L'ouvrage Historique De La Semaine

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jeudi 06 avril 2006 à 20:28
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Tous les dimanches un ouvrage historique de sortie recente présenté.

Aujourd'hui :

Les demoiselles de la Légion d'honneur



de Rebecca Rogers aux éditions Perrin.

Présentation de l'éditeur : " Elevez-nous des croyantes et non des raisonneuses. La faiblesse du cerveau des femmes, la mobilité de leurs idées, leur destinée dans l'ordre social [...], tout cela ne peut s'obtenir que par la Religion ", disait Napoléon Ier. Fondée par l'Empereur pour veiller à l'éducation des orphelines de guerre, former des épouses modèles et modestes qui garantiraient la stabilité de l'Etat en transmettant ses valeurs aux générations montantes, la Légion d'honneur connaît très vite un immense succès. Mais Saint-Denis, Ecouen, Les Loges, réunis sous un même vocable, deviendront sous l'impulsion de leurs directrices, trois maisons fort différentes. A l'aide de dossiers d'élèves retrouvés dans les archives, Rebecca Rogers raconte le fonctionnement de ces établissements. De quelle manière cherchait-on à façonner les petites filles modèles ? Quels étaient leur héritage social et leur itinéraire scolaire ? Le journal intime d'une jeune pensionnaire au XIXe siècle apporte un témoignage vivant sur la place de l'individu dans cette communauté fermée au monde extérieur."

Parution: mars 2006

edit : je prefere mettre une durée plus longue pour permettre de parler du livre et de l'auteur...


Ce message a été modifié par Hadora - vendredi 07 avril 2006 à 11:17.
jeudi 06 avril 2006 à 22:11
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Elle enseigne à l'université Marc Bloch à Strasbourg, spécialiste de l'époque contemporaine et de l'histoire des femmes et de l'éducation... Quelqu'un de brillant et de passionné !
dimanche 09 avril 2006 à 15:27
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Cette semaine un livre très interessant :

Le dossier h*****



de Henrik Eberle, M. Uhl

Présentatiobn de l'éditeur : Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Matthias Uhl, jeune historien allemand, découvre dans les archives russes un document d'un intérêt historique majeur. Intitulé Le Dossier h*****, rédigé à l'usage exclusif de Staline, il a été établi sur la base des procès-verbaux des interrogatoires de deux officiers SS : Otto Günsche, l'aide de camp personnel de h*****, et Heinz Linge, son majordome. Débriefés par le NKVD, les services secrets soviétiques, de 1945 à 1949, les deux hommes avaient évolué dans la proximité immédiate de h***** durant de longues années. Apportant une foule de renseignements inédits sur la vie au jour le jour du dictateur, de sa prise de pouvoir en 1933 à son suicide en 1945, ce document unique contient non seulement un grand nombre de détails qui étaient restés ignorés sur la politique et la conduite de la guerre de h*****, mais il donne également une image sans fard de ce qui se passait réellement dans son entourage. Publié récemment à grand fracas en Allemagne, cet ouvrage fascinant constitue à coup sûr l'une des sources historiques les plus impressionnantes récemment mises au jour sur le Troisième Reich.

Parution : mars 2006

Article de Christophe Lamfalussy :

"Le dossier «462A» oublié dans les archives du parti communiste soviétique

Staline nourrissait à l'égard d'h***** la plus grande méfiance. L'invasion de l'URSS en 1941 était une violation totale du pacte de non-agression conclu deux ans plus tôt. Le croyant capable de poursuivre sa lutte contre les bolcheviques sous couverture des Alliés, Staline douta de la mort réelle du dictateur allemand en 1945 dans son bunker berlinois.

Staline, dès lors, commanda au NKVD, l'ancêtre du KGB, un rapport détaillé sur les derniers jours de h*****, lequel pourrait prouver sa mort. Les soldats russes avaient arrêté à Berlin deux officiers SS qui avaient été très proches du Führer, Otto Günsche, l'aide de camp de h*****, et Heinz Linge, son majordome. C'est leur interrogatoire pendant quatre ans, et leurs notes, qui furent à la base du «Dossier h*****».

Le dossier du NKVD, de 413 pages, fut remis en un seul exemplaire à Staline. Ce rapport décrivait la vie parfois intime d'h***** entre 1933 et 1945. Après l'avoir lu, Staline le classa dans ses archives personnelles. Cet exemplaire serait toujours gardé dans le coffre du président russe actuel, Vladimir Poutine.

UNE COPIE DÉCOUVERTE EN 2003

Mais le successeur de Staline, Nikita Kroutchev, en fit faire une copie pour la commission idéologique du Parti communiste. Cette copie se perdit dans les archives sous le nom de code 462A et ne fut découverte qu'en octobre 2003, lors d'un dépouillement systématique des dossiers du parti, dans les Archives russes d'histoire contemporaine, par l'historien allemand, Matthias Uhl. C'est ce dernier, associé à Henrik Eberle, qui préface l'intégrale du «Dossier h*****», qui vient de paraître en français, aux Presses de la Cité.

À sa lecture, un sentiment, très fort, domine: celui de pouvoir accompagner h***** dans sa lente descente aux enfers, partager ses colères paranoïaques et assister à l'isolement grandissant d'un dictateur qui ne croit plus que les livreurs de bonnes nouvelles.

Il y avait une tragique légèreté dans la vie d'h***** aux premières années de la guerre. Dans le «Dossier h*****», on le voit partageant cognac et friandises avec Eva Braun. On l'imagine signant des permis de mariage pour les soldats occupant la France ou la Belgique. h*****, paraît-il, examinait avec attention les photos des prétendantes et les comparait avec les amies de sa compagne. h***** vivait en décalage. Il n'allait se coucher que vers 2h30.

Mais le h***** qui échangeait des plaisanteries dans son château de Berghof à la fin des années 30 et au début des années 40 céda rapidement la place à un autre h*****, qui ordonnait qu'on lui passe des marches funèbres et avalait des kilos de chocolat alors qu'à l'automne 42, les troupes russes résistaient héroïquement à Stalingrad.

DÉSARROI DU DERNIER CARRÉ

De même, les pages consacrées aux dernières heures de h***** sont saisissantes. Elles nous éclairent sur le désarroi du dernier carré, des femmes de chambre qui pleurent aux soldats s'enivrant au champagne, jusqu'à h***** redescendant piteusement les escaliers de son bunker après avoir constaté que, sous un tel bombardement, il ne pourrait jamais se suicider au grand air, mais dans l'étroitesse de son bunker de la Chancellerie.

Le «Dossier h*****» est un document de premier ordre pour les historiens et le grand public même si le style littéraire du NKVD pèse lourdement. Il est aussi éclairant par ses lacunes car les auteurs masquent ce que Staline lui- même ne veut pas entendre.

Ainsi, il n'est fait que vaguement mention de l'intérêt de h***** pour la construction des chambres à gaz. Les enquêteurs soviétiques ne cherchent pas du tout à établir la responsabilité du leader n**i dans le génocide des Juifs alors qu'on dénombre près de 2,1 millions de Juifs assassinés entre 1941 et 1945 dans les seuls territoires de l'Union soviétique occupés par la Wehrmacht. L'explication est simple: Staline lui-même était profondément antisémite, et le NKVD le savait. L'Europe, en ces années-là, était la proie des pires cauchemars."

source : lalibre.be
dimanche 16 avril 2006 à 15:49
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Cette semaine :

Le Dictionnaire de l'Afrique



de Bernard Nantet.

Présentation de l'éditeur : Un dictionnaire constitué de grands articles thématiques et synthétiques permettant de mieux comprendre la diversité géographique, ethnique, linguistique, culturelle, géopolitique et économique du continent noir.

De Abidjan à Zoulou, de Lucy à Polygamie, ce dictionnaire alphabétique enrichi de 160 nouveaux articles présente :
- L’histoire et les traditions de l’Afrique : découvertes paléontologiques et archéologiques, explorations et voyages, coutumes, art, religions et rites ;
- Les éléments du présent : influences géopolitiques, pays, régions, fleuves, ethnies, grandes productions agricoles et minières, hommes politiques, réseaux d’échanges économiques, nouveaux courants culturels à travers l’art et la musique.

Le Dictionnaire de l'Afrique permet de saisir à la fois les éléments de permanence : coutumes, rituels, traditions et la diversité géographique, ethnique, politique, linguistique, culturelle du continent noir. De développement durable à indigénat, de Côte d'Ivoire à polygamie, ce dictionnaire s'emploie à rendre compte d'une histoire complexe depuis l'apparition de l'homme jusqu'à l'époque actuelle. Il éclaire enfin les influences nouvelles, économiques ou géopolitiques depuis la mise en place des grands réseaux d'échanges : traite, esclavage, colonisation. Ainsi par un travail de synthèse et de mise en perspective, les problème de l'heure sont rapportés à leur origine. Une bibliographie à jour et un atlas complètent ce dictionnaire.

Bernard Nantet est journaliste et écrivain, spécialisé en histoire et archéologie africaine. Chargé de formation de journalistes en Afrique et archéologue, il a publié plusieurs ouvrages ayant trait à l'histoire du continent et de nombreux articles sur le même thème. Il collabore régulièrement à la revue l'Histoire.

Parution : mars 2006
dimanche 23 avril 2006 à 13:02
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Cette semaine :

La butte sanglante, la tragique erreur de Pétain en 1915



de Pierre Miquel.

Présentation de l'éditeur : Ce livre raconte une des plus grandes tragédies de la Première Guerre mondiale restée totalement méconnue. Pierre Miquel nous en fait revivre les moindres détails, avec talent et un sens remarquable du récit. En 1915, en Artois, la division marocaine est envoyée par Pétain à l'assaut des lignes allemandes devant Notre-Dame-de-Lorette et la " butte rouge " de Vimy. Au prix de pertes importantes, cette division sera la seule à percer les quatre lignes allemandes. Mais les renforts ne vont pas suivre et ces hommes, isolés au coeur des lignes ennemies, abandonnés par leur chef tenteront de revenir sur leur position de départ en le payant d'un coût humain considérable. Parmi les rescapés, le légionnaire Blaise Cendrars. Cette enquête méticuleuse sur les erreurs de commandement qui ont transformé en désastre cette percée victorieuse fera date.

Parution : février 2006
dimanche 30 avril 2006 à 13:20
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Cette semaine :

Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre



de François Marcot.

Mot de l'éditeur : Pendant la Seconde Guerre mondiale, des hommes et des femmes ont souffert leur vie et leur mort pour que soient rendus à la liberté française son feu et ses épines. Ce Dictionnaire historique de la Résistance et de la France libre est le premier ouvrage de cette ambition et de cette forme qui relate leur aventure. On y trouve à la fois le « chant général » d’une époque noyée de deuils et de sang, quand des Français se récitaient en secret des vers d’Aragon et lisaient des articles de Camus dans Combat, et l’épopée de tous ceux qui, par leur courage et leur verbe, leurs souffrances aussi, ont racheté la défaite française de 1940 devant la force nazie. Voici donc présentés, en un seul volume, les acteurs, les territoires, les mouvements et les réseaux, les organisations civiles et militaires, les actions et les combats de la Résistance intérieure et de la France libre. La Résistance a participé à la fondation de la France contemporaine. C’est pourquoi ce Dictionnaire, avec ses mille entrées, s’accompagne, c’est l’une de ses originalités, d’une réflexion inédite sur ces temps troublés et sur l’écriture d’une histoire souvent complexe. Au-delà de la dette d’un pays à l’égard d’une élite qui s’est bien souvent sacrifiée, cet ouvrage est un témoignage de premier ordre sur la légitimité de certains refus et la liberté de penser et d’agir.

Parution : avril 2006
dimanche 07 mai 2006 à 14:17
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Cette semaine :

Je t'écris d'ici



de Mirjam Bolle.

Mot de l'éditeur : Mai 1940: l'armée allemande envahit les Pays-Bas. Très vite, la persécution des Juifs hollandais se met en place, en vue de leur extermination. La toute jeune Miriam occupe un emploi de secrétaire au Conseil juif, l'organisme créé par l'occupant pour contrôler et surveiller la communauté juive. Chaque jour, elle écrit cachette à son fiancé, Leo Bolle, parti s'installer en Palestine avant la guerre. Ce sont ces lettres, rédigées au pire moment, entre janvier 1943 et juillet 1944, qui sont présentées ici. Mirjam s'applique à décrire la violence gratuite, les brimades incessantes, les rafles, les privations, les discriminations, ses espoirs et son amour, comme si elle souhaitait en tenir la chronique fidèle, pour ne jamais oublier. D'autant que l'histoire du Conseil juif prend un tournant fatal. Ses employés deviennent petit à petit un groupe de " privilégiés", une élite provisoirement protégée de la déportation, coupée du reste de la communauté. Le récit de Miriam révèle comment ces hommes qui pensaient oeuvrer en faveur de leur communauté ont été instrumentalisés par les nazis. Rédigé dans les pires circonstances, d'abord à Amsterdam, puis au camp de transit de Westerbork - le Drancy néerlandais - et enfin à Bergen-Belsen, ce témoignage exceptionnel nous fait partager la grande lucidité et la profonde humanité d'une jeune femme confrontée à l'horreur de son époque et à la détresse de ses semblables.

Parution : avril 2006
dimanche 14 mai 2006 à 15:31
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Cette semaine :

L'avenir nous appartient ! : Une histoire du Front Populaire



de Michel Margairaz, Danielle Tartakovski et Daniel Lefeuvre.

Mot de l'éditeur : L'été 1936 voit se conjuguer, comme rarement l'histoire en fournit l'occasion, une victoire électorale de toute la gauche - unie pour la première fois sur un programme de lutte contre le fascisme et la crise -, un puissant mouvement populaire exprimé dans des grèves avec occupation et la formation du premier gouvernement à direction socialiste, qui engage nombre de réformes sociales. Par-delà les instants de bonheur célébrés et malgré les contraintes et les contradictions auxquelles il est rapidement confronté, l'événement va s'inscrire dans la durée en amorçant une double révolution culturelle : au sommet, en créant une nouvelle culture de gouvernement ; au sein de la société même, en suscitant une véritable culture de mobilisation et de lutte. Grâce à une traversée des textes et une importante iconographie, souvent inédite, les auteurs nous convient à parcourir ainsi une (autre) histoire du Front populaire.

Présentation des auteurs : Michel Margairaz est professeur d'Histoire contemporaine à l'université de Paris-VIII. Il a publié notamment : l'Etat, les finances et l'économie (1932-1952). Histoire d'une conversion (Imprimerie nationale, 1991) ; Histoire économique. XVIIIe-XXe siècle (Larousse, 1992). Danielle Tartakowsky est professeur d'Histoire contemporaine à l'université Paris-VIII. Spécialiste des mouvements sociaux, elle est l'auteur de divers ouvrages consacrés aux manifestations de rue (la Manif en éclats, la Dispute, 2004), aux fêtes populaires et aux grands mythes ouvriers dont le Premier mai (la Part du rêve : Histoire du 1e mai en France, Hachette, 2006).

Parution : avril 2006
dimanche 14 mai 2006 à 16:12
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Pourquoi n'évoquer que l'histoire contemporaine ?
dimanche 14 mai 2006 à 17:58
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Bonne question.... c'est vrai que moi je regarde plus ce qui se passe dans l'histoire contemporaine en plus là on rentre en pleine période des 70 ans du front populaire, je ne pouvais pas passer à coté sad.gif

Je vais varier à l'avenir entre les différentes périodes, pas de problèmes wink.gif
dimanche 21 mai 2006 à 12:45
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Cette semaine :

La sauvagerie dans la poésie grecque d'Homère à Eschyle



de Christine Mauduit

Mot de l'éditeur : Lorsque les caprices de la mer et du vent font échouer son navire sur une nouvelle terre, Ulysse se demande, à propos de ses habitants : " Sont-ils des insolents, des hommes sauvages et sans justice, ou des gens hospitaliers, dont l'esprit craint les dieux ? " Cette question, qui rappelle que l'interrogation fondamentale de l'homme grec archaïque sur sa propre identité s'articule autour de l'opposition de la sauvagerie et de la civilisation, peut apparaître comme le point de départ de cette enquête, et le modèle de son cheminement. A l'instar du héros odysséen, on s'est efforcé de cerner dans ces pages, à partir de l'étude du lexique, les réalités que les poètes, d'Homère à Eschyle, ont désignées comme " sauvages ", et les critères - moraux, sociaux, religieux - qui fondent, chez eux, la définition de la sauvagerie. Des guerriers-fauves de l'Iliade aux héros de l'Orestie, c'est le modèle de la sauvagerie animale qui s'impose, tout au long de ce corpus, comme support imaginaire de la notion, pour traduire et, le plus souvent, dénoncer la part de sauvagerie qui gîte irréductiblement au cœur de l'homme, menaçant les frontières souvent bien
fragiles qui séparent bêtes, hommes et dieux.

L'auteur : Christine Mauduit, ancienne élève de l'ENS, agrégée des Lettres, est professeur de langue et littérature grecques à l'Université Jean Moulin-Lyon III.

Parution : avril 2006
dimanche 28 mai 2006 à 11:50
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Cette semaine :

Histoire des peurs alimentaires : Du Moyen Age à l'aube du XXe siècle



de Madeleine Ferrières

Présentation de l'éditeur : Au-delà de la peur de manquer, il y a la crainte de manger du corrompu et du malsain. En même temps qu'il a cherché à réduire la pénurie, l'Occident a ainsi progressivement mis sous surveillance l'ensemble de la chaîne alimentaire. Notre comportement alimentaire a une longue histoire que Madeleine Ferrières s'attache ici à reconstituer. Des règlements médiévaux de boucherie à l'abattage
systématique des animaux au temps de Louis XIV, de la peur des poisons à la suspicion à l'endroit des nourritures nouvelles, comme la pomme de terre, l'Occident invente un ordre alimentaire illustré de manière éloquente, au début du XXe siècle, par le Pure Food and Drug Act américain. Mais cette invention n'est pas allée sans une autre : celle du consommateur. Rassasié, prudent, voire savant ou se croyant tel, il appartient à l'utopie de l'abondance et de la sécurité. L'histoire des peurs alimentaires n'est ainsi rien d'autre que l'histoire de l'Occidental way of life.

Présentation de l'auteur : Professeur d'histoire moderne, elle est spécialiste de la culture matérielle. Elle a publié Le Bien des pauvres. La consommation populaire en Avignon (1600-1800) (Champ Vallon, 2004), et prépare un ouvrage sur Les Nourritures canailles, à paraître au Seuil en 2006.

Parution : avril 2006
lundi 12 juin 2006 à 13:28
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Cette semaine :

C'était Marie-Antoinette



de Evelyne Lever

Mot de l'éditeur : La singularité de ce destin, sa violence ont fait entrer Marie-Antoinette dans la légende dès qu'elle gravit les marches de l'échafaud. Elle apparaît bien comme la dernière reine, le symbole d'un monde disparu, porteur de mystères et générateur de fantasmes. Elle est la première souveraine " médiatisée ", véritable " star " du royaume, lors de l'avènement de Louis XVI. Revendiquant en même temps le droit à une vie privée, elle préfigure ainsi les princesses modernes. Que cette femme frivole et sentimentale, arrachée brutalement à son univers de fêtes, ait pu faire face aux violences révolutionnaires avec un courage exceptionnel ; qu'elle ait défendu son mari et ses enfants avec l'énergie du désespoir ne peut laisser indifférent. Le bonheur ne se raconte pas, une vie heureuse est un secret perdu, mais les malheurs d'une reine tissent la trame d'une tragédie. Douée d'un talent exceptionnel pour mettre l'Histoire en scène, Evelyne Lever nous offre une biographie frémissante, qui renouvelle le sujet et s'adresse à tous les publics tout en restant d'une parfaite rigueur historique.

Parution : mai 2006
vendredi 16 juin 2006 à 18:28
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De Mike Davis, auteur d'une enthousiasmante histoire de Los angeles (City Of Quartz),

Génocides Tropicaux, Catastrophes naturelles et famines coloniales aux origines du sous-développement

Note de l'éditeur : "A la fin du XIXème siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d'épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd'hui connu sous le nom d'El Nino, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l'exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C'est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. il montre en particulier comment la "négligence active" des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques.
[...]
A bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand "livre noir du capitalisme libéral".

Publié aux éditions de la Découverte, 2003 (l'édition de poche vient de paraitre)

Bien que les équations soient plus au goût du jour, il est nécessaire de donner des noms et des visages aux responsables bien humains de telles catastrophes, et de comprendre la configuration de conditions sociales et naturelles qui a fourni le cadre contraignant de leurs décisions. Il est non moins impératif de se pencher sur les mouvements de résistance, mineurs ou majeurs, à travers lesquels les journaliers et les paysans pauvres tenaillés par la faim ont tenté de combattre la sentence de mort promulguée à leur encontre par les spéculateurs agricoles et les proconsuls coloniaux (extrait de l'introduction, p. 17)

A mon humble avis, c'est un grand livre.

Un compte-rendu que j'ai à peine parcouru, apparemment critique, à cette adresse :
http://asterion.revues.org/document97.html



samedi 17 juin 2006 à 11:06
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QUOTE (Loudon Dodd @ 16 Jun 2006 à 18:28)
De Mike Davis, auteur d'une enthousiasmante histoire de Los angeles (City Of Quartz),

Génocides Tropicaux, Catastrophes naturelles et famines coloniales aux origines du sous-développement

Note de l'éditeur : "A la fin du XIXème siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d'épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd'hui connu sous le nom d'El Nino, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l'exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C'est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. il montre en particulier comment la "négligence active" des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques.
[...]
A bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand "livre noir du capitalisme libéral".

Publié aux éditions de la Découverte, 2003 (l'édition de poche vient de paraitre)

Bien que les équations soient plus au goût du jour, il est nécessaire de donner des noms et des visages aux responsables bien humains de telles catastrophes, et de comprendre la configuration de conditions sociales et naturelles qui a fourni le cadre contraignant de leurs décisions. Il est non moins impératif de se pencher sur les mouvements de résistance, mineurs ou majeurs, à travers lesquels les journaliers et les paysans pauvres tenaillés par la faim ont tenté de combattre la sentence de mort promulguée à leur encontre par les spéculateurs agricoles et les proconsuls coloniaux (extrait de l'introduction, p. 17)

A mon humble avis, c'est un grand livre.

Un compte-rendu que j'ai à peine parcouru, apparemment critique, à cette adresse :
http://asterion.revues.org/document97.html




Si ce livre veut démontrer les conséquences négatives vraiment très indirectes du bouleversement civilisationnel, par rapport aux catastrophes climatiques, il faut aussi rétablir la balance et mettre sur la table les conséquences positives qui ont permis à la population mondiale de décupler en quelques décennies à partir du XIXe siècle. L'a t'il fait?
Hélas, j'ai bien peur que ce bouquin ne soit qu'une nouvelle variante d'auto-flagellation d'essence marxiste...
samedi 17 juin 2006 à 11:24
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QUOTE (paysan @ 17 Jun 2006 à 11:06)
Si ce livre veut démontrer les conséquences négatives vraiment très indirectes du bouleversement civilisationnel, par rapport aux catastrophes climatiques, il faut aussi rétablir la balance et mettre sur la table les conséquences positives qui ont permis à la population mondiale de décupler en quelques décennies à partir du XIXe siècle.

La logique de cette proposition m'échappe.

C'est un peu comme de dire, à propos d'un livre consacré au Nazisme, qu'il devrait, "pour rétablir la balance", "mettre sur la table" les crimes du communisme.
samedi 17 juin 2006 à 11:24
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QUOTE (paysan @ 17 Jun 2006 à 11:06)
Hélas, j'ai bien peur que ce bouquin ne soit qu'une nouvelle variante d'auto-flagellation d'essence marxiste...

Pourquoi "auto-flagellation" ?
samedi 17 juin 2006 à 11:56
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QUOTE (Loudon Dodd @ 17 Jun 2006 à 11:24)
La logique de cette proposition m'échappe.

C'est un peu comme de dire, à propos d'un livre consacré au Nazisme, qu'il devrait, "pour rétablir la balance", "mettre sur la table" les crimes du communisme.

La logique de cette comparaison m'échappe!
Il est possible que des populations aient pu subir indirectement les conséquences d'un déréglement de leur style de vie mais parler de cela comme d'un génocide dont les européens seraient les responsables, c'est un peu fort!
Qu'est-ce qu'il fallait faire, empêcher la construction des navires, mettre les explorateurs, les savants, les commercants au cachot?
samedi 17 juin 2006 à 12:12
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QUOTE (paysan @ 17 Jun 2006 à 11:56)
Il est possible que des populations aient pu subir indirectement les conséquences d'un déréglement de leur style de vie mais parler de cela comme d'un génocide dont les européens seraient les responsables, c'est un peu fort!

Qu'en sais-tu ?

Tu connais le sujet ?
samedi 17 juin 2006 à 12:14
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QUOTE (paysan @ 17 Jun 2006 à 11:56)
Qu'est-ce qu'il fallait faire, empêcher la construction des navires, mettre les explorateurs, les savants, les commercants au cachot?

Quel rapport ?

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Note 5 V