Il faut d'abord souligner le caractère avant tout
naturel, c'est-à-dire instinctif, de l'homosexualité, puisque c'est une orientation sexuelle que nous retrouvons chez beaucoup d'espèces animales. L'exemple des bonobos est un classique, mais c'est loin d'être le seul
[1]. Ce que dit enis, par conséquent, est probablement faux.
Cependant, si l'homosexualité est, ainsi, avant tout naturel, l'homme dispose d'une « primauté » sur la nature, grâce à son intellect, qu'il a en plus de ses instincts, contrairement aux autres espèces animales. La culture est une réaction de l'homme par rapport à cette situation, parce que l'homme est, en quelque sorte, contre la nature, car s'il en dépend par ses instincts, néanmoins, disposant d'un intellect, il ne pourrait être que cela. De cette situation particulière, qui fait de l'homme une espèce unique sur notre planète, naît donc la culture, créée à partir de l'intellect, et mise en place à cause de la brutalité de la nature.
Dans la nature, les hommes les plus forts engendreraient, avec les plus belles, les meilleurs composants possibles de l'espèce, les faibles seraient éliminés – qu'on le veuille ou non. Mais avec l'invention de cultures, les hommes favorisent la faiblesse (ce terme ne comporte aucun jugement de valeur moral) : en s'éloignant de la nature, toute culture – surtout lorsqu'elle est avancée comme à notre époque – permet, même oblige, l'homme à ne plus utiliser la force, et donc l' amène vers une paresse passive.
Je ne prétends pas avoir la science infuse, mais je pense que si l'homosexualité est beaucoup plus développée chez l'homme que chez les animaux, c'est précisément parce que l'homme est un être cultivé, qu'il peut s'éloigner de la nature, c'est-à-dire de la force. A ceux qui ne seraient pas convaincu par ce schéma d'explication, je demande :
comment expliquent-t-ils que l'homosexualité sont beaucoup développées chez l'humain, alors qu'elle est beaucoup plus marginale chez les animaux ?