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Wednesday 05 September 2007 à 02:22
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Je suis un voyou
I


Ci-gît au fond de mon cœur une histoire ancienne
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais

J'ai perdu la tramontane
En trouvant Margot
Princesse vêtue de laine
Déesse en sabots
Si les fleurs, le long des routes
S'mettaient à marcher
C'est à la Margot, sans doute
Qu'ell's feraient songer
J'lui ai dit: "De la Madone
Tu es le portrait !"
Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell' m'a dit, d'un ton sévère
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
J'lui ai dit: " Par la Madone
Reste auprès de moi ! "
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C'était une fille sage
A " bouch', que veux-tu ?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell' m'a dit d'un ton sévère
" Qu'est-ce que tu fais là ? "
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J'ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l'heure
A l'heure qu'il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J'étais amoureux !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon
âme en peine
Je suis un voyou

Wednesday 05 September 2007 à 16:12
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http://www.dailymotion.com/video/xl48r_yen...idier-super_fun

Didier Super - "Y'en a des biens"


Les Arabes, c'est comme les lesbiennes et les drogués,
Les romanos, comme les artistes et les putes,
Les handicapés, c'est comme les lèpreux et les noirs,
Les clochards, c'est comme les pédés et certains jeunes,

Y'en a des bien, y'en a des biens,
Y'en a des bien, y'en a des biens biens biens,

Les psychiatre bien dans leur têtes, c'est comme le père Noel,
Les vieilles catholiques, c'est comme celles qui avortent,
Celles qui auraient dû le faire, c'est comme la mère Bush,
Le pape et ses copains, c'est comme certaines marques de capotes,

Y'en a des biens, allez, y'en a des biens, on chante !
Y'en a des biens, y'en a des biens biens biens

Les homosexuels refoulés, c'est comme les militaires,
Les alcooliques et les dépressifs, comme les policiers,
Les gros chefs d'entreprise, c'est comme les mecs qui vont aux putes,
Les gais curés intégristes, c'est comme les pédophiles,

Y'en a des biens, y'en a des biens, allez,
Y'en a des biens, y'en a des biens biens biens,

Mais quand même, desfois, y'en a y font chier...
Wednesday 05 September 2007 à 19:11
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Gynécés - Hubert-Félix Thiéfaine

Nous sommes tous un peu trop fragiles
A regarder tomber la nuit
Sur le vert-de-gris de nos villes
Avec nos amours sous la pluie
Dans cette grisaille silencieuse
Où les regards de nos déesses
Deviennent des ombres orageuses
Et chargées d'étrange tristesse

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Elles ont cette folie si tranquille
Ce calme étrange au bord du stress
Quand nous traînons sur nos béquilles
A leur mendier de la tendresse
Elles sont si brillantes et si vraies
Dans le chaud velours de leur nid
Pour nous piètres morveux distraits
Qui nous prenons pour des génies

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Elles portent en nous des cris d'enfants
Comme au temps des cours de récré
Quand on attend l'heure des mamans
Au bout de nos coeurs estropiés
Elles ont le monde entre leurs seins
Et nous sommes des oiseaux perdus
Des ptérodactyles en déclin
Avec des sentiments tordus.

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Belles
Elles

Nous sommes tous un peu trop fragiles
A regarder tomber la nuit
Sur le vert-de-gris de nos villes
Avec nos amours sous la pluie
Wednesday 05 September 2007 à 22:15
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en esperant que les gens iront plus loin que le nom du groupe ^^

Le Klub des Loosers -Ne plus y croire (Livreur d'amour)-

J’ai été manutentionnaire, vendeur de valises et même caissier
Pourtant être livreur d’amour est le pire travail que je n’ai jamais fait
Ils m’ont appelé lorsque j’ai compris que c’était fini
Qu’il ne fallait plus que j’y touche afin de ne pas gâcher ma vie
Que le mariage est une belle chose qui se transforme en divorce
Qu’après deux ans on ne dit plus je t’aime comme au début mais qu’on se force
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Jetant un oeil dans mon rétroviseur j’en aperçoit parfois
Se tenant la main tendrement, d’autres s’enlaçant
Ou se fixant comme si ils pouvaient stopper le temps
Mon job ne m’empêche pas de les envier de vivre ces moments
Et si certains ont des doutes sur l’existence de ce que j’apporte
Personne n’a jamais encore refusé de m’ouvrir sa porte
Je leur tends et avidement leurs mains agrippent les petites bouteilles
Seulement quelques gorgées pour que leurs vies ne soient plus pareilles

Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vie

C’est souvent pendant leur jeunesse qu’ils ont leur première livraison
Pour que le reste de leur vie ils tentent de retrouver cette sensation
Cette joie d’être livré comme celui ou celle que l’on désire, et
Savoir qu’il n’y a plus qu’à s’embrasser, après avoir vérifié
Que sur les bouteilles les deux mêmes noms sont biens inscrits et qu’ils concordent
Et soudain comme par magie deux êtres humains s’accordent
J’ai remarqué que les gens parlent tous de leur premier amour au passé
Parce qu’il y a toujours ce jour où je ne viens plus les livrer
Mais trop rarement les deux en même temps donc inévitablement
C’est la descente aux enfers pour celui dont les effets persistent
Moi je n’y peux rien si le nom de ton amant n’est plus sur ma liste
Je n’aime pas mon métier : il consiste à rendre les gens tristes
Mais ce n’est pas la peine qu’ils essayent de faire un procès à ma compagnie
Ils n'avaient qu’à lire l’étiquette collée sur la bouteille, tout est inscrit :
« Effets secondaires : Risque d’accoutumance, rejet de la réalité, souffrance, état dépressif, risques d’insomnie, crises de démence »

Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vie

J’ai l’impression qu’ils pensent tous que c’est gratuit, ils n’ont rien compris !
Sous l’effet des bouteilles ils sont tous poussés à la consommation
Ils en viennent vite à prendre des crédits pour s’acheter des maisons
Lorsqu’ils se mettent à faire des enfants mes patrons sont contents
Des premières couches aux études ils en prennent au moins pour 20 ans
Quand l’amour meurt, les mecs se noient dans l’alcool les filles se vengent sur les gateaux
Mes patrons vous remercient, leurs chiffres d’affaires est au plus haut
Même ceux que je ne livrent pas se ruinent en vetements et en parfums
Espérant secrètement que cela pourra peut-être changer quelque chose
Pourtant je n’ai toujours pas reçu de bouteilles pour elle et toi
Allez c’est bien continue de lui envoyer des roses
Mauvaise nouvelle : il n’y aura pas d’amour dans la ville aujourd’hui
Ma camionette a explosé, le chargement est détruit
Mais ils ne me vireront pas de peur que je dise dans les journaux
Que cet amour que tout le monde veut ce n’est que du sucre avec de l’eau

Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Je m’arrête à leurs portes et leurs vies prend un sens
Jusqu’à ce jour où je ne passe plus et qu’il ne reste que la souffrance
Je suis livreur d’amour de nuit comme de jour
Ma camionnette parcourt la ville ainsi que ses alentours
Lorsqu’ils me voient passer, tous les gens me sourient
Car personne ne se rend compte que je viens gâcher leur vie

Mais l'amour, cela n'existe pas !
Wednesday 05 September 2007 à 22:20
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metaphoriquement votre ^^

Le klub des loosers -No Futur-

Une sonnerie stridente
Mes globes occulaires se découvrent
Tandis que le bout de mes doigts effleure
Cherche, trouve, appuie sur un interrupteur
La phase de repos est à présent terminée
Mon corps est mou et moite
Je dois le recharger
Une solution hydrolique me purifie
Je mélange le contenu d'un récipient
avec le contenu d'un autre récipient
Ingère le tout
Remet ma protection de tissus
La ferme puis
Rejoins l'issue
Je vis dans les abords de la cosmopole

Avant que naisse un nouveau soleil
je dois pour les rejoindre
pénetrer à l'intérieur d'un engin métallique
Qui, glissant sur les rails en acier me transporte, moi
Ainsi que quelques milliers de mes semblables vers notre secteur d'activité
Afin que soit pompé puis transformé une part de notre productivité
La zone à laquelle je suis affecté s'apelle "Le Centre"
Immense structure divisée en compartiments
A l'intérieur desquelles des pompes nous absorbent
L'aiguille sur le cadran indique que je suis à présent
autorisé à exercer ma fonction
Muni d'un rayon laser, j'enregistre puis me doit de vérifier
que les transactions sont OK
Pendant 5 tours de cadran, je me retrouve déshumanisé face à mes semblables
Chacun repartant avec une dose de mon énergie
Bonjour, merci, la transaction est OK
Bonjour, merci, la transaction est OK

Ma productivité décroit proportionellement à ma perte d'énergie
C'est pourquoi l'espace d'un tour de cadran, il m'est permis
De redevenir humain
Afin que je me regénère
J'évolue alors dans les allées du Centre au beau milieu de mes congénères

Une règle implicite m'interdit
De tenter toute communication avec eux si
Un contact antérieur n'a pas été établi
Grâce à ma fonction, je suis apte à m'approprier des sources de régénérescence
Tandis qu'un déshumanisé constate que la transaction est OK
Incapable de situer le début de la fin de ce cercle
Je me dois de le suivre
Sachant que si je m'en écarte, je suis passible de la sanction
Soit, la privation de ma liberté de mouvements pendant des millions voir des milliards de tours de cadran
Ce qui risque de provoquer mon déperissement

Retour à ma pompe
3 tours de cadran
Transports en engins métalliques
1 tour de cadran
Je vis aux alentours de la cosmopole

Une transaction me permet de vivre dans une boite à l'éspace réduit
Collée à d'autres boites toutes aussi réduites
Elles forment de hautes structures nous protégant des aléas du monde exterieur
J'aimerais évoluer dans une boite beaucoup plus grande
Située dans un meilleur secteur
Mais je sais que la transaction ne serait pas OK

Il est possible de s'associer avec l'un de ses semblables
Voir de partager une boite et mélanger nos enveloppes corporelles
C'est possible, mais difficile
Il faut d'abord user de la communication
et souvent devoir s'acquitter de beaucoup de transactions
OK

Heureusement dans ma boite, il y a le cube
Le cube m'aide à penser
Le cube m'aide à choisir les bonnes transactions
OK
Le cube parvient à me projeter dans d'autres réalités
Le cube occupe les tours de cadran où je ne suis pas déshumanisé
Lorsque j'insère la bonne disquette dans le lecteur
Il apparait sur le cube certains de mes semblables mélangant leurs enveloppes corporelles
Le cube me permet d'imaginer que je suis à leur place
Et soudain le cadran n'est plus mon ennemi
J'évacue mes frustrations

Je ne peux briser le cercle
Enfermé dans ma boite
Ma main en contient une autre
De son ouverture s'écoule du liquide
qu'une fois absorbé parvient à me projeter
dans une autre réalité encore mieux que celle du cube
A chaque nouveau soleil, mon corps souffre et en réclame
Et bizarrement, peu à peu, mon énergie s'amenuise
D'une des ouvertures de ma boite
J'apercoie dans le ciel ces engins prestigieux
capables de soulever des centaines d'enveloppes corporelles
pour les acheminer vers des secteurs propices à leur épanouissement
J'aimerais faire parti du voyage
Mais je sais que pour le secteur que je désire, la transaction ne serait pas
OK

Je suis programmé
5 nouveaux soleils
Soit 5 fois 8 tours de cadran
je me dois de vérifier que les transactions sont OK
2 nouveaux soleils
Soit 96 tours de cadran
Je peux, quand je veux, regarder le cube
Ingérer du liquide à meilleure réalité
Je suis programmé...
Saturday 08 September 2007 à 08:10
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Récapitulatif des textes postés

A la vie, à l’amour
Dutronc


Aimer à perdre la raison
Aragon – Jean Ferrat


Ballade des dames du temps jadis

Villon (François) – Brassens


Chanson à l’auvergnat
Brassens


Fais-moi une place
Hardy (Françoise)


Gastibelza

Victor Hugo – Brassens


Göttingen.

Barbara


Gynécés

Thiéfaine- Hubert-Félix


Jaurès
Brel


Je suis snob

Vian Boris – Walter


Je suis un voyou

Brassens


L’aigle Noir

Barbara


La chanson des vieux amants
Brel


La chasse aux papillons
Brassens


La complainte de la butte
Renoir (Jean)


La javanaise
Gainsbourg


La Mauvaise Réputation

Brassens


La non-demande en mariage
Brassens


Le bal de Laze

Polnareff


Le Gorille

Brassens


Le poinçonneur des Lilas

Gainsbourg


Le serpent qui danse
Baudelaire – Gainsbourg


Le tourbillon de la vie

Jeanne Moreau (Jules et Jim)


Les bonbons
Brel


Les copains d’abord

Brassens


Les feuilles mortes

Prévert (Jacques)


Message personnel
Hardy Françoise –Berger


Metaphoriquement votre

Le Klub des Loosers


Morgane de toi
Renaud


Ne me quitte pas
Brel


Ne plus y croire
Le Klub des Loosers


Nous dormirons ensemble

Aragon – Jean Ferrat


Petite mèche de tes cheveux

Claude François


Puisque vous partez en voyage
Nohain – Mireille


Que serai-je sans toi

Aragon (le fou d'Elsa)Jean Ferrat


Rose Blanche (Rue St Vincent)

Aristide Bruand


Une sorcière comme les autres

Sylvestre (Anne)

Saturday 08 September 2007 à 21:58
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Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible
Dont le doigt nous menace et nous dit "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;

"Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de sa coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.

"Trois mille six cent fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!

"Remember! Souviens-toi, prodigue Esto memor!
{Mon gosier de métal parle toutes les langues}
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!

"Souviens-toi que le temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroit; la nuit augmente, souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.

"Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encore vierge,
Où le repentir même {oh! la dernière auberge!}
Où tout te dire : Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"

L Horloge (Mylene Farmer-Baudelaire)
Sunday 09 September 2007 à 18:42
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Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi tout bas
Tu es à six heures de moi
Je suis à des années de toi
C'est ça être là-bas.

La différence
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu vis toujours au bord de l'eau
Quelquefois dans les journaux
Je te vois sur des photos.
Et moi loin de toi
Je vis dans une boite à musique
Electrique et fantastique
Je vis en "chimérique".

La différence,
C'est ce silence
Parfois au fond de moi.
Tu n'es pas toujours la plus belle
Et je te reste infidèle
Mais qui peut dire l'avenir
De nos souvenirs
Oui, j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
L'amour c'est fait de ça.

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas.
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...

Lettre a France Michel Polnareff
Thursday 13 September 2007 à 12:01
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Pierre Perret
Le bonheur c'est toujours pour demain



Refrain
Le bonheur c'est toujours pour demain
Hé fillette ne prends pas ma main
Mes doigts ont effeuillés tant de roses
Que de parler d'amour encore je n'ose

Où sont mes amis qui seront fidèles
Et ces pays pleins d'odeurs de cannelle
Et toi mon bel amour ma tristesse nouvelle
As-tu un cœur de fer sous ton corsage de velours

Y a-t-il quelque part un ruisseau d'eau pure
N'existe-t-il pas cet amour qui dure
Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d'été
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

Refrain

Brûlants sont les mots sortis de tes lèvres
L'eau de tes baisers m'a donné la fièvre
Si un autre que moi dort dans ta chevelure
Mes doigts seront serpents couteaux seront mes dents

Et quand tu t'endors ingénue divine
La bouche meurtrie contre ma poitrine
Ne faut-il pas partir avant d'encore une fois mourir
Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

Refrain
Friday 14 September 2007 à 10:15
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A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

Renaud Mistral Gagnant
Sunday 16 September 2007 à 05:02
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Alain Souchon

Le dégoût


P'tit enfant, pas bonne mine,
Qui riait, pleurait, cuisine,
Tout le monde après lui.
Qu'est-ce qu'y va nous faire ?
Docteur, avocat d'affaires
Quand il aura fini
D'être un p'tit enfant tout p'tit ?
Mais moi, j'pouvais pas savoir,
Seulement pleurer dans l'mouchoir,
Le mouiller, pipi la nuit,
Dans mon lit.


C'était l'dégoût,
L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou,
Comme tout me foutait l'dégoût.


P'tit garçon, le ballon rond,
Il rebondit trois bonds
Mais c'est qu'une boule
Qui va pas très loin, qui roule,
Qui fascine les foules.
Alors, tape dedans.
Ça fera un peu passer le temps
Mais moi j'voulais qu'y s'envole,
Qui reste pas seulement football.
C'était les dimanches amers
Au grand air.


C'était l'dégoût,
L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou,
Comme tout me foutait l'dégoût


Les cheveux courts, les grandes oreilles,
Alors là, c'est pas pareil.
Sujet des caresses,
Serrer la princesse,
L'envie qu'elle touche ta peau
Mais tu sais y a du boulot
Avant qu'elle vienne au dodo.
Alors l'papier quadrillé
Où y a plus qu'à tout noter
Et ma vie je l'avais couchée
Sur un cahier.


C'était l'dégoût,
L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou,
Comme tout me foutait l'dégoût


Ma musique électrique,
Violon vieux, plus magique.
Tout se démode, c'est tragique.
Adieu ma grand-mère zizique
Mais c'était pas pour déplaire.
Je vous jure jamais, ma grand-mère,
Si j'ai caché des micros
Dans mon cerveau.


C'était l'dégoût,
L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou,
Comme tout me foutait l'dégoût


Sunday 16 September 2007 à 10:32
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Avec le temps Leo Ferre

Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus

Sunday 16 September 2007 à 10:56
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mon père m'avait fait découvrir cette chanson de léo ferre et je l'avais trouvée vraiment belle!!!


Ce message a été modifié par Khamshim - Sunday 16 September 2007 à 10:58.
Monday 24 September 2007 à 10:51
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Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies.
Dans leurs chambres blindées, leurs fleurs sont carnivores
Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie,
Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores
Et leurs aéroports se transforment en bunkers,
À quatre heures du matin derrière un téléphone.
Quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers
Et s'invitent à calter en se gueulant "come on !"

Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
Et se font boire le sang de leurs visions perdues
Et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie.
Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue.
Ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine,
Crachant l'amour-folie de leurs nuits-métropoles.
Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin
Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll.

Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia
Suivis d'un vieil écho jouant du rock 'n' roll
Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night,
Essayant d'accrocher un regard à leur khôl
Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé,
Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins
Et sont comme les joueurs courant décapités
Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin.

Les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta
Et se greffent un pavé à la place du cerveau
Puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka
En se faisant danser jusqu'au dernier mambo.
Ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort,
Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal.
Ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror
Et maintenant, ils s'écroulent dans leur ombre animale.

Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte
Sur l'hôtel enfumé de leurs fibres nerveuses
Puis ils disent à leur reine en riant du boycott :
"La solitude n'est plus une maladie honteuse.
Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso.
Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar
Et cet ange qui me gueule : "viens chez moi, mon salaud"
M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar."

Hubert Felix Thiefaine
Les dingues et les paumes
Monday 24 September 2007 à 15:55
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Georges Brassens

Je dédie la chanson à Baudelaire (un chat)



Brave Margot


Margonton la jeune bergère
Trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L'adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C'était tout c'quelle avait pauvrette
Comm' coussin
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Emue, Margot le laissa faire
Brav' Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout l'monde
Et le lendemain



Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la



L'maître d'école et ses potaches
Le mair', le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça
Le facteur d'ordinair' si preste
Pour voir ça, n'distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N'aurait lues
Pour voir ça, Dieu le leur pardonne
Les enfants de cœur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu
Les gendarmes, mêm' mes gendarmes
Qui sont par natur' si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau



Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la



Mais les autr's femmes de la commune
Privées d'leurs époux, d'leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment
Puis un jour ivres de colère
Elles s'armèrent de bâtons
Et farouches elles immolèrent
Le chaton
La bergère après bien des larmes
Pour s'consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l'évènement
Seul des vieux racontent encore
A leurs p'tits enfants



Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la


Ce message a été modifié par Okomarac - Monday 24 September 2007 à 16:35.
Thursday 27 September 2007 à 03:09
Citer +Citer
La beauté d'Ava Gardner


J'aime les hommes qui sont c'qui peuvent,
Assis sur le bord des fleuves.
Ils regardent s'en aller dans la mer
Les bouts de bois, les vieilles affaires,
La beauté d'Ava Gardner.

Ça met dans leurs yeux un air,
De savoir que tout va dans la mer,
La jeune fille adoucie des soirs de verre,
Les bateaux, les avions de guerre,
La beauté d'Ava Gardner.

Les murs écroulés du monde,
Filez, nos belles enfances blondes,
Edith, Nylon, les nageuses à l'envers,
Les odeurs dans les chemins de fer,
La beauté d'Ava Gardner.

J'aime les regretteurs d'hier
Qui trouvent que tout c'qu'on gagne, on l'perd,
Qui voudraient changer le sens des rivières,
Retrouver dans la lumière
La beauté d'Ava Gardner.

Retrouver les chose premières,
La beauté d'Ava Gardner...



Pas un truc pour l'animal , quoi !


Ce message a été modifié par Okomarac - Thursday 27 September 2007 à 03:12.
Thursday 27 September 2007 à 09:59
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Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente


Brassens
Friday 28 September 2007 à 10:58
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Vous qui passez sans me voir
Sans même me dire bonsoir
Donnez-moi un peu d'espoir ce soir...
J'ai tant de peine
Vous, dont je guette un regard
Pour quelle raison ce soir
Passez-vous sans me voir ?
Un mot, je vais le dire : "Je vous aime"
C'est ridicule, c'est bohème,
C'est jeune et c'est triste aussi
Vous qui passez sans me voir
Me donnerez-vous ce soir
Un peu d'espoir ?

Les souvenirs sont là pour m'étouffer
Des larmes, de fleurs, de baisers
Oui je revois les beaux matins d'avril
Nous vivions sous les toits tout en haut de la ville.

Vous qui passez sans me voir
Sans même me dire bonsoir
Donnez-moi un peu d'espoir ce soir...
J'ai tant de peine
Vous, dont je guette un regard
Pour quelle raison ce soir
Passez-vous sans me voir ?
Un mot, je vais le dire : "Je vous aime"
C'est ridicule, c'est bohème,
C'est jeune et c'est triste aussi
Vous qui passez sans me voir
Sans me donner d'espoir
Adieu... Bonsoir...
Jean Sablon
Tuesday 02 October 2007 à 10:48
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Georges Brassens
LE PETIT CHEVAL
Paul Fort


Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu'il avait donc du courage!
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière, tous derrière
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant!

Il n'y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage!
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière, ni derrière,
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant!

Mais toujours il était content
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs
Tous derrière, tous derrière
A travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant!

Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content
Tous derrière, tous derrière
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et lui devant!

Mais un jour dans le mauvais temps,
Un jour qu'il était sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant!

Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage!
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière, ni devant! crying.gif
Wednesday 03 October 2007 à 12:02
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Aux sombres héros de l'amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide

Always lost in the sea
Always lost in the sea
(BIS)

Tout part toujours dans les flots
Au fond des nuits sereines
Ne vois-tu rien venir ?
Les naufragés et leurs peines qui jetaient l'encre ici
Et arrêtaient d'écrire...

Always lost in the sea
Always lost in the sea
(BIS)

Ami, qu'on crève d'une absence
Ou qu'on crève un abcès
C'est le poison qui coule
Certains nageaient sous les lignes de flottaison intimes
A l'interieur des foules.
Aux sombres héros de l'amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la memoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide...

Always lost in the sea
Always lost in the sea
(BIS)


Noir Désir - Veuillez rendre l'âme

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