vendredi 15 juin 2007 à 11:54
Pour ma part, je trouve que la mesure prise à Madrid est une bonne chose. Ca n'est pas ce qui règlera le problème, mais c'est déjà un début. J'espère qu'il en sera de même de partout, à commencer par la France.
Ensuite, je pense en effet que la mode a une part assez importance de responsabilité dans cette affaire. Comme l'a dit Tw33ty, on voit sans arrêt dans les pubs qu'il faut être parfaite pour plaire aux autres, et être "parfaite", c'est être maigre à tout prix (on dit "mince" pour faire bien, mais entre nous, c'est plus maigre que mince)... ce qui est d'une bêtise incroyable. Mais bien qu'on soit nombreuses à en avoir conscience, cela peut tout de même jouer sur notre moral, notre mental et parfois notre façon de manger.
Après, il est certain que ça n'est pas QUE la faute à la mode. C'est aussi un phénomène de société. Il y a tellement de gens intolérants et méchants aussi que bon... Je dis ça par rapport à mon propre vécu: jusqu'à mon année de 4ème au collège, je ne me souciais pas de mon poids et je m'acceptais telle que j'étais. Mais les commentaires des camarades (qui ont été loins d'être tendres) m'ont fait complexer à un point pas possible. J'ai commencé à manger de moins en moins, et comme ça marchait, je continuais, etc. Ca m'a conduit à avoir divers problèmes de santé. Bon, ce genre de commentaires atteint ou n'atteint pas certaines personnes, c'est sûr. Mais l'on prend de plus en plus en compte les remarques que l'on entend malheureusement, même si elles viennent de personnes que nous n'aimons ou ne connaissons pas...
En bref, les responsabilités sont partagées. Mais la mode étant quelque chose de publique et de vu par vraiment tout le monde (les moins fragiles comme les plus fragiles), ça prend automatiquement une plus grande ampleur...
Après, quant aux solutions, je n'en vois pas vraiment d'autres que de donner un seuil au niveau du poids dans les agences de mannequinnat (je trouve que 18 d'IMC, c'est encore trop peu) partout. A part ça, on ne pourra changer le mental des gens, c'est clair.