- Artistes : Réalisé par Patrice Chéreau. Avec Pascal Gregory, Charles Berling, Valeria Bruni Tedeschi, Jean-Louis Trintignant, Bruno Todeschini, Vincent Perez, Roschdy Zem, Sylvain Jacques, Dominique Blanc, Olivier Gourmet.
- Année : 1998
- Illustration :
- Résumé, présentation :
Un peintre se fait enterrer à Limoge. Ses amis, ses héritiers, sa famille naturelle et sa famille d'adoption, tous prennent le train pour s'y rendre. L'occasion pour eux de se revoir et de régler leurs comptes.
- Avis personnel, justification de ce choix :
En tant que fan absolue de Chéreau, je ne peux dire que du bien de ce film, brillant à tous points de vue : scenario, casting, réalisation, répliques, tout y est. Au fur et à mesure du film, les tensions et les rancoeurs éclatent, les secrets et les interêts de chacun se dévoilent. Chéreau nous fait parfaitement entrer dans l'intimité de tous ses personnages, ce qui est une prouesse compte tenu du nombre d'histoires qui se croisent. Une belle galerie de personnages, parmi lesquels un trio amoureux émouvant (Bruno Todeshini, Sylvain Jacques et Pascal Gregory, remarquable en faux cynique), un couple en crise (Charles Berling et Valeria Bruni Tedeschi) et un MTF (Vincent Perez, très touchant).
- Note sur 10 : 9,9 (mais seulement parce que rien n'est parfait).
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:51.
- Artistes : Réalisé par Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Avec Valeria Bruni Tedeschi, Gilbert Melki, Jean-Marc Barr.
- Année : 2005
- Illustration :
- Résumé, présentation :
C'est l'été. Marc emmène sa famille au bord de la Méditerranée dans la maison où il passait ses vacances quand il était adolescent. Béatrix, son épouse, doit partager son temps entre sa famille et son amant exigeant, venu la rejoindre. Leur fille Laura, 19 ans, attend avec impatience l'arrivée de son petit copain motard qui l'emmènera vers d'autres rivages. Leur fils Charly reçoit Martin, son meilleur ami, dont Béatrix et Marc ne tardent pas à comprendre qu'il est homosexuel. Ils en tirent un peu rapidement des conclusions concernant les préférences sexuelles de leur fils...
- Avis personnel, justification de ce choix :
Hi-la-rant !!! Totalement imprévisible et gentiment iconoclaste, cette comédie ne parle que de sexualité, mais avec humour, subtilité et intelligence. C'est joyeux, décomplexé, jamais vulgaire, et très juste. Avec des numéros d'acteurs à mourir de rire. Une vraie bouffée d'oxygène.
- Note sur 10 : 8,5.
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:51.
Troisième single tiré de l'album "Paradize" sorti en 2002.
Sorti en plusieurs exemplaires collectors ainsi qu'en vinyle comprenant des remixes.
Tiens je crois Que c’est à moi aujourd’hui De te montrer tout ça Comment faire pour vivre ici Mais personne je crois Ne m’a vraiment bien appris
Laisse-moi te dire "boy" C’est difficile La vie est sale "boy" Sous ses étoiles
Mais crois-moi Comme toi aussi parfois j’ai peur De la nuit dehors De tout ce que tu vas découvrir Ici la vie la mort Crois-moi je n’en suis pas très fier
Laisse-moi te dire "boy" Te voir dormir C’est un peu mourir "boy" Ainsi soit-il…
On s’en ira On nous oubliera Ainsi soit-il Et tu seras La suite de ma vie Ainsi soit-il On partira Au milieu de rien Ainsi soit-il
Mais tu vois Un jour tu comprendras Des dieux ici ou là Que tout ça n’existe pas
On s’en ira On nous oubliera Ainsi soit-il Et tu seras La suite de ma vie Ainsi soit-il On partira Au milieu de rien Ainsi soit-il
Eh tu vois C’etait juste pour te dire J’aimerais bien que tu me croies Qu’aussi loin que tu verras Un chemin vers moi Tu nous retrouveras
Tu es ma vie La suite de ma vie Ainsi soit-il Tu m’a appris A sauver ma vie Ainsi soit-il On partira Fabriquer nos vies Ainsi soit-il
- Avis personnel :
Une chanson sur le vie et la mort, simple sans être fade et positive sans être illusoire. J'aime beaucoup la musique qui 'nest pas habituelle à indochine avec les violons notament. Une des chansons les plus positives de l'album selon moi.
On pourrait se résumerla chanson par un "la vie est sale boy, sous ses étoiles."
- Note sur 10 : 9/10.
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:53.
Recueil de 9 nouvelles. Voici le mot de l'éditeur de la 4ème de couverture : "Des grains de poussière flottent dans la lumière du soir, les couverts en argent et les assiettes en porcelaine brillent sur la table. Owen frotte les coins ternis d'un plateau tandis que Hillary, sa sueur, trie des fraises dans la cuisine. Plongés dans leurs pensées, ils trompent leur impatience silencieuse. Ils attendent leur ami de jeunesse, Ben, objet de leur amour, de leurs renoncements, et de leur compassion mutuelle. Le mystère de leurs liens se trouve au fond d'une boîte à chaussures. Quatre enveloppes bleues. Dans ces nouvelles, d'une tendresse insoutenable, les écrits - des mots, des lettres ou encore des comptes-rendus médicaux - recèlent l'indicible et les êtres sont intranquilles. Que cherchent-ils, sinon une impossible consolation ? Avec une empathie instinctive pour ses personnages, une capacité sans égale à tracer en quelques mots la carte de leur existence, Adam Haslett bouleverse le paysage de la nouvelle américaine."
- Avis personnel :
Les 9 nouvelles n'évoquent pas toute l'homosexualité, et lorsqu'elles le font, cela s'intègre dans l'histoire de personnages qui ont du mal à supporter leurs vies. L'auteur décrit avec peu de mot l'errance de ses personnages et on partage leurs émotions qui vont du doute à la mélancolie en passant par la détresse. Des nouvelles qui ne sont donc, vous l'aurez compris, pas très gaies, mais qui ne sont pas tristes non plus, et en tout cas sans pathos. Puisque qu'être en vie c'est aussi, et surtout, avoir mal, Adam Haslett réussit parfaitement à nous présenter des gens ordinaires, dont les vies bousculés font parfois écho à la notre.
- Note sur 10 : 8
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:54.
- Année : Cette chanson est disponible sur le sulfureux "White Light / White Heat" (1967)
- Illustration :
- Résumé, présentation :
Lady Godiva here dressed so demurely Pats the head of another curly haired boy, just another toy Sick with silence she weps sincerely saying word that have oh so clearly been said so long ago Draperies wrapped gently 'round her shoulder Life has made her that much bolder now that she's found out how Dressed in silk, latin lace and envy Pride and joy of the latest penny faire pretty passing care Hair today now dipped in the water Making love to every poor daughter's son isn't it fun Now today propping grace with envy Lady Godiva peers to see if anyone's there and hasn't a care Doctor is coming the nurse thinks SWEETLY Turning on the machines that NEATLY pump air the body lies bare Shaved and hairless what once was SCREAMING now lies silent and almost SLEEPING the brain must have gone away Straped securly to the white table ether caused the body to wither and writhe underneath the white light Doctor arrives with knife and baggage sees the growth as just so much cabbage that now must be cut away Now come the moment of Great! Great! Decision! The doctor is making his first incision One goes here--one goes there The ether tube's leaking says someone who's sloppy the patient it seems is not so well sleeping The screams echo up the hall Don't panic someone give him pentathol instantly Doctor removes his blade cagily slow from the brain By my count of ten-- the head won't move
- Avis personnel :
C'est dans cette chanson que Lou Reed, leader incontesté du Velvet (et de la rock music ?), raconte son experience des electrochocs. En effet, en 1958, alors qu'il avait tout juste 16 ans ses parents l'ont emmené voir un médecin se disant capable de le soigner de ses excentricités (comprennez "homosexualité") à l'aide de décharges électriques directement lancées dans son cerveau. Ce traumatisme le marquera a jamais (il me semble que le traitement lui a endommagé pas mal le cerveau ce qui l'a conduit à ressentir, des années après, des migraines atroces, insomnies, et même des pulsions suicidaires) et le poussera à écrire, dix ans après, Lady Godiva's Operation.
Plus qu'une critique violente et haineuse de ce genre de pratiques, cette chanson est l'expression même du malaise et des consequences directs des electrochocs. La personne qui chante est un réél zombie : Sa voix se perd dans le larsen et les guitares hypnotiques, il apparrait totalement désincarnée. Mais ce qui marque vraiment et qui fait que cette chanson est un chef d'oeuvre, c'est le procédé de résonnance. En effet, à plusieurs moments dans le texte (ces moments sont matérialisés dans mon spoiler par les mots écris tout en majuscule) sont superposé la voix de Lou, franche et massive que l'on peut interpreter comme étant la voix de la raison (en décalage avec l'autre qui serait la voix d'un jeune lobotomisé)
Note :
En tant que fan absolu de Lou Reed et du Velvet en général, je ne peux pas me permettre de mettre en dessous de 10/10.
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:55.
I like a boy in uniform (school uniform) I like a boy in uniform (school uniform) I like a boy in uniform (school uniform) I like a boy in uniform (school uniform)
I walked past him and I gave him a wink he must think I am sexually impertinent and when I'd go lightly, I'd feel like a mint but does he really know me? do I really know him?
I should have noticed it before he was a little too controlled my girlfriends said they saw the boy looking at the boys looking at the boys looking at the boys
he likes a boy in uniform (school uniform) he likes a boy in uniform (school uniform) he likes a boy in uniform (school uniform) he likes a boy in uniform (school uniform)
now I'm so sad, 'cause I loved him so but I think it's better to go with the flow and now I found my outlook isn't so narrow in lessons, I am dreaming about the girls that I know!
I like a girl in uniform (school uniform) I like a girl in uniform (school uniform) I like a girl in uniform (school uniform) I like a girl in uniform (school uniform)
but now I know that all it is is plenty more than hug and kiss and when I think of married bliss I'm looking at the girls looking at the girls looking at the girls!
I like a girl in uniform (school uniform) I like a boy in uniform (school uniform) I guess not everything is uniform I wanna kiss everyone in uniform!
I like a girl in uniform (school uniform) I like a boy in uniform (school uniform) I guess not everything is uniform I wanna kiss everyone in uniform!
- Avis personnel :
J adore la musique de ce groupe de filles (), dans le style sixties, un peu kitsch, et assez festif, ça donne la peche. Et les paroles, cette histoire d'une fille qui a le béguin pour un garçon qui se révele gay, et :qui lui revele à elle meme qu elle est bi... c est assez sympa, ça me donnerait presque envie d etre bi
- Note sur 10 : 8/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 17:56.
Chanson mélancolique qui se termine de manière triste. On devine grâce aux réflexions de son personnage quel est ce problème qui prenait place et qui empêchait les deux amoureux d'être ensemble.. Les symbloles religieux sont en effet pour moi très présents dans cette chanson ,les oiseaux chanteurs et le jardin signifient peut-être le contact avec le paradis et l'eden, et puis la nuit fait penser à celle de la trahison dans la bible , où Jesus sorti prier aux jardins d'oliviers est trahi par un de ses disciples Judas qui lui donne un baiser avant de le livrer aux soldats (Judas plutard se suicidera pleins de remords) ..
- Note sur 10 : ben 10/10 , je suis fan de cette artiste et de tout ce qu'elle fait de toutes les façons
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 16:52.
- Artistes : de Gus Van Sant avec River Phoenix et Keanu Reeves
- Année : 1991
- Illustration :
- Résumé, présentation :
Scott et Mike sont prostitués. Mais si Scott, dont le père est très riche et qu'il détèste, a un avenir tout tracé, Mike, quant à lui, traqué par ses souvenirs, sombre dans des crises de narcolepsie. Au cours d'un voyage en Italie, Scott tombe amoureux de Carmella et abandonne Mike.
- Avis personnel :
Gus Van Sant signe ici un de ses plus beaux films.. Réaliste , intriguant et choquant parfois , on ne peut en le visionnant qu'être transporté ! Traitant son oeuvre (comme à son habitude) avec une grande lucidité, le film de Gus ne tourne pas autour du fait que les personnages principaux sont prostitués..(Il nous évitera donc le pathos gratuit qu'on peut redouter dans ce genre de film en lisant les résumés) Il s'agit en fait là d'une quête.. La quête de l'amour de Mike , jeune narcoleptique secrètement amoureux de Scott qui n'est pas gay , mais qui entretient une amitié plutôt ambiguë avec lui.. Les deux se droguent et vendent leurs corps à des hommes et des femmes pour survivre.. Mike lui recherchera sa mère qui l'a abondonné lorsqu'il était petit. Les acteurs sont tout simplement excellents.. En effet ,l'interperetation de Mike et Scott par River Phoenix (tragiquement décédé deux ans après ce film) et Keanu Reeves est boulversante ! River particulièrement touchant dans ce rôle , arrive à transmettre magistralement son malaise , ses émotions , sa timidité et sa grande sensibilé.. La bande originale est comme pour laplupart des Van Sant très bonne..
- Note sur 10 : 8/10 , l'un de mes préferés de ce réalisateur..
à noter que le DVD de ce film est sorti le 25 aout 2006..(15 ans après sa sortie !)
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:03.
- Artistes : Réalisé par Pawel Pawlikovsky , Avec Nathalie Press et Emily Blunt .
- Année : 2005
- Illustration :
- Résumé, présentation : Résumé Mona, 16 ans, vit seule avec son frère aîné Phil dans un village du Yorkshire. Entre ses aventures sans lendemainet ce frère en pleine crise mystique,elle s'ennuie ferme. Les choses changent le jour où elle rencontre Tamsin, une jolie jeune fille de bonne famille, un peu sombre et rebelle. Celle-ci fascine aussitôt Monaqui, troublée, entrevoit immédiatement de nouvelles perspectives d'avenir.
Bande Annonce :
- Avis personnel :
Voici un film anglais comme on aimerait en voir toutes les semaines dans les salles ! Une histoire d'amour , de passion fusionnelle entre deux adolescentes.. Mona 16 ans ,s'ennuie un été dans un trou perdu en Angleterre ,et le fait que son frère Phil sombre dans l'extrémisme religieux n'arrange rien.. Mais un jour elle rencontre Tasmin , personnage mysterieux et sombre, et tout bascule.
Esthétiquement , le film est vachement agréable ! d'ailleurs on ne peut s'empêcher de penser au Virgin Suicide de Sofia Coppola , car ici aussi , un mélange d'onirisme et de fraîcheur est présent tout au long du film.. Un travail important a été accompli sur l'image, ça se voit , et ça se ressent.. Autre élément qui rappelle VS : la musique , signée ici par la géniale Alison Goldfrapp , contribue largement à s'imprégner de cette harmonie ambiante . Le jeu des actrices m'a personnellement bluffé . Nathalie Press et Emily Blunt interprétent avec une justesse et finnesse presque agaçante leurs rôles..extrêmement belles et grâcieuses aussi, on ressent réellement la morosité qui les entoure . La scène dans le pub , où après avoir mangé des mushrooms, elle tombent sur Ricky , est carrément magique ! Le personnage du frère de Mona , Phil , est très intéressant et touchant aussi . Petit bémol néanmoins , à partir d'un certain moment , tout devient quelques peu prévisible , et on sait pertinemment que la fin sera plutôt sombre .
Bref ,je conseille à tout le monde ce film troublant et intriguant . Il a été élu,pour info, sans conteste meilleur film de l'année en Angleterre par les critiques .
- Note sur 10 : 7/10 .
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:15.
No one's picking up the phone Guess it's me and me And this little masochist She's ready to confess All the things that i nerver thought That she could feel and
Hey Jupiter NOthings been the same So are you gay Are you blue Thought we both could use a friend To run to And I thought you'd see with me You wouldn't have to be something new
Sometimes I breathe you in And I know you know And sometimes you take a swim Found your writing on my wall If my hearts soaking wet Boy your boots ccan leave a mess
Hey Jupiter NOthings been the same So are you gay Are you blue Thought we both could use a friend To run to And I thought I wouldn't have to keep With you Hiding
Thought I knew myself so well All the dolls I had Took my leather off the shelf Your apocalypse was fab For a girl who couldn't choose between The shower or the bath
And I thought I wouldn't have to be With you A magazine
No one's picking up the phone Guess it's clear he's gone And this little masochist Is lifting up her dress Guess I thought I could never feel The things I feel Hey Jupiter
- Avis personnel :
En plus d'être génie au piano (il parait qu'à deux elle savait répeter toutes les notes rien qu'en les écoutant) , Tori Amos est une grande songwriter ! elle nous offre ici un très beau texte sur son amour pour un homme gay , accompagné par une très belle musique . Sa voix tremblante par moment est très touchante..
- Note sur 10 : 9/10 simplement magnifique , une de ses plus belles chansons..
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:20.
She's an ugly girl, does it make you want to kill her? She's an ugly girl, do you want to kick in her face? She's an ugly girl, she doesn't pose a threat. She's an ugly girl, does she make you feel safe? Ugly girl, ugly girl, do you hate her 'Cause she's pieces of you? She's a pretty girl, does she make you think nasty thoughts? She's a pretty girl, do you want to tie her down? She's a pretty girl, do you call her a bitch? She's a pretty girl, did she sleep with your whole town? Pretty girl, pretty girl, do you hate her 'Cause she's pieces of you? You say he's a faggot, does it make you want to hurt him? You say he's a faggot, do you want to bash in his brain? You say he's a faggot, does he make you sick to our stomach? You say he's a faggot, are you afraid you're just the same? Faggot, Faggot, do you hate him 'Cause he's pieces of you? You say he's a Jew, does it me that he's tight? You say he's a Jew, do you want to hurt his kids tonight? You say he's a Jew, he'll never wear that funny hat again. You say he's a Jew, as though being born were a sin. Oh Jew, oh Jew, do you hate him 'Cause he's pieces of you?
Ma Traduction :
C'est une fille laide , est-ce que ça te donne envie de la tuer ? C'est une fille laide , tu veux lui tabasser le visage ? C'est une fille laide , elle ne pose pas de problème C'est une fille laide , grâce à elle te sens(tu mieux ? fille laide, fille laide , tu la hais parce qu'elle est une partie de toi
C'est une jolie fille , elle t'oblige à avoir des pensées obscènes ? C'est une jolie fille , Tu ne veux pas qu'elle soit libre ? C'est une jolie fille , tu dis que c'est une pute ? C'est une jolie fille , elle a couché avec tout ton quartier ? jolie fille, jolie fille , tu la hais parce qu'elle est une partie de toi
On dit , c'est un pédé , ça t'obliges à vouloir lui faire du mal ? On dit , c'est un pédé , tu veux lui casser la gueule ? On dit , c'est un pédé , il te donne envie de vomir ? On dit , c'est un pédé , est-ce que tu as peur d'être comme lui ? pédé , pédé , tu le hais parce qu'il est une partie de toi
On dit , il est juif , ça veut dire qu'il est avare ? On dit , il est juif , tu veux blesser ses enfants cette nuit ? On dit , il est juif , il ne portera plus ce chapeau marrant encore On dit , il est juif , depuis quand être né est-il péché ? oh juif , oh juif , tu le fais parqu'il est une partie de toi .
- Avis personnel :
Sur une mélodie triste , et des paroles prônant la tolérance , Jewel chante et nous transporte avec sa voix exceptionnelle .
- Note sur 10 : 7/10 , jolie .
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:27.
- Artistes : Charles Aznavour (Parole, Musique et Interprétation)
- Année : 1973
- Illustration :
- Résumé, présentation :
En 1973, il était hardi pour un chanteur de la popularité de Charles Aznavour, de s'attaquer à ce qui était encore un tabou qu'on avait préféré jusque là traiter avec dérision. L'univers homosexuel est ici abordé avec tendresse par l'intermédiaire d'un travesti, certes peint à grands coups de clichés, mais dont tous les trais exhubérants ont fait place aux facettes de l'être humain. Interprétée avec une sobriété irréprochable, cette chanson est un classique qui fait partie des meilleures compositions d'Aznavour.
J'habite seul avec maman Dans un très vieil appartement Rue Sarasate J'ai pour me tenir compagnie Une tortue deux canaris Et une chatte Pour laisser maman reposer Très souvent je fais le marché Et la cuisine Je range je lave j'essuie À l'occasion je pique aussi À la machine Le travail ne me fait pas peur Je suis un peu décorateur Un peu styliste Mais mon vrai métier c'est la nuit Que je l'exerce travesti Je suis artiste J'ai un numéro très spécial Qui finit en nu intégral Après strip-tease Et dans la salle je vois que Les mâles n'en croient pas leurs yeux Je suis un homme Oooh... Comme ils disent
Vers les trois heures du matin On va manger entre copains De tous les sexes Dans un quelconque bar-tabac Et là on s'en donne à cœur joie Et sans complexes On déballe des vérités Sur des gens qu'on dans le nez On les lapide Mais on le fait avec humour Enrobé dans des calembours Mouillés d'acide On rencontre des attardés Qui pour épater leur tablée Marchent et ondulent Singeant ce qu'ils croient être nous Et se couvrent les pauvres fous De ridicule Ça gesticule et parle fort Ça joue les divas les ténors De la bêtise Moi les lazzi les quolibets Me laissent froid puisque c'est vrai Je suis un homme Oooh... Comme ils disent
À l'heure où naît un jour nouveau Je rentre retrouver mon lot De solitude J'ôte mes cils et mes cheveux Comme un pauvre clown malheureux De lassitude Je me couche mais ne dors pas Je pense à mes amours sans joie Si dérisoires À ce garçon beau comme un dieu Qui sans rien faire a mis le feu À ma mémoire Ma bouche n'osera jamais Lui avouer mon doux secret Mon tendre drame Car l'objet de tous mes tourments Passe le plus clair de son temps Au lit des femmes Nul n'a le droit en vérité De me blâmer de me juger Et je précise Que c'est bien la nature qui Est seule responsable si Je suis un homme Oooh... Comme ils disent
- Avis personnel, justification de ce choix :
Cette chanson est un important classique de la variété française et tient lieu sans doute de premier grand succès à caractère homophile. Ecrite dans une langue poètique parfaite, sur une musique magnifique, c'était à mon avis une audace assez périlleuse pour Aznavour que de s'aventurer dans ce registre, il en a fait un de ses chefs d'oeuvre et je crois que personne n'a jamais songer à se foutre de lui lorsqu'il chantait ce texte... "Comme ils disent" est incontournable dans un historique de la chanson à caractère gay. - Note sur 10 : 9,5/10 (à cause de certains clichés, mais bon )
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:34.
Interprétée en direct sur la scène de l'émission de Guy Lux, "Le Palmarès des chansons", on a dit que cette caricature fut accueillie avec humour par le monde homosexuel de l'époque. L'enregistrement reproduit l'ambiance de la salle de spectacle qui est écroulée de rire et pour ceux qui ont pu voir les images correspondantes, on y voit un Fernandel mimer outrageusement les manières que l'on prète aux folles, le petit doigt en l'air et les mains à la retourne prètes à jeter un cil au premier passant, la bouche en cul de poule et l'oeil papillonnant. Les descriptions utilisées pour cette chansons la qualifient de très comique...
Savez vous ce qu'on dit de Zizi? On dit qu'il en est. Ce jeune homme poli et si gentil. On dit qu'il en est. Il est pourtant de bonne famille, avec de bonnes fréquentations, Toujours des garçons, jamais de fille, alors pourquoi que les gens font ?
Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout !
Ce garçon si drôle en travesti. On dit qu'il en est. Ce fervent de la bicyclette. On dit qu'il en est. Toujours si soigné de sa personne, faut l'voir se recoudre un bouton. Un fil de travers, ça le chiffonne. N'empêche que derrière les gens font :
Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout !
Lui qui a des gestes si charmants. On dit qu'il en est. Lui qui vit pourtant chez sa maman. On dit qu'il en est. Il joue de la guitare en virtuose. C'est p't'être bien pour ça qu'il en est, Du groupe les célèbres "socquettes roses". Les gars qu'ont lancé le fameux, le fameux:
Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout ! Ta ta ta, ta la ta ta, prout prout !
Sont vachement terrible les socquettes roses. Et lui, il en est. Quand j'vois leur pochette, ça m'fait quelqu'chose. On voit qu'il en est.
- Avis personnel, justification de ce choix :
Très fortement choqué par cette chanson vue et revue lors d'hommages au célèbre comédien disparu, je trouve Fernandel particulièrement répugnant dans cette chanson aux paroles indigentes et à la musique primaire (à tel point qu'il n'est même pas possible d'en retrouver les auteurs !). Son talent bien connu, mis au service de ce navet grotesque qu'il a l'air de servir avec grand plaisir mériterai aujourd'hui des huées, voire un procès. C'est ouvertement la plus méprisante chanson homophobe que je connaisse...
- Note sur 10 : 0/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:39.
- Artistes : Dalida (Paroles et musique : C. Carmone - V. Buggy - J. Barnel)
- Année : 1979
- Illustration :
- Résumé, présentation :
Ce titre est la face B d'un 45 tours dont le titre principal était "Problemorama". Adorée et entourée de gays, Dalida évoque ici le trouble qu'une femme décèle dans le comportement de son compagnon à l'approche d'un jeune homme. De façon très délicate, les mots traduisent la douceur amoureuse que cette compagne utilise pour amener l'homme de sa vie à la confession de ce qui le bouleverse chez le jeune visiteur. Sept ans après <span style='color:red'>Pour ne pas vivre seul</span>, où elle ne faisait qu'évoquer l'homosexualité au milieu d'autres facettes de l'amour ou même de la simple compagnie, elle choisit ici une chanson entièrement consacrée à l'attirance d'un homme par un autre homme.
Je t'écoute parler je te regarde vivre Moi qui te connaît bien Je te reconnais plus Dieu que tu as changé Depuis qu'il vient chez nous
Ça fait bientôt 10 ans Que nous vivons ensemble Toi qui me disait tout Tu te caches de moi Dieu que tu as changé Depuis qu'il vient chez nous
Tu n'as plus la même tête Des que tu entends sa voix Tu te troubles et tu t'inquiètes Quand il s'approche de moi
Si sa fantaisie m'amuse Toi tu cherches des excuses Pour rester quelques secondes seul avec lui, Si sa jeunesse t'attire Pourquoi ne pas me le dire Est-ce déjà trop tard aujourd'hui
Quand nous faisons l'amour Dis-moi à qui tu penses Il y a sous nos caresses Des points de suspension Dieu que tu as changé Depuis qu'il vient chez nous Toi l'invulnérable et tendre Qui ne jurait que par moi Parfois j'ai peur de comprendre Se qui se révèle en toi Un seul enfant qui te manque Un souvenir qui te hante Que tu as laissé Aux portes d'un pensionnat
C'est vrai j'ai peur de comprendre Réponds-moi je te demande Comment pour nous tout ça finira
Des brumes équivoques Aux yeux d'adolescence Ont posé leurs brouillards Sur notre intimité Dieu que l'on a changé Depuis qu'il vient chez nous Depuis qu'il vient chez nous.
- Avis personnel, justification de ce choix :
Sensible et toute en douceur, j'aime cette chanson d'abord pour l'interprétation qu'en fait Dalida. C'est un point de vue indirect et un regard tendre sur l'homosexualité, par une femme qui devrait avoir toutes les raisons de rejeter cette différence qu'elle perçoit chez son compagnon. Dalida c'est Dalida, cela peut suffir, mais en plus cette chanson est vraiment belle et pourtant, elle reste trop méconnue, et c'est bien dommage.
- Note sur 10 : 9/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mardi 17 juillet 2007 à 18:41.
(L'image est trop grande et c'est e cadet de mes soucis).
- Résumé, présentation : 4 jeunes garçons, descendants de 4 des 5 familles pionnières du village d'Ipswich en Nouvelle Angleterre, sont dotés de pouvoirs surnaturels passés de pères en fils. En gros ce sont des sorciers. Mais de gentils sorciers. Une vingtaine d'années plus tôt, la 5ème famille a été bannie du Covenant ("alliance", "contrat") car trop avide de pouvoir et d'argent. Et le descendant de cette famille débarque pour foutre sa merde et se venger. TIN TIN TIIIIN.
- Avis personnel : Un film de merde, clairement. Mais rien que pour les mecs on regarde. Steven Strait est un délice pour les yeux. L'idée de départ est pas mauvaise mais véritablement mal traîtée. C'est niais, avec une fausse ambiance "dark", "hard-metal" pour ados. On sent bien la tentative de faire une espèce de "The Craft" avec des mecs, mais plantage monumental. Les effets spéciaux relèvent le niveau mais ça ne suffit pas à nous accrocher. L'ambiance homoérotique omniprésente pourra peut-être scotcher les plus obsédés d'entre vous.
- Note sur 10 : 1/10 pour le film, 9/10 pour les mecs.
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 07:10.
- Résumé, présentation : Teena Brandon, une jeune adolescente du Nebraska, assume mal sa condition de fille. Elle demenage a Falls City et devient Brandon, un garcon aux cheveux courts, tres vite adopte par une bande de desoeuvres. Teena-Brandon s`integre au groupe mais reste toujours prisonniere de cette crise d`identite sexuelle qui l`a hantee sa vie entiere. Elle tombe amoureuse de Lana, la petite amie de John. En decouvrant la verite sur Teena, ce dernier entre dans une rage meurtriere. D`apres un fait divers authentique.
- Avis personnel : "Il n'y a pas de mot pour décrire ce que l'on ressent... L'amour, la haine, la peur, le désir, la simplicité dans la complexité de vouloir être compris et reconnu. Ce drame vous mènera là où vous ne vous y attendez pas, au rythme de plans intimistes et de rêves, autour d'un être qui demandait de l'amour, et qui le reçu avec sa malédiction." sans oublier la scène du viol qui est tres poignante
- Artistes : Réalisé par Jean Delannoy avec Didier Haudepin, Francis Lacombrade, Louis Seigner, Michel Bouquet, Lucien Nat...
- Année : 1964 (d'après le livre de Roger Peyrefitte)
- Illustration :
- Résumé, présentation : Georges de Sarre, brillant élève au lycée, entre en troisième à l’internat religieux de Saint-Claude, poussé par ses parents qui souhaitent perfectionner son éducation morale. Il s’accoutume à la vie du collège, où les offices religieux alternent avec les heures d’étude, et découvre très vite que certains de ses camarades entretiennent des «amitiés particulières», comme Lucien et André. Par jalousie, Georges provoque le renvoi d’André, mais renonce à la conquête de Lucien quand il est brusquement fasciné par un garçon de cinquième, beau comme un ange, Alexandre... Responsable des enfants, le Père de Trennes découvre cette histoire d'amour et pour mettre fin à cette relation, il sépare les deux jeunes gens. Mais Alexandre ne supporte pas cette rupture forcée et se donne la mort...
Le livre du même titre date de 1945 et vallut à son auteur, le sulfureux Roger Peyrefitte, le prix Renaudot et un fameux scandale qui perdura dans l'adaptation au cinéma en 1964. La censure imposa une interdiction aux mineurs (- de 21 ans à l'époque !), ce qui semble aujourd'hui grotesque, compte tenu du caractère hyper romantique et soft des images.
Le film, programmé pour la première fois en 1973 par la télévision, fut déprogrammé à la dernière minute sur ordre de l'Elysée, et enfin diffusé deux ans plus tard, lors de l'émission "Les Dossiers de l'écran". Le débat qui suivi le film portait sur l'homosexualité. Quelques personnalités homosexuelles, comme Jean-Louis Bory ou Guy Hocqhenghem, étaient venues représenter la cause gay. Les échanges eurent un grand retentissement tant les propos qui y furent tenus par les opposants étaient infamants .
- Avis personnel : Ce film en noir et blanc est le tout premier que j'ai vu abordant l'homosexualité, à une période où je ne savais pas encore mettre un mot sur ma nature. Je me souviens pourtant que l'adolescent que j'étais, avait bien noté le jour de son passage à la télé pour ne pas le manquer... L'histoire d'amour entre deux pensionnaires d'une école religieuse est très soft, mais j'imagine que pour l'époque c'était déjà hallucinant. On se laisse prendre à l'ambiance d'époque de ce pensionnat façon choristes, et le romantisme rétro s'installe rapidement pour finir noyé dans le drame le plus noir. Splendide histoire d'amour pure et simple, bouleversée par la perversité de curés aveuglés par leur propre frustration. Ce film est aujourd'hui un grand classique du genre.
- Note sur 10 : 10/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 07:25.
- Artistes : Réalisé par James Ivory (d'après le livre de E.M. Forster (1914) avec James Wilby, Hugh Grant, Rupert Grave, Ben Kingsley
- Année : 1987
- Illustration :
- Résumé, présentation : Dans le décor gothique d'une grande école anglaise, quelques années avant la Première Guerre mondiale, Maurice, un jeune bourgeois londonien, intelligent et sensible, découvre son attirance pour un camarade d'études, Clive. Malgré la tentation d’aller plus loin dans leur attachement, l'amour profond des deux étudiants reste platonique. La révélation de l'homosexualité d'un autre camarade d'école et le scandale qui s'ensuit provoque une rupture sentimentale chez Clive que Maurice ne peut admettre. Après quelques années, Clive s'est marié (peut-être pour renoncer à ses démons ?) et Maurice continue de fréquenté son ami, amicalement certes, mais dans le souvenir de leurs sentiments passés. C'est au cours d'une de ces visites que Maurice pose les yeux sur un jeune domestique de la maison, Alec Scudder. Très fortement troublé par la beauté sauvage de ce garçon, Maurice finit par céder à ses désirs et Scudder lui révèle enfin l'amour charnel. La passion qui unie les deux hommes semble un temps compromise, quand finalement, bravant tous les interdits, les deux amants se retrouvent pour ne plus se quitter.
Ce chef d'oeuvre de James Ivory a obtenu le Lion d'Argent et a valu a Hugh Grant et James Wilby le prix d'interprétation masculine au festival de la Mostra de Venise en 1987.
- Avis personnel : Un très beau film romantique de James Ivory, réalisateur esthète, qui eut le mérite dans ces années où le sida commençait à devenir le sujet central des films à caractère gay, de raconter de la façon la plus pure, cette histoire d'amours interdites. Les frontières sociales sont démontées, et le tabou vaincu au travers d'images d'une grande beauté. A mon avis, le plus beau film d'amour gay bien avant Le Secret de Brokeback Mountain...
- Note sur 10 : 10/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 16:58.
- Artistes : Réalisé par Christian Faure avec Jérémy Rénier, Bruno Todeschini, Michel Jonaz, Charlotte de Turckheim, Nicolas Gob, Louise Monot, Olivier Saladin...
- Année : 2005
- Illustration :
- Résumé, présentation : Paris 1942, Sarah est juive et vient d’échapper de justesse à la rafle qui vient d’emporter ses parents. Effondrée, elle se réfugie chez Jean, son ami d’enfance dont elle est secrètement amoureuse. Mais Jean aime Philippe qui s’occupe de résistance, chez qui Sarah se cachera désormais. Jean travaille dans la boutique familiale de teinturerie. Son frère cadet, Jacques, est incarcéré pour quelques marchés indélicats. Lorsqu’il sort de prison, il découvre l’homosexualité de son frère et tombe amoureux de Sarah. Pour détrôner le fils modèle dans l’affection de ses parents, Jacques utilise ses relations louches pour faire arrêter son frère, mais juste le temps d’une leçon, insistant bien pour que Jean soit remis en liberté dès le lendemain. Mais Jean avait été surpris dans une boite en compagnie d’un officier allemand, et ce motif suffit à le faire déporté par les autorités d’occupation. Dans son camp de concentration, Jean traverse des mois de mauvais traitements, de tortures et finalement il subit une opération du cerveau, destinée à lui faire perdre ses penchants homosexuels. Pendant ce temps, son amant, Philippe a été tué. Son frère Jacques a fini par épouser Sarah qui en attendant un enfant, mais dénoncé comme responsable de la déportation de Jean, il se suicide. Lorsque Jean débarque sur le quai de la gare qui accueille les rescapés des camps, il n’a plus d’humain que l’apparence, il est malade et n’a plus aucune conscience. Il est récupéré par sa famille qui se ressoude autour de son lit en attendant sa mort qui arrive doucement. Devenue une vieille dame, Sarah toujours envahie du souvenir de son amour perdu, tente de déposer des fleurs lors d’une cérémonie aux monument de la déportation à Paris, mais elle se voit refouler avec tous ceux venus commémorer les morts homosexuels des camps de concentration…
Ce téléfilm remporta un tel succès lors de sa diffusion à la TV qu'il sortit en salle peu après. Il est disponible en DVD.
- Avis personnel : Un très beau téléfilm interpété par des comédiens extraordinaires avec une sobriété et une justesse remarquables. Le sujet de la déportation des homosexuels a été peu traité au cinéma, on peut tout de même se rapporter à "Bent" pour découvrir sous un angle particulier l'univers réservé aux gay dans les camps de concentration. J'ai été immédiatement emporté par l'ambiance dramatique d'Un amour à taire, qui eut la faveur d'être diffusé en prime-time sur une chaine de grande écoute. A voir et à revoir.
- Note sur 10 : 10/10
Autres commentaires :
CITATION(Student)
Ce film la m a litteralement fait chialer, je m en souviens tres bien ( et c est assez rare que je chiale pour un film).
Meme s il tombe quelque fois dans la facilite, le recit est tres vibrant.
NB : Appreciez la prestation de Charlotte de Turckheim. Elle s exprime tres peu, mais le pathos qui se degage de son visage face aux douleurs de son fils est tres emouvant. Il n ya rien qui me me boulevrese plus qu une mere de famille qui souffre pour son enfant...
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 17:02.
- Artistes : Réalisé par Sean Mathias (d'après la pièce de Martin Sherman)
avec Clive Owen, Lothaire Blutheau, Ian Mc Kellen, Brian Webber, Mick Jagger, Jude Law...
- Année : 1997
- Illustration :
- Résumé, présentation : D'abord pièce de théâtre jouée pour la première fois à Broadway, Bent a connu immédiatement le succès en 1979 avec Richard Gere. Depuis cette pièce a conquis le monde entier et est devenue un grand film.
L'histoire commence à Berlin, dans le milieu gay des premières années du troisième reich. Des hommes ordinaires mais dont la nature va être à l'origine de leur perte. L'arrivée de la Gestapo. Le quotidien qui bascule, la spirale de la peur et la fuite. Jusqu'à la mort. Des garçons un peu paumés, Max toujours entre la gueule de bois, la cocaïne et la drague facile. Et l'amant, Rudy qu'il aime comme il peut aimer mais qu'il abandonne plus ou moins à la mort, comme il a lui-même déjà abandonné la vie.
L'univers du camp avec son lot de tortures et en toile de fond les tâches répétitives pour briser chaque individu. A chaque rencontre, même fugace, l'obligation d'oublier l'autre parce que la mort surgirait. Et malgré cela, malgré la destruction lente, l'heureuse rencontre, Horst, qui aide à survivre et à mettre de l'ordre à l'intérieur de soi. Max perdu qui ne sait même plus s'il doit choisir l'étoile jaune ou le triangle rose alors que ses gardiens ont déjà choisi pour lui.
L'amour entre deux hommes qui ne peuvent pas se toucher, la sexualité de bouche à oreille, une voix à laquelle on accroche sa vie. Une ombre qu'on veut conserver mais qui lorsqu'elle meurt, ne laisse plus d'autre issue que de la rejoindre.
Ce film a remporté le prix de la jeunesse au festival de Cannes.
- Avis personnel : Un film difficile, très difficile, dont on ressort écrasé de douleur, le souffle coupé et l'âme ruinée. Une histoire qui prend jusqu'au fond des tripes avec des scènes d'une sensualité rare malgré l'absence totale de sexualité dans cet univers où la folie voisine avec la vie, mais où la mort est présente en filigrane à chaque seconde. Un film extraordinaire mais d'une dureté à la limite du supportable, servi par des acteurs de très grand talent.
- Note sur 10 : 10/10
Ce message a été modifié par tatanertagueule - mercredi 18 juillet 2007 à 17:05.