Monday 10 December 2007 à 22:55
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Pour commencer, je suis étudiant à Paris 3 en 1ère année de licence de cinéma, donc une des UFR qui va sauter car "non-rentable". Pour vous informer, je vous conseille d'aller sur ce blog : http://lalru.unblog.fr/ .

Je suis contre la LRU car elle représente de sérieux dangers pour notre avenir ( nous, étudiants du présent ) et pour celui de nos enfants ( étudiants du futur ). Le principe de la fac c'est de recevoir des gens de tous les bords, de tous les milieux afin de leur dispenser des connaissances, et non pas des formations afin de trouver du boulot rapidement ! Alors certe, les licences ne mènent pas au monde du travail, mais elles ne se sont jamais affichées comme telles ! Elles ont pour but de dispenser de la culture, spécialisée tout en restant générale, pour éviter aux gens de sombrer dans l'obscurantisme et dans la crétinerie. Pour défendre cela, je bloque, je n'en suis pas fier, je veux reprendre les cours, mais je bloque le centre Censier car c'est le seul moyen de se faire entendre.

Pour ceux qui doutent encore des dangers de la LRU, il suffit de voire ce qu'il se passe dans les pays où ce genre de lois est appliquée. Il y environ deux semaines, lors d'une AG, une étudiante italienne ( venue grâce à ERASMUS ) a expliqué qu'elle était venue en France pour éviter de payer 1800€ l'année et se retrouver avec une licence pro ne lui ouvrant les portes d'une seule entreprise, lui fermant les autres, ce qui est très gênant si on se fait virer ....

Alors oui, je bloque, oui j'embête les gens ( étudiants, président d'université, journaux télévisé ... ), mais ce qu'il faut comprendre, c'est que je le fais pour le bien de tous en fin de compte, que ce soit le mien, le votre, ou celui de vos enfants. Imaginez une France où l'argent passerait avant la culture ; imaginez une France où les patrons se trouveraient à la tête de personnes possédant un cerveau vide, incapable de peser le pour et le contre, incapable de s'opposer aux autres réformes allant contre leur droit. L'univesité permet l'éducation pour tous, sans aucune discrimination ! Avec la LRU, on va arriver à ça, on va arriver à une dictature de l'argent qui écrasera le pouvoir de la culture, notre éducation disparaîtra sous la puissance de la culture du fric ! Et vous trouvez ça normal ?!

Tuesday 11 December 2007 à 17:33
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La LRU est un projet de gouvernance des universités.
On n'y parle pas des diplômes, par contre, les universités ont comme nouvelle objectif l'orientation et l'insertion professionnelle des étudiants.
Ce qui n'est pas un mal.
L'application directe par la loi de cet objectif est mentionné aux articles 20 et 21.
L'article 20 met en place un dispositif d'information pour les lycéens les aidant à s'orienter mais au final, c'est toujours le lycéen qui choisit.
De plus, l'article 20 oblige les facs à publier des statistiques des statistiques comportant des indicateurs de réussite aux examens et aux diplômes, de poursuite d’études et d’insertion professionnelle des étudiants.
Plus de transparence pour mieux aider dans leurs choix les lycéens.
Est-ce un problème?

Pour l'article 21, dans chaque fac sera créée un bureau d’aide à l’insertion professionnelle des étudiants qui devra diffuser aux étudiants une offre de stages et d’emplois variée et en lien avec les formations proposées par l’université, et d’assister les étudiants dans leur recherche de stages et d’un premier emploi.
Et ill conseille les étudiants sur leurs problématiques liées à l’emploi et à l’insertion professionnelle.
Ce bureau sera contrôlée par le conseil de la vie et des études universitaires vice-présidé par un étudiant.

Le dispositif orientationnel prévu dans la loi s'arrête là, après il est vrai qu'une licence te permet pas de trouver du travail.
Kergala, tu oublies que les riches préfèrent aller en école où ils auront une bonne formation. Il y a un fossé considérable maintenu entre l'école et la fac.
La LRU est un premier pas pour y remédier.
Il est anormal que le revenu soit discriminant sur la qualité d'éducation, que l'on soit riche ou que l'on soit pauvre, on a chacun le droit à la même qualité d'éducation.
Et L'autonomie des universités est nécessaire pour combler ce fossé.
Pour les frais d'inscription, c'est la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui a le pouvoir de les fixer. Il n'y a rien à craindre là-dessus.

Tu dis que les patrons vont diriger les facs.
Ce n'est pas un gars tout seul qui va influencer un conseil d'administration composé de 20 à 30 personnes. Faut arrêter le shit.

Oui je trouve normal que les facs puissent avoir les mêmes moyens que les écoles et puissent entretenir des liens proches avec le monde professionnel.
A quoi cela sert de faire si ces études si c'est pour être à la rue?
Tuesday 11 December 2007 à 20:18
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Appel de nice du 9-12-2007 Coordination nationale étudiante

Nous, représentant(e)s de 23 délegations d'universités mobilisées,
réuni(e)s en coordination nationale les 8 et 9 decembre 2007, lançons
l'appel suivant.

Après plus de 7 semaines de mobilisation, la lutte contre la LRU
continue dans les universités et les lycées. Nous sommes toujours des
centaines de milliers à refuser la logique de la LRU : étudiant(e)s,
chercheur(se)s, enseignant(e)s, personnels IATOSS, BIATOSS,
lycéen(ne)s... Plus de la majorité des universités, et de plus en plus
de lycées sont toujours en lutte.

Le gouvernement répond à notre mouvement par deux moyens : des
prétendues « avancées », et la répression. Les annonces du gouvernement
ne répondent en rien à nos revendications. La circulaire devant être
rédigée pour rétablir un cadre national pour l'intitulé des diplômes ne
permettra pas reéllement de corriger la désharmonisation du contenu des
diplômes qu'a créé la réforme LMD. L'augmentation des bourses de 7,2 %
(260 euros /an) et l'accès aux bourses pour 100 000 étudiant(e)s ne
résolvent en rien le problème de leur précarité : plus de la moitié des
2 millions d'étudiant(e)s seront toujours contraint(e)s de se salarier !
La rédaction d'une circulaire contre la sélection à l'entrée de
l'université n'est que de la poudre aux yeux : de nombreuses universités
et de nombreuses filières sont déjà selectives, et ce phénomène est
largement encouragé par la loi LRU. Enfin, l'annonce d'une hausse du
budget de l'enseignement supérieur de 5 milliards d'euros a toutes les
chances d'être un cadeau empoisonné. D'abord parce qu'il n'y a aucune
garantie sur l'attribution de ces crédits : ils seront répartis en
priorité aux « universités d'élite » et formations professionalisantes,
ce qui est un renforcement des inégalités et de la logique de la LRU.
Ensuite, parce que l'origine de ces crédits est inacceptable : soit des
crédits d'impôts pour les entreprises (c'est-à-dire une réduction du
budget de l'Etat et une forme de financement privé), soit la
privatisation de 3 % d'EDF (c'est-à-dire déshabiller un service public
pour en habiller un autre...).

Ces annonces ne représentent donc certainement pas des « avancées
suffisantes pour arréter le mouvement », comme le prétendent certains.
On peut constater au contraire que notre lutte oblige le gouvernement à
faire semblant de répondre à nos préoccupations... de façon
superficielle et dérisoire pour l'instant. En amplifiant la lutte, nous
pouvons le faire reculer ! Nous nous battrons jusqu'à l'obtention de nos
revendications, principalement l'abrogation de la LRU, qui démeure
malgré tout dans son intégralité : encouragement du financement privé,
contrôle des entreprises- « bailleurs de fonds » sur le contenu des
diplômes, pouvoirs exhorbitants des président(e)s d'universités,
précarisation des enseignant(e)s-chercheurs et personnels, sélection à
l'entrée de l'université, mécanisme poussant à terme à l'augmentation
des frais d'inscription...

Derrière les effet d'annonce du gouvernement se développe une répression
sans précédent. Fermetures admnistratives, interventions de la police,
de la BAC, des CRS, des Gardes mobiles, de vigiles, procès contre les
lycéen(ne)s et étudiant(e)s mobilisé(e)s se généralisent. L'objectif de
leurs opérations toujours plus violentes est d'intimider et de
criminaliser tous ceux et celles qui se mobilisent, pour les isoler et
briser le mouvement. Nous exigeons le retrait de toutes les forces de
répression qui occupent les universités, ainsi que la démission de tous
les présidents d'universités qui y ont fait appel.

Nous entrons dans une nouvelle phase du mouvement : une lutte sur la
durée. Le mouvement cherche partout les meilleures formes por continuer
la construction du rapport de force. Notre priorité est de convaincre
toujours plus d'étudiant(e)s de se mobiliser et d'être actifs dans le
mouvement contre la LRU. Cela passe par des manifestations et actions
massives, pour nous faire entendre et montrer notre force. Cela passe
aussi par maintenir des cadres pour les étudiants mobilisés, et des
Assemblées Générales nombreuses, seuls organes souverains et
représentatifs du mouvement. Nous appelons l'ensemble de la communauté
universitaire (étudiants, enseignants-chercheurs, personnels IATOSS...)
à mener la lutte à nos côtés.

Nous pensons toujours que le blocage, c'est-à-dire les piquets de grève,
est le moyen le plus efficace pour permettre à tous de participer, sans
la pression des absences en cours et de la suppression des bourses.
Chaque fac doit trouver les modalités de lutte les plus en phase avec la
réalité locale. Le mouvement ne s'arretera pas.

Nous rappellons que la lutte contre la LRU s'inscrit dans un contexte
plus global de casse des services publics et des acquis sociaux. Les
résistances se multiplient contre ce projet de régression sociale. Nous
manifestons toujours notre soutien à tous les secteurs mobilisés, et
appellons donc à poursuivre la convergence des luttes avec : les
cheminot(e)s, les salarié(e)s d'EDF et GDF, les enseignant(e)s et
lycéen(ne)s des lycées pro, les jeunes en lutte, les salarié(e)s de la
grande distribution...

Forts du succès de la dernière journée nationale de mobilisation du
jeudi 6 decembre, nous appellons :

mardi 11 décembre, à une journée nationale d'action
interprofessionnelle, symbolique et groupée jeudi 13 decembre, à une
journée nationale de manifestation pour converger avec l'appel à la
grève des salarié(e)s de la SNCF samedi 15 décembre, à une journée de
manifestation avec actions de débrayages économiques

La prochaine coordination aura lieu à Toulouse III, le samedi 15 et le
dimanche 16 Décembre.




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