Tuesday 13 November 2007 à 17:36
Pour arrêter de plaisanter, je dois dire qu'il y a effectivement un travail à faire à l'interface entre le nucléaire et l'écologie.
On est tous d'accord que le nucléaire présente certains risques :
- la prolifération et transparence;
- les déchets;
- Tchernobyl.
Pour faire court, comportons-nous en gentlemen et sortons de l'émotionnel : Tchernobyl, c'était le symptôme d'un état en déliquescence. Dans un pays qui ne se comporte pas en république bananière, le risque est largement minimal. Ce n'est pas pour rien que Tchernobyl est arrivé en URSS, Three Mile Island aux USA, et que la France nucléaire n'a pas encore rendu ses fromages fluorescent.
La prolifération et la transparence sont des aspects qui sont gérés par le TNP et l'AIEA à un niveau international. Ca marche mieux que rien, et surtout, ça n'a pas vraiment à voir avec les choix que la France peut faire au niveau national.
Quant aux déchets, et bien, c'est là le seul vrai endroit où l'écologie prend son sens. Ces déchets sont une saloperie difficile à gérer et en tant qu'environnemtalistes, on devrait se démerder pour en avoir le moins possible. Comme on en a déjà plein, il serait bon de les recycler par surgénération. Le résultat, c'est moins de déchets et de l'électricité pour plus longtemps. Ca ne résout pas tous les problèmes. On pourrait évidemment essayer de sortir du nucléaire, mais il s'agit d'une question à bien négocier, une sortie trop rapide pourrait se traduire par un passage au gaz, ou pire, au charbon. Sur cette question, on peut envisager la fusion nucléaire, qui est dans le titre du sujet. Ce n'est pas non plus la solution parfaite, principalement parce qu'on ne la maitrise pas du tout. Par contre, on sait déjà qu'elle ne présentera pas les problèmes cités ci-dessus : pas de déchets, pas de danger d'explosion et donc pas de risque si une telle technologie prolifère.
Ainsi, ma position se résume en deux points :
- passer à la génération IV;
- renforcer la recherche dans la fusion, que ce soit à la façon d'ITER ou à la façon de la Z-machine.