Sunday 14 March 2010 à 14:04 Et en quoi les inegalites "de la planete terre" sont du a "l'ultra-liberalisme".
Des indicateurs seraient bienvenues.
Des indicateurs :
- Il n'y a pas de réel contrôle des spéculations et marchés financiers, notamment sur les denrées agro-alimentaires, ce qui fait qu'on s'est déjà retrouvés avec des variations de prix perturbants totalement les ventes et amenant à des révoltes de la faim dans zones les plus dépendantes - ou bien amenant des agriculteurs à lâcher des cultures vivrières afin de planter par exemple du pavot en Colombie.
- Il n'y a pas non plus de vérification des risques et de vérification de la notation des risques sur les produits financiers, amenant à des situations de prises de crédit très risquées et juteuses en apparence mais fragilisant la finance mondiale
- De nombreux pays comme le Brésil ou l'Indonésie n'ont pas de régulation stricte quant à l'exploitation des terrains, détruisant des hectares de forêt et menaçant autant des puits de stockage de CO² que sont des forêts primaires ou des zones de riche biodiversité - c'est encore un exemple de laisser faire sur la gestion des ressources planétaires. De la même façon, l'extraction d'uranium se fait de façon barbare afin de récupérer les ressources pour les pays/compagnies multinationales qui l'enrichissent, capitalisent sur ces investissement, maîtrise l'énergie et la mane financière associée.
Parce que l'OMC ou le FMI ne s'occupent pas de la régulation des marchés financiers - parce qu'il n'y a pas de vraie instance mondiale contraignante sur la gestion des ressources planétaires, la redistribution des richesses.
L'esprit du commerce équitable associé à la bonne gestion des ressources est un exemple de bonne solution, mais il est extrêmement marginal.
Les compagnies multinationales ont plus de poids dans la balance et une puissance financière sans précèdent en comparaison des Etats-nations. Il est évident que l'objectif d'une multinationale n'est pas le même que celui d'un Etat ou d'un regroupement d'Etat : la première cherche le profit, le second - un temps soit peu qu'il soit sain et que la corruption soit minime - une bonne vie pour les citoyens qui le composent.
Etant donné qu'il n'y a pas d'instances de contrôle, que la toute puissance financière et la croissance économique lié à des besoins toujours plus important des pays les plus fortunés, attirent les convoitises sur les ressources au mépris d'une vision à long terme et de bon sens ... on est clairement dans un paradigme proche d'un ultra-libéralisme économique.
S'il n'y a pas de parti qui le défend une telle politique de façon pur et dure, cet état de fait profite à des couches sociales et des zones géographiques économiques très favorisées, favorisées ou en voie d'accès à ces faveurs financières, pourtant démographiquement minoritaires, et donc au détriment d'une majorité démographique et d'une gestion des ressources à long terme.
Il est même normal qu'il n'y ai pas de parti national, car cet intérêt dans cet état de fait est trans-national et concerne des "élites" économiques, qui n'ont pas d'intérêt à court terme dans une redistribution des richesses et une gestion des ressources puisqu'ils se les ont appropriées.
Les concentrations financières et les disparités de revenus et d'accès aux ressources sont sans précédents entre des Etats ... mais surtout à l'intérieur des Etats. En gros, la tendance actuelle est à ce que tous les Etats adoptent un schéma démographique/économique en forme de fer de lance : une pointe très étroite et montant haut, une base très large et qui peut se resserrer légèrement vers la fin. C'est une traduction image de l'état d'inégalités et qui engendrerait justement la mortalité chez les pauvres et chez les riches dont il est question dans l'article : New York, Shanghai, Paris, São Paulo, Taipei, Londres, etc. Le schéma est le même.