Tuesday 12 July 2005 à 00:46
Real : à propos du Linéaire B, quelques infos si tu veux. On sait que les hyéroglyphes furent diffusées sur un mode propre en Crète depuis l'Egypte. Celles-ci comprenaient pour approx 50% du language écon. ou archivistique. Le Linéaire A devait en comprendre dans les 80%, toujours indéchiffrable car les tablettes ne montrent pas 10 000 signes et sont très fragmentées. Le Linéaire B, dont nous avons plus de 50 000 signes, et il en fallait 30 000 pour le déchiffrer, a été mis au jour par un (poly)linguiste et un agent décrypteur de la CIA en 1953, Chadwick et Ventras, sur les traces d'Arthur Evans à Cnossos.
La structure crétoise comprenait quelques 4 palais dominant l'île : Cnossos, Malia, Zakro et Phaïstos. Il y avait par ailleurs trois types de sanctuaires : de sommet, de grotte et de palais. Ce dernier nous intéresse puisqu'il pourrait appuyer la double monarchie, roi et grand-prêtre, ou alors pouvoir théocratique Grand pontiffe et cortège clérical. Quoiqu'il en soit, le temple semble assumer la vie économique, et la majorité du language écrit la concerne. Le cortège sacré pourrait donc avoir disposé du monopole de l'écriture, ce qui impliquerait : soit le roi est inexistant, soit le roi s'occupe de la diplomatie avec l'intérieur/l'extérieur. Si on saute l'hypothèse des rois multiples, un ou deux par palais, on trouve que Cnossos est le palais dominant. Seul persistant après la la première destruction vers 1700 aC, ce qui pourrait impliquer sa dominance sur les autres, il est réparé mais conserve ses proportions, les autres palais étant reconstruits 2 à 3 fois plus petits. Donc, si on voulait tenir comte de toutes les hypothèses, avant la première destruction c'est une structure morcellée avec palais et rois affiliés, Cnossos étant dominant. Une fois Cnossos ayant dominé, reconstruction sur le modèle bi-monarchique avec provinces accolées à Cnossos, jusqu'à la seconde destruction de 1450 aC et le début de l'ère mycénienne en Crète, bien qu'une fois encore Cnossos ait persisté. Ce qui suppose une invasion mycénienne avec conservation d'habitants à Cnossos avec fonction précisée, ou alors une acculturation, avec Cnossos, palais dominant, ayant migrè sur le continent et laissé quelques résidents comme comtoir de ravitaillement (mycène a pu le faire en ayant occupé l'île aussi).