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GeoEco
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28 ans (H)
France (75)
Tuesday 19 February 2008 à 23:57
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Bonjour à tous,

Sauf erreur de ma part, je n'ai vu passer aucun sujet sur la crise des subprime - dont on a beaucoup parlé en Août et Septembre derniers et dont on ne ressent aujourd'hui que les premiers effets.

Il me semble que peu de personnes se sont intéressées à un sujet très technique dont on a souvent dit qu'il était incompréhensible pour le quidam.

Sage discours si l'on ne veut pas mettre au grand jour les responsabilités de chacun.

Voici un court article pour ceux qui s'y intéressent - tiré d'une intervention de Michel Aglietta:
La crise des subprime décortiquée avec 6 mois de recul.

Introduction préalable : Qu'est ce qu'un taux d'intérêt ?
Le taux d'intérêt est le montant, calculé en pourcentage de la somme empruntée, que doit l'emprunteur à sa banque lorsqu'il contracte un crédit.


Le taux d'intérêt est avant tout le prix accordé à l'argent dans le temps : des taux d'intérêt élevés signifient que l'emprunteur paiera plus cher la somme empruntée. A priori cela dissuade l'emprunt et favorise l'épargne – car les taux d'intérêt perçus par les épargnants sont corrélés aux taux d'intérêt que doivent les emprunteurs – et la consommation de court terme. En revanche, de bas taux d'intérêt signifie qu'il est plus facile – car moins cher sur le long terme – d'emprunter pour consommer et / ou pour un entrepreneur d'investir dans sa société. Ceci n'est vrai qu'à taux fixes, c'est-à-dire définis sur la durée de vie entière du crédit. Un crédit contracté à taux variable suit les cours du marché – car les taux d'intérêt sont fixés par le marché (les emprunteurs) et les banques centrales (pour les taux à court terme uniquement).

Il faut remonter aux années 2000 et au retournement boursier pour comprendre combien ces années incitatives au crédit – par une baisse forte et prolongée des taux d'intérêt – ont permis un désendettement rapide des entreprises, endettées depuis la bulle Internet puis un report parallèle de cet endettement sur les ménages : l'expansion du crédit, grâce au procédé de titrisation (a), a principalement été allouée à l'immobilier domestique, dont le retournement, parallèle à la hausse des risques financiers ( b ), impacte fortement l'économie mondiale ( c)

a) La titrisation consiste à transformer un crédit accordé en un titre vendu sur les marchés financiers : la banque se rémunère sur la vente du crédit, le faisant ainsi passer de son passif à son actif, et le taux d'intérêt devient la rémunération du porteur du titre.

Les titres sont alors regroupés en pooling – les pools d'actifs constituent les LBO, les subprime, etc. et sont concentrés dans un structure commune appelée un véhicule et qui peut contenir jusqu'à 200 crédits. Ces véhicules sont décomposés en tranches par profil de risque du plus au moins élevé.

Le risque sur les crédits semble à priori indépendant car la faillite d'un emprunteur (son incapacité à rembourser son emprunt, donc à payer ses taux d'intérêt auprès du détenteur du titre) est décorrélée d'un autre. En effet, si un véhicule peut contenir 200 crédits, il s'agit de 200 ménages et / ou entreprises au profil différent.
Or le seul élément de corrélation entre tous les emprunteurs se trouve être les prix de l'immobilier puisque les crédits accordés sur une hypothèse de hausse continue de ce marché ont subi de plein fouet son retournement : le risque systémique est né.


b ) Le problème provient de ce que la dissémination des risques à travers tous les acteurs de la société et non plus seulement les seules entreprises offre en théorie une meilleure répartition des chocs financiers, mais à niveau de risque égal. Son élévation se produit à cause du phénomène de la titrisation, selon ce que l'on appelle
- l'aléa moral : La vente du crédit oblige la banque à rechercher une commission directe plutôt que le rendement anticipé sur la totalité de la vie du crédit, elle cherche alors la quantité de crédits titrisés vendus plutôt que leur qualité, c'est-à-dire la solvabilité de l'emprunteur (sa capacité à rembourser l'emprunt).
- L'asymétrie d'informations : La titrisation, en éloignant le détenteur final et la banque émettrice du titre qui subit plusieurs transformations depuis sa forme initiale de crédit, ne permet qu'une analyse du risque partielle – et ceci en raison de la nature même des procédés de la titrisation.


Suite de l'article, schéma explicatif et vidéo de l'intervention de Michel Aglietta:
http://geoecoblog.unblog.fr/economie-cours...risedessubprime

Bonne lecture ! Je recueille et répond à toute questions...
L'équipe GéoEco

Mirmidon59
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(F)
France
Wednesday 20 February 2008 à 10:23
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C'est assez technique et difficile d'appréhender ce sujet d'économique !
Moi ce je souhaiterais savoir si cette crise est arrivée à son parroxisme ou si elle ne fait que démarrer ?

A part d'injecter des milliards dans l'économie (solution provisoire sans doute) ,comment vont-ils la résoudre ?

Que vont-ils faire de ces dizaines de milliers de maisons vides si ils ne trouvent pas d'acheteurs assez riches quand ont sait que le chomage est de plus en plus élévé aux USA ?

Avec les délocalisations, les licenciements 'abusifs' en france pour cause de compétitivité, les gens vont avoir de plus en plus de mal à payer leur maison. Est ce que cela pourrait nous mener à une crise grave du même ordre que celle de subprimes ?

Voilà, pour l'instant.
Carib
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55 ans (F)
- (59)
Wednesday 20 February 2008 à 10:42
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Mirmidon59
Wednesday 20 February 2008 à 10:23
C'est assez technique et difficile d'appréhender ce sujet d'économique !
Moi ce je souhaiterais savoir si cette crise est arrivée à son parroxisme ou si elle ne fait que démarrer ?

A part d'injecter des milliards dans l'économie (solution provisoire sans doute) ,comment vont-ils la résoudre ?

Que vont-ils faire de ces dizaines de milliers de maisons vides si ils ne trouvent pas d'acheteurs assez riches quand ont sait que le chomage est de plus en plus élévé aux USA ?

Avec les délocalisations, les licenciements 'abusifs' en france pour cause de compétitivité, les gens vont avoir de plus en plus de mal à payer leur maison. Est ce que cela pourrait nous mener à une crise grave du même ordre que celle de subprimes ?

Voilà, pour l'instant.



d'après des infos sérieuses piochées à droite et à gauche, 2008 sera pire puisque la crise ne faisait que débuter. Le mouvement ne faisait que commencer aux usa et va s'amplifier.
D'autre part c'est le type même de prêt qui y est en cause. Les 2 premières années ça va. La 3 ème année le remboursement fait un bond. Pas autant que votre pouvoir d'achat. Et surtout le pire c'est que plus vous remboursez, plus il vous reste à payer. Dans un tableau de remboursement j'ai noté qu'une année il vous restait 115 pour cent de la somme à rembourser, l'année suivante c'est 120 pour cent, et ce malgré ce que vous avez déboursé cette année-là. Une personne n'avait plus que 2 ans à payer, même souci, il s'est retrouvé dehors sans un sou malgré plus de 20 ans de remboursement.
Il me semble qu'en france c'est différent. Une partie de ce qu'on paie à partir de la 3ème année sert à rembourser directement la somme prêtée et pas seulement des intérêts sur cette somme. Ce qui fait qu'à 2 ans de la fin du contrat, vous pourriez revendre la maison et récupérer une très grosse partie du total.
Quand aux maisons vides, à leur place j'irais les habiter de force ! perdu pour perdu, il va bien y avoir un moment où les gens diront stop, non ?
Carib
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55 ans (F)
- (59)
Wednesday 20 February 2008 à 11:04
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carib
Wednesday 20 February 2008 à 10:42
d'après des infos sérieuses piochées à droite et à gauche, 2008 sera pire puisque la crise ne faisait que débuter. Le mouvement ne faisait que commencer aux usa et va s'amplifier.
D'autre part c'est le type même de prêt qui y est en cause. Les 2 premières années ça va. La 3 ème année le remboursement fait un bond. Pas autant que votre pouvoir d'achat. Et surtout le pire c'est que plus vous remboursez, plus il vous reste à payer. Dans un tableau de remboursement j'ai noté qu'une année il vous restait 115 pour cent de la somme à rembourser, l'année suivante c'est 120 pour cent, et ce malgré ce que vous avez déboursé cette année-là. Une personne n'avait plus que 2 ans à payer, même souci, il s'est retrouvé dehors sans un sou malgré plus de 20 ans de remboursement.
Il me semble qu'en france c'est différent. Une partie de ce qu'on paie à partir de la 3ème année sert à rembourser directement la somme prêtée et pas seulement des intérêts sur cette somme. Ce qui fait qu'à 2 ans de la fin du contrat, vous pourriez revendre la maison et récupérer une très grosse partie du total.
Quand aux maisons vides, à leur place j'irais les habiter de force ! perdu pour perdu, il va bien y avoir un moment où les gens diront stop, non ?




http://contreinfo.info/article.php3?id_art...u+remboursement
avec l'invention des taux négatifs !
Dingosid
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33 ans (H)
France (93)
Wednesday 20 February 2008 à 11:43
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carib
Wednesday 20 February 2008 à 10:42
d'après des infos sérieuses piochées à droite et à gauche, 2008 sera pire puisque la crise ne faisait que débuter. Le mouvement ne faisait que commencer aux usa et va s'amplifier.
D'autre part c'est le type même de prêt qui y est en cause. Les 2 premières années ça va. La 3 ème année le remboursement fait un bond. Pas autant que votre pouvoir d'achat. Et surtout le pire c'est que plus vous remboursez, plus il vous reste à payer. Dans un tableau de remboursement j'ai noté qu'une année il vous restait 115 pour cent de la somme à rembourser, l'année suivante c'est 120 pour cent, et ce malgré ce que vous avez déboursé cette année-là. Une personne n'avait plus que 2 ans à payer, même souci, il s'est retrouvé dehors sans un sou malgré plus de 20 ans de remboursement.
Il me semble qu'en france c'est différent. Une partie de ce qu'on paie à partir de la 3ème année sert à rembourser directement la somme prêtée et pas seulement des intérêts sur cette somme. Ce qui fait qu'à 2 ans de la fin du contrat, vous pourriez revendre la maison et récupérer une très grosse partie du total.
Quand aux maisons vides, à leur place j'irais les habiter de force ! perdu pour perdu, il va bien y avoir un moment où les gens diront stop, non ?




Içi tu présentes les problèmes qui peuvent survenir dans le cas des crédits à taux variables comme il en existe dans tous les pays.
Mais le problème de la crise des subprimes US n'est pas réellement là ou plutôt ce n'est qu'un effet 'secondaire'.

Le problème principal vient de la chute du marché de l'immobilier qui a fait baisser les prix de biens. Or, les fameux subprimes utilisaient comme garantie de recouvrement du crédit accordé le bien lui même d'où l'utilisation du terme hypothécaire.
C'est ce qui a fait tomber un grand nombre de boites là-bas car après la chute du marché immobilier les entreprises n'ont pas pu prendre sur leurs fonds propres le coût des crédits impayés.

Après, dire que la situation sera pire en 2008, je m'en garderai bien et laisserai les prédicateurs de toutes sortes faire ce qu'ils font le mieux. On remarque néanmoins que les organismes de crédits américains encore survivants ont considérablement assaini leur situation et que la plupart des organismes bancaires ayant investit sur ce genre de fonds n'y sont pas allé de main morte pour déboucler toutes les positions qu'ils pouvaient trouver et définir comme étant lié aux subprimes.
Mirmidon59
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(F)
France
Wednesday 20 February 2008 à 12:50
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J'avais lu quelque part que ces maisons vides aux USA (des quartiers entiers même !); plutôt que de les laisser sans entretient, à la solde des scooteurs ou des voyous, seraient probablement rasées tout simplement !

Ca permettrait de rebatir, de donner de l'emploi dans le secteur du batiment, et une relance lente de l'immobilier ? Ca serait un comble quand on voit le nombre de sans abris ou de travailleurs sans toits aux USA ! crying.gif
Giskar
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4 ans (H)
Belgique
Wednesday 20 February 2008 à 15:38
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Mirmidon59
Wednesday 20 February 2008 à 10:23
Que vont-ils faire de ces dizaines de milliers de maisons vides si ils ne trouvent pas d'acheteurs assez riches quand ont sait que le chomage est de plus en plus élévé aux USA ?



A mon avis, des compagnies immobilières vont en racheter un maximum au prix le plus faible possible, les retirera de la vente, diminuant le nombre de logements par rapport à la demande, et les mettra en location au compte gouttes, ce qui fera grimper les prix en flèche.
GeoEco
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28 ans (H)
France (75)
Thursday 21 February 2008 à 11:13
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Quelques précisions concernant les questions / informations des posts précédents:

1- La crise des subprimes (un subprime étant le nom d'un crédit accordé à un ménage étant peu solvable) en elle même a débuté en juillet dernier car les ménages les plus fragiles économiquement se sont retrouvés dans l'incapacité de rembourser leur crédit suite aux événements suivants :
- Le retournement du marché immobilier en Juillet 2006 a dégradé la valeur des biens immobiliers sur laquelle était indexé la capacité des ménages à rembourser. Normalement un prêt est accordé sur la capacité de l'emprunteur à rembourser. Durant la bulle immobilière aux Etats Unis, il était accordé selon la valeur du bien acheté et les tendances haussières du marché.

- La bulle immobilière risquant d'exploser à tout moment, la Réserve fédérale a ré-augmenté son taux directeur (les gens empruntent moins, donc achète moins dans l'immobilier, donc les prix se tassent). En augmentant les taux d'intérêt les ménages les plus fragiles ayant emprunté à taux variables n'ont plus pu rembourser leur crédit.

Cette phase de la crise n'était que la première. Aujourd'hui, l'économie en ralentissement et le tarissement des liquidités mettent en difficulté les ménages qui n'étaient pas forcément fragiles - car le même processus se répète : le crédit était accordé en fonction du bien acheté; le prix de ces biens est aujourd'hui largement dégradé. Les experts pensent que le plus gros de la crise des subprime sera à venir pour 2008.

2- Le gouvernement fédéral a plusieurs leviers de politique économique pour pallier la crise avec
une baisse des taux provoquant une injection de dollar et une politique budgétaire expansive; chaque solution ayant des cotre parties non négligeable: la baisse des taux d'intérêt américains entraînent une baisse corrélée du dollar; une politique bugétaire expansive creuse les déficits publics. Sur le long terme, une meilleure régulation semble être la meilleure solution.
Un article sur la question :
http://geoecoblog.unblog.fr/economie-cours...ationfinanciere

3- Concernant la crise en France, sont cités les délocalisations et les licenciements abusifs - ils constituent en effet un point de faiblesse de l'économie française mais n'ont rien à voir avec la crise des subprimes des Etats Unis. En économie, on distingue l'économie réelle (industrie, commerce, etc.) et l'économie financière (marchés financiers, bourses, etc.) Les faiblesses citées font partie de l'économie réelle et sont dues à la mondialisation de l'économie ( différents de coûts salariaux, différente compétitivité et différents niveaux de vie entre différents pays). Si les 2 niveaux d'économie cités sont intrinsèquement liés, la crise financière aux Etats Unis, même en ralentissant l'économie française n'affectera pas les délocalisations. Elle touchera l'économie française par d'autres biais : tarissement des crédits car augmentation du risque, fragilisation des grandes banques et des Sicav, marchés boursiers volatiles et nerveux, etc.

L'économie française n'a par ailleurs pas les même structures que l'économie américaine. Concernant les subprime et l'immobilier, la titrisation et l'accès à la propriété ont été organisés au niveau fédéral aux Etats Unis - qui a mis en place des institutions publiques pour racheter les crédits titrisés (Freddie Mac, Fannie Mae).

4- Le secteur immobilier ralentissant, les chantiers vont probablement être laissés à l'abandon puis détruits. Les détruire volontairement pour relancer l'immobilier reste une analyse un peu courte mais trouve sa logique dans le fondement même de la loi du marché, c'est à dire la loi de l'offre et de la demande. La demande se tarissant actuellement, le surplus d'offre n'est pas absorbé - les prix s'effondrent. Si le parc immobilier en surplus est détruit, lorsque le marché repartira à la hausse, il repartira plus vite en raison des pénuries "organisées" quelques années auparavant.
Cyrilfcv
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26 ans (H)
France (42)
Thursday 21 February 2008 à 16:04
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Serait-il possible d avoit ton tableau de remboursement car je ne comprend pas les 115% et 120%.
merci
Carib
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55 ans (F)
- (59)
Thursday 28 February 2008 à 15:40
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200 000 foyers dans la tourmente
heureusement ufc a réussi à anticiper ce qui se passerait comme aux usa pour eux
http://www.marianne2.fr/Prets-immobiliers-...ier_a83191.html

entendu au journal de France 3 : la France connaitra-t-elle sont subprime ?

témoignage de personne ayant emprunté à taux variable

"Mr X
- lorsque j'ai souscris il y a un an je devais rembourser 500 euros par mois
- aujourd'hui, je dois rembourser 1019 euros et on ma déjà dit que ça passerait à 1200 et je vais devoir vendre

mais monsieur votre banque ne vous à rien proposé d'autres ?

- c'est ce que je leur ai dit !
- ils m'ont répondu que si ils avaient procédé autrement (taux fixe) je n'aurais pas pu emprunter
- j'aurais préféré un refus plutôt que de me retrouver dans la situation dans laquelle je suis aujourd'hui"

ils ont aussi parlé de prêts capés dont le contrat est franchement ambigu.
Carib
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55 ans (F)
- (59)
Thursday 28 February 2008 à 19:50
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cyrilfcv
Thursday 21 February 2008 à 16:04
Serait-il possible d avoit ton tableau de remboursement car je ne comprend pas les 115% et 120%.
merci



je ne retrouve pas ce tableau mais j'ai ça :

Des prêts magiques qui grossissent tous seuls !
Vous pensiez avoir assisté au pire avec les faillites actuelles dans le secteur des prêts à risque aux USA ?...le "meilleur" est en réalité à venir avec les prêts "neg-ams" et "interest only". Cette fois ce seront toutes les catégories d'emprunteurs qui seront concernés. Et l'impact sera encore bien plus fort.

Quelques explications :

Dans notre système bancaire "traditionnel", on rembourse un prêt de façon classique : à chaque mensualité, on paye une part d’intérêts et une part de capital, le capital restant du diminuant progressivement jusqu’au remboursement du prêt.

Aux USA et dans certains autres pays, des prêts beaucoup plus "exotiques" ont été inventés, et sont de véritables bombes à retardement pour le système : les prêts « interest only » et les « neg-am ».

Les prêts « interest-only » sont des prêts ou on ne paie que les intérêts (donc sans rembourser le capital) pendant une période de quelques années. Comme les miracles ont une fin, vient un moment (au bout de 5 ans en général) ou il faut aussi rembourser le capital. Quand ce moment arrive, l’annuité augmente brutalement et le pauvre emprunteur devra donc soit vendre sa maison, soit prendre un nouveau prêt (possible tant que l'immobilier monte), soit payer sa nouvelle annuité...chose qu'il sera en général incapable de faire.

Mais Il y a encore beaucoup mieux : Une partie des emprunteurs n'étant plus capables de rembourser les seuls intérêts de leur prêt, on a inventé à leur intention les "Neg-ams" (prêts à amortissement négatif).
Dans ce type de prêt, l’emprunteur a la possibilité de ne même plus rembourser la totalité des intérêts, il a juste une « mensualité minimum » à payer, d’un montant très faible. Exemples :
- 321 $ pour obtenir 100000$ chez Aimloan,
- 529$ pour obtenir 200000 $ chez 24/7… non vous ne rêvez pas !)

Comme il n’y a pas toujours pas de miracle, la part des intérêts non remboursés vient alors grossir le capital du et le prêt grossit « tout seul » au lieu d’être remboursé.
Tant que le montant du prêt à rembourser n’a pas augmenté au delà d’une limite fixée (en général 110 ou 115% du prêt initial) tout va bien et l'emprunteur coule des jours heureux et insouciants dans sa splendide maison.
Mais dès que cette limite est dépassée (en moyenne au bout de 3 ans), la bombe à retardement se déclenche : le doux prêt "Neg-Am" est automatiquement transformé en prêt classique à taux variable.
Il faut rembourser les intérêts et le capital...Le pauvre emprunteur voit alors en l'espace d'un mois seulement sa mensualité multipliée d’un coup par 2 ou 3, n'a pas remboursé un centime sur son capital et doit même 10% de plus qu'au début du prêt).
A noter que le moment de cette "transformation" est totalement impossible à prévoir pour un particulier non expert, dépendant des marchés de taux d'intérêt et de calculs particulièrement complexes...
pour ceux qui en ont le courage, explications en anglais de "tanta" ici, (prévoir beaucoup d'aspirine avant lecture !). En tout cas l'emprunteur lambda n'a aucune chance de comprendre ce mécanisme !

Voici à titre d'exemple un tableau issu des simulations de la société « Aimloan.com »

Mois Mensualité minimum Capital restant du
1 321,64 100 000
13 345,76 102 725
25 371,69 106 501
35 371,69 110 343
36 889,70 110 259


Les mensualités augmentent d’abord au rythme de 7,5% par an…déjà pas mal mais ce n’est rien à coté de ce qui arrive au mois 36 : la mensualité passe de 371 à 889 $ d’un seul coup (et continue d’augmenter ensuite)…

Le plus grave de l'histoire est à venir :

Les prêts "neg-am" sont en effet autorisés par la banque sur la base des capacités de l’emprunteur à rembourser seulement la mensualité minimum de départ (321$ dans notre exemple). L'immense majorité de ces emprunteurs seront donc incapables de rembourser lors de la "transformation du prêt" :
Connaissez vous beaucoup de ménages capables de résister à une multiplication par 2,4 de leur mensualité en un mois ? Pas moi !

En situation de hausse de l’immobilier, tout se passe quand même bien : l’emprunteur garde son prêt uniquement pendant la période « remboursement minimum », revend sa maison au bout de 3 ans juste avant la « hausse brutale » (ou reprend un nouveau prêt si il pense que ça va encore monter), la plus value lui permet de rembourser son prêt et il pourra même en conserver une partie.
Il aura en prime profité de sa belle maison 3 ans en payant des mensualités très faibles, ou l’aura même loué plus cher que ses mensualités, retirant ainsi un bénéfice sans débourser un sou.
Un vrai conte de fées qui a séduit de très nombreux emprunteurs depuis 2004.

En situation de baisse (c’est le cas depuis juillet 2006 aux USA), le miracle tourne par contre au cauchemar :
En prenant un rythme de baisse à 8% par an (on en est déjà à –8% entre juillet 2006 et février 2007 aux USA, donc ce rythme a toutes les chances d’être dépassé), la maison de 100000$ ne vaudra plus que 77 868$ à la revente au bout de 3 ans.
Le prêt à rembourser lui par contre aura augmenté à 110000$ pendant le même temps.
Résultat : l’emprunteur se retrouve en faillite, sans logement, et avec une ardoise de 32 132$ (en supposant qu'il ait réussi à revendre sa maison). Et la banque se retrouve avec un client incapable de rembourser.

Cet exemple utilisait un petit prêt de 100 000 $. Dans la réalité, le montant des prêts immobiliers aux ménages est bien plus élevé et dépasse souvent 200 000 ou 300 000$.
Carib
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55 ans (F)
- (59)
Saturday 12 July 2008 à 13:52
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qui disait que la crise était derrière nous ? biggrin.gif

Etats-Unis: la crise du subprime provoque la plus grosse faillite bancaire en 24 ans

La banque californienne Indymac, l'un des plus gros prêteurs hypothécaires américains, a été mise vendredi sous tutelle des autorités fédérales, devenant le plus important établissement bancaire à faire faillite aux Etats-Unis depuis 24 ans.

Les autorités de régulation des caisses d'épargne, l'OTS, ont placé Indymac, aux actifs évalués à 32 milliards de dollars, sous le contrôle de l'institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, la FDIC.

La banque rouvrira ses portes lundi sous le nom de Banque fédérale Indymac, dont la gestion sera assurée par la FDIC.

La fermeture de la banque est la conséquence du retrait en une dizaine de jours de 1,3 milliard de dollars de dépôts par ses clients, qui ont cédé à la panique après des commentaires du sénateur démocrate Charles Schumer, qui s'était publiquement inquiété de la solvabilité du groupe.

Ce dernier avait adressé une lettre ouverte aux autorités de régulation pour leur faire part de ses inquiétudes.

"L'institution a fermé aujourd'hui en raison d'une crise de liquidités", a expliqué vendredi le directeur de l'OTS John Reich.

"La cause immédiate de cette fermeture est un mouvement de retraits massifs dus à la panique qui a suivi une lettre ouverte du sénateur Schumer en date du 26 juin", a affirmé ce dirigeant.

Le sénateur Schumer a pour sa part rétorqué, via la presse américaine, que "si l'OTS avait fait son travail de régulateur et n'avait pas laissé Indymac poursuivre ses pratiques de crédit douteuses, nous n'en serions pas là aujourd'hui".

La banque de Pasadena, en Californie, rejoint les plus grosses faillites que le secteur bancaire américain ait essuyé ces dernières décennies. Avant elle, Continental Illinois National Bank avait fait faillite, en 1984, avec quelque 40 milliards de dollars d'actifs sous gestion. En 1988, la banque American Savings and Loan Association of Stockton, avait également fait banqueroute.

Indymac devient le plus gros établissement à disparaître à la suite de la crise déclenchée il y a un an par l'effondrement conjoint du marché immobilier et de la valeur des crédits hypothécaires à risques ("subprime").

Cette crise a déjà conduit des établissements comme New Century, numéro deux américain des prêts hypothécaires, à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, une législation qui permet à une entreprise de se restructurer sous la tutelle d'un juge.

Countrywide Financial, le premier financier de l'immobilier du pays, a accepté en début d'année de se vendre au rabais à Bank of America afin d'éviter un destin similaire.

La crise ne s'est pas arrêtée aux spécialistes du crédit immobilier: la banque d'investissement Bear Stearns s'est elle faite racheter cette année par sa concurrente JPMorgan Chase.

Plus tôt dans la journée, les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont connu une déroute boursière devant une montée des inquiétudes des marchés sur leur capacité à faire face à leurs engagements.

Pour l'ensemble du secteur bancaire, la crise financière s'est soldée par plus de 300 milliards de dollars de pertes et dépréciations à ce jour.

Indymac a vu le jour en 1985, sous l'égide de Countrywide Financial. D'abord complémentaires, les deux compagnies sont devenus des concurrentes directes à la fin des années 90.

Après avoir prospéré au début des années 2000, profitant de l'engouement des investisseurs pour des produits adossés à des créances peu fiables - des crédits hypothécaires accordés à des ménages au profil financier fragile, mais dont le rendement était proportionnel au risque -, Indymac a subi de plein fouet le dégonflement de la bulle immobilière, à partir de 2006.

Lundi, Indymac avait annoncé la fermeture de ses activités de crédit hypothécaire et le licenciement de 53% de ses effectifs, après avoir échoué à lever des capitaux. Le groupe est en pertes depuis l'été 2007.

L'action d'Indymac, qui dépassait les 28 dollars il y a un an, a clôturé à 28 cents vendredi à la Bourse de New York.

http://www.boursorama.com/infos/actuali ... ws=5685506



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