Bien sûr il y a les guerres d'Irlande Et les peuplades sans musique Bien sûr tout ce manque de tendres Il n'y a plus d'Amérique Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur Mais pas d'odeur me monte au nez Bien sûr on marche sur les fleurs Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr il y a nos défaites Et puis la mort qui est tout au bout Nos corps inclinent déjà la tête Étonnés d'être encore debout Bien sûr les femmes infidèles Et les oiseaux assassinés Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes Mais mais voir un ami pleurer!
Bien sûr ces villes épuisées Par ces enfants de cinquante ans Notre impuissance à les aider Et nos amours qui ont mal aux dents Bien sûr le temps qui va trop vite Ces métro remplis de noyés La vérité qui nous évite Mais voir un ami pleurer!
Bien sûr nos miroirs sont intègres Ni le courage d'être juifs Ni l'élégance d'être nègres On se croit mèche on n'est que suif Et tous ces hommes qui sont nos frères Tellement qu'on n'est plus étonnés Que par amour ils nous lacèrent Mais voir un ami pleurer!
Je n'avais jamais ôté mon chapeau Devant personne Maintenant je rampe et je fait le beau Quand ell' me sonne J'étais chien méchant, ell' me fait manger Dans sa menotte J'avais des dents d'loup, je les ai changées Pour des quenottes
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
J'étais dur à cuire, ell' m'a converti La fine bouche Et je suis tombé tout chaud, tout rôti Contre sa bouche Qui a des dents de lait quand elle sourit Quand elle chante Et des dents de loup quand elle est furie Qu'elle est méchante
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Je subis sa loi, je file tout doux Sous son empire Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout Et même pire Un' jolie pervenche qui m'avait paru Plus jolie qu'elle Un' jolie pervenche un jour en mourut A coup d'ombrelle
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Tous les somnambules, tous les mages m'ont Dit sans malice Qu'en ses bras en croix, je subirai mon Dernier supplice Il en est de pir' il en est d'meilleur Mais à tout prendre Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs S'il faut se pendre
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Ce message a été modifié par Misslilou2 - dimanche 27 avril 2008 à 11:18.
Sensation (mars 1870) Arthur RIMBAUD mise en musique par J.L Aubert
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers Picoté par les blés, fouler l'herbe menue: Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai à rien: Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la nature, - heureux comme avec une femme.
Je crois que je respire Et mes doigts que j’inspire J’avale et je recrache Je me remplis et me vide De mon âge… Je me fais que du bien Et je me fais que du sale c’est normal
J’adore donner mon sang Et j’en donne toujours le plus souvent… Pourquoi j’en donne aussi souvent Que j’adore autant que ça me fait mal
Tu vois comment A l’intérieur… de moi Je me sens Personne ne voit Et ne s’aperçoit de ce qui m’attend Pour Ô moi Je ne suis qu’une fille qui s’éteint
J’essaye et j’essaye mais je n’y arrive pas Mais ne m’oubliez pas
Je mange et je m’ennuie De ma vie j’anorexie Si je bois ce poison Qui sait si je grandirai Dans la nuit Je ne rêve plus à rien Je sens que je me profane Ô mon âme… Maman j’ai peur de tout ce que j’ai à l’intérieur O maman pourquoi j’ai si peur que tout commence Et que tout m’écoeure
Tu vois comment A l’intérieur… de moi Je me sens Personne ne voit Et ne s’aperçoit de ce qui m’attend Pourquoi Ô moi Je ne suis qu’une fille qui s’éteint
Je ne suis qu’une fille qui s’éteint Mais je disparais
Georges Moustaki ( ou Reggiani, c'est selon... ) - Ma Solitude
Pour avoir si souvent dormi Avec ma solitude Je m'en suis fait presqu'une amie Une douce habitude Ell' ne me quitte pas d'un pas Fidèle comme une ombre Elle m'a suivi ça et là Aux quatre coins du monde
Non, je ne suis jamais seul Avec ma solitude
Quand elle est au creux de mon lit Elle prend toute la place Et nous passons de longues nuits Tous les deux face à face Je ne sais vraiment pas jusqu'où Ira cette complice Faudra-t-il que j'y prenne goût Ou que je réagisse?
Non, je ne suis jamais seul Avec ma solitude
Par elle, j'ai autant appris Que j'ai versé de larmes Si parfois je la répudie Jamais elle ne désarme Et si je préfère l'amour D'une autre courtisane Elle sera à mon dernier jour Ma dernière compagne
Non, je ne suis jamais seul Avec ma solitude Non, je ne suis jamais seul Avec ma solitude
Paroles: Alain Souchon. Musique: Laurent Voulzy 1978 "Toto 30 ans, rien que du malheur"
P'tit enfant, pas bonne mine, Qui riait, pleurait, cuisine, Tout le monde après lui. Qu'est-ce qu'y va nous faire ? Docteur, avocat d'affaires Quand il aura fini D'être un p'tit enfant tout p'tit ? Mais moi, j'pouvais pas savoir, Seulement pleurer dans l'mouchoir, Le mouiller, pipi la nuit, Dans mon lit.
{Refrain:} C'était l'dégoût, L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût. Tout petit déjà, c'est fou, Comme tout me foutait l'dégoût.
P'tit garçon, le ballon rond, Il rebondit trois bonds Mais c'est qu'une boule Qui va pas très loin, qui roule, Qui fascine les foules. Alors, tape dedans. Ça fera un peu passer le temps Mais moi j'voulais qu'y s'envole, Qui reste pas seulement football. C'était les dimanches amers Au grand air.
{Refrain}
Les cheveux courts, les grandes oreilles, Alors là, c'est pas pareil. Sujet des caresses, Serrer la princesse, L'envie qu'elle touche ta peau Mais tu sais y a du boulot Avant qu'elle vienne au dodo. Alors l'papier quadrillé Où y a plus qu'à tout noter Et ma vie je l'avais couchée Sur un cahier.
{Refrain}
Ma musique électrique, Violon vieux, plus magique. Tout se démode, c'est tragique. Adieu ma grand-mère zizique Mais c'était pas pour déplaire. Je vous jure jamais, ma grand-mère, Si j'ai caché des micros Dans mon cerveau.
Le myosotis, et puis la rose Ce sont des fleurs qui disent quelque chose Mais pour aimer les coquelicots Et n'aimer que ça… faut être idiot! T'as peut-être raison, seulement voilà: Quand je t'aurai dit, tu comprendras La première fois que je l'ai vue Elle dormait, à moitié nue Dans la lumière de l'été Au beau milieu d'un champ de blé Et sous le corsage blanc Là où battait son coeur Le soleil, gentiment Faisait vivre une fleur Comme un petit coquelicot, mon âme Comme un petit coquelicot
C'est très curieux comme tes yeux brillent En te rappelant la jolie fille Ils brillent si fort que c'est un peu trop Pour expliquer… les coquelicots! T'as peut-être raison, seulement voilà Quand je t'aurai dit, tu comprendras J'en ai tant appuyé Mes lèvres sur son coeur Qu'à la place du baiser Y'avait comme une fleur Comme un petit coquelicot, mon âme Comme un petit coquelicot
Ça n'est rien d'autre qu'une aventure Ta petite histoire, et je te jure Qu'elle ne mérite pas un sanglot Ni cette passion… des coquelicots! Attends la fin, tu comprendras Un autre l'aimait qu'elle n'aimait pas Et le lendemain, quand je l'ai revue Elle dormait à moitié nue Dans la lumière de l'été Au beau milieu du champ de blé Mais, sur le corsage blanc Juste à la place du coeur Y'avait trois gouttes de sang Qui faisaient comme une fleur Comme un petit coquelicot, mon âme Comme un petit coquelicot Comme tout petit coquelicot
Habitué par son age,il n'attend plus grand chose Que de mauvais présages dans cette vie morose Un doigt plus haut que l'autre,il n'entend plus les siens Les paroles des nôtres,monsieur perd ses copains!
C'était la belle histoire d'un rebel étonnant L'époque un peu bizarre,où on échangeait son sang Pour te dire:''Je te prends sous ma patte de chien'' C'est fini maintenant, monsieur perd ses copains!
Il ne reconnaît plus la cabane à deux sous Celle pour qui il sut se bagarrer à coups de bâtons mal barrés,de bat' et de surin Pour ne pas la voler,monsieur perd ses copains!
Et ce goulot goulu qui savait bien lui rendre La poésie au cul de sa gueule de tendre La mélodie gagnée à l'ivresse au matin cet air abandonné,monsieur perd ses copains!
Un meneur amené au hasard d'une nuit Dans une rue paumée d'une banlieue sans vie qui savait nous parler pour nous faire du bien laisez le donc aller,monsieur perd ses copains!
Oublié le blason qui sonnes l'amitié Délaissée la chanson d'un moment partagé Oublié sans raisons,il ne répond de rien Adieu!cette saison,monsieur perd ses copains!
Mais le temps qui défile a ceci d'imprudent Qu'il ne tient qu'à un fil de lui rentrer dedans Et prendre dans la gueule des claques qui soudain Nous amènent tout seul à perdre des copains!
Des ratiches tombées pour une phrase de trop Les yeux noirs beurrés qui nous mènent au tempo De cette vie qui passe sans se soucier du train Train quotidien d'angoisses qui perdent nos copains
Moi je resterai là,le meilleur ou le pire En souvenir de toi qui savait nous faire rire De nos vies mal foutues;de nos repas sans pain De ce bonheur perdu,j'ai perdu un copain..
Elle y pense chaque fois que le train passe Elle y pense tout l'temps qu'la rivière coule Elle y pense dans la rue et dans la classe En pleine solitude et en pleine foule
Elle y pense chaque fois que le train passe Et puis sur chaque pont qu'elle traverse Chaque fois qu'elle refoule ou qu'elle renverse Une larme d'enfant et de détresse
Elle y pense chaque fois que le train passe Elle y pense tout l'temps dans la voiture Derrière ses parents qui la conduisent À l'école, au marché ou à l'église
Elle y pense chaque fois que le train passe Elle y pense tout l'temps à la maison Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs Ou la petite porte des flacons
Elle y pense chaque fois que le train siffle Chaque fois qu'elle essaie d'aller moins mal Chaque fois qu'elle avale ou qu'elle renifle Une dose à grimper sur les étoiles
Elle y pense chaque fois que la train passe Chaque fois qu'un regard tombe sur elle Chaque fois qu'elle tombe sur le regard Que le regard ne l'a pas trouvé belle
Elle y pense chaque fois que le train passe Elle y pense tout l'temps qu'la rivière fuit Elle voudrait s'envoler dans l'espace Elle voudrait s'enfoncer dans l'oubli
Elle y pense tout l'temps qu'elle se sent laide Elle y pense chaque fois qu'elle voit sa mère Se ruiner la vie pour lui venir en aide Alors qu'elle pourra jamais rien y faire
Elle y pense chaque fois que le train passe Elle y pense tout l'temps qu'l'océan danse À marée haute comme à marée basse Au début comme à la fin des vacances
Elle y pense et pourtant, elle se retient Elle y pense et pourtant, loin en dedans Chaque foutue fois que passe le train Elle a pas envie de s'planter devant
Elle y pense chaque fois mais elle attend À deux pas de ces rails qu'elle connaît bien Elle y pense chaque fois mais elle attend De trouver la façon d'y penser moins Elle attend qu'on lui vide sa cargaison Et que dans le courant d'un grand fou rire En voyant s'éloigner l'dernier wagon Elle oublie de penser qu'elle veut mourir
Pour des raisons qu'il ne m'appartient pas d'évoquer ici, cette chanson me touche énormément.........
Petite foule dense Autour d'un corps s'endormant Douceur immense Pour le départ d'un parent Calmement Peint aux couleurs de l'artifice Des bleus lisses et roses et blancs Et lentement Visages tendres sur l'herbe glissent Se sourient en chuchotant Et sans le moindre tourment Ils fêtent mon enterrement
Cendres folles et s'envolent Sous les yeux pâles et contents Et s'unissent aux lucioles Pour vivre un dernier instant Et à jamais Restent en suspens
Et j'ai souvent souhaité Partir avant les miens Pour ne pas hériter De leur flamme qui s'éteint Et m'en aller En gardant le sentiment Qu'ils vivront éternellement Et simplement Qu'ils fassent que la nuit soit claire Comme aux feux de la Saint-Jean Que leurs yeux soient grands ouverts Pour fêter mon enterrement
Père et mère, sœurs et frères Je vous aime puissamment N'adresser aucune prière Où que j'aille je vous attends La poussière Vit hors du temps
Il faut rester à la lumière Dansez, buvez en me berçant Que je vous aime en m'endormant
J'ai reçu une lettre il y a un mois peut-être arrivée par erreur maladresse de facteur aspergée de parfum rouge à lèvres carmin j'aurais dû cette lettre ne pas l'ouvrir peut-être.
Mais moi je suis un homme Qui aime bien ce genre de jeu veux bien qu'elle me nomme Alphonse ou Fred c'est comme elle veut - Payapapa papayapa C'est comme elle veut - Payapapa papayapa
Des jolis marguerites sur le haut de ses "i" des courbes manuscrites comme dans les abbayes quelques fautes d'orthographe une légère dyslexie et en guise de paraphe ta petite blonde sexy
Et moi je suis un homme Qui aime bien ce genre de jeu n'aime pas les nonnes Et j'en suis tombé amoureux - Payapapa papayapa Amoureux - Payapapa papayapa (fois 3)
Elle écrit que dimanche elle sera sur la falaise où je l'ai prise par les hanches et que dans l'hypothèse où je n'aurais pas le tact d'assumer mes ébats elle choisira l'impact trente mètres plus bas
Et moi je suis un homme Qui aime bien ce genre d'enjeu n'veux pas qu'elle s'assomme Car j'en suis tombé amoureux - Payapapa papayapa Amoureux - Payapapa papayapa
Grâce au cachet de la poste d'une ville sur la Manche j'étais à l'avant-poste au matin du dimanche l'endroit était désert il faudra être patient des blondes suicidaires il n'y en a pas cent
Et moi je suis un homme Qui aime bien ce genre d'enjeu veux battre Newton Car je suis tombé amoureux - Payapapa papayapa Amoureux - Payapapa papayapa
Elle surplombait la Manche Quand je l'ai reconnue J'ai saisie par la manche Ma petite ingénue Qui ne l'était pas tant Au regard du profil Qu'un petit habitant Lui f'zait sous le nombril
Et moi je suis un homme Qui aime bien ce genre d'enjeu veux bien qu'il me nomme - Papa - s'il le veut - Payapapa papayapa S'il le veut ! - Payapapa papayapa (fois 5)
Latimer
mardi 17 juin 2008 à 20:58
Partir Avant les Miens - Daniel Balavoine
Petite foule dense Autour d'un corps s'endormant Douceur immense Pour le départ d'un parent Calmement Peint aux couleurs de l'artifice Des bleus lisses et roses et blancs Et lentement Visages tendres sur l'herbe glissent Se sourient en chuchotant Et sans le moindre tourment Ils fêtent mon enterrement
Cendres folles et s'envolent Sous les yeux pâles et contents Et s'unissent aux lucioles Pour vivre un dernier instant Et à jamais Restent en suspens
Et j'ai souvent souhaité Partir avant les miens Pour ne pas hériter De leur flamme qui s'éteint Et m'en aller En gardant le sentiment Qu'ils vivront éternellement Et simplement Qu'ils fassent que la nuit soit claire Comme aux feux de la Saint-Jean Que leurs yeux soient grands ouverts Pour fêter mon enterrement
Père et mère, sœurs et frères Je vous aime puissamment N'adresser aucune prière Où que j'aille je vous attends La poussière Vit hors du temps
Il faut rester à la lumière Dansez, buvez en me berçant Que je vous aime en m'endormant
Cette chanson me touche énormément...J en ai les larmes aux yeux dès que je l 'entends...
Tu vois le froid dehors, La pluie qui s'énerve, Les autos qui se dévorent Pour un accord de rouge et de vert. Tu vois, c'est là que j'habite, Été comme hiver. Y a des jours qui mettent en fuite Et des jours qui font du Prévert.
Un peu de Prévert Dans ma rue, mon univers, Un peu de Prévert Dans mon sang, dans ma chair. Un peu de Prévert Sur nos cœurs endoloris, Un peu de Prévert Aux enfants d'ici ...Et du paradis.
Tu vois, ces gens qui rongent Leurs peaux de chagrin, Changent les songes en mensonges En se disant que tout ira bien. Tu vois, ce sont mes rencontres Mais je suis sévère. Y a des gens qui font des comptes Et des gens qui font du Prévert.
Un peu de Prévert Dans ma rue, mon univers, Un peu de Prévert Dans mon sang, dans ma chair. Un peu de Prévert Sur nos cœurs endoloris, Un peu de Prévert Aux enfants d'ici.
Un peu de Prévert Dans ma rue, mon univers, Un peu de Prévert Dans mon sang, dans ma chair. Un peu de Prévert Sur nos cœurs endoloris, Un peu de Prévert Aux enfants d'ici.
Un peu de Prévert... Un peu de Prévert... Un peu de Prévert Sur nos cœurs endoloris, Un peu de Prévert Aux enfants d'ici ...Et du paradis.
Une chauve-souris Aimait un parapluie Un grand parapluie noir Découpé dans la nuit Par goût de désespoir Car tout glissait sur lui Une chauve-souris Aimait un parapluie {2x}
Elle marchait au radar Le sommeil l'avait fuie Elle voulait s'mettre à boire Se jeter au fond d'un puits Une chauve-souris Aimait un parapluie Un grand parapluie noir Découpé dans la nuit {2x}
Sans jamais s'émouvoir Pour cette chauve-souris Le grand parapluie noir Sortait de son étui. Il prenait sous son aile Soin d'une belle de nuit Qui, boulevard Saint Marcel Le nourrissait de pluie
Puis le grand accessoire Se mit à voyager Dans son bel habit noir Son habit noir de jais Après les palabres Pour faire un peu d'osier Un avaleur de sabres Le mis dans son gosier {2x}
A un acrobate Servit de balancier Un vendeur de cravates Le prit comme associé Puis il se déplia Sur une permanente Puis il se déplia Car il pleuvait sur Nantes {2x}
Une chauve-souris Demoiselle de la nuit Une chauve-souris Aimait un parapluie
Elle vint chercher l'oubli Au fond d'un vieux manoir Où elle mourrait d'ennui Pendant que le parapluie Menait au Père-Lachaise Une vie de bâton de chaise
Un jour de mauvais temps Un jour de mauvais temps Un brusque coup de vent lui mit les pieds devant On le laissa pour mort Dans quelque caniveau On le laissa pour mort Avec le bec dans l'eau {2x}
En voyant son squelette Qui faisait sa toilette Parmi les détritus Et les denrées foutues "C'est la chance qui m'sourit !" Hurla la chauve-souris "Je le croyais perdu Le manche est revenu {2x}"
Riant comme une baleine Pleurant comme une madeleine Une chauve-souris Aimait un parapluie Ils allèrent se dirent oui Dans l'grenier d'la mairie Une chauve-souris Aimait un parapluie {2x}
Fais-moi une place Au fond d' ta bulle Et si j' t'agace Si j'suis trop nul Je deviendrai Tout pâle, tout muet, tout p'tit Pour que tu m'oublie Fais-moi une place Au fond d' ton cœur Pour que j' t'embrasse Lorsque tu pleures Je deviendrai Tout fou, tout clown, gentil Pour qu' tu souries J' veux q' t'aies jamais mal Q' t'aies jamais froid Et tout m'est égal Tout, à part toi Je t'aime Fais-moi une place Dans ton av'nir Pour que j'ressasse Moins mes souvenirsJ e s'rais jamais Eteint hautain lointain Pour qu'tu sois bien Fais-moi une place Dans tes urgences Dans tes audaces Dans ta confianceJ e s'rai jamais Distant, distrait, cruel Pour q' tu sois belle J' veux pas q' tu t'ennuies J' veux pas q' t'aies peur J' voudrais q' tu oublies L' goût du malheur Je t'aime Une petite place Ici, maintenant Car le temps passe À pas d' géant Je me ferai Tout neuf, tout beau, tout ça... Pour être à toi.
Ce message a été modifié par Misslilou2 - vendredi 27 juin 2008 à 10:23.
Nous sommes tous un peu trop fragiles A regarder tomber la nuit Sur le vert-de-gris de nos villes Avec nos amours sous la pluie Dans cette grisaille silencieuse Où les regards de nos déesses Deviennent des ombres orageuses Et chargées d'étrange tristesse
Elles Magnifiquement belles Elles Magnifiquement
Elles ont cette folie si tranquille Ce calme étrange au bord du stress Quand nous traînons sur nos béquilles A leur mendier de la tendresse Elles sont si brillantes et si vraies Dans le chaud velours de leur nid Pour nous piètres morveux distraits Qui nous prenons pour des génies
Elles portent en nous des cris d'enfants Comme au temps des cours de récré Quand on attend l'heure des mamans Au bout de nos coeurs estropiés Elles ont le monde entre leurs seins Et nous sommes des oiseaux perdus Des ptérodactyles en déclin Avec des sentiments tordus.
Le vois-tu venir mon amour Ce dimanche avec sa gueule moche Ce cancrelat qui tourne autour De ce jour triste comme un son de cloche Au temps suspends mes heures de vols Eprouve mon amour de patine Quand la déprime me racole Que ses mots de passe me chagrinent Entends-tu la marche funèbre De cette semaine qui crève A cette détresse une trève Poser ma bouche sur tes lèvres
Caresse moi, Caresse moi J'ai le ventre gonflé de larmes Ce soir la vie me rétame Caresse moi, Caresse moi Ne laisse pas ce jour vieillir Sans poser avant qu'il n'expire Tes mains sur moi, Caresse moi
C'est un dimanche comme tant d'autres Qui déjà me vide le coeur Une petite bête noire se vautre Impunément sur mes humeurs J'ai la déprime à fleur de peau Et l'automne dans les entrailles Pas une bière placebo Ne peut soigner ce qui m'entaille Et toujours la marche funèbre De cette semaine qui crève A cette détresse une trève Poser ma bouche sur tes lèvres
Caresse moi, Caresse moi J'ai le ventre gonflé de larmes Ce soir la vie me rétame Caresse moi, Caresse moi Ne laisse pas ce jour vieillir Sans poser avant qu'il n'expire Tes mains sur moi, Caresse moi
Il commence à chanter après 1 minute et quelques de présentation...
Je ne connaissais pas cette chanson mais celle ci épouse parfaitement les contours de mes pensées du dimanche ! Un Spleen itératif!
Yves Jamait nous chante là un très joli texte mais c'est surtout son interprétation qui remue l'âme…
Pour ce qui est des dimanches, c'est vrai qu'ils engendrent souvent de la mélancolie, peut-être parce que tout est fermé ou alors parce que le lendemain c'est lundi…