
On s'est perdus de vue, on s'est r'perdus de vue,
On s'est retrouvés, on s'est séparés,
Puis on s'est réchauffés

Chacun pour soi est reparti.
Dans l'tourbillon de la vie.
Je l'ai revue un soir ah là là
Elle est retombée dans mes bras {2x}

Quand on s'est connus,
Quand on s'est reconnus,
Pourquoi s'perdre de vue,
Se reperdre de vue ?
Quand on s'est retrouvés,
Quand on s'est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux, on est repartis
Dans l'tourbillon de la vie
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés {3x}

Tuesday 04 December 2007 à 14:44
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C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
Fait's comme les petits canards
Et pour que tout l'monde se marre
Remuez le popotin
En f'sant coin-coin
À présent claquez du bec
En secouant vos plumes avec
Avec beaucoup plus d'entrain
Et des coin-coin
Allez mettez-en un coup
Maintenant pliez les g'noux
Redressez-vous…

(Refrain)
Tournez, c'est la fête
Bras dessus-dessous
Comm' des girouettes
C'est super chouette
C'est extra-fou…

C'est la danse des canards
Les gamins comme les loubards
Vont danser ce gai refrain
Dans tous les coins
Ne soyez pas en retard
Car la danse des canards
C'est le tube de demain
Coin-coin, coin-coin
Il suffit d'fermer le bec
En mettant ses plumes au sec
Pliez les genoux c'est bien
Et faites coin-coin
Ça y est vous avez compris
Attention c'n'est pas fini
Nous allons jusqu'au matin
Faire des coin-coin

(Au refrain)

C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
À présent claquez du bec
En secouant vos plumes avec
Avec beaucoup d'entrain
Et des coin-coin
C'est la danse des canards
C'est dément et c'est bizarre
C'est terribilos comm' tout
C'est dingue, c'est tout
Allez mettez-en un coup
On s'amus' comm' des p'tits fous
Maintenant pliez les g'noux
Redressez-vous…

(Au refrain)

C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
Fait's comm' les petits canards
Et pour que tout l' monde se marre
Remuez le popotin
En f'sant coin-coin
C'est la danse des canards
Les gamins comm' les loubards
Vont danser ce gai refrain
Dans tous les coins
Ne soyez pas en retard
Car c'est la danse des canards
C'est le tube de demain
Coin-coin coin-coin
(Et c'est la fin).
Thursday 06 December 2007 à 09:01
Citer +Citer
J-J Lionel .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_De_Keukeleire

Si tu sais télécharger , le documentaire d'Olivier Monssens , je te promets une heure de plaisir ( la liste wiki n'est pas complète).

De Keukelaire et Van Loon ont notamment découvert Madonna (danseuse à l'époque).

Thursday 06 December 2007 à 09:10
Citer +Citer
Alain Souchon

Foule sentimentale


Paroles et Musique: Alain Souchon 1993


Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Monday 10 December 2007 à 22:03
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Récapitulatif des textes


Aragon – Jean Ferrat
Aimer à perdre la raison
Nous dormirons ensemble
Que serai-je sans toi


Aristide Bruand
Rose Blanche (Rue St Vincent)

Barbara
Göttingen.
L’aigle Noir

Baudelaire - Gainsbourg
Le serpent qui danse

Baudelaire - Mylene Farmer
L’horloge

Benabar
Bruxelles

Berthe Sylva
Les roses blanches

Boby Lapointe
Ta Katie t'a quitté


Brassens
Brave Margot
Chanson à l’auvergnat
Je suis un voyou
La chasse aux papillons
La Mauvaise Réputation
La non-demande en mariage
Le Gorille
Le roi des cons
Le temps ne fait rien à l'affaire
Les copains d’abord
Mourir pour des idées


Brel
Jaurès
La chanson des vieux amants
Les bonbons
Les bonbons 67
Les Marquises
Ne me quitte pas

Claude François

Petite mèche de tes cheveux

Claude-Michel Schönberg
Premier pas

Daniel Guichard
La tendresse

Dick Annegarn
Attila Joszef
C'est dans les rêves

Dutronc
A la vie, à l’amour
Le petit Jardin

Ferré
Avec le temps

Ferré - Jean-Roger Caussimon
Comme à Ostende

Gainsbourg
La ballade de Johnny Jane
La javanaise
Le poinçonneur des Lilas


Hardy (Françoise)
Fais-moi une place
Message personnel

Hughes Aufray – V.O. Marianne Faithfull

A Bientôt nous deux

Jean Louis Murat
Fort Alamo

Jean Sablon
Vous qui passez sans me voir

Jeanne Moreau (Jules et Jim)
Le tourbillon de la vie

Le Klub des Loosers
Metaphoriquement votre
Ne plus y croire

Mylène Farmer
Allan

Nohain - Mireille
Puisque vous partez en voyage

Noir Désir

Veuillez rendre l'âme

Paul Fort - Brassens

Le Petit Cheval

Perret (Pierre)
Le bonheur c'est toujours pour demain
Lily


Pierre Vassiliu
Qui c'est celui-là ?

Polnareff
Le bal de Laze
Lettre a France

Prévert (Jacques)

Les feuilles mortes


Reggiani

La chanson de Paul
Il suffirait de presque rien


Renaud
Hexagone
Mistral Gagnant
Morgane de toi


Renoir (Jean)
La complainte de la butte

Souchon
Foule Sentimentale
La beauté d'Ava Gardner
Le dégoût
Quand j'serai K.O.


Sylvestre (Anne)

Une sorcière comme les autres


Thiéfaine- Hubert-Félix
Gynécés
Les dingues et les paumes


Vian Boris - Walter
Je suis snob


Victor Hugo – Brassens
Gastibelza


Villon (François) - Brassens

Ballade des dames du temps jadis


William Sheller
Les miroirs dans la boue


Sunday 16 December 2007 à 02:59
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Boris Vian

Le déserteur



Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer



Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 16 December 2007 à 19:26.

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