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vendredi 04 juillet 2008 à 17:30
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Fut un temps (je dirais que ça remonte vers l'année 2004) existait un topic où les membres venaient écrire leur biographie. Cela servait pour certains à se défouler, à décharger des sentiments enfouis... pour d'autres, cela était l'occasion d'apporter leur expérience afin d'aider, par exemple.

Bref, je recrée aujourd'hui ce topic (je ne parviens pas à remettre la main sur le topic de l'époque, dommage) parce que je pense qu'il peut être utile, d'une manière ou d'une autre... et qu'il colle à mon avis très bien avec cette partie du forum. ^^

J'ai gardé enregistrée celle que j'avais écrite au moment du topic en question, mais je ne la posterais pas tout de suite. Je vais y apporter des modifications, des éclaircissements, et sûrement des ajouts, depuis... Peut-être que ça en incitera d'autres à se lancer. Cela dit, ça peut paraître idiot ou futile, mais écrire ce que l'on a vécu peut s'avérer plus difficile qu'il n'y parait... personnellement, je me rappelle avoir eu un peu de mal à raconter certains passages.

Bon courage. =)

dimanche 06 juillet 2008 à 18:27
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Ca vous dit pas? sleep.gif Non parce que si je poste la mienne en premier, ça va faire bizarre.
dimanche 06 juillet 2008 à 19:06
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C'est que ça prend super longtemps à faire en fait...

Puis pour ma part y'a des épisodes que je préfère ne pas dévoiler ici en fait, et qui malgré tout sont importants, donc ça ne voudrait plus rien dire.

Un truc un peu plus "court" que j'avais proposé dans les jdlv après l'avoir vu sur des blogs, c'est le "de 5 en 5", ça consistait à remonter sa vie de 5 ans en 5 ans, et de raconter ce qui s'était passé ces années là. On peut varier bien sûr, pour les vieux on peut faire de 10 en 10 bluebiggrin.gif Et pour les plus jeunes, de 2 en 2 ou 3 en 3.

C'est une alternative.
dimanche 06 juillet 2008 à 19:33
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Ouais pourquoi pas. ^^ C'est pas mal pour ceux qui ont la flemme de tout écrire...

Allez Choco ! yellowbiggrin.gif
dimanche 06 juillet 2008 à 20:03
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La fille de l'air
vendredi 04 juillet 2008 à 17:30
Ouais pourquoi pas. ^^ C'est pas mal pour ceux qui ont la flemme de tout écrire...

Allez Choco ! yellowbiggrin.gif



En faisant 2 par 2 j'en ai pour 12 points. Je peux même remonter jusqu'à ma naissance vu qu'on est une année paire ^^

En fait c'est chelou, ça donne un peu l'impression qu'on se la pète avec sa vie icon_redface.gif
dimanche 06 juillet 2008 à 20:51
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Chocolate-Popcorn
dimanche 06 juillet 2008 à 19:06
En faisant 2 par 2 j'en ai pour 12 points. Je peux même remonter jusqu'à ma naissance vu qu'on est une année paire ^^

En fait c'est chelou, ça donne un peu l'impression qu'on se la pète avec sa vie icon_redface.gif



C'est bien pour ça que je veux pas commencer. ._. Moi, j'aurais l'air de vouloir attirer de la compassion. yellowbiggrin.gif
dimanche 06 juillet 2008 à 21:08
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La fille de l'air
vendredi 04 juillet 2008 à 17:30
C'est bien pour ça que je veux pas commencer. ._. Moi, j'aurais l'air de vouloir attirer de la compassion. yellowbiggrin.gif



Bon ben notre ami coufrent l'a fait pour nous... J'arrive pas à savoir qui c'est, j'aurais dit Pedro à cause du riz au lait et du ketje, mais le HEC ça colle pas.

Bon, je vais le faire alors. En fait le 2 par 2 ça me convient bien, sinon je vais me perdre et dire n'importe quoi.
lundi 07 juillet 2008 à 00:07
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Tain mais je me rappelle pas de quand j'étais gosse moi mellow.gif Ma vie commence fin collège.
lundi 07 juillet 2008 à 00:10
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Elisohan
lundi 07 juillet 2008 à 00:07
Tain mais je me rappelle pas de quand j'étais gosse moi mellow.gif Ma vie commence fin collège.



Ben moi je m'en rappelle mais les années et les souvenirs s'embrouillent pas mal. C'est vrai qu'à partir du collège, fin de collège, c'est plus facile.

Je suis en train d'écrire là, en fait le 2 par 2 c'est pas du tout plus court sleep.gif Personne va rien lire, c'est trop long. N'empêche, y'a des trucs que j'avais oubliés.
lundi 07 juillet 2008 à 00:11
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Chocolate-Popcorn
dimanche 06 juillet 2008 à 19:06
Je suis en train d'écrire là, en fait le 2 par 2 c'est pas du tout plus court sleep.gif Personne va rien lire, c'est trop long. N'empêche, y'a des trucs que j'avais oubliés.



Moi je lirais, promis.
lundi 07 juillet 2008 à 00:13
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Moi aussi. En plus ça m'intéresse.

Si tu veux tu fais la version courte ici et la version longue dans le groupe des connards sleep.gif
lundi 07 juillet 2008 à 05:44
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\o/ oh wi !
lundi 07 juillet 2008 à 20:45
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En fait même en 2 par 2 c'est pas si évident que ça. J'ai commencé hier, et je me rends compte que parfois ce ne sont pas des années si importantes, ou alors je suis obligée de raconter ce qui s'est passé l'année précédent, ou ce qui va arriver l'année d'après.

Et puis c'est difficile de faire le tri à partir d'un certain moment, tout s'embrouille un peu...

Du coup je vais continuer en mettant les années importantes en fait, ça me parait avoir plus de sens.

En tout cas c'est un bon exercice, j'ai remis la main sur des trucs... J'avais oublié, ou alors je ne me rendais pas trop compte que c'était à ce point "parlant", ou que certaines choses étaient liées.


Ce message a été modifié par Chocolate-Popcorn - lundi 07 juillet 2008 à 20:46.
mardi 08 juillet 2008 à 14:44
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Merde, c'est pas un topic pour moi. J'ai paumé le calepin où j'avais noté toute ma vie ...
mercredi 09 juillet 2008 à 20:33
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Mes premiers souvenirs remontent à mes 3ans environ... D'apres les gens c'est assez exceptionel d'avoir des souvenirs de cette période... mais bon... c'est des flash assez précis tout de meme.
- On habite à THIAIS 94 mes parents et moi. l' appartement est en rez de chaussé.. et un truc dont je me souviendrais toute ma vie ( et pourtant c'est assez insinifiant... ) c'est que quand ma maman revenait des courses elles passait les sacs à mon père à travers la fenetre... je me souvient exactemen de la disposition de l'appartement .. et pourtant on a déménagé quand j'ai eu 4 ans.
autre flash de ma troisième année: maman et papa sont allongé sur leur lit ils lisent, maman est enceinte elle m'a demandé de rangé ma chambre... alors je lui demande si je dois ranger mes barbies en premier.
- souvenir de mes quatre ans :c'est mon anniversaire on est chez mes grands parents à fresnes. ma mémée mmene dans la hambre en haut celle de tout au fond... dans une boite il y a une belle poupée corole avec une robe bleue et roge à rayures...
- souvenirs de mes quatre ns ( encore ) on emmenage dans un appartement neuf le canapé est dans ma nouvelle chambre pour l'instant avec pleins de cartons je saute comme une fofolle sur le canapé...
- souvenirs de mes cinq ans: on est dans le apking en bas.. maman a laissé les clés sur la voiture dans le box... elle est faché.. ma petitesoeur est bébé encore elle la porte dans les bras. on va dans la galerie commerciale trouver une cabine telephonique elle telephone à papa pour lui dire qu'on est coincé dehors... on attends devant la porte d'entrée et un monsieur arrive nous emmène dans une salle à l'autre bout de la residence et donne a maman des clés...
- souvenirs de maternelle ( je ne situe pas trop quelle année ) : mon amoureux s'appel sebastien il est tres brun et habite à Antonty. un jour j'ai fait pipi dans ma culotte et une dame de service me donne une féssée ( en y repensant je me demande si elle avai bien le droite faire ça... ) j'ai une copine qui s'appel AMY son papa est instit. dans la cour on joue à "princesse sarah" avec une copine qui a de long et beaux cheveux roux mais je ne me souvient plus de son prenom.


voilà je continuerais plus tard sauf si ca vous gonfle laugh.gif


Ce message a été modifié par Langue2vip - mercredi 09 juillet 2008 à 20:40.
mercredi 09 juillet 2008 à 21:16
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Souvenir de mon 1er vol : a l'époque ou je vivais en espagne, dans la cour de maternelle. Un copain était parti je ne sais plus ou, et pendant son absence, je lui ai piqué sa figurine batman. Il l'a cherché toute la journée.
J'ai eu tellement honte que je n'ai jamais recommencé, et ce, depuis 17 ans.

Souvenir de la 1ere fois ou j'ai vu mon père pleurer : je devais avoir 6 ou 7 ans. On était a table, et je devais faire le con. J'ai pas du m'arreter a temps, car mon père s'est enervé, et ma mis une claque. Sous l'impulsion, ma tête a heurté le coin de la table et ca m'a ouvert l'arcade. Finalement, c'était lui le plus triste dans l'histoire, et c'est moi qui ai dû aller le consoler dans le salon. Il s'est alors promis de réussir a m'élever sans jamais me toucher. Et jusqu'a la, il a toujours tenu promesse

Souvenir de la 1ere fois ou j'ai embrassé une fille
: vers la fin du collège (ouais, je sais, j'étais tardif). Une fille qui avait flashé sur moi, et a qui je n'avais rien demandé. Une après midi ou je discuté avec les copains. Je les vois sourire, se regarder, puis s'en aller, me laissant la, tout seul. Je me retourne, sentant quelqu'un derrière moi, et pouf! la soupe de langue qui a duré une bonne minute. Ca n'a pas été un super bon souvenir d'ailleurs.

Souvenir de la 1ère fois ou je me suis retrouvé dans le lit d'une fille : c'était en colo, je devais avoir 15/16 ans. Encore timide, je suis sorti avec elle car elle était très joli. Plutot fier de moi, tout le monde la voulait, et pourtant c'est vers moi qu'elle est venu. Un soir, elle me propose devenir dans sa chambre, et je ne sais pas comment (enfin si, mais bon), je me suis retrouvé sous les draps avec elle. Resultat, le lendemain, je me suis fait attrapé par les mono qui sont rentré dans la chambre des filles pour les reveiller, et qui m'ont retrouvé a poil, pioncant comme un bébé. J'ai passé un sal quart d'heure, mais je ne le regrette pas, surtout que je suis passé pour un putin de play boy aux yeux des copains de la colo, alors que je n'en suis pas du tout un.



Souvenir de ma 1ère cuite : j'avais 15 ans environ. Un copain avait loué un salle pour faire la fête. J'ai bu, j'ai bu, j'ai bu, jusqu'a ne plus pouvoir marché. Ce copain et un autre garçon se sont alors occupé de moi en me faisant faire une bonne 10aine de fois le tour d'un terrain de foot, et en faisant suivre les lignes blanches, et en me mettant des claques si je ne parvenais pas a donner la bonne couleur des lumières de porte clés qu'ils me mettaient sous les yeux. J'ai fini sur un banc avec ce garçon que je ne connaissais pas vraiment. Il me nourrissait de morceau de mie de pain, et me maintenait quand je vomissais. Et finalement, ce garçon est devenu un véritable ami, et nous sommes devenu très proche, même 5 ans plus tard.


Ce message a été modifié par Stryke007 - mercredi 09 juillet 2008 à 21:18.
dimanche 13 juillet 2008 à 11:41
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Ahh j'adore lire vos biographies original.gif !
J'aime beaucoup celle de Stryke007, c'est bien organisé et agréable à lire...
Faudrait peut être que je m'y mette!
mardi 15 juillet 2008 à 12:27
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Désolée par avance pour le pavé. :/ J'ai essayé de le rendre lisible et clair autant que possible.



Je suis née le 3 Avril 1990 à Nice, tôt le matin après en avoir fait bavé toute la nuit à ma mère. Quelques difficultés à mon arrivée au Monde ont bien failli me coûter la vie. (incident que j'ai d'ailleurs souvent maudit d'avoir échoué, mais c'est une autre histoire)

Jusqu'à l'âge de 3-4 ans, j'ai vécu avec ma mère et mon père dans l'arrière pays niçois, non loin de chez mes grands-parents. Mon père n'avait jamais été une référence et avait souvent attirée ma mère dans de mauvais coups tels que l'alcool et la drogue. Et c'est un matin que tout a basculé, que ma vie toute entière a prit un tournant assez violent. Ce matin-là donc, ma mère était partie travailler à l'aube, et mon père devait me conduire chez mes grands-parents avant de partir travailler lui aussi. Il m'a alors levée et préparée (...)
Lorsqu'il m'a laissé chez mes grands-parents, je me suis mise à pleurer, sans raison apparente. Ma grand-mère s'est bien sûr demandé ce qu'il m'arrivait et s'est mise à me questionner. Quelques minutes après, avec mes mots d'enfant de 3 ans et quelques, je lui ai alors expliqué ce qui venait de se passer avec celui qu'on appelait mon "père". Cette nouvelle la retourna, forcément. Un mot: l'inceste. Bien qu'il n'y ait rien eu de capital, il s'était tout de même passé quelque chose de louche, quelque chose qui ne devrait arriver à aucun enfant, à personne (je ne vais pas entrer dans les détails, inutile). Mes grands-parents en ont ensuite averti ma mère, et m'ont gardé chez eux dès le soir-même.
S'en est ensuite suivie une procédure de justice à l'encontre de mon père. Malheureusement, n'ayant aucune preuve de ces faits que j'avais raconté, la procédure n'a pas mené bien loin. Le juge en a conclut à une garde surveillée pour mon père, et à une pension qu'il nous devrait pour pouvoir continuer à me voir malgré tout. Peu de temps après ce verdict, il a disparu. Sans laisser la moindre adresse, ni le moindre numéro. Je ne l'ai plus jamais revu.

Cet épisode a conduit ma mère à une grave dépression nerveuse. Durant approximativement 4 ans, elle a été d'hopitaux en hopitaux, s'est vue administré tout un tas de traitements différents, etc. Rien ne semblait pouvoir l'aider à en sortir. Et moi pendant ce temps, je suis restée avec mes grands-parents et l'un de leur fils qui était autiste et que j'avais toujours considéré comme mon propre frère (un être intérieurement magnifique, et encore c'est peu dire). Ils ont alors tout fait pour me faire vivre la plus belle des enfances. Et je peux dire qu'ils ont parfaitement réussi...

Pendant ces années-là, ma mère a vécu à Carros en altérnance avec les hopitaux, une citée plutôt mal fréquentée... Cette période de ma vie reste un peu floue dans ma mémoire, je ne parviens pas très bien à la situer dans le temps. Ce dont je me souviens sont les choses marquantes, les bastons de rues, les embrouilles avec les voisins, les coups que ma mère a reçus, l'appartement devenu un dépotoir...
Mais l'évènement que je n'oublierais certainement jamais est le suivant: un jour, ma mère, ayant pris alcool et médicaments, divaguait totalement... disait, comme à chaque fois qu'elle était dans cet état, qu'elle ne valait rien et qu'elle voulait mourir. Des gens tout aussi mal en point étaient également là, sans doute des "amis" à elle de l'époque. Et moi, je la suivais du regard, épiant tous ses faits et gestes... à vrai dire, je la surveillais. J'avais aux alentours de 6 ans, et je surveillais ma mère. Puis elle s'est approchée du balcon (nous habitions au 6ème étage), et elle est montée sur le rebord... je me suis tout de suite approchée, et l'ai attirée vers moi en tirant de toutes mes petites forces sur sa ceinture. Une ceinture en cuir, marron. Jamais je ne pourrais oublier cette vision de ma mère à deux doigts de tomber du balcon.

Lorsque j'ai eu 8 ans, à peu près (j'ai toujours du mal à situer), ma mère a fait la rencontre d'un homme avec qui elle s'est mariée (elle était à l'époque encore en dépression). C'est alors qu'ils ont voulu m'emmener avec eux, chez eux. Je n'étais pas d'accord car habituée à mes grands-parents, bien sûr. Mais il en a été ainsi. Et je ne me suis jamais réellement faite à ma nouvelle situation. D'autant plus que je n'appréciais pas l'homme en question, le mari de ma mère. Au bout de quelques temps, ils ont fait un enfant: ma petite soeur, Léa. J'en ai été heureuse car je n'étais plus aussi seule à partir du jour de sa venue au Monde. J'avais toujours rêvé d'une petite soeur ou d'un petit frère. C'est à peu près à cette période que mon beau-père a commencé à vraiment dévoiler sa véritable personnalité. A l'époque où ma mère était tombée enceinte, il s'était déjà montré plus d'une fois assez haineux. Mais là, il en était venu aux mains. Parfois également avec moi, mais bien moins violemment qu'avec ma mère. Il savait bien que mes grands-parents n'étaient pas loin et que s'il me faisait du mal, ils seraient là, prêts au pire à son égard. Toujours est-il qu'il était donc en réalité un homme violent. Durant tout la période où nous avons vécu tous les quatre, je passais le plus clair de mon temps dans le village où nous habitions, avec des fréquentations pas toujours très bonnes. C'est d'ailleurs là-bas et avec ces gens de la rue que j'ai fumé ma première cigarette, par exemple. Je rentrais toujours plus tard chaque jour et restais dormir chez une copine dès que je le pouvais. J'avais 11 ans lorsque ma mère a enfin trouvé le courage de partir, de mettre fin à cette vie qui n'était plus une vie, à cette violence. Elle a démarré une procédure de divorce, et nous sommes tous allés chez mes grands-parents qui étaient encore et toujours là pour nous, fort heureusement. Je garderais toujours en mémoire ces images de violence qu'une petite fille de mon âge à l'époque ne comprenait pas vraiment.

Un évènement est venu s'ajouter à la pile, peu après. Didier, mon oncle autiste, mon frère de coeur, est décédé. Crise cardiaque. Ma grand-mère est alors tombée à son tour en dépression... je n'aurais jamais pensé que ça puisse lui arriver à elle, cette femme si forte. Elle aimait son fils plus que tout, autant que ses deux autres enfants, mais différement. Car il était différent. Ce jour-là, je ne ressentais plus rien, plus aucune émotion, pas une larme. Le néant. Je n'ai jamais réussi à comprendre ma réaction. C'est aussi ce jour-là que j'ai vu, pour la seule fois de ma vie, mon grand-père pleurer à chaudes larmes. Ma mère, très proche de son frère, a également vu son état psychologique se dégrader un peu plus encore...

Une fois le divorce prononcé, nous avons quitté l'arrière pays niçois pour la Corse. D'une part pour nous éloigner de mon beau-père, et d'autre part pour quitter ce lieu rempli de souvenirs, bons comme mauvais qui nous rongeaient. Nous habitions deux maisons, l'une (ma mère, ma soeur et moi) à côté de l'autre (mes grands-parents). C'est ce dont j'avais toujours rêvé. Les avoir tous à portée de main, prêts de moi, n'être séparée ni des uns ni des autres. Quelques années se sont écoulées ainsi. Ma mère n'était pas encore réellement sortie de sa dépression nerveuse, celle-ci persistait encore et toujours. D'une part à cause de mon père, de l'autre à cause de son ex-mari qui continuait de la menacer du pire, et ce même à distance. Elle passait certaines périodes de crises d'angoisse en crises d'angoisse, les noyant dans des verres d'alcool. Elle devenait alcoolique, submergée par tous ces problèmes qui n'en finissaient pas, toutes ces sales histoires qu'elle avait vécu. Il y avait également ce manque d'affection de son père qui l'avait toujours beaucoup fait souffrir. Celui-ci se retrouvait à travers elle ne l'avait jamais supportée. Ces années-là ont se sont donc déroulées, parsemées de hauts et de bas. Quand à moi et à ma soeur, nous allions à l'école, et je prenais soin d'elle autant que je le pouvais, tout comme de ma mère.

En Aout 2005, après 5 ans en Corse, nous avons déménagé dans un autre coin de l'ile. Mes grands-parents, après avoir vendu notre maison de famille du continent, avaient fait contruire deux petites maisons l'une à côté de l'autre. Pour nous tous, encore une fois. Mais cela n'a duré qu'un peu plus d'un an. Ma mère a ensuite déménagé, avec ma soeur et moi, dans un HLM à cinq minutes de là. Ce déménagement était du à son alcoolisme et à toutes les conneries qu'il l'entrainait à faire. Mes grands-parents ne savaient plus quoi faire pour l'aider à sortir de cet engrenage et ne supportait plus tout ça. Le mieux était donc de mettre un peu de distance, entre elle et eux principalement. J'ai alors passé quelques mois dans ce nouvel appartement, dans cette nouvelle vie à trois, seules. Mais pendant trop d'années j'avais supporté la maladie de ma mère, pendant trop d'années je m'étais occupée d'elle et m'était moi-même mise de côté. Il était temps que tout ça s'arrête, et mes grands-parents ne voulant plus me voir souffrir m'ont reprit avec eux. J'ai alors retrouvé ce que l'on peut appeler une vie saine. Bien sûr, j'ai longuement hésité à faire ce choix, mais il était bel et bien le meilleur. Il m'est souvent arrivé de culpabiliser d'avoir abandonné non seulement ma mère, mais surtout ma petite soeur de 7 ans. Parce que je savais très bien qu'elle devrait alors vivre ce que j'avais vécu, ce que je lui avais épargné en étant là et en la préservant autant que possible. Puis cette culpabilité a diminué. Et il y a eu des hauts et des bas pour ma part, comme toujours. Elle ne s'est jamais vraiment sortie de sa dépression ni de son alcoolisme... Il y avait seulement des périodes meilleures que d'autres.

L'année 2007 a été un fiasco. Ma mère a continué de boire et de plonger au plus profond d'une dépression effroyable. Les problèmes d'argent, la mort de son frère, le rejet de son père, l'impression d'avoir râté sa vie... autant d'éléments qui lui enfoncaient la tête sous l'eau. Je ne vais pas raconter d'autres "anecdotes", je suis sûre qu'on peut les imaginer assez facilement... bref, cette année-là n'a pas été très rose. Je vivais donc à ce moment-là avec mes grands-parents, à 5 minutes à peine de voiture de là. J'avais continuellement peur pour ma soeur qui était parfois livrée à elle-même ou laissé à quelqu'un, comme ça. J'allais là-bas aussi souvent que possible... avec la peur au ventre, toujours, de découvrir un drame. Il m'était devenu vraiment difficile de voir encore ma mère ainsi, plus bas que la poussière si je puis dire. A un certain moment, n'ayant plus la force morale de la soutenir ou même de la voir, j'ai inconsciemment décidé de ne plus faire attention à elle... et d'apaiser au maximum ma petite soeur chérie. Elle pour qui je m'en veux énormément pour le fait qu'elle ait vu et vécu ce que je ne voulais pour rien au monde qu'elle voie et vive... J'ai en quelque sorte tourné la page sur ma propre mère, tiré un trait au crayon gris. Je ne lui en ai jamais voulu, mais je n'avais tout simplement plus la force de regarder.

Ma mère est ensuite partie vivre avec Léa chez son ami du moment (vers Marseille) puis elle est partie en cure (j'ai encore un problème au niveau du temps, pardon), du côté de Marseille toujours, rien n'était plus possible (gros accident de voiture du côté des gorges du Verdon,entre autres), il fallait bien faire quelque chose. N'importe quoi, mais agir. Elle refera encore une cure, par la suite. Entre temps, ma petite soeur a été confiée à son père... Je savais qu'on en baverais quand viendrait le jour de la récupérer. Là, j'en ai voulu à ma mère et lui en veut encore aujourd'hui: nous sommes actuellement en procés avec la père de Léa pour la récupérer... Ma mère est rétablie pour l'instant (on ne peut jamais dire d'un alcoolique qu'il est "guéri"), elle parle différemment des autres fois où elle a prétendu vouloir se reprendre, elle s'occupe bien de son appart, fait ses papiers au mieux, projette de retenter le concours d'aide-soignante, etc...
mardi 15 juillet 2008 à 17:34
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Etape numéro un: Découverte du plaisir de la lecture.

Jusqu'à seize ans , je lisais uniquement des livres dans le cadre scolaire. Cela restait donc concentré sur des auteurs français. Et quelques auteurs étrangers tels que Higgins.

Et puis, un jour, j'étais en ville. Il pleuvait. Je suis allé m'abriter dans un magasin de livres, et tant que j'y étais je me suis dirigé vers un rayon de livres. Et là, j'ai vu une couverture. La couverture. Tout de suite j' ai accroché. C'était le tome deux de la saga de l'Assassin Royal écrit par Robin Hobb "L'Assassin du Roi "( http://www.liveclub.fr/donfitz/photos/5010-tome-2.html ).
Et je sais pas ce qui m'est arrivé mais j'ai acheté six tomes d'un coup. Je suis rentré chez moi, et j'ai lu le premier tome dans la soirée.

J'étais sous le choc. J'ai dévoré. J'ai adoré.
En une semaine, j'ai lu les six tomes.
Et comment dire cela, ça a changé ma vison de certaines choses, ma vison d'appréhender le Monde dans sa globalité mais aussi les Hommes, les animaux, les plantes...dans leur unicité.

Et c'est de ce livre que j'ai tiré mon pseudo pour le forum.
Après dans ma vie quotidienne, ça a changé des choses. Je vis plus dans l'instant présent, je profite plus des choses car rien ne dit que ça va se reproduire.
Vraiment cette saga m'a marqué.
vendredi 18 juillet 2008 à 17:56
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Marine, ton parcours est étonnant... mais je comprends mieux d'où te vient cette attention aux autres que j'avais décelée ici ou là. A présent, tu ne mérites que le bonheur. bisou.gif


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