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| La France LICRAtisée ... En voilà un livre qui ne va pas faire plaisir à la Licra ...Avec son premier livre, préfacé par Alain Soral, Anne Kling dresse une enquête approfondie au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme : quelle est son origine ? quels sont réellement ses objectifs, ses méthodes, ses alliés ? Quel est le secret de son influence ? Autrement dit, comment et pourquoi la LICRA a-t-elle réussi, depuis des décennies, à soumettre sans relâche les Français à un lavage de cerveau « citoyen », sous couvert du soit-disant « antiracisme ». Entretien exclusif pour Jeune Alsace. 1) Anne Kling, vous venez de faire paraître une enquête au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Quelles sont les raisons qui vous y ont poussée ? Anne Kling : En 2000, j’ai été poursuivie sur dénonciation de la LICRA pour incitation à la haine raciale à propos d’un tract évoquant un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée, mais j’ai pu constater en cette occasion, et plutôt douloureusement, le très fort pouvoir exercé en France par la LICRA. Un pouvoir qui fait d’elle, depuis des décennies, le partenaire quasi obligé du monde politique, de la justice et même de l’éducation nationale. Etonnant, non ? Comment une « simple » association, que ses statuts qualifient d’apolitique, peut-elle réussir à exercer pareil pouvoir ? J’ai souhaité en savoir un peu plus sur une officine aussi puissante, et me suis aperçue qu’à part quelques hagiographies publiées par la Ligue elle-même, il n’existait en réalité aucun ouvrage documenté sur la question. J’ai donc décidé de mener l’enquête moi-même. Elle s’est avérée en tous points passionnante et instructive. Elle m’a menée en droite ligne jusqu’à la révolution bolchevique de 1917, la LICRA ayant été créée en 1927 par des communistes de la première heure. Ce qui projette, vous en conviendrez, un éclairage singulièrement révélateur sur l’action qu’elle mènera avec constance à partir de ce moment-là. 2) Dans la préface qu’il vous accorde, l’écrivain Alain Soral écrit : « ...Pour en revenir à la LICRA, en fonction des valeurs qu’elle affiche et qu’elle prétend défendre, là on se situerait plutôt dans l’exploitation...de la crédulité humaine ! C’est d’ailleurs la vertu de ce livre, et son sérieux, de l’expliquer très bien. » Au-delà de l’exploitation d’une telle crédulité, que doit savoir le grand public qu’il ne sait pas encore sur la LICRA ? Anne Kling : Le grand public sait de la LICRA ce qu’il est autorisé à croire. C’est-à-dire ce que les médias relaient à longueur de colonnes. Des médias qui, je ne vous apprendrai rien, sont très majoritairement à gauche en France. Ou ralliés à la pensée unique dominante et au politiquement correct imposé, ce qui revient strictement au même. Pour l’essentiel, le combat LICRA/médias est donc commun : imposer aux esprits les dogmes internationalistes et anti-identitaires propres à la gauche pour les faire accéder au pouvoir. Car il faut savoir que depuis sa création, bien avant la seconde guerre mondiale, la LICRA n’a jamais cessé de mener un véritable combat politique, quoique bien dissimulé par le rideau de fumée de l’antiracisme. Elle a ainsi soutenu de toutes ses forces l’immigration de peuplement arabo-musulmane et imposé une série de lois liberticides pour empêcher toute contestation. Tout comme elle a systématiquement diabolisé les partis défenseurs de l’identité, au point de les expulser purement et simplement de la vie publique. Encore une fois, elle a parfaitement réussi à mener à bien ce véritable programme politique en s’abritant derrière l’affichage neutre d’une association « apolitique » et « non-confessionnelle », uniquement préoccupée de morale et de défense des droits de l’homme ! Que sait le grand public de la réalité de ce combat mené avec opiniâtreté - et pleine réussite - depuis des décennies ? Rien ou pas grand-chose. Cela dit, en matière d’ignorance et de crédulité, la LICRA n’est de loin pas seule en cause. On pourrait remplir une encyclopédie avec tout ce que l’on cache soigneusement aux Français. Finiront-ils par ouvrir un jour les yeux ? 3) Votre livre au titre évocateur, La France LICRAtisée, va sans doute faire scandale. Il a vocation à éveiller les consciences, quels messages souhaiteriez-vous que les gens retiennent ? Anne Kling : Dans les années 80, un numéro du Droit de Vivre (le journal de la LICRA) s’indignait d’un tract qui dénonçait (déjà !) « la démocratie LICRAtisée ». J’ai trouvé l’_expression excellente, et l’ai adoptée derechef pour mon livre - en la transformant un peu - car elle exprime parfaitement la situation. Si l’auteur de cette _expression, et du tract, me lit aujourd’hui, qu’il en soit remercié, à vingt ans de distance. En fait d’éveil des consciences, j’ai surtout essayé de rétablir certaines vérités occultées ou déformées concernant les liens de la LICRA avec un régime communiste qui, bien que particulièrement nocif et pervers, reste mystérieusement épargné par la rage des repentances, les raisons du tabou qu’elle a jeté sur la période troublée de Vichy, qui mérite un jugement bien plus nuancé que ce qu’il est de bon ton d’affirmer péremptoirement aujourd’hui, ainsi que bien d’autres points qui concernent notre histoire plus actuelle. En fait, toute la période de notre histoire qui démarre à la seconde guerre mondiale a été soumise, en grande partie en raison des fortes pressions de la LICRA, à une lecture unilatérale, qui ne souffre aucun débat, ni aucune opinion contraire. C’est étouffant à la longue. Il serait salutaire que les Français se réveillent et que l’on cesse de confondre histoire et militantisme politique ou défense communautaire. 4) Jeune Alsace est, comme son nom l’indique, un mouvement régionaliste. Une question s’impose donc : l’Alsace est-elle licratisée ? Anne Kling : Je dirais même plus : l’Alsace est tout particulièrement licratisée. Dame ! n’a-t-elle pas une forte tendance naturelle à « mal » voter ? Il convient donc de la surveiller de très près, mais Dieu merci, ses (ir)responsables politiques et ses médias sont là pour y veiller. Tous plus serviles les uns que les autres à l’égard d’une LICRA locale qui a droit à tous les égards, y compris auprès de la justice. J’en donne plusieurs exemples significatifs. Ainsi, pour assurer le suivi des lois dites antiracistes qu’elle a imposées, la LICRA entretient des contacts étroits avec la justice, les institutions politiques et la presse. Le Droit de Vivre va jusqu’à préciser benoîtement que les responsables locaux de la Ligue rencontrent mensuellement le procureur de la République pour des « échanges d’informations » et ajoute : « Depuis quelques années, le Parquet de Strasbourg nous avise d’ailleurs systématiquement lorsqu’il y a une procédure de racisme de façon à ce que nous puissions nous constituer partie civile ». Les relations de la LICRA Bas-Rhin sont tout aussi idylliques avec la presse locale. Son responsable local ne souligne-t-il pas qu’il « écrit systématiquement à l’AFP et aux Dernières Nouvelles d’Alsace qui prennent le relais de manière excellente ». ? Encore plus fort : c’est carrément dans les locaux du Conseil Régional d’Alsace que la LICRA locale se réunit en juin 2005, ce qui permettra aux DNA de titrer : « La LICRA se pose en partenaire privilégié du Conseil Régional ». « Vous êtes le président exemplaire d’une région exemplaire » dira à cette occasion le responsable local de la Ligue, l’élu socialiste Raphaël Nisand, à Adrien Zeller, président de la Région. Qu’ajouter de plus à ce merveilleux tableau ? 5) Peut-on libérer le débat politique de l’emprise du discours « licratisé » ? Anne Kling : Vous parlez de débat politique. Où est-il, le débat politique ? Où est le débat sur les questions vitales qui intéressent l’avenir des Français et sur les choix de société possibles ? J’observe que tous les candidats du système, avec une touchante unanimité, se gardent bien d’évoquer le fond des problèmes. Pour une bonne raison : tous sont, peu ou prou, exactement sur la même longueur d’onde et ne diffèrent que sur des broutilles. Car le système auquel ils appartiennent, et qui seul peut leur permettre de se faire élire, n’autorise plus de choix divergent. C’est bel et bien une forme de totalitarisme. Soft, je vous l’accorde, mais totalitarisme tout de même. En l’état actuel des choses, et dans ces conditions, que l’an prochain sorte des urnes la « droite » ou la « gauche » - illusions destinées à faire croire à une possibilité de choix -ne présentera en réalité qu’un intérêt très limité pour notre pays. Pour ne pas dire nul. Pour le faire émerger de la chape de plomb sous laquelle il étouffe, il faudrait qu’il parvienne, d’une façon ou d’une autre, à se libérer de la pensée unique imposée par la gauche et se convertisse enfin au pluralisme politique. Mais un pluralisme et une démocratie réels et non d’apparence. Nous ne serions plus là dans le registre de la réforme, mais bel et bien dans celui de la révolution. Merci d’Anne Kling - préface d’Alain Soral - Editions Dualpha/Déterna. Article libre de diffusion, sous réserve de la mention de la source : www.jeune-alsace.com |
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| Serge Malik est l’un des fondateurs de SOS-Racisme. Il est à la fois arabe et juif, un « faux beur », un « margarine » comme il aime se définir lui-même. Dans son livre, « Histoire secrète de SOS-RACISME » écrit en 1990 il nous livre l’arrière-plan de l’association « antiraciste » où se dissimule en réalité une manipulation politique au service du PS et de François Mitterrand. Dans ce texte, il est question de livrer une synthèse de ce livre. Dans les années 83-85 le racisme était à son comble : bavures policières, meurtres d’arabes et d’antillais, alliance RPR -FN à Dreux et vedettariat de Le Pen. Serge Malik croyait au combat antiraciste comme moyen efficace pour vaincre l’intolérance, l’exclusion et les inégalités sociales. L’apparition soudaine d’Harlem Désir dans l’émission de Michel Pollac « Droit de Réponse » a été un véritable tremplin pour lui. Enfin, il a trouvé un espace au sein duquel il pourrait s’exprimer et aider les jeunes à comprendre et à se faire comprendre. Sans la moindre hésitation, il laissa tomber son métier de comédien et s’engagea à fond dans SOS. Pendant des années, comme d’autres militants, Serge donna de tout son temps et de toute son énergie à SOS. Naïf, il n’avait pour seul moteur que le rejet de l’intolérance et du racisme. Puis au fil des années, quand les masques tombèrent, il se rendit compte qu’il a été abusé, manipulé et utilisé au service de politiciens avides pour lesquels l’immigration et l’intégration n’étaient qu’un instrument politique. Touche pas à mon pote n’était qu’un slogan, une valise vide. Pourtant pour des milliers de gens, c’était la promesse d’une vie différente, l’espoir de la tolérance et du changement. Les pseudos antiracistes étaient essentiellement des organisateurs de spectacles politiques, médiatiques et musicaux. Ils ont triché et menti. Pire, ils ont contribué à la banalisation du fait raciste et ont apporté de l’eau au moulin puant de Le Pen et tout cela pour des besoins alimentaires et des ambitions personnelles. Profondément écoeuré, l’auteur nous confie dans ce livre l’histoire de ce mirage. Le grand patron et fondateur de SOS est Julien Dray. Au début des années 80, ce dernier était trotskiste ; il fonda le Mouvement d’action syndicale (MAS). Dans les facs et les cités, Julien Dray plus connu alors sous le sobriquet de Juju, brandissait fièrement son trotskisme pour donner l’image d’un révolutionnaire. Le MAS n’était pour lui qu’une passerelle ; en réalité il se sentait coincé dans les coulisses du monde politique, il voulait prendre un raccourci et éviter le long parcours du combattant comme n’importe quelle « limace » militante. Il troqua la casquette trotskiste peu rentable contre l’habit du militant socialiste en y apportant un formidable cadeau au PS : SOS Racisme, l’association championne de la jeunesse. Mitterrand accourut pour donner sa bénédiction à la création de la nouvelle association. Il était heureux de rencontrer de « vrais » gauchistes et de « vrais » jeunes dont la présence à la cour témoignerait de son humanisme et montrerait à quel point ce dernier est à l’ « écoute du peuple et concerné par les problèmes sociaux » surtout qu’on était à l’époque des désillusions de l’après mai 81 et que les indicateurs socio-économiques du gouvernement Mauroy étaient catastrophiques. Le Président mit alors tous les moyens matériels et humains du parti à la disposition de SOS. Avec le soutien de l’appareil du PS, il fallait pallier la carence médiatique et institutionnelle des mouvements beurs et vite récupérer la lutte des jeunes des cités. L’idée donc de créer une association jeune animée par des jeunes et pour des jeunes dont la fonction serait la lutte contre l’exclusion sous toute ses formes tomba à pic. Juju commença par annihiler ses concurrents potentiels. L’action entreprise par les beurs au début des années 80 fut réduite à néant. Sans appareil national pour les soutenir, les association beurs ont vite été mis K.O. par SOS. Pour le lancement de la spectaculaire assoce, il fallut trouver des slogans et des discours se rapprochant le plus possible des préoccupations quotidiennes des immigrés. Une histoire montée en toute pièce que les potes vont répéter à satiété va devenir la légende de la création de SOS. Elle met en scène Diego, un black de l’assoce, présent dans une rame de métro. Une horrible vieille dame blanche cherchait son porte monnaie en jetant des regards accusateurs sur Diego. Puis tous les autres voyageurs fixèrent méchamment le pauvre Diego et des relents de lynchages se firent sentir. Heureusement que la vieille retrouva son porte monnaie ; cette histoire traumatisa le malheureux Diego qui annonça à ses potes son intention de rentrer au Sénégal. Les potes, pour garder Diego en France ont décidé de créer l’association des potes en la baptisant « Touche pas à mon pote Diego ». Après les slogans et la légende, il fallut constituer le bureau et distribuer les rôles. SOS fut hiérarchisée en trois niveaux. Le premier était le « palier des beurs » constitué de tâcherons : ménage, préparation des victuailles, gardiennage, tri des badges, réception, etcetera. L’échelon d’au-dessus fut composé des « fondateurs » formant le bureau national (BN) où figuraient certains « beurs officiels ». Enfin la tête de pyramide, triée sur le volet par Dray, fut constituée principalement par la garde prétorienne ayant fait le même parcours que Juju : la fac, la ligue, le MAS, le PS et enfin SOS. Le choix du président n’a posé aucun problème pour Juju ; Harlem possédait toutes les qualités : il est black, sérieux, combatif et surtout malléable, obéissant et très dévoué au boss. En effet, Harlem a suivi à la trace son maître à penser. Tous ses mouvements étaient entièrement contrôlés et maîtrisés par Juju. Les désirs de Dray étaient des ordres pour Désir. Sa supposée spontanéité lors des émissions télévisées n’était que le résultat d’un coaching intensif mené par le grand chef. Petit à petit, Harlem le « gauchiste » sombra corps et âme dans le star system ; il découvrit les résidences secondaires et les chalets de montagnes, il rencontra le gratin mondain et tout ce qui compte dans le pays : des riches industriels, des décideurs, la « véritable » politique, le pouvoir et ses enivrants parfums ; à ce moment, l’apparat prit le dessus sur les idées. Si le choix du président fut facile, le recrutement des beurs au sein de SOS s’avéra un vrai casse-tête et tournait carrément au casting. Il fallait que les beurs sélectionnés ne soient pas politisés et fassent « banlieues », ou, si ce n’est pas possible, il convenait de les choisir parmi les fidèles du PS d’Ile-de-France. Ce qui rendait la tâche plus difficile encore est que Juju avait placé à la tête de SOS des membres de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France), ultra-sionistes pour la plupart et très provocateurs. L’UEJF qui, pourtant n’avait aucun projet et ne s’intéressait à aucune action antiraciste monopolisa SOS. D’ailleurs, dans un article publié dans le monde du 14 juin 1985, Philippe Bernard s’étonna de la composition de la direction de SOS qu’il trouvait un peu accaparée par des juifs. Avec cette réputation d’association sioniste et anti-palestinienne, Juju a bien réussi à tenir les beurs indésirables à distance. Après Paris, vint le tour de la province. Les comités locaux étaient constitués de petits groupes et le schéma de recrutement était le même qu’à Paris. La section locale devait toujours être chapeautée par des amis sûrs de Dray, fidèles et soumis. En cas de difficulté, SOS dépêchait des « commissaires politiques ». Ces derniers insufflaient « l’esprit du bureau national » aux militants, et réorganisaient les bureaux des comités en y nommant les membres sur mesure recrutés sur place. En tant qu’association du PS supervisée par l’Elysée, SOS a systématiquement utilisé les implantation locales du PS et de la Ligue en combattant durement les initiatives provenant du PCF, parti pour lequel Dray voue une haine viscérale (d’ailleurs c’est l’une des raison pour lesquelles Dray déteste le MRAP, association proche du PC). Le « centralisme démocratique » de la SOS faisait que l’information ne circulait que dans le sens Paris-province et jamais entre les différents comités. Tout devait transiter par Paris, enfin disons par Dray. Les fonctions des militants se limitaient à organiser des actions spectaculaires, des manifs, des grèves, des « dîners parrains » et autres, à prendre contact avec la galaxie médiatique, artistique et intellectuelle, à préparer le journal Touche pas à mon pote, à toujours donner à manger aux médias et provoquer des « affaires » même avec des éléments peu fiables... Les potes ne devaient poser aucune question ni sur le fonctionnement politique, administratif et financier de SOS, ni sur les manipulations électorales, ou la fabrication des adhérents en nombre presque illimité, et encore moins sur les rapports, mandats et titres bidons. Le chef a bétonné son Bunker avec tant de soins que tout contestataire était vite isolé et sa tentative était par avance vouée à l’échec. Le carnet d’adresses bien rempli de Juju, son réseau bien établi et ses soutiens nombreux rendaient son bastion intouchable. Les francs-maçons furent parmi les premiers alliés de SOS. Il y avait aussi des grands industriels proche du PS comme Christophe Riboud ou Pierre Bergé ; ils firent des dons et introduisirent SOS dans le monde des affaires. Mais l’aide la plus précieuse fut celle des trois organisations proches du PS : la MNEF, la FEN et la CFDT. Les principaux collaborateurs de l’Elysée à SOS étaient Jean-Louis Bianco, Jacques Attali, Jack Lang et d’autres. Ils fournirent à SOS les « parrains » : Guy Bedos, Yves Simon, Simone Signoret, Coluche, Pierre Bergé, et cætera. De plus, SOS avait profité largement des services offerts par Gérard Colé et Jacques Pilhan, principales figures de communication de Mitterrand. Dès le début, Le Matin de Paris et le Nouvel Obs étaient acquis à la cause. Le mensuel Globe a été le plus fervent supporter des potes. Dirigé par Georges-Marc Benamou, un proche de Bernard Henry Levy (BHL), le mensuel a lourdement fardé l’assoce pour l’aider à ne pas être perçue comme une officine du PS. BHL fut l’un des tout premiers à se précipiter pour proposer « spontanément » ses services aux potes. Le « philosophe » et Marek Halter ont joué un rôle décisif dans la médiatisation en profondeur de SOS. BHL parrain, puis initiateur de l’agence de presse SOS, a ouvert l’association sur d’autres mondes de la politique et a provoqué sa rencontre avec beaucoup d’intellectuels. Au début, le quotidien Libération était très critique vis-à-vis de SOS. Les deux journalistes Favereau et Beau confirmaient l’antinomie SOS-Beur. Ils dénonçaient l’absence de légitimité de SOS vis-à-vis du mouvement beur et l’influence grandissante de l’UEJF dans les instances dirigeantes de l’assoce. Ne voulant pas changer de ligne éditoriale, les deux journalistes furent donc priés de s’intéresser à d’autres sujets ! Et deux autres journalistes tout « neufs » sortis du chapeau magique, prirent la relève. Depuis, les liens avec Libé changèrent radicalement et le quotidien devint l’un meilleurs soutiens de l’assoce. Le premier concert fut produit par Sylvain Moustaki et Eric Basset. Le choix n’était pas un hasard ; en effet, Erik Basset était socialiste et ami de Jean-Marie Le Guen, alors premier secrétaire de la fédération de Paris du PS. Pour la réussite du concert, le Président de la République et son Premier ministre vont faire intervenir leurs collaborateurs auprès des grands donateurs potentiels : des entreprises publiques et certaines grosses sociétés privées furent sollicitées d’apporter leur aide à SOS. D’émission en émission, de spectacle en spectacle et de concert en concert, SOS a réussi à s’imposer comme une icône de la vie politique française. L’immigration et l’intégration n’ont jamais été une cause pour SOS et ses promoteurs mais seulement une couverture pour un certain nombre d’activités moins nobles et plus politiques : L’antiracisme étant une affaire juteuse, un bon filon. Les fanfaronnades de SOS contre le FN n’ont jamais empêché ce parti de prospérer ; au contraire l’assoce fut un tapis rouge emprunté par le parti d’extrême droite pour passer de l’ombre à la lumière. L’émergence du FN dans le champs politique a affaibli le RPR ce qui facilita la réélection de Mitterrand. L’UEJF fut rassurée : le « danger » de l’émergence d’une élite politique beur autonome susceptible d’être sympathisante de la noble cause palestinienne est écarté. Dray, Harlem, Boutih et toute la garde prétorienne furent largement récompensés : des postes et des prébendes furent distribués par le PS sans compter. Par contre, les beurs sur le dos desquels ce mirage s’est monté, moisissent toujours dans leurs cités délabrées et se débattent encore dans leurs problèmes récurrents. Histoire secrète de SOS-Racisme, Serge Malik, 1990, Albin Michel |
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| L’autre mirage Le phénomène SOS n’a été qu’un feu de paille et son parcours s’est achevé en cul-de-sac. Les manipulateurs fourbissent leur nouvelle arme en allant puiser dans la décharge des idées coloniales : « libérer » la femme du « joug de l’homme indigène brutal et barbare ». Les marionnettes de « ni putes ni soumises » sont les nouveaux indigènes médiateurs. Le statut du beur se mua de victime en violeur, tortionnaire de ses sœurs, nazillon, antisémite et intégriste voire dangereux membre potentiel d’Al Qaeda menaçant la république et la laïcité. Ainsi de « Touche pas à mon pote » on passe à « Casse la gueule à mon pote ». Cette nouvelle supercherie est non seulement sponsorisée par les proxénètes de la finance, de la politique des médias et du show-biz mais malheureusement elle est aussi soutenue par d’autres victimes manipulées. |
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1 ) Comment a commencé la collaboration de SOS avec l’UEJF ? A la création de SOS Racisme, l’UEJF a été la seule personne morale à participer à l’aventure. Très vite, des dirigeants de l’UEJF (notamment Eric Ghebali) ont intégré l’équipe dirigeante de SOS. Cette collaboration a démarré sur un même constat et sur une même conception de l’antiracisme. Le constat que la France, confrontée à une recomposition de son identité du fait de la présence permanente de jeunes issus des immigrations maghrébines et africaines, avait tout à gagner à porter positivement cette nouvelle réalité. La conception de l’antiracisme qui considère ce dernier non pas comme un corporatisme racial ou religieux mais comme un projet fraternel qui vise à ce que chacun soit considéré à égale dignité dans la société quelles que soient ses origines ethniques, sa religion ou son héritage culturel. |
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| 3) Comment vois-tu « rire contre le racisme » dans les prochaines années ? |
| QUOTE (GrOûMe @ 11 Oct 2006 à 18:22) |
| Jeune Alsace |
| QUOTE (GrOûMe @ 11 Oct 2006 à 20:46) |
| Entièrement d'accord. Ces associations sont du pain bénit pour l'extreme droite. D'ailleurs, on s'aperçoit que ce genre d'interview n'a plus lieu que dans des journaux, sites, d'extremes droites. Je vais l'acheter ce bouquin (mais bon, 45€ pour un bouquin quand même, ça fait cher la ligne) |
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Ces associations sont du pain bénit pour l'extreme droite. |
| QUOTE (GrOûMe @ 11 Oct 2006 à 18:22) |
| Que pensez-vous des organismes anti-racisme ? |
| QUOTE (Soleil Rouge @ 11 Oct 2006 à 20:53) | ||
T’as de l’argent à perdre. Je ne pense pas que ce bouquin ne donne une quelconque info intéressante sur la LICRA. |
| QUOTE (Grenouille verte @ 11 Oct 2006 à 21:56) |
| Cela dépend desquels. Tous n'ont pas la même qualité, tous ne sont pas autant "anti-raciste". Commençons par ce qui va bien : SOS racisme. J'apprécie cette organisation pour sa dénonciation de vrai scandales (le dernier dont je me souvient : un maire qui pratiquait des discrimination), ses méthodes rigoureuses de détection des discriminations, son impartialité (dénonciation du racisme contre n'importe quelle couleur, dénonciation non ambigue de l'antisémitisme). On pourra aussi signaler son opposition au concept d'Islamophobie (concocté par des extrémistes selon Dominique Sopo), et son soutient à Charlie Hebdo lors de l'affaire des caricatures de Mahomet. Ce qui fache : Le MRAP. Plusieurs personnalités on remis en question l'honnèteté de cette organisation sur la question antisémite (un ancien cadre de SOS racisme a été condamné pour être allé trop loin sans preuve dans ces soupçons : il avait parlé de cris de "morts aux juifs" dans les rangs du MRAP). Cette organisation, proche d'organisation religieuses comme Ecole pour tous (comprendre : pour les femmes voilées), qui défend une vision de l'islamophobie qui semble peu compatible avec la laïcité, qui s'est attaqué à Charlie Hebdo dans l'affaire des caricatures etc... |
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Signalons aussi qu'on se demande bien ce que Vient faire le MRAP sur les question d'immigration (ils sont passé à la télévision à une heure de grande écoute sur la question des expulsés de Cachan, particulièrement ceux qui sont sans papiers) : mélanger les points de vues sur l'immigration et la lutte anti-raciste me semble malsain et dangereux. |
| QUOTE (dav55 @ 11 Oct 2006 à 20:55) | ||
J'entend souvent ça, mais les arguments apportés sont souvent très maigre. Pourrais-tu développer ? Bref, en gros, tu es un adepte de la théorie du Nourredine : le fait de dénoncer le racisme est du pain bénit pour les racistes. Selon ces mêmes adeptes, le fait de dénonceer le racisme ne fait qu'augmenter le racisme ; il faudrait donc laisser le racisme se développer, sans intervenir. Et pourtant, s'il n'avait pas été démontré que Le Protocole des Sages de Sions est un faux, qui plus est antisémite, certains en feraient encore leur livre de chevet... |
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Bref, en gros, tu es un adepte de la théorie du Nourredine : le fait de dénoncer le racisme est du pain bénit pour les racistes. |
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Et pourtant, s'il n'avait pas été démontré que Le Protocole des Sages de Sions est un faux, qui plus est antisémite, certains en feraient encore leur livre de chevet... |
| QUOTE (GrOûMe @ 11 Oct 2006 à 20:49) |
| Un mec avec qui je discutais l'autre jour sur un autre site m'affirmait que l'antisémitisme etait le racisme le plus répandue en France, c'est vrai ? (il m'a sorti des chiffres du ministeres de l'intérieur) |
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Non, dénoncer le racisme c'est bien ; mais il faut : - Que ça soit vraiment du racisme - que ça ne soit pas fait n'importe comment Etrangement , la majorité des gens que la licra trainent devant les tribunaux sont relachés par ces même tribunaux. |
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La licra a dénoncé le protocole des sages de sions? Premiere nouvelle. |
| QUOTE (dav55 @ 11 Oct 2006 à 20:55) |
| J'entend souvent ça, mais les arguments apportés sont souvent très maigre. Pourrais-tu développer ? Bref, en gros, tu es un adepte de la théorie du Nourredine : le fait de dénoncer le racisme est du pain bénit pour les racistes. Selon ces mêmes adeptes, le fait de dénonceer le racisme ne fait qu'augmenter le racisme ; il faudrait donc laisser le racisme se développer, sans intervenir. Et pourtant, s'il n'avait pas été démontré que Le Protocole des Sages de Sions est un faux, qui plus est antisémite, certains en feraient encore leur livre de chevet.. |
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| Signalons aussi qu'on se demande bien ce que Vient faire le MRAP sur les question d'immigration (ils sont passé à la télévision à une heure de grande écoute sur la question des expulsés de Cachan, particulièrement ceux qui sont sans papiers) : mélanger les points de vues sur l'immigration et la lutte anti-raciste me semble malsain et dangereux. |
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| Quand Israël est critiqué, des gens parlent rapidement "d’agressions antisémites" et vont facilement porter plainte pour antisémitisme, tu devines que ça gonfle les chiffres... |
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C’est durant cette même période qu’une foultitude de fausses agressions antisémites ont été super médiatisées. Toujours selon les mêmes chiffres, les (nord)-africains sont restés champions en matière d’agressions physiques racistes(ils étaient victimes; Tu pensais à quoi chenapan ?) |
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Et puis il faut bien garder à l’esprit que tout ces chiffres ne font pas état des discriminations à l’emploi |
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| Je ne pense pas que les juifs soient plus à plaindre que les (nord)-af dans ce domaine, et c’est aujourdhui c’est ça le racisme en France, et non pas les agressions qui restent marginales en comparaison de ce phénomène. |
| QUOTE (dav55 @ 11 Oct 2006 à 21:09) |
| 2) Peux-tu me prouver, avec des chiffres à l'appui, que la majorité des gens poursuivis par la licra est relâché ? |
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