vendredi 04 juillet 2008 à 05:29
On prétend parfois que la NAMBLA utilise des slogans comme « après huit ans, il est trop tard » (« sex by eight is too late », « sex by eight or else it's too late »
[7]), mais on la confond alors avec la
René Guyon Society.
La NAMBLA provient de l'atmosphère particulière des années 70, et plus particulièrement d'une aile du mouvement
Gay Liberation apparue suite aux
émeutes de Stonewall en 1969. Mais à cette époque, les homosexuels se préoccupaient plus des problèmes de répression policière que de relations sexuelles avec des mineurs. Il a fallu attendre la fin des années 70 et la publication dans
The Body Politic (journal gay canadien) d'un article de
Gerald Hannon intitulé « Des hommes qui aiment des adolescents qui aiment des hommes »
[8] pour que la nécessité de créer la NAMBLA se fasse sentir.
Bien que la NAMBLA elle-même n'ait jamais été poursuivie en justice, plusieurs de ses membres l'ont été pour attouchements sexuels ou viols sur mineurs.
- La plus récente de ces affaires implique des hommes arrêtés par le FBI à Los Angeles et San Diego en février 2005. Sept d'entre eux ont été inculpés pour avoir voulu aller au Mexique afin de coucher avec des garçons. Un huitième pour distribution de pédopornographie. Selon les médias,[3] le FBI pense qu'au moins un des ces hommes est un membre important de la NAMBLA, qu'un autre a organisé la convention du groupe en 2004 et qu'un troisième est membre ordinaire depuis les années 80.
- Roy Radow, pédophile déclaré et membre du comité de pilotage de la NAMBLA, considéré parfois comme le porte-parole de l'organisation, fut arrêté en 1996 pour s'être masturbé devant un jeune garçon de douze ans. Le procès se termina sans que le jury ne parvînt à une décision.[24]
- Le californien John David Smith a été arrêté en 1996 pour possession et distribution de pédopornographie. On découvrit ensuite qu'il avait abusé d'un garçon de onze ans, ce pour quoi il fut condamné. Il fut immédiatement radié de la NAMBLA[25]
- Paul Shanley, prêtre catholique ayant abusé d'enfants de six ans et plus pendant trois décennies, participa aux travaux théoriques fondateurs de la NAMBLA, selon des rapports de l'époque obtenus par le Boston Globe.
Curley v. NAMBLA [<a href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=North_American_Man/Boy_Love_Association&action=edit§ion=11" title="Modifier la section : Curley v. NAMBLA">modifier] En 2000, Robert et Barbara Curley, un couple de Boston, poursuivit la NAMBLA. Selon les Curley, Charles Jayne et Salvatore Sicari (reconnus coupables du meurtre du fils des Curleys, Jeffrey) « ont traqué Jeffrey Curley... puis l'ont torturé, tué et mutilé, le ou vers le 1
er octobre 1997. Selon des renseignements dignes de confiance, Charles Jaynes, juste avant lesdits faits, a accédé au site internet de la NAMBLA à la bibliothèque de Boston. » Selon la police, Jaynes possédait chez lui huit numéros de publications de la NAMBLA lors de son arrestation. Le compte-rendu du procès affirme ensuite que « la NAMBLA est la conduite d'un réseau souterrain états-unien de pédophiles qui usent de leurs contacts au sein de l'association près de chez eux et sur internet pour obtenir de la pédopornographie et promouvoir la pédophilie ».
[26] Citant des procès dans lesquels des membres de la NAMBLA avaient été accusés puis reconnus coupables d'atteintes sexuelles envers des enfants, Larry Frisoli, l'avocat des Curleys, prétendit que l'association était un « terrain d'entraînement » à la séduction d'enfant, et que ses membres y échangeaient leurs techniques sur la manière de trouver des partenaires sexuels impubères.
[27] Il proclama aussi que la NAMBLA aurait vendu sur son site internet un « Guide du viol et de la fuite » (selon ses mots), qui détaillerait comment éviter d'être arrêté puis poursuivi.
L'ACLU (
Union des libertés civiles américaines) s'interposa pour défendre la NAMBLA en vertu de la liberté d'expression et obtint le non-lieu dans l'affaire, car la NAMBLA, bien qu'organisée, est une association non enregistrée. John Reinstein, président de l'ACLU du Massachusetts dit alors que, bien que la NAMBLA « puisse prôner des conduites actuellement illégales », rien sur son site « n'excusait ou n'incitait à commettre des actes illégaux, comme le meurtre ou le viol. »
[28] Les Curleys poursuivirent alors individuellement certains membres de la NAMBLA pour homicide involontaire : Roy Radow, Joe Power, David Miller, Peter Herman, Max Hunter, Arnold Schoen et
David Thorstad. Le couple prétendit aussi que Jaynes et Sicari étaient membres de la NAMBLA. En avril 2005, ces procès n'étaient toujours pas parvenus à leur terme.
source wikipedia