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vendredi 25 avril 2008 à 10:05
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Voir un ami pleurer
Jacques Brel

Bien sûr il y a les guerres d'Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n'y a plus d'Amérique
Bien sûr l'argent n'a pas d'odeur
Mais pas d'odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d'être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d'être juifs
Ni l'élégance d'être nègres
On se croit mèche on n'est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu'on n'est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer!


dimanche 27 avril 2008 à 11:14
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Georges Brassens.

je m'suis fait tout petit,

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand ell' me sonne
J'étais chien méchant, ell' me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

J'étais dur à cuire, ell' m'a converti
La fine bouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie
Qu'elle est méchante

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire
Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Un' jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Un' jolie pervenche un jour en mourut
A coup d'ombrelle

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirai mon
Dernier supplice
Il en est de pir' il en est d'meilleur
Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
S'il faut se pendre

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche


Ce message a été modifié par Misslilou2 - dimanche 27 avril 2008 à 11:18.
lundi 28 avril 2008 à 22:03
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Sensation (mars 1870)
Arthur RIMBAUD
mise en musique par J.L Aubert

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai à rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

mardi 17 juin 2008 à 20:41
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Artiste: Indochine
Chanson: June

Je crois que je respire
Et mes doigts que j’inspire
J’avale et je recrache
Je me remplis et me vide
De mon âge…
Je me fais que du bien
Et je me fais que du sale c’est normal

J’adore donner mon sang
Et j’en donne toujours le plus souvent…
Pourquoi j’en donne aussi souvent
Que j’adore autant que ça me fait mal

Tu vois comment
A l’intérieur… de moi
Je me sens
Personne ne voit
Et ne s’aperçoit de ce qui m’attend
Pour Ô moi
Je ne suis qu’une fille qui s’éteint

J’essaye et j’essaye mais je n’y arrive pas
Mais ne m’oubliez pas

Je mange et je m’ennuie
De ma vie j’anorexie
Si je bois ce poison
Qui sait si je grandirai
Dans la nuit
Je ne rêve plus à rien
Je sens que je me profane
Ô mon âme…
Maman j’ai peur de tout ce que j’ai à l’intérieur
O maman pourquoi j’ai si peur que tout commence
Et que tout m’écoeure

Tu vois comment
A l’intérieur… de moi
Je me sens
Personne ne voit
Et ne s’aperçoit de ce qui m’attend
Pourquoi Ô moi
Je ne suis qu’une fille qui s’éteint

Je ne suis qu’une fille qui s’éteint
Mais je disparais

mardi 17 juin 2008 à 20:58
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Georges Moustaki ( ou Reggiani, c'est selon... ) - Ma Solitude

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m'en suis fait presqu'une amie
Une douce habitude
Ell' ne me quitte pas d'un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu'où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût
Ou que je réagisse?

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j'ai autant appris
Que j'ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour
D'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

mercredi 18 juin 2008 à 07:01
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Le dégoût

Paroles: Alain Souchon. Musique: Laurent Voulzy 1978 "Toto 30 ans, rien que du malheur"



P'tit enfant, pas bonne mine,
Qui riait, pleurait, cuisine,
Tout le monde après lui.
Qu'est-ce qu'y va nous faire ?
Docteur, avocat d'affaires
Quand il aura fini
D'être un p'tit enfant tout p'tit ?
Mais moi, j'pouvais pas savoir,
Seulement pleurer dans l'mouchoir,
Le mouiller, pipi la nuit,
Dans mon lit.

{Refrain:}
C'était l'dégoût,
L'dégoût quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou,
Comme tout me foutait l'dégoût.

P'tit garçon, le ballon rond,
Il rebondit trois bonds
Mais c'est qu'une boule
Qui va pas très loin, qui roule,
Qui fascine les foules.
Alors, tape dedans.
Ça fera un peu passer le temps
Mais moi j'voulais qu'y s'envole,
Qui reste pas seulement football.
C'était les dimanches amers
Au grand air.

{Refrain}

Les cheveux courts, les grandes oreilles,
Alors là, c'est pas pareil.
Sujet des caresses,
Serrer la princesse,
L'envie qu'elle touche ta peau
Mais tu sais y a du boulot
Avant qu'elle vienne au dodo.
Alors l'papier quadrillé
Où y a plus qu'à tout noter
Et ma vie je l'avais couchée
Sur un cahier.

{Refrain}

Ma musique électrique,
Violon vieux, plus magique.
Tout se démode, c'est tragique.
Adieu ma grand-mère zizique
Mais c'était pas pour déplaire.
Je vous jure jamais, ma grand-mère,
Si j'ai caché des micros
Dans mon cerveau.

{Refrain}

mercredi 18 juin 2008 à 08:38
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Toute une Vie - Fabien Martin.

C'est l'histoire de toute une vie
la traverser sans faire de bruits
ou bien en mille éclats de rêve

On voudrait bien prendre le large
on voudrait bien fendre les barges
on attend que le vent se lève

Entendre de belles paroles
pas seulement le cours du pétrole
nos vies valent bien plus que ça

Et comme on est là pour longtemps
faudrait nous parler gentiment
on ne va pas marcher au pas

Les propos sont un peu naïfs
mais qui n'a pas besoin de ça ?
il faut pas se laisser briser

Qui nous emmènera là-bas ?
allez tout le monde est prêt on y va
ici plus rien n'est balisé

Regarde regarde ce qu'on devient
on est tous des Américains
hein hein ! et l'on sent bien que l'on s'enlise

C'est pas vraiment qu'on s'en fout
mais on n'y comprend plus rien du tout
et c'est nos âmes qu'on délocalise

C'est la tempête dans nos poitrines
il y a tant de choses en vitrines
grand amour et petites misères

Il y a du monde sur la Terre
au grand bal des solitaires
qui cherche l'âme soeur ou le frère

Pa Palalala Palalala Palala


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mercredi 18 juin 2008 à 11:42
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Comme un petit coquelicot

Le myosotis, et puis la rose
Ce sont des fleurs qui disent quelque chose
Mais pour aimer les coquelicots
Et n'aimer que ça… faut être idiot!
T'as peut-être raison, seulement voilà:
Quand je t'aurai dit, tu comprendras
La première fois que je l'ai vue
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé
Et sous le corsage blanc
Là où battait son coeur
Le soleil, gentiment
Faisait vivre une fleur
Comme un petit coquelicot, mon âme
Comme un petit coquelicot

C'est très curieux comme tes yeux brillent
En te rappelant la jolie fille
Ils brillent si fort que c'est un peu trop
Pour expliquer… les coquelicots!
T'as peut-être raison, seulement voilà
Quand je t'aurai dit, tu comprendras
J'en ai tant appuyé
Mes lèvres sur son coeur
Qu'à la place du baiser
Y'avait comme une fleur
Comme un petit coquelicot, mon âme
Comme un petit coquelicot

Ça n'est rien d'autre qu'une aventure
Ta petite histoire, et je te jure
Qu'elle ne mérite pas un sanglot
Ni cette passion… des coquelicots!
Attends la fin, tu comprendras
Un autre l'aimait qu'elle n'aimait pas
Et le lendemain, quand je l'ai revue
Elle dormait à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé
Mais, sur le corsage blanc
Juste à la place du coeur
Y'avait trois gouttes de sang
Qui faisaient comme une fleur
Comme un petit coquelicot, mon âme
Comme un petit coquelicot
Comme tout petit coquelicot

Paroles: Raymond Asso

mercredi 25 juin 2008 à 15:30
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Monsieur Perd ses Copains

Habitué par son age,il n'attend plus grand chose
Que de mauvais présages dans cette vie morose
Un doigt plus haut que l'autre,il n'entend plus les siens
Les paroles des nôtres,monsieur perd ses copains!

C'était la belle histoire d'un rebel étonnant
L'époque un peu bizarre,où on échangeait son sang
Pour te dire:''Je te prends sous ma patte de chien''
C'est fini maintenant,
monsieur perd ses copains!

Il ne reconnaît plus la cabane à deux sous
Celle pour qui il sut se bagarrer à coups
de bâtons mal barrés,de bat' et de surin
Pour ne pas la voler,monsieur perd ses copains!

Et ce goulot goulu qui savait bien lui rendre
La poésie au cul de sa gueule de tendre
La mélodie gagnée à l'ivresse au matin
cet air abandonné,monsieur perd ses copains!

Un meneur amené au hasard d'une nuit
Dans une rue paumée d'une banlieue sans vie
qui savait nous parler pour nous faire du bien
laisez le donc aller,monsieur perd ses copains!

Oublié le blason qui sonnes l'amitié
Délaissée la chanson d'un moment partagé
Oublié sans raisons,il ne répond de rien
Adieu!cette saison,monsieur perd ses copains!

Mais le temps qui défile a ceci d'imprudent
Qu'il ne tient qu'à un fil de lui rentrer dedans
Et prendre dans la gueule des claques qui soudain
Nous amènent tout seul à perdre des copains!

Des ratiches tombées pour une phrase de trop
Les yeux noirs beurrés qui nous mènent au tempo
De cette vie qui passe sans se soucier du train
Train quotidien d'angoisses qui perdent nos copains

Moi je resterai là,le meilleur ou le pire
En souvenir de toi qui savait nous faire rire
De nos vies mal foutues;de nos repas sans pain
De ce bonheur perdu,j'ai perdu un copain..


mercredi 25 juin 2008 à 16:24
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Noir Désir
Alice


Alice a le don de la métamorphose
Elle peut se transformer
Et rien ne s'y oppose
Alice a le don

Alice a le doigt qui se perd sur le globe
Elle suit le tracé des rivières
Et traverse la Terre
Alice a le doigt

Alice se frotte
A l'immersion
Et au diadème solaire
Enfin à d'autres visions
Alice se frotte
Alice se frotte

Assise au milieu des ondes
Alice est féconde
A dada sur son monde
Elle envoie ses flèches

A la fin, oui tout s'explique
Rêve et mécanique
Le ciel électrique
Des télévisions

Alice se regarde
Alanguie sur son plume
Elle a tant flotté dans l'éther
Qu'elle arrive à la lune
Alice veut le meilleur

Alice fait sa nuit
Dans des villes enchantées
Alors elle se réveille au matin
Sur des terres brûlées
Alice fait sa nuit

Quand sur ses ailes d'acier
Dans des lits d'initiés
Elle sent le point du jour
Elle a fait le tour

Alice se sort de la faille
Et revient à sa taille
Alors le monde entier
Redevient normal

Alice est comme ça

mercredi 25 juin 2008 à 19:50
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Chaque fois que le Train Passe - Lynda Lemay

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'la rivière coule
Elle y pense dans la rue et dans la classe
En pleine solitude et en pleine foule

Elle y pense chaque fois que le train passe
Et puis sur chaque pont qu'elle traverse
Chaque fois qu'elle refoule ou qu'elle renverse
Une larme d'enfant et de détresse

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps dans la voiture
Derrière ses parents qui la conduisent
À l'école, au marché ou à l'église

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps à la maison
Quand elle ouvre le tiroir des rasoirs
Ou la petite porte des flacons

Elle y pense chaque fois que le train siffle
Chaque fois qu'elle essaie d'aller moins mal
Chaque fois qu'elle avale ou qu'elle renifle
Une dose à grimper sur les étoiles

Elle y pense chaque fois que la train passe
Chaque fois qu'un regard tombe sur elle
Chaque fois qu'elle tombe sur le regard
Que le regard ne l'a pas trouvé belle

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'la rivière fuit
Elle voudrait s'envoler dans l'espace
Elle voudrait s'enfoncer dans l'oubli

Elle y pense tout l'temps qu'elle se sent laide
Elle y pense chaque fois qu'elle voit sa mère
Se ruiner la vie pour lui venir en aide
Alors qu'elle pourra jamais rien y faire

Elle y pense chaque fois que le train passe
Elle y pense tout l'temps qu'l'océan danse
À marée haute comme à marée basse
Au début comme à la fin des vacances

Elle y pense et pourtant, elle se retient
Elle y pense et pourtant, loin en dedans
Chaque foutue fois que passe le train
Elle a pas envie de s'planter devant

Elle y pense chaque fois mais elle attend
À deux pas de ces rails qu'elle connaît bien
Elle y pense chaque fois mais elle attend
De trouver la façon d'y penser moins
Elle attend qu'on lui vide sa cargaison
Et que dans le courant d'un grand fou rire
En voyant s'éloigner l'dernier wagon
Elle oublie de penser qu'elle veut mourir




Pour des raisons qu'il ne m'appartient pas d'évoquer ici, cette chanson me touche énormément.........
jeudi 26 juin 2008 à 13:40
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Partir Avant les Miens - Daniel Balavoine

Petite foule dense
Autour d'un corps s'endormant
Douceur immense
Pour le départ d'un parent
Calmement
Peint aux couleurs de l'artifice
Des bleus lisses et roses et blancs
Et lentement
Visages tendres sur l'herbe glissent
Se sourient en chuchotant
Et sans le moindre tourment
Ils fêtent mon enterrement

Cendres folles et s'envolent
Sous les yeux pâles et contents
Et s'unissent aux lucioles
Pour vivre un dernier instant
Et à jamais
Restent en suspens

Et j'ai souvent souhaité
Partir avant les miens
Pour ne pas hériter
De leur flamme qui s'éteint
Et m'en aller
En gardant le sentiment
Qu'ils vivront éternellement
Et simplement
Qu'ils fassent que la nuit soit claire
Comme aux feux de la Saint-Jean
Que leurs yeux soient grands ouverts
Pour fêter mon enterrement

Père et mère, sœurs et frères
Je vous aime puissamment
N'adresser aucune prière
Où que j'aille je vous attends
La poussière
Vit hors du temps

Il faut rester à la lumière
Dansez, buvez en me berçant
Que je vous aime en m'endormant


jeudi 26 juin 2008 à 13:42
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Renan Luce
la lettre


J'ai reçu une lettre
il y a un mois peut-être
arrivée par erreur
maladresse de facteur
aspergée de parfum
rouge à lèvres carmin
j'aurais dû cette lettre
ne pas l'ouvrir peut-être.

Mais moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
veux bien qu'elle me nomme
Alphonse ou Fred c'est comme elle veut
- Payapapa papayapa
C'est comme elle veut
- Payapapa papayapa

Des jolis marguerites
sur le haut de ses "i"
des courbes manuscrites
comme dans les abbayes
quelques fautes d'orthographe
une légère dyslexie
et en guise de paraphe
ta petite blonde sexy

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
n'aime pas les nonnes
Et j'en suis tombé amoureux
- Payapapa papayapa
Amoureux
- Payapapa papayapa (fois 3)

Elle écrit que dimanche
elle sera sur la falaise
où je l'ai prise par les hanches
et que dans l'hypothèse
où je n'aurais pas le tact
d'assumer mes ébats
elle choisira l'impact
trente mètres plus bas

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
n'veux pas qu'elle s'assomme
Car j'en suis tombé amoureux
- Payapapa papayapa
Amoureux
- Payapapa papayapa


Grâce au cachet de la poste
d'une ville sur la Manche
j'étais à l'avant-poste
au matin du dimanche
l'endroit était désert
il faudra être patient
des blondes suicidaires
il n'y en a pas cent

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
veux battre Newton
Car je suis tombé amoureux
- Payapapa papayapa
Amoureux
- Payapapa papayapa


Elle surplombait la Manche
Quand je l'ai reconnue
J'ai saisie par la manche
Ma petite ingénue
Qui ne l'était pas tant
Au regard du profil
Qu'un petit habitant
Lui f'zait sous le nombril

Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre d'enjeu
veux bien qu'il me nomme
- Papa - s'il le veut
- Payapapa papayapa
S'il le veut !
- Payapapa papayapa (fois 5)



Latimer
mardi 17 juin 2008 à 20:58
Partir Avant les Miens - Daniel Balavoine

Petite foule dense
Autour d'un corps s'endormant
Douceur immense
Pour le départ d'un parent
Calmement
Peint aux couleurs de l'artifice
Des bleus lisses et roses et blancs
Et lentement
Visages tendres sur l'herbe glissent
Se sourient en chuchotant
Et sans le moindre tourment
Ils fêtent mon enterrement

Cendres folles et s'envolent
Sous les yeux pâles et contents
Et s'unissent aux lucioles
Pour vivre un dernier instant
Et à jamais
Restent en suspens

Et j'ai souvent souhaité
Partir avant les miens
Pour ne pas hériter
De leur flamme qui s'éteint
Et m'en aller
En gardant le sentiment
Qu'ils vivront éternellement
Et simplement
Qu'ils fassent que la nuit soit claire
Comme aux feux de la Saint-Jean
Que leurs yeux soient grands ouverts
Pour fêter mon enterrement

Père et mère, sœurs et frères
Je vous aime puissamment
N'adresser aucune prière
Où que j'aille je vous attends
La poussière
Vit hors du temps

Il faut rester à la lumière
Dansez, buvez en me berçant
Que je vous aime en m'endormant




Cette chanson me touche énormément...J en ai les larmes aux yeux dès que je l 'entends...
jeudi 26 juin 2008 à 19:47
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Kent - Un Peu de Prévert

Tu vois le froid dehors,
La pluie qui s'énerve,
Les autos qui se dévorent
Pour un accord de rouge et de vert.
Tu vois, c'est là que j'habite,
Été comme hiver.
Y a des jours qui mettent en fuite
Et des jours qui font du Prévert.

Un peu de Prévert
Dans ma rue, mon univers,
Un peu de Prévert
Dans mon sang, dans ma chair.
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris,
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
...Et du paradis.

Tu vois, ces gens qui rongent
Leurs peaux de chagrin,
Changent les songes en mensonges
En se disant que tout ira bien.
Tu vois, ce sont mes rencontres
Mais je suis sévère.
Y a des gens qui font des comptes
Et des gens qui font du Prévert.

Un peu de Prévert
Dans ma rue, mon univers,
Un peu de Prévert
Dans mon sang, dans ma chair.
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris,
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici.

Un peu de Prévert
Dans ma rue, mon univers,
Un peu de Prévert
Dans mon sang, dans ma chair.
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris,
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici.

Un peu de Prévert...
Un peu de Prévert...
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris,
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
...Et du paradis.


vendredi 27 juin 2008 à 09:23
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Une Chauve Souris

Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit
Par goût de désespoir
Car tout glissait sur lui
Une chauve-souris
Aimait un parapluie {2x}

Elle marchait au radar
Le sommeil l'avait fuie
Elle voulait s'mettre à boire
Se jeter au fond d'un puits
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Un grand parapluie noir
Découpé dans la nuit {2x}

Sans jamais s'émouvoir
Pour cette chauve-souris
Le grand parapluie noir
Sortait de son étui.
Il prenait sous son aile
Soin d'une belle de nuit
Qui, boulevard Saint Marcel
Le nourrissait de pluie

Puis le grand accessoire
Se mit à voyager
Dans son bel habit noir
Son habit noir de jais
Après les palabres
Pour faire un peu d'osier
Un avaleur de sabres
Le mis dans son gosier {2x}

A un acrobate
Servit de balancier
Un vendeur de cravates
Le prit comme associé
Puis il se déplia
Sur une permanente
Puis il se déplia
Car il pleuvait sur Nantes {2x}

Une chauve-souris
Demoiselle de la nuit
Une chauve-souris
Aimait un parapluie

Elle vint chercher l'oubli
Au fond d'un vieux manoir
Où elle mourrait d'ennui
Pendant que le parapluie
Menait au Père-Lachaise
Une vie de bâton de chaise

Un jour de mauvais temps
Un jour de mauvais temps
Un brusque coup de vent
lui mit les pieds devant
On le laissa pour mort
Dans quelque caniveau
On le laissa pour mort
Avec le bec dans l'eau {2x}

En voyant son squelette
Qui faisait sa toilette
Parmi les détritus
Et les denrées foutues
"C'est la chance qui m'sourit !"
Hurla la chauve-souris
"Je le croyais perdu
Le manche est revenu {2x}"

Riant comme une baleine
Pleurant comme une madeleine
Une chauve-souris
Aimait un parapluie
Ils allèrent se dirent oui
Dans l'grenier d'la mairie
Une chauve-souris
Aimait un parapluie {2x}


vendredi 27 juin 2008 à 10:16
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Fais-moi une place
Au fond d' ta bulle
Et si j' t'agace
Si j'suis trop nul
Je deviendrai
Tout pâle, tout muet, tout p'tit
Pour que tu m'oublie
Fais-moi une place
Au fond d' ton cœur
Pour que j' t'embrasse
Lorsque tu pleures
Je deviendrai
Tout fou, tout clown, gentil
Pour qu' tu souries
J' veux q' t'aies jamais mal
Q' t'aies jamais froid
Et tout m'est égal
Tout, à part toi
Je t'aime
Fais-moi une place
Dans ton av'nir
Pour que j'ressasse
Moins mes souvenirsJ
e s'rais jamais
Eteint hautain lointain
Pour qu'tu sois bien
Fais-moi une place
Dans tes urgences
Dans tes audaces
Dans ta confianceJ
e s'rai jamais
Distant, distrait, cruel
Pour q' tu sois belle
J' veux pas q' tu t'ennuies
J' veux pas q' t'aies peur
J' voudrais q' tu oublies
L' goût du malheur
Je t'aime
Une petite place
Ici, maintenant
Car le temps passe
À pas d' géant
Je me ferai
Tout neuf, tout beau, tout ça...
Pour être à toi.


Ce message a été modifié par Misslilou2 - vendredi 27 juin 2008 à 10:23.
vendredi 27 juin 2008 à 12:51
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Gynécées (Hubert-Félix Thiéfaine & Cali)
2005 "Scandale mélancolique"

Nous sommes tous un peu trop fragiles
A regarder tomber la nuit
Sur le vert-de-gris de nos villes
Avec nos amours sous la pluie
Dans cette grisaille silencieuse
Où les regards de nos déesses
Deviennent des ombres orageuses
Et chargées d'étrange tristesse

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Elles ont cette folie si tranquille
Ce calme étrange au bord du stress
Quand nous traînons sur nos béquilles
A leur mendier de la tendresse
Elles sont si brillantes et si vraies
Dans le chaud velours de leur nid
Pour nous piètres morveux distraits
Qui nous prenons pour des génies

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Elles portent en nous des cris d'enfants
Comme au temps des cours de récré
Quand on attend l'heure des mamans
Au bout de nos coeurs estropiés
Elles ont le monde entre leurs seins
Et nous sommes des oiseaux perdus
Des ptérodactyles en déclin
Avec des sentiments tordus.

Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement belles
Elles
Magnifiquement

Belles
Elles

Nous sommes tous un peu trop fragiles
A regarder tomber la nuit
Sur le vert-de-gris de nos villes
Avec nos amours sous la pluie




samedi 28 juin 2008 à 10:54
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Dimanche - Yves Jamait (De verres en vers...)

Le vois-tu venir mon amour
Ce dimanche avec sa gueule moche
Ce cancrelat qui tourne autour
De ce jour triste comme un son de cloche
Au temps suspends mes heures de vols
Eprouve mon amour de patine
Quand la déprime me racole
Que ses mots de passe me chagrinent
Entends-tu la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trève
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi, Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi, Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi, Caresse moi

C'est un dimanche comme tant d'autres
Qui déjà me vide le coeur
Une petite bête noire se vautre
Impunément sur mes humeurs
J'ai la déprime à fleur de peau
Et l'automne dans les entrailles
Pas une bière placebo
Ne peut soigner ce qui m'entaille
Et toujours la marche funèbre
De cette semaine qui crève
A cette détresse une trève
Poser ma bouche sur tes lèvres

Caresse moi, Caresse moi
J'ai le ventre gonflé de larmes
Ce soir la vie me rétame
Caresse moi, Caresse moi
Ne laisse pas ce jour vieillir
Sans poser avant qu'il n'expire
Tes mains sur moi, Caresse moi



Il commence à chanter après 1 minute et quelques de présentation...


samedi 28 juin 2008 à 11:34
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Je ne connaissais pas cette chanson mais celle ci épouse parfaitement les contours de mes pensées du dimanche ! wink.gif Un Spleen itératif!


Ce message a été modifié par sandie72 - samedi 28 juin 2008 à 11:35.
samedi 28 juin 2008 à 12:53
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sandie72
vendredi 25 avril 2008 à 10:05
Je ne connaissais pas cette chanson mais celle ci épouse parfaitement les contours de mes pensées du dimanche ! wink.gif Un Spleen itératif!




Yves Jamait nous chante là un très joli texte mais c'est surtout son interprétation qui remue l'âme…

Pour ce qui est des dimanches, c'est vrai qu'ils engendrent souvent de la mélancolie, peut-être parce que tout est fermé ou alors parce que le lendemain c'est lundi… sad.gif



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