vendredi 12 mars 2004 à 00:05
bé la discographie du mossieur trégorois est a la F..C , et pis sa discographie assez large ( des ballades anglaises , a des chansons allemandes , à Bach et même de la musique médiévale ! ) à écouter absolument ..
> Contre-ténor et star
Andreas Scholl aborde le bel canto italien en douce, privilégiant le beau chant à l'effet de glotte.
Andreas Scholl s'est longtemps cantonné au répertoire balisé de la musique sacrée des XVII et XVIIIèmes siècles. Bach et Haendel, plus rarement Vivaldi, ont bénéficié du timbre ductile et rond d'un contre-ténor peu soucieux de son image. A 33 ans, ce grand gaillard de Rhénanie chante en pantalon et chemise noirs, sans cravate, ni costume pour affirmer la priorité de la musique sur l'apparence que soignent les stars de la glotte. La gestuelle manque de finesse, les postures de sens dramatique. S'il en a la voix, il n'a pas encore le tempérament pour aborder les grands tubes de l'opéra baroque. Qu'importe pour ce concert.
L'élève de René Jacobs déploie un chant d'une beauté transcendante porté par une voix solide - même si pour ce récital donné aux Théâtre des Champs Elysées à Paris, il accuse encore la fatigue d'une méforme qui l'a obligé à annuler l'étape de Cologne- et des phrasés souples se pliant aux inflexions d'une musique exigeante. Le programme reprend l'essentiel de son disque "Arcadia " (Decca) qui réunit des cantates italiennes de l'âge d'or du bel canto composées par Gasparini, Marcello et Vivaldi. L'écriture pyrotechnique de ces arias virtuoses exige la démesure. Pudique, peut-être intimidé par l'esprit léger, voire superficiel de ces pages, Andreas Scholl reste sur sa réserve. Les vocalises manquent de folie, l'aigu de projection, mais l'essentiel est au rendez-vous avec une musicalité étourdissante, un sens du raffinement, du détail, une sérénité dans l'interprétation qui refuse l'effet gratuit et la vulgarité. Pour ce dernier concert de sa tournée européenne, la star du falsetto retrouve ses complices de l'Academia Bizantina qui lui offrent des temps de respiration en interprétant des concertos grossos de Bencini, Corelli ou Scarlatti. Au clavecin, Ottavio Dantone dirige ses musiciens un brin cabotins, avec un souci du rythme de chacun des pupitres. Cela donne du tonus et de l'énergie à un concert qui manque de caractère festif mais qui affiche des prétentions stylistiques avec lesquelles peu de chanteurs peuvent rivaliser.
le stabat mater est un délice .. les oeuvres de bach par ailleurs sont audibles