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Wednesday 03 October 2007 à 13:45
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Super Disco / jean-pierre sauser

tous les samedis, rendez vous entre amis aprés la semaine de boulot
pas le temps de manger, on va boire un café, et on file tous a la disco
on va danser toute la nuit, on va samuser et ca va chauffer
y a les copines, toutes les filles de l'usine, maquillées comme des princesses
y a pas d'erreur, ce soir la c'est le bonheur, on chahute, on décompresse
dans son numéro le disc jockey va animer toute la soirée

super disco, super son, tempo d'acier, volume a fond
la sono fera vibrer, tous les spots vont clignoter
mais quand ce sera un slow, une chanson un peu mélo
je te prendrais entre mes bras, contre mon coeur tout prés de toi

vers le matin on se quitera en copain, attendant la prochaine fois
oui je serai, peu etre timbré que jaimerais sortir avec toi
super ambiance vivement samedi, on recommencera toute la nuit

super disco, super son, tempo d'acier, volume a fond
je te prendrais entre mes bras contre mon coeur tout prés de toi
je te prendrais entre mes bras contre mon coeur, tout prés de Moi.

Wednesday 03 October 2007 à 14:44
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Le temps ne fait rien à l'affaire


Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux âges

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan


Paroles et Musique: Georges Brassens 1961


Ce message a été modifié par Okomarac - Wednesday 03 October 2007 à 14:44.
Monday 08 October 2007 à 13:22
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Qu'il est dur de défaire…
J'en reste K.O. !
Dans ta ville frontière
Sise au bord de l'eau.

Abruti de lumière,
Comme pris au lasso,
Je me laisse défaire
De tout mes oripeaux.

Tes gestes d'orfèvre,
ta vie de femelle,
je te jure que je m'en fous…
Le plaisir vorace
Dans l'impasse…
Et alors ?

De ma vie vulgaire
Dans l'armée de l'air
Je garde l'amour, c'est tout.
Plus rien n'est en place,
Comme tout s'efface…
Et alors ? Je m'en fous…

Voilà donc la disgrâce ;
Où sont les chevaux ?
Mon ami Pégase
Et la belle Oso…
Oh je n'ai plus de visage.
Je reste caché.
Caché dans ton ombre…
Ton ombre portée.

Je suis dans l'espace,
Un temple de glace,
Je n'aime plus rien du tout.
Malgré les menaces,
Comme tout me lasse,
Je m'en fous, je m'en fous…

Si dans tes bontés
Internationales
Je ne vaux plus le coup,
C'est l'adieu aux armes,
L'oubli et en place,
Et alors ? Je m'en fous…

Donnez moi la lumière
Sur ce chant mué.
Ce long chant de misère
Et de vanité…

Comme tout est triste dans l'air
Où tout est un coté.
Ami voilà ma prière,
Voilà mes péchés.

Je suis dans l'espace,
Un temple de glace,
Je n'aime plus rien du tout.
Oh, je m'en fous, je m'en fous…
Je vis dans la crasse,
Je suis dégeulasse.
Et alors ?
Le chien de l'espace,
Dans la glace,
N'aboira plus.

Jean Louis Murat Fort Alamo


Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 08 October 2007 à 13:23.
Monday 08 October 2007 à 22:26
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une bonne nouvelle pour les admirateurs du mysterieux Jean Louis Murat et du prince des poetes...magnifique alliance en perspective...
Jean-Louis Murat chante Baudelaire.


Sur des musiques de Léo Ferré..." Charles et Léo" (V2 Music) et c'est magnifique, évidemment ! Madrigal triste I Que m'importe que tu sois sage ? Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Je t'aime surtout quand la joie S'enfuit de ton front terrassé ; Quand ton coeur dans l'horreur se noie ; Quand sur ton présent...

"Charles et Léo"me parait un album plutot prometteur!


(je sais que cette info aurait plus sa place en musique ...mais le fait que ce soit un hommage rendu a Baudelaire me le fait mettre iici...ou d autres reprises de poemes baudelairiens figurent)


Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 08 October 2007 à 22:36.
Tuesday 09 October 2007 à 13:08
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Jacques Brel
LES BONBONS 67
1967


Je viens rechercher mes bonbons
Vois-tu Germaine j'ai eu trop mal
Quand tu m'as fait cette réflexion
Au sujet de mes cheveux longs
C'est la rupture bête et brutale
Je viens rechercher mes bonbons

Maintenant je suis un autre garçon
J'habite à l'hôtel George-V
J'ai perdu l'accent bruxellois
D'ailleurs plus personne n'a cet accent-là
Sauf Brel à la télévision
Je viens rechercher mes bonbons

Quand père m'agace moi
Je lui fais zop
Je traite ma mère de névropathe
Faut dire que père est vachement bath
Alors que mère est un peu snob
Mais enfin tout ça hein c'est le conflit des générations
Je viens rechercher mes bonbons

Et tous les samedis soir que je peux
Germaine j'écoute pousser mes cheveux
Je fais "glouglou" je fais "miam miam"
Je défile criant "Paix au Vietnam"
Parce qu'enfin enfin donc j'ai mes opinions
Je viens rechercher mes bonbons

Oh mais ça c'est votre jeune frère Mademoiselle Germaine
C'est celui qu'est flamingant
Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable
Puis les bonbons c'est tellement bon
Bien que les fleurs soient plus présentables
Surtout quand elles sont en boutons
Je vous ai apporté des bonbons.

Thursday 11 October 2007 à 19:11
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Premier pas

Interprété par Claude-Michel Schönberg


Le premier pas,
J'aim'rais qu'elle fasse le premier pas.
Je sais cela ne se fait pas.
Pourtant j'aim'rais
Que ce soit elle qui vienne à moi,
Car, voyez vous, je n'ose pas
Rechercher la manière
De la voir, de lui plaire,
L'approcher, lui parler,
Et ne pas la brusquer,
Lui dire des mots d'amour
Sans savoir en retour
Si elle aimera
Ou refusera ce premier pas.

Le premier pas,
J'aim'rais qu'elle fasse le premier pas.
On peut s'attendre longtemps comme ça.
On peut rester
Des années à se contempler
Et vivre chacun de son coté.
Je la rencontrerais
Au bas de l'escalier,
Puis, comme tous les jours,
Elle me dira : "Bonjour".
Seulement cette fois,
Elle me prendra le bras,
Me conduira dans sa maison
Ou nous ferons

Le premier pas d'amour,
Dans son lit, jour après jour.
Elle me dévoilera son corps,
Me donnera tous les remords
De n'avoir pas dit plus tot le premier mot.
Le premier mot,
J'aim'rais qu'elle dise le premier mot.
La nuit j'en rêve et c'est idiot.
Si elle voulait
Seulement me faire signe tout bas,
Alors je ferais je le crois
Le premier pas.
Thursday 11 October 2007 à 20:27
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moi j'ai ecris un poème dédié a ma grand mere qui s'intitule [ - besoin que tu es besoin de moi - ] j'aimerai avoir vos avis .. je vous donne l'adresse de mon site réserver a mes poemes : http://mon-livre-mes-reves.skyblog.com
allez y jeter un oeil s'il vous plait , je ne demande que ça avoir des avis extérieur sur ce que j'ecris ! grobisous et bonne soirée
Friday 12 October 2007 à 01:57
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Tu peux les poster en section "vos creations" ou faire la pub de ton blog en publicite(zone d)

Bienvenue sur comlive et en livres et bd! original.gif


Friday 12 October 2007 à 14:30
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"oh oh oh jolie poupée
sur mon doigt coupé
oh oh oh jolie poupée
tu me fais craquer"

bernard menez
Friday 12 October 2007 à 15:28
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LE ROI DES CONS

Paroles et Musique: Georges Brassens


Non certes elle n'est pas bâtie
Non certes elle n'est pas bâtie
Sur du sable sa dynastie
Sur du sable sa dynastie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il peut dormir ce souverain
Il peut dormir ce souverain
Sur ses deux oreilles serein
Sur ses deux oreilles serein

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Je tu il elle nous vous ils
Je tu il elle nous vous ils
Tout le monde le suit docil'
Tout le monde le suit docil'

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Il est possible au demeurant
Il est possible au demeurant
Qu'on déloge le Shah d'Iran
Qu'on déloge le Shah d'Iran

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'un jour on dise c'est fini
Qu'un jour on dise c'est fini
Au petit Roi de Jordanie
Au petit Roi de Jordanie

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Qu'en Abyssinie on recuse
Qu'en Abyssinie on recuse
Le Roi des Rois le bon Négus
Le Roi des Rois le bon Négus

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que sur un air de fandango
Que sur un air de fandango
On congédie le vieux Franco
On congédie le vieux Franco

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que la couronne d'Angleterre
Que la couronne d'Angleterre
Ce soir roule par terre
Ce soir roule par terre

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons.

Que ça c'est vu dans le passé
Que ça c'est vu dans le passé
Marianne soit renversée
Marianne soit renversée

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le Roi des cons
Friday 12 October 2007 à 15:43
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T'es ok
T'es bath
T'es in

T'es ok
T'es bath
T'es in

J'ai besoin de tendresse
J'ai tellement de problèmes
Donne-moi ton adresse
Je veux quelqu'un qui m'aime

T'as besoin de tendresse
T'as tellement de problèmes
Supporte ta jeunesse
Et viens boire un café crème

T'es ok
T'es bath
T'es in

T'es ok
T'es bath
T'es in

Tu me dis que je suis une fille super
Mais j'aime trop ma liberté
T'es mignon, t'es sympa, tu m'as l'air sincère
Mais j'vais pas t'épouser
Tu peux m'appeler après huit heures
Au 310-24-32
On pourra si tu veux
Aller au ciné
et si t'es pas fatigué
Ensuite on ira partager
Le meilleur strawberry sundae
Des Champs Elysées

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

La vie est plus facile
Quand on la vit à deux
Le bonheur est moins fragile
Quand on est amoureux

La vie est plus facile
Quand on la vit à deux
Mais un jour une fille
Te rendra malheureux

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bat
T'es in, t'es in
T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

Tu me dis que je suis une fille super
Mais tu n'es pas le premier
T'es mignon, t'es sympa, tu m'as l'air sincère
Mais j'vais pas t'épouser
Au lieu de rester là
A philosopher
Viens plutôt danser
Viens plutôt chanter

Otawan / t'es ok

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in

T'es ok, t'es ok
T'es bath, t'es bath
T'es in, t'es in
Friday 12 October 2007 à 17:04
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Ils s'embrassent au mois de Janvier,
car une nouvelle année commence,
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines,
y a qu'le décor qui évolue,
la mentalité est la même :
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février,
à se souvenir de Charonne,
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne,
la France est un pays de flics,
à tous les coins d'rue y'en a 100,
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars,
de l'autr' côté des Pyrénées,
un arnachiste du Pays basque,
pour lui apprendre à s'révolter,
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort,
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
et le roi des cons, sur son trône,
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril,
à la télé, dans les journaux,
de pas se découvrir d'un fil,
que l'printemps c'était pour bientôt,
les vieux principes du seizième siècle,
et les vieilles traditions débiles,
ils les appliquent tous à la lettre,
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai,
d'un sang qui coula rouge et noir,
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire,
j'me souviens surtout d'ces moutons,
effrayés par la Liberté,
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie,
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
ils oublient qu'à l'abri des bombes,
les Francais criaient "Vive Pétain",
qu'ils étaient bien planqués à Londres,
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est pas la gloire, en vérité,
et le roi des cons, sur son trône,
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet,
en souv'nir d'une révolution,
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation,
ils s'abreuvent de bals populaires,
d'feux d'artifice et de flonflons,
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté,
après une longue année d'usine,
ils crient : "Vive les congés payés",
ils oublient un peu la machine,
en Espagne, en Grèce ou en France,
ils vont polluer toutes les plages,
et par leur unique présence,
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine,
un peuple et une liberté,
au cœur de l'Amérique latine,
ils sont pas nombreux à gueuler,
un ambassadeur se ramène,
bras ouverts il est accueilli,
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
c'est vraiment pas une sinécure,
et le roi des cons, sur son trône,
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre,
le raisin fermente en tonneaux,
ils sont très fiers de leurs vignobles,
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger,
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto,
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot,
qu'ils pourront jamais se payer,
la bagnole, la télé, l'tiercé,
c'est l'opium du peuple de France,
lui supprimer c'est le tuer,
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose,
la grande bouffe et les p'tits cadeaux,
ils sont toujours aussi moroses,
mais y a d'la joie dans les ghettos,
la Terre peut s'arrêter d'tourner,
ils rat'ront pas leur réveillon;
moi j'voudrais tous les voir crever,
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone,
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône,
y aurait 50 millions de prétendants.


Renaud
Hexagone
Sunday 21 October 2007 à 13:06
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Jacques Brel





LES MARQUISES

Ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver cela n'est pas l'été
La pluie est traversière elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise le temps s'immobilise
Aux Marquises

Du soir montent des feux et des points de silence
Qui vont s'élargissant et la lune s'avance
Et la mer se déchire infiniment brisée
Par des rochers qui prirent des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens des chants de repentance
Et quelques pas de deux et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise et l'alizé se brise
Aux Marquises

Le rire est dans le coeur le mot dans le regard
Le coeur est voyageur l'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d'amour
Que les soeurs d'alentour ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
Veux-tu que je te dise gémir n'est pas de mise
Aux Marquises.

Monday 22 October 2007 à 16:34
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C'était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin,
Avec deux arbres un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chanta:

REFRAIN:
"De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
De grâce, de grâce,
Préservez cette grâce.
De grâce, de grâce,
Monsieur le Promoteur,
Ne coupez pas mes fleurs.

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le métropolitain,
Qui sentait bon le bassin parisien.
C'était un petit jardin
Avec un rouge-gorge dans son sapin,
Avec un homme qui faisait son jardin,
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.
Mais un jour, près du jardin,
Passait un homme qui, au revers de son veston,
Portait une fleur de béton.
Dans le jardin une voix chantait:

REFRAIN

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le bassin parisien.
A la place du joli petit jardin,
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.
C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée d'Antin.

Dutronc
Saturday 27 October 2007 à 00:09
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ALAIN SOUCHON



Quand j'serai K.O.

{Refrain:}
When, petite sœur,
We'll just have to remember.
I'll be down,
No more, the old dancing music sound.
All day long in my gown,
When I will be down.

{Refrain x2}

Quand j'serai K.O.,
Descendu des plateaux d'phono,
Poussé en bas
Par des plus beaux, des plus forts que moi,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?

Attention : plus personne
Porteurs de glace de chewing gum,
Plus d'belle allure,
Chevaux glissant sur la Côte d'Azur.
Quand j'serai pomme,
Dans les souv'nirs, les albums,
Est-ce que tu laisseras
Ta main, sur ma joue, posée comme ça ?
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?

{Refrain}

Plus d'atoll
Pour une déprime qu'a du bol,
Plus les folles
Griffonnant "Je t'aime" sur des bristols.
Quand j'serai rien
Qu'un chanteur de salle de bains,
Sans clap clap
Sans guitare, sans les batteries qui tapent,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ?

{Refrain x3}

Saturday 27 October 2007 à 02:11
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Jean-Roger Caussimon

Comme à Ostende

Paroles: Jean-Roger Caussimon. Musique: Léo Ferré

On voyait les chevaux d'la mer
Qui fonçaient la tête la première
Et qui fracassaient leur crinière
Devant le casino désert
La barmaid avait dix-huit ans
Et moi qui suis vieux comme l'hiver
Au lieu d'me noyer dans un verre
Je m'suis baladé dans l'printemps
De ses yeux taillés en amande

Ni gris ni verts, ni gris ni verts
Comme à Ostende et comme partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

J'suis parti vers ma destinée
Mais voilà qu'une odeur de bière
De frites et de moules marinières
M'attire dans un estaminet
Là y avait des types qui buvaient
Des rigolos des tout rougeauds
Qui s'esclaffaient, qui parlaient haut
Et la bière on vous la servait
Bien avant qu'on en redemande

Oui ça pleuvait, oui ça pleuvait
Comme à Ostende et comm'epartout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

On est allé, bras d'ssus bras d'ssous
Dans l'quartier où y a des vitrines
Remplies de présences féminines
Qu'on veut s'payer quand on est saoul
Mais voilà que tout au bout d'la rue
Est arrivé un limonaire
Avec un vieil air du tonnerre
A vous faire chialer tant et plus
Si bien que tous les gars d'la bande

Se sont perdus, se sont perdus
Comme à Ostende et comme partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu'on s'demande si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa vie

Je suis assez étonné par le manque de diversité dans le choix des artistes (à ce niveau, autant recopier l'intégrale de Brassens et de Brel, au moins on est sûr de ne pas se tromper)...où sont les bernard dimey; les boby lapointe, les Maurice Fanon et même pourquoi pas les william sheller (on parle bien de poésie, non?) ... je ne saurais trop vous conseiller de jeter un oeil sur le site chansonrebelle... perso, j'ai découvert des tas d'auteurs magnifiques dont j'ignorais l'existence.

Saturday 27 October 2007 à 11:20
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Tu as raison: n oublions pas les artistes tels que Boby Lapointe wink.gif

Boby Lapointe
Ta Katie t'a quitté

Paroles et Musique: Boby Lapointe 1975

Ce soir au bar de la gare
Igor hagard est noir
Il n'arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia
Vient de le quitter
Sa Katie l'a quitté
Il a fait chou-blanc
Ce grand-duc avec ses trucs
Ses astuces, ses ruses de Russe blanc
Ma tactique était toc
Dit Igor qui s'endort
Ivre mort au comptoir du bar
Un Russe blanc qui est noir
Quel bizarre hasard se marrent
Les fêtards paillards du bar
Car encore Igor y dort
Mais près d'son oreille
Merveille un réveil vermeil
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil

Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
Ta Katie t'a quitté
Tic-tac tic-tac
T'es cocu qu'attends-tu ?
Cuite-toi t'es cocu
T'as qu'à, t'as qu'à t'cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t'a quitté
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu'on t'a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Ta Katie t'a quitté
Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d'étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient
Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic driiiing !

Au matin quel réveil
Mâtin quel réveil-matin
S'écrie le russe blanc de peur
Pour une sonnerie
C'est une belle sonnerie.


Ce message a été modifié par sandie72 - Saturday 27 October 2007 à 11:20.
Sunday 28 October 2007 à 16:48
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1...2...3
Ladies and gentlemen!
DJ Daddy K!
Mais vous êtes fou? ho oui!
Parfait!
Mais qui l’accompagne ? …BENNY B.
B-E-2N, Y-B, mon nom à moi, c’est Benny B, oui tu l’as vu deviné
Comme toi je veux la justice, essaye de défendre mes droits
Partout où tu vois la foule, c’est qu’on parle de moi
Je descends des quartiers soit disant mal fréquentés
Où la P.J y passe les 3 quarts de la journée
Mais j’en ai marre de tout ça
J’en ai marre de cette vie là
Et pour sortir de cette impasse, je ferai n’importe quoi !

MAIS VOUS ETES FOUS ? OH OUI… (bis)

Merde, quand je vois dans la rue tous ces jeunes qui errent
Qui restent là à ne rien foutre, moi je crie colère
…,ils ne savent pas qu’il reste encore une chance
Ils n’en n’ont rien à cirer, pour eux ça n’a pas d’importance
Mais je ne suis pas comme eux, je veux me défoncer
Je ferai tout c’que je peux pour que ça puisse marcher
Montrer à tous ces bailleurs que le monde est beau
Qu’une fois que c’est parti, tu te sens le plus fort !

MAIS VOUS ETES FOUS ? OH OUI… (bis)

Je fais parti des B Boys, C'est un style qu'on redoute
A la radio, à la T.V si jamais tu nous écoutes
Je veux que tu penses à nous,
Et que tu dises une fois pour toute aux gens qui nous aiment pas
Qu’on poursuivra notre route
Oui c’est du rap français
Plus fort que jamais
Apportant avec lui le fond de tous ses secrets
Mais nous, les B Boys, on peut s’empêcher d’écouter
Si tu comprends pas, heh…, c’est que t’es pas branché…

MAIS VOUS ETES FOUS ? OH OUI… (bis)

Mon nom à moi, c’est Benny B., le B Boy le plus tendre
Je chante ma chanson à qui veut bien l’entendre
Je trouve de nouveaux beats, de nouveaux tubes étonnants
Et croie moi bien, d’içi peu, je serai le plus grand
Car je ne suis pas comme eux, je veux me défoncer
Je ferai tout c’que je peux pour que ça puisse marcher
Montrer à tous ces bailleurs que le monde est beau
Qu’une fois que c’est parti, tu te sens le plus fort !
Oui à tous ces bailleurs que le monde est beau
Qu’une fois que c’est partie, tu te sens le plus fort !
Monday 29 October 2007 à 11:05
Citer +Citer
William Sheller
Les miroirs dans la boue

Dans l'orage d'une forêt sans âge
Aux abords du Poitou
A l'automne où je vivais chez vous
J'ai vu le visage d'une enfant sauvage
Qui portait un bijou
Les yeux verts noyés de cheveux roux
A l'automne où je vivais chez vous

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout

Elle avait l'âge des vagabondages
Pieds nus sur les cailloux
Dans les rivières où viennent boire les loups
A mon passage elle a pris mon bagage
Elle m'a suivi partout
Jusqu'à l'étage où j'avais mon verrou
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout

Au lendemain de l'orage
Il restait un message
Vous me plaisiez beaucoup
Mais je n'pense pas avoir besoin de vous
Les yeux verts noyés de cheveux roux

Dieu fait des images avec les nuages
La pluie fait des miroirs dans la boue
Je t'ai cherchée partout
Je garde un mirage dans une drôle de cage
Comme savent constuire les fous
Je t'ai cherchée partout
Monday 29 October 2007 à 11:50
Citer +Citer
Pierre Vassiliu

Qui c'est celui-là ?


Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête ce type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?
Et puis cha bagnole les gars
Elle est drôlement bizarre les gars
ça s'passera pas comme ça.

1. Je ne suis pas un play boy, je ne paie pas de mine,
Avec ma grosse moustache et mon long nez de fouine
Mais je ne sais pas pourquoi quand je souris aux filles
Elles veulent toujours m'emmener coucher dans leur famille
Et leurs maris disent de moi...

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête ce type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?
Et puis cha bagnole les gars
Elle est drôlement bizarre les gars
ça s'passera pas comme ça.


2. Ce n'est pas ma faute à moi si les femmes mariées
Préfèrent sortir avec moi pour jouer à la poupée
Elles aiment mes cheveux blonds et mes yeux polissons
Mais je crois qu'ce qu'elles préfèrent c'est mon p'tit ventre rond
Et leurs maris disent de moi...

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête ce type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?
Et puis cha bagnole les gars
Elle est drôlement bizarre les gars
ça s'passera pas comme ça.


3. Si vous saviez comme c'est beau, d'être bien dans sa peau
Je bois mon pastis au bar avec le chef de gare
Je me gare n'importe où j'vous jure que j'suis heureux
Mais ça emmerde les gens quand on vit pas comme eux
Et les gens disent de moi...

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga
Il a une drôle de tête ce type-là
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a ?
Et puis cha bagnole les gars
Elle est drôlement bizarre les gars
ça s'passera pas comme ça.


4. Voyant que sur cette terre tout n'était que vice
Et que pour faire des affaires je manquais de malice
Je montai dans mon engin interplanétaire
Et je ne remis jamais les pieds sur la terre.
Et les hommes disent de moi...

Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ?
Il a un drôle d'accent ce gars-là
L'as une drôle de voix
On va pas se laicher faire les gars
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a
Non mais cha va pas, mon p'tit gars
On va l'mettre en prison ce type-là
S'il continue comme ça.



Paroles: Chico Buarque, Fr: Marie Vassiliu. Musique: Chico Buarque 1972


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