jeudi 10 janvier 2008 à 19:38
mardi 08 janvier 2008 à 14:20 Si si, c'est inéluctable. "Notre tour viendra".
Seule une société aristocratique peut produire des surhommes (ou "surhumains" comme on dit maintenant). La fin des idéaux démocrates me semble être le premier pas vers une société nietzschéenne [...]
Je pense que tes propos sont justes. Je suis d'accord avec René Guénon au sujet de la démocratie :
http://www.onnouscachetout.com/forum/index...mp;#entry264181 Cf., également, Schopenhauer :
« Un désavantage tout particulier des républiques, auquel on ne s'attendrait pas, est aussi celui-ci, qu'il doit y être plus difficile aux intelligences supérieures d'arriver à de hautes situations, et, par là, à une influence politique directe, que dans les monarchies. Partout et toujours, en effet, dans toutes les circonstances, il y a une conspiration, ou une alliance instinctive, des intelligences bornées, débiles et vulgaires, contre les intelligences supérieures ; celles-là font bloc, par suite d'une crainte commune, contre celles-ci. Il est facile au grand nombre des premières, sous une constitution républicaine, de supprimer et d'exclure les dernières, pour ne pas être débordées par elles. Ne sont-elles pas, en vertu du même droit originel, toujours cinquante contre une ?
Dans une monarchie, au contraire, cette ligue naturelle et universelle des têtes bornées contre les têtes privilégiées n'existe que d'un côté, - en bas. D'en haut, au contraire, l'intelligence et le talent reçoivent des encouragements et une protection également naturels. En premier lieu, la situation du monarque est beaucoup trop haute et trop solide, pour qu'il ait à craindre une compétition quelconque. D'autre part, lui-même sert l'État plus par sa volonté que par son intelligence, qui ne peut absolument suffire à toute les tâches qui lui incombent. Il doit donc toujours recourir à l'intelligence d'autrui. Voyant que son propre intérêt est étroitement lié à celui de son pays, qu'il en est inséparable et ne fait qu'un avec lui, il donnera naturellement la préférence aux hommes les meilleurs, parce qu'ils sont ses plus utiles instruments; il lui suffira de les trouver, ce qui ne lui est pas très difficile, s'il les cherche sincèrement. Dans le même ordre d'idées, les ministres ont une trop grande avance sur les hommes politiques qui se mettent en lumière, pour les jalouser; et, en vertu de raisons analogues, ils discerneront volontiers les hommes distingués et les mettront à l'œuvre, pour utiliser leurs aptitudes. Ainsi, de cette façon, l'intelligence a, dans les monarchies, toujours de bien plus grandes chances contre son ennemie irréconciliable et omniprésente, la sottise, que dans les républiques. Et c'est là un avantage considérable.
La forme gouvernementale monarchique est naturelle à l'homme, à peu près comme elle l'est aux abeilles et aux fourmis, aux grues voyageuses, aux éléphants nomades, aux loups et aux autres animaux réunis pour leurs razzias, qui tous placent un seul d'entre eux à leur tête. Chaque entreprise humaine périlleuse, chaque expédition militaire, chaque vaisseau doit de même obéir à l'autorité d'un seul chef; il faut qu'il y ait partout une seule volonté dirigeante. Même l'organisme animal est construit sur un principe monarchique : c'est le cerveau seul qui guide et gouverne, qui est la faculté directrice. Bien que le cœur, les poumons et l'estomac contribuent beaucoup plus au maintien de l'ensemble, ici ces philistins ne peuvent guider ni gouverner. C'est l'affaire du cerveau seul; la direction doit venir d'un seul point. Le système planétaire lui-même est monarchique. Le système républicain est pour l'homme aussi contre nature qu'il est défavorable à la vie intellectuelle supérieure, aux arts et aux sciences. Aussi voyons-nous que partout et de tout temps, dans le monde, les peuples, civilisés ou sauvages, ou occupant une situation intermédiaire, ont été gouvernés monarchiquement »
[1].