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Sunday 16 December 2007 à 03:02
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Un homme heureux

Paroles et Musique: William Sheller 1991


Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le même regard d'un seul désir pour deux
Ce sont des gens heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu les mêmes?
Quand ils ont leurs problèmes
Ben y a rien à dire
Y a rien à faire pour eux
Ce sont des gens qui s'aiment

Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu cruels?
Quand ils vous parlent d'eux
Y a quelque chose qui vous éloigne un peu
Ce sont des choses humaines

Et moi j'te connais à peine
Mais ce s'rait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans qu'ça gêne
De la place pour deux
Mais si ça n'vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me l'dire au fond des yeux
Quel que soit le temps que ça prenne
Quel que soit l'enjeu
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux
Je veux être un homme heureux




Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 16 December 2007 à 19:20.
Sunday 16 December 2007 à 03:08
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Boris Vian

Le déserteur



Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer



Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 16 December 2007 à 19:21.
Sunday 16 December 2007 à 03:19
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LE GALERIEN

Yves Montand

Et je suis aux galères,
Je m'souviens ma mèr' disait
Mais je n'ai pas cru ma mère
Ne traîn' pas dans les ruisseaux
T'bats pas comme un sauvage
T'amuses pas comm' les oiseaux
Ell' me disait d'être sage

J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais courir la chance
J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais qu'chaqu' jour soit dimanche
Je m'souviens ma mèr' pleurait
Dès qu'je passais la porte
Je m'souviens comme ell'pleurait
Ell' voulait pas que je sorte

Toujours, toujours ell' disait
T'en vas pas chez les filles
Fais donc pas toujours c'qui t'plait
Dans les prisons y a des grilles
J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai cru Madeleine
J'ai pas tué, j'ai pas volé
J'voulais pas lui fair'de peine

{1ère version:}

Un jour les soldats du roi
T'emmen'ront aux galères
Tu t'en iras trois par trois
Comme ils ont emmn'nés ton père
Tu auras la têt' rasée
On te mettra des chaînes
T'en auras les reins brisés
Et moi j'en mourrai de peine

J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai pas cru ma mère
Et je m'souviens qu'ell' m'aimait
Pendant qu'je rame aux galères.

{2ème version:}

Je m'souviens ma mèr' disait
Suis pas les bohémiennes
Je m'souviens comme ell' disait
On ramass' les gens qui traînent
Un jour les soldats du roi
T'emmen'ront aux galères
Tu t'en iras trois par trois
Comme ils ont emmn'nés ton père

Tu auras la têt' rasée
On te mettra des chaînes
T'en auras les reins brisés
Et moi j'en mourrai de peine
Toujours, toujours tu ram'ras
Quand tu s'ras aux galères
Toujours toujours tu ram'ras
Tu pens'ras p't'ètre à ta mère

J'ai pas tué, j'ai pas volé
Mais j'ai pas cru ma mère
Et je m'souviens qu'ell' m'aimait
Pendant qu'je rame aux galères.






Ce message a été modifié par Okomarac - Sunday 16 December 2007 à 19:23.
Thursday 20 December 2007 à 14:01
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Bourvil
Ballade irlandaise


Un oranger sur le sol irlandais,
On ne le verra jamais.
Un jour de neige embaumé de lilas,
Jamais on ne le verra.
Qu'est ce que ca peut faire ?
Qu'est ce que ca peut faire ?
Tu dors auprès de moi,
Près de la rivière,
Où notre chaumière
Bat comme un coeur plein de joie.

Un oranger sur le sol irlandais,
On ne le verra jamais.
Mais dans mes bras, quelqu'un d'autre que toi,
Jamais on ne le verra.
Qu'est ce que ca peut faire ?
Qu'est ce que ca peut faire ?
Tu dors auprès de moi.
L'eau de la rivière,
Fleure la bruyère,
Et ton sommeil est à moi.

Un oranger sur le sol irlandais,
On ne le verra jamais.
Un jour de neige embaumé de lilas,
Jamais on ne le verra.
Qu'est ce que ca peut faire ?
Qu'est ce que ca peut faire ?
Toi, mon enfant, tu es là !

Thursday 20 December 2007 à 15:43
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Ces messieurs...


Alto, il connaît par coeur
L’histoire du blues, ce colporteur
Buda, badu-badu-bop
Et roule le feeling
Radine son ton d’Elling-
Ton et tape son sax au top.

Ben voyez ça ! Un soir,
On vient comme chacun l’air de rien boire et
Boum ! On s’en va coeur lié à celle du soir.
C’est fermé ! On sert plus,
Laissez-moi tranquille !
Attendez, pas vous, ma fille,
Une Adel, pour vous, ou une Carolus
Décidez, c’est offert, profitez
Et aprés, vous viendrez bien dîner !

Fourvoyeur de zique en vrac
Royco minute-soup du rock en stock
Assis-là auprès d’un bock...
Nous on le connaît,
C’est qu’il passe à la télé
Krak il est du tube à bêler !

Grâce, ne dites pas
Une fois encore :
Identique il est, pâ-
Les gaffeurs, fort
L’équivalent en visage de son frère
Au-dessous décrit. Et
Une fois déjà ce coup-là on l’a fait
Muse, vous en souvenez, son portrait
Egale en visage à sa soeur, de famille un air...

Long garçon perce-nuages,
Assure assez c’est vrai
Unique bassiste, frè-
Re, des quatre cordes un mage
Et ça l’empêcherait, d’aprés-vous
Nieurs d’évidences, d’é-
Tancher un gorgeon, avec nous ?

Patron, un demi...
Assez doucement c’est dit
Suffisamment pour être entendu
Car notre homme, posé,
Attend tranquille fin de journée
Lorgnant les ombres du soir reviendu...

S’élance un col de mousse au sommet des Guiness
Tranché d’un geste sec
Etudié de père en fils, des mecs
Pour virer l’amertume des bières qui laissent
Hautes en caractères, leurs joies
Evidées d’impurs tracas et que meure le froid,
Noire au corps et blanc chapeau, hors des guerres de foi.
Simples mortels qui au sort de Sis-
Yphe êtes liés, vous ignorez
Le sort du plombeur de batteuses, qui assis,
Vissé au tabouret
Assure à démesure le ton des mesures
Insuffle au coeur du chant son
Niveau de pulsions pures...

Tiens, on l’oubliait, lui !
Il n’y avait pourtant
Pas grande chance, vu qu’en
Une année, chaque nuit
Nous l’avons ouï
Kéna et flutiaux et puis flûte,
Oulahlah, du son d’Andes brut !

Taureau ranges-toi car Vénus
Ravage maison treize
Et bouleverse du soleil les braises !
Venus, la voici qui vient, gus,
Orion t’appelle mais Aphrodite
Ramène ta foi astrale à ta...

Vivants, voici l’ivresse
Inventive des rendez-vous
Nouveaux ! A l’adresse de votre gouverne
Chers amis mes choux
Elevez vos verres à
Notre Amidica...
T’es vraiment pas drôle, poète, bois !




J'ai tout ses textes mais celui là je l'ai trouvé ICI
Friday 21 December 2007 à 18:16
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Aristide Bruant

A la Bastoche


Paroles et Musique: Aristide Bruant 1906


Il était né près du canal
Par là... dans l'quartier d'l'Arsenal
Sa maman, qu'avait pas d'mari,
L'appelait son petit Henri...
Mais on l'appelait la Filoche,
A la Bastoche.

I'n'faisait pas sa société
Du génie de la liberté,
I' n'était pas républicain,
Il était l'ami du rouquin
Et le p'tit homme à la Méloche,
A la Bastoche.

A c'tte époqu'-là, c'était l'bon temps :
La Méloche avait dix-huit ans,
Et la Filoche était rupin :
Il allait des fois en sapin,
Il avait du jonc dans sa poche,
A la Bastoche.

Mais ça peut pas durer toujours,
Après la saison des amours
C'est la mistoufle, et ben souvent,
Faut s'les caler avec du vent
Filer la comète et la cloche,
A la Bastoche.

Un soir qu'il avait pas mangé,
Qu'i rôdait comme un enragé,
Il a, pour barboter l'quibus,
D'un conducteur des omnibus,
Crevé la panse et la sacoche,
A la Bastoche.

Et sur la bascule à Charlot,
Il a payé sans dire un mot :
A la Roquette, un beau matin,
Il a fait voir à ceux d'Pantin,
Comment savait mourir un broche
De la Bastoche !

Il était né près du canal
Par là... dans l'quartier d'l'Arsenal
Sa maman, qu'avait pas d'mari,
L'appelait son petit Henri...
Mais on l'appelait la Filoche,
A la Bastoche.

Saturday 22 December 2007 à 03:19
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Michel Polnareff

Mes regrets



Inutile de te lever pour m'écouter
Navré de te déranger une si belle soirée
Ta robe de mariée est faite pour épouser
Mes regrets, mes regrets

Ne crains rien de moi je ne troublerai pas
Ton bonheur qui commence où finit ma joie
Vraiment je n'savais pas qu'en un soir on pouvait...
Mais à quoi bon, à quoi bon...

A quoi bon te dire que la vie n'est possible qu'avec toi
Tu ne m'écoutes pas
Tu n'me vois pas
Comme tu es loin déjà

Si une heure un soir on pouvait se revoir
J'ai dit des mots stupides et vides d'espoir
Il faut me pardonner je ne m'suis pas encore...
Habitué, habitué

Il faut dire que tout change si rapidement
Je dois fermer les yeux pour te voir comme avant
Non non ne parles pas
En moi j'entends ta voix comme avant, comme avant

Elle me dit des mots cette voix
Comme c'est loin tout ça
Mais parles, fais quelque chose ne me laisse pas
M'en aller comme ça

Navré d'avoir dérangé une si belle soirée
Je suis venu avant tout pour te demander
Non pas de revenir, seul'ment de n'pas sourire
Sourire, ne pas sourire




Ce message a été modifié par Okomarac - Saturday 22 December 2007 à 20:53.
Monday 24 December 2007 à 18:04
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GAINSBOURG

Requiem pour un con





Tuesday 25 December 2007 à 22:33
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Noël pour Hadora et Sandie , et les humanistes du monde entier .



Le chiffon rouge


Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Allons droit devant vers la lumière
En levant le poing et en serrant les dents
Nous réveillerons la terre entière
Et demain, nos matins chanteront

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie

Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge
Une fleur couleur de sang
Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
Lève-toi car il est temps

Tu crevais de faim dans ta misère
Tu vendais tes bras pour un morceau de pain
Mais ne crains plus rien, le jour se lève
Il fera bon vivre demain

Compagnon de colère, compagnon de combat
Toi que l'on faisait taire, toi qui ne comptais pas
Tu vas pouvoir enfin le porter
Le chiffon rouge de la liberté
Car le monde sera ce que tu le feras
Plein d'amour de justice et de joie


Michel Fugain




Ce message a été modifié par Okomarac - Wednesday 26 December 2007 à 17:35.
Wednesday 26 December 2007 à 10:52
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Merci Oko cool.gif
Saturday 29 December 2007 à 11:38
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Je vois qu'il y'a plein de chansons de Polnareff. J'en rajoute une blush.gif

Qui A Tué Grand' Maman ? - Michel Polnareff (1970)

Il y avait du temps de grand-maman
des fleurs qui poussaient dans son jardin
le temps a passé seules restent les pensées
et dans tes mains il ne reste plus rien

Qui a tué grand-maman, est-ce le temps
où les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
la la la la la la...

Il y avait du temps de grand-maman
du silence à écouter
des branches sur les arbres, des feuilles sur les branches
des oiseaux sur les feuilles et qui chantaient

Qui a tué grand-maman, est-ce le temps
où les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
la la la la la la...

Le bulldozer a tué grand-maman
et changé ses fleurs en marteaux-piqueurs
les oiseaux pour chanter ne trouvent que des chantiers
est-ce pour cela que l'on te pleure?

Qui a tué grand-maman, est-ce le temps
où les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
la la la la la la...

Qui a tué grand-maman, est-ce le temps
ou les hommes qui n'ont plus l' temps
d' passer le temps?
Saturday 29 December 2007 à 18:57
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Les petits papiers
Régine

Laissez parler
Les p'tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

Un peu d'amour
Papier velours
Et d'esthétique
Papier musique
C'est du chagrin
Papier dessin
Avant longtemps

Laissez glisser
Papier glacé
Les sentiments
Papier collant
Ça impressionne
Papier carbone
Mais c'est du vent

Machin Machine
Papier machine
Faut pas s'leurrer
Papier doré
Celui qu'y touche
Papier tue-mouches
Est moitié fou

C'est pas brillant
Papier d'argent
C'est pas donné
Papier-monnaie
Ou l'on en meurt
Papier à fleurs
Ou l'on s'en fout

Laissez parler
Les p'tits papiers
A l'occasion
Papier chiffon
Puissent-ils un soir
Papier buvard
Vous consoler

Laisser brûler
Les p'tits papiers
Papier de riz
Ou d'Arménie
Qu'un soir ils puissent
Papier maïs
Vous réchauffer

Monday 07 January 2008 à 01:50
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Mick Micheyl


Je t'aime encore plus



Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Non pas que je t'aime moins près de moi
Mais je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Car je peux rêver de toi
Y a pas moyen quand nos sortons
De rentrer à une heure normale
Tu demeures frais comme un gardon
Moi je m'éteins et deviens pâle
Mais le matin y a plus personne
Je me fais un mauvais sang fou
Pa-pattes en rond, toi tu ronronnes
Oubliant tous nos rendez-vous
Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Non pas que je t'aime moins près de moi
Mais je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Car je peux rêver pour toi
Pardon mon amour de te dire tout ça
Mais viendra le jour où tu le verras

Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Non pas que je t'aime moins près de moi
Mais je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Car je peux rêver de toi
Quand tu es loin le temps me dure
Je repense à nos discussions
Tes intentions me semblent pures
J'finis par te donner raison
J'idéalise notre amour
Ne te trouvant que des vertus
Mais lorsque que tu es de retour
Je comprends que parfois l'on tue
Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Non pas que je t'aime moins près de moi
Mais je t'aime encore plus quand tu n'es pas là
Car je peux rêver pour toi

Je t'aime encore plus quand t'es contre toi
J'ai chaud je suis bien dans tes bras
Je ferme les yeux, tu ne parles pas
Et je peux rêver de toi.


Ce message a été modifié par Okomarac - Monday 07 January 2008 à 01:51.
Tuesday 29 January 2008 à 14:12
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BREL

Chez ces gens-là

D'abord il y a l'aîné
Lui qui est comme un melon
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qui boit
Ou tellement qu'il a bu
Qui fait rien de ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui se prend pour le roi
Qui se saoule toutes les nuits
Avec du mauvais vin
Mais qu'on retrouve matin
Dans l'église qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme un cierge de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'œil qui divague
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas Monsieur
On ne pense pas on prie

Et puis, il y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Ouest méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait sa chemise
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Qui fait ses petites affaires
Avec son petit chapeau
Avec son petit manteau
Avec sa petite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui n'a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne vit pas Monsieur
On ne vit pas on triche

Et puis, il y a les autres
La mère qui ne dit rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Il y a la moustache du père
Qui est mort d'une glissade
Et qui recarde son troupeau
Bouffer la soupe froide
Et ça fait des grands flchss
Et ça fait des grands flchss
Et puis il y a la toute vieille
Qu'en finit pas de vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que c'est elle qu'a l'oseille
Et qu'on écoute même pas
Ce que ses pauvres mains racontent
Faut vous dire Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne cause pas Monsieur
On ne cause pas on compte

Et puis et puis
Et puis il y a Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les autres veulent pas
Parce que les autres veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A égorger les chats
J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur on ne s'en va pas
On ne s'en va pas Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.



Tuesday 29 January 2008 à 14:20
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BARBARA

La solitude

Je l'ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m'a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l'emporte !
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L'hiver au plein cœur de l'été.

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T'as la mine du désespoir,
Tu n'es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l'ennui.
Je n'ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j'y suis !

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m'en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l'heure blême
Et jusqu'à mon souffle dernier,
Je veux encore dire "je t'aime"
Et vouloir mourir d'aimer.

Elle a dit : "Ouvre-moi ta porte.
Je t'avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t'ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c'est fini, maintenant."

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s'est pendue à mon cou,
Elle s'est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m'attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude...




Tuesday 29 January 2008 à 14:26
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BARBARA

Madame,

Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi
Votre missive bleue, Madame.
Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne pourrais rien, Madame.
Vous savez, aujourd'hui, que de l'avoir perdu,
C'est lourd à supporter, Madame.

Vous demandez pardon de n'avoir pas compris
Ce qu'était notre amour, Madame.
Vous n'aviez que ce fils, vous aviez peur de lui
Et vous l'avez gardé, Madame.
Ne me demandez pas ce qu'a été ma vie
Quand vous me l'avez pris, Madame.
Je me suis toujours tu, ce n'est pas aujourd'hui
Que je vous le dirais, Madame.
Vous eussiez préféré, je vous retrouve là,
Qu'il fût mort en héros, Madame.
Oui, c'eût été plus noble, je vous crois,
Que de mourir d'amour, Madame
Mais qu'il soit mort ici ou qu'il mourût là-bas,
Auriez-vous versé moins de larmes ?
Il en a décidé, lui seul avait le droit.
Il faut vous résigner, Madame.

C'est trop tard, maintenant, pour que je vous revienne
Et vous vieillirez seule, Madame
Et ne m'en veuillez pas si je parais cruelle
Mais je l'ai trop aimé, Madame
Pour qu'à la fin du jour, près d'une cheminée,
Nous évoquions ensemble, Madame,
Celui que, vous et moi, nous avons adoré
Et perdu tout ensemble, Madame

Mais le chagrin m'égare, il faut me pardonner.
J'ai mal de votre mal, Madame
Mais que faire, et quoi dire, puisqu'il s'en est allé ?
Je ne puis rien pour vous, Madame.
Pour la seconde fois, il va nous séparer.
Non, je ne viendrai pas, Madame,
Car, le perdre deux fois, c'est lourd à supporter.
Vous me comprendrez bien, Madame.

Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi,
Votre missive bleue, Madame.
Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne puis plus rien, Madame.
Vous saurez, comme moi, que de l'avoir perdu
C'est lourd à supporter, Madame...

Tuesday 29 January 2008 à 14:32
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REGGIANI

Il suffirait de presque rien.


Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Que je te prenne par la main
Pour t'emmener à Saint-Germain
T'offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d'y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j'avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l'eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d'un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C'est un autre que moi demain
Qui t'emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"




Tuesday 29 January 2008 à 14:35
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BARBARA

Vienne.
Si je t'écris ce soir de Vienne,
J'aimerais bien que tu comprennes
Que j'ai choisi l'absence
Comme dernière chance.
Notre ciel devenait si lourd
Si je t'écris ce soir de Vienne
Que c'est beau l'automne à Vienne
C'est que, sans réfléchir,
J'ai préféré partir
Et je suis à Vienne sans toi.
Je marche, je rêve dans Vienne
Sur trois temps de valse lointaine.
Il semble que les ombres
Tournent et se confondent.
Qu'ils étaient beaux les soirs de Vienne.
Ta lettre a du croiser la mienne.
Non, je ne veux pas que tu viennes.
Je suis seul
Et j'aime être libre.
Que j'aime cet exil à Vienne sans toi.

Une vieille dame autrichienne
Comme il n'en existe qu'à Vienne
Me logeait dans ma chambre
Tombent de pourpre et d'ambre
De lourdes tentures de soies
C'est beau à travers les persiennes
Je vois l'église Saint-Etienne
Et quand le soir se pose
Ses bleus, ses gris, ses mauves
Et la nuit par dessus les toits
C'est beau Vienne, c'est beau Vienne

Cela va faire une semaine,
Déjà, que je suis seul à Vienne.
C'est curieux le hasard :
J'ai croisé l'autre soir
Nos amis de Lontaccini.
Cela va faire une semaine.
Ils étaient de passage à Vienne.
Ils n'ont rien demandé
Mais se sont étonnés
De me voir à Vienne sans toi.
Moi, moi, je me promène.
Je suis bien, je suis bien.

Et puis, de semaine en semaine,
Voila que je suis seul à Vienne.
Tes lettres se font rares.
Peut être qu'autre part,
Tu as trouvé l'oubli de moi.
Je lis et j'écris mais, quand même,
Ce qu'il est long l'automne à Vienne.
Dans ce lit à deux places
Où, la nuit, je me glace,
Tout à coup, j'ai le mal de toi.
Que c'est long Vienne, que c'est loin Vienne.

Si je t'écris ce soir de Vienne,
Tu sais, c'est qu'il faut que tu viennes.
J'étais parti. Pardonne moi.
Notre ciel devenait si lourd
Et toi, de Paris jusqu'à Vienne,
Au bout d'une invisible chaîne,
Tu me guettes et je pense,
Jouant l'indifférence,
Tu m'as gardé malgré moi.
Il est minuit ce soir à Vienne.
Mon Amour, il faut que tu viennes.
Tu vois, je m'abandonne.
Il est si beau l'automne
Et j'aimerais le vivre avec toi.
C'est beau Vienne, avec toi Vienne.


Tuesday 29 January 2008 à 14:37
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BARBARA

Pierre. Il pleut,
Il pleut,
Sur les jardins alanguis,
Sur les roses de la nuit,
Il pleut des larmes de pluie,
Il pleut,
Et j'entends le clapotis,
Du bassin qui se remplit,
Oh mon Dieu, que c'est joli,
La pluie,

Quand Pierre rentrera,
Il faut que je lui dise,
Que le toit de la remise,
A fui,
Il faut qu'il rentre du bois,
Car il commence à faire froid,
Ici,

Oh, Pierre,
Mon Pierre,

Sur la campagne endormie,
Le silence et puis un cri,
Ce n'est rien, un oiseau de la nuit,
Qui fuit,
Que c'est beau cette pénombre,
Le ciel, le feu et l'ombre,
Qui se glisse jusqu'à moi,
Sans bruit,

Une odeur de foin coupé,
Monte de la terre mouillée,
Une auto descend l'allée,
C'est lui,

Oh, Pierre,
Pierre...


Tuesday 29 January 2008 à 14:43
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REGGIANI

La vieille.

C'est pas demain, demain, la vieille
Que tu reverras tes garçons
Qui sont partis de ta maison
Sixième étage, vue sur la cour
Pour les sourires et pour l'amour
Il fallait repasser la veille
Tant et tant d'années ont passé
Nous avons oublié la vieille
La vie était une merveille
Et comme les autres entre deux âges
J'ai perdu mon livre d'images
Alors... commença le passé

Je ne sais pas pourquoi
Ce soir
Je me demande
Dans quel jardin tu dors
La vieille au bout de ton voyage
Dans quel jardin tu dors
Sous quel paysage
Ma vieille ma pauvre douce...

Julien est chasseur en Afrique
Pierre je ne sais quoi en Amérique
On s'écrivait de temps en temps
Je crois qu'ils en ont fait de belles
Et moi, moi il y a beau temps
Que je n'ai plus de mes nouvelles
J'ai eu des femmes et des idées
La chance à mon cou s'est pendue
Elles m'ont suivi, elles m'ont quitté
J'ai fait la guerre, je l'ai perdue
Longtemps j'ai eu de l'insolence
Et puis... je vieillis en silence

Je ne sais pas pourquoi
Ce soir
Je me demande
Dans quel jardin tu dors
La vieille au bout de ton voyage
Dans quel jardin tu dors
Sous quel paysage
Ma vieille ma pauvre douce...

On ne sait pas pourquoi
Un soir
Dans une chambre
On n'a plus l'habitude
Alors soudain le cœur s'étonne
De cette solitude
Qui vient comme l'automne
Ma vieille ma mère ma douce...




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