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Saturday 17 June 2006 à 12:14
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Monday 19 June 2006 à 11:26
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L'ouvrage de la semaine :

Les anti-Lumières : Du XVIIIe siècle à la guerre froide



de Zeev Sternhell

Quelques mots de l'éditeur : La déliquescence dans nos sociétés et nos organisations politiques des valeurs universelles que nous devons aux Lumières " franco-kantiennes " ne procède pas de la génération spontanée. Dès le XVIIIe siècle et tout au long des deux cents dernières années s'est édifiée une autre tradition - une autre modernité. Sur une argumentation similaire, elle a fait la guerre aux Lumières. L'une des raisons de la cohérence interne de cette pensée qui s'en prend aux Lumières tient au fait que tous ses hérauts se lisent les uns les autres avec une grande attention. Pour l'historien des idées, leur œuvre constitue un matériau premier, mais en même temps ils sont chacun à son tour interprètes de la pensée de leurs prédécesseurs, historiens des idées, critiques de la culture, philosophes politiques et aussi publicistes de renom. Taine écrit longuement sur Burke et Carlyle, Meinecke consacre de longs développements à Burke et une centaine de pages à Herder, pour Renan Herder est le " penseur-roi ", Maistre suit Burke et est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque les
Lumières avec la même hargne que Maurras, Croce lit Vico avec le même enthousiasme que celui avec lequel Meinecke se penche sur Herder. Le concept de l'imperméabilité des cultures de Spengler poursuit et développe la pensée de Herder. Isaiah Berlin écrit avec un ravissement semblable sur Vico et Herder et subit l'influence de Meinecke. Il attaque d'une manière comparable les Lumières françaises et, en produisant sa propre version de leur œuvre, ajoute
dans la seconde moitié du XXe siècle un nouveau maillon à la culture politique des anti-Lumières. Avec la rigueur et l'esprit méthodique qu'on lui connaît, le grand historien israélien Zeev Sternhell établit avec précision une généalogie convaincante des anti-Lumières (ou des contre-Lumières, si l'on préfère). Ce faisant, il éclaire les enjeux de notre
temps tant il est vrai que les maux contre lesquels ont combattu les Lumières sont de tous les temps. Pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective créée par les Lumières d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, reste irremplaçable.


Presentation de l'auteur : Zeev Sternhell, professeur d'histoire des idées, occupe la chaire Léon-Blum de science politique à l'université hébraïque de Jérusalem.

Parution : avril 2006
Monday 19 June 2006 à 18:16
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Je l'ai commencé il y a peu : c'est un ouvrage qui, finalement, me parait plus axé sur la philosophie des Lumières que sur celle de ses adversaires (à mon avis, ce n'est pas tellement plus mal, mais un ami qui connait assez bien ce domaine m'a dit que la pensée de Burke était quelque peu caricaturée).
Sunday 25 June 2006 à 20:05
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L'ouvrage de la semaine :

Napoléon, l'esclavage et les colonies



de Thierry Lenzt

Mot de l'éditeur : Oui, Napoléon Bonaparte a rétabli l'esclavage, après de longues hésitations. Oui, les généraux envoyés par lui aux Antilles ont férocement réprimé les révoltes des Noirs et des mulâtres. Mais c'est à ne pas replacer ces faits dans leur contexte que l'on perd le fil de l'histoire. C'est en oublier que le projet de Napoléon était d'abord géopolitique, que son ambition était " mondiale ". C'est ignorer que le rétablissement de l'esclavage intervient dans un monde où l'abolitionnisme balbutiait, son coût économique étant jugé insupportable par un secteur qui employait alors un Français sur dix. Privilégier l'hypothèse " raciste ", lire l'histoire à l'envers, d'aujourd'hui à hier et - pourquoi pas ? - à avant-hier, ne peut que contribuer à une utilisation déréglée d'une mémoire pourtant si utile lorsqu'elle ne se confond pas avec le militantisme partial.
Empoignant à bras-le-corps une affaire qui, c'est vrai, en a embarrassé plus d'un avant eux, Pierre Branda et Thierry Lentz ont repris le dossier de l'esclavage et des colonies pièce par pièce, à l'aide d'une documentation complète, parfois inédite. Comme toujours en histoire, ils en tirent un bilan qui n'a que faire des bons sentiments (sinon ils ne
seraient pas historiens !).


L'auteur : Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur l'Empire.

Parution : mai 2006
Sunday 02 July 2006 à 18:39
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L'ouvrage de la semaine :

Héloïse & Abelard : L'amour souverain



de Annie Cazenave

Mot de l'Editeur : La première vie d'Abélard (1079-1142) est tout entière tournée vers les livres, la pensée et le débat avec les autres clercs de son époque. Il est l'une des grandes figures de l'intelligence française au XIIe siècle. Mais Abélard rêve d'un amour pur. Sa rencontre, quand il ne s'y attend pas, avec la jeune Héloïse (1101-1164) va bouleverser sa vie. Avec elle, il découvre la passion et dans le plaisir des corps, tous deux atteignent la plénitude de l'être. Pourtant, leur histoire d'amour est promise à la tragédie. Clandestine au début, elle fait bientôt l'objet d'une rumeur, puis d'un scandale public. Et un matin, la famille d'Héloïse, pour sauver son honneur bafoué, envoie des hommes de main châtrer l'amant audacieux. En replaçant leur histoire dans son siècle, et s'appuyant sur les travaux les plus neufs, Annie Cazenave met en lumière le couple d'amants le plus célèbre du Moyen Age qui - avec Tristan et Iseult - reste d'une saisissante modernité mille ans plus tard.

Biographie de l'auteur : Annie Cazenave, médiéviste, a participé au groupe de recherches de Jacques Le Gof, travaillé sur la philosophie au temps d'Abélard, sur les cathares et sur les images au Moyen Age. Son dernier ouvrage, L'Art des confins, est paru aux PUF.

Parution : mai 2006

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Monday 10 July 2006 à 12:29
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L'ouvrage de la semaine :

Le dernier été de l'Europe : Qui a provoqué la Première Guerre mondiale ?



de David Fromkin

Mot de l'éditeur : L'affaire des origines de la Première Guerre mondiale semble depuis longtemps entendue: conflit entre puissances impérialistes occidentales, qui rivalisent pour le partage du monde, précipité par une suite d'événements où le hasard et les passions nationalistes ont leur part. Le livre de David Fromkin, appuyé sur une exploitation minutieuse d'archives inédites, ruine cette thèse : il montre que tout, dans cette catastrophe, fut prémédité. La désinformation, la manipulation furent cyniquement mises au service d'objectifs de guerre délibérés. Seulement, ce n'était pas un, mais deux conflits qui se préparaient : les Autrichiens souhaitaient ramener la Serbie dans le giron de l'empire, tandis que l'Allemagne voulait la guerre avec la Russie et la France. Rivaux mais alliés, les deux empires ont cru pouvoir faire converger leurs efforts et mener chacun leur propre guerre. Aussi déclenchèrent-ils l'apocalypse qui devait inaugurer un nouveau siècle. Ecrit d'une plume alerte, cet ouvrage d'un historien reconnu se lit comme un véritable roman qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.

Biographie de l'auteur : David Fromkin est professeur d'histoire à l'université de Boston. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages célèbres sur les Balkans, le Moyen-Orient et les Etats-Unis.

Parution : juin 2006
Sunday 16 July 2006 à 22:43
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Le livre de la semaine :

Esclave en Grèce et à Rome



de Jean Andreau

Mot de l'éditeur : L'esclave est au cœur des civilisations grecque et romaine dans l'Antiquité. Objet de propriété, il participe à toutes les activités économiques : présent dans les champs, les mines et les ateliers, il est également commerçant, enseignant ou administrateur. Esclave domestique, il évolue dans l'environnement immédiat des maîtres et des maîtresses, et participe souvent à l'éducation des enfants. La violence est à l'origine de sa condition et l'accompagne sa vie durant jusqu'à son affranchissement, s'il l'obtient. Jean Andreau et Raymond Descat proposent, à travers leurs regards croisés, une vision renouvelée de l'esclave dans l'Antiquité. La démarche des auteurs, qui s'intègre dans les débats historiques sur l'Antiquité, porte un éclairage inédit sur la pratique de l'esclavage ; elle permet de faire apparaître la singularité de chaque histoire et de montrer l'évolution d'un statut qui n'est pas figé dans le temps.

Biographie de l'auteur : Jean Andreau, historien, spécialiste de l'Antiquité romaine, anime un séminaire de recherche à l'EHESS (Paris). Il a notamment publié Banques et affaires dans le monde romain (Seuil, 2001).

Parution : juin 2006
Monday 24 July 2006 à 19:38
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le livre de la semaine :

Mémoires de Marie d'Orléans Duchesse de Nemours



Presentation de l'éditeur : Le public ne connaît plus guère aujourd'hui cette princesse, qui fascina ses contemporains par son intelligence, sa redoutable causticité, et surtout sa
tranquille audace de préférer sa propre cour à celle du
Roi-Soleil, qui la suivit dans la tombe. Deux fois victime de la raison d'État, qui l'empêcha de régner sur l'Angleterre, elle se replia sur les ressources de sa culture et de son esprit, et grâce à son immense fortune, fit sa joie de contempler et juger la comédie humaine, au centre de laquelle sa haute naissance l'avait placée. Fondatrice de la presse privée, friande d'anecdotes et des dessous de la politique que lui fournissait un étonnant réseau d'informateurs, elle eût pu écrire sans relâche, sans cesser de nous intéresser. Mais dans un souci de qualité, elle préfère, cinquante ans après les événements, quand les passions et les acteurs se sont tus, se limiter à cette phase convulsive de son temps, la Fronde, où la monarchie faillit périr. Mieux sans doute que les grandes mondaines, que nous impose la littérature officielle, madame de Nemours (à ne pas confondre avec sa belle-mère, la tapageuse duchesse de Longueville, héroïne de la Fronde) nous offre le régal d'un langage féminin parvenu à son état de perfection.

Parution : juin 2006
Sunday 06 August 2006 à 19:18
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Le livre de la semaine :

Un survivant : Auschwitz-Birkenau-Buchenwald 1942-1945



de Moshe Garbarz

Presentation de l'éditeur : Moshè Garbarz, un homme simple, un père, raconte à son fils, Elie, sa vie mouvementée : son enfance et sa jeunesse en Pologne, le racisme dont il a été victime quand il a dû émigrer en France, et puis sa déportation vers Auschwitz. Quand il arriva à Auschwitz, en 1942, Moshè Garbarz fut accueilli par les paroles sans espoir d'un autre déporté : " Ici, personne ne peut t'aider. Il n'y a pas d'organisation, tout le monde meurt, il te reste trois semaines à vivre. " Trois semaines qui ont duré trois ans. Moshè Garbarz retrace ces trois années, trois années placées sous les signes de l'horreur et de la barbarie. Au jour le jour, il nous raconte le travail forcé, la faim, les terribles bastonnades, son impuissance face à la mort de ses compagnons... Il eût été sacrilège, selon lui, de " faire de la littérature " sur Auschwitz. Aussi son récit est-il tout en transparence et en simplicité. Et c'est ce dépouillement même qui nous prend à la gorge. " Vais-je mourir demain ou tiendrai-je encore une semaine ? " telle était la question lancinante qui s'imposait à Moshè chaque matin. Aidé par une chance quasi miraculeuse, mais aussi par son héroïsme et sa lucidité, Moshè Garbarz sauvera sa vie cinq fois, dix fois, et finira par revenir chez lui. Le témoignage sobre et fort d'un survivant des camps. Un récit parfois insoutenable, dont naît pourtant l'espoir.

Presentation de l'auteur : Moshè Garbarz est né en 1913 à Praga, un faubourg de Varsovie. Encore adolescent, il a émigré à Paris avec sa famille. Arrêté et déporté en 1941, il a survécu plusieurs années dans des camps d'extermination. Après guerre, il est retourné en France, où il a gagné sa vie comme artisan maroquinier. Il vit à Paris.
Né peu avant guerre à Paris, Elie Garbarz, ancien élève de l'école Polytechnique, a travaillé au ministère des Finances. Il vit à Paris.

Parution : juin 2006
Sunday 13 August 2006 à 19:39
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L'ouvrage Historique de la semaine :

L'âge des ténèbres : La christianisation de l'Occident



de Arnaud de la Croix

Presentation du livre : L'âge des ténèbres désigne traditionnellement la période agitée qui va de la chute de Rome en 476 à la renaissance carolingienne des VIIIe et IXe siècles. On verra que ces siècles dits obscurs, où des rois " barbares " s'emparent du pouvoir en Occident, bénéficient en réalité de l'éclairage de quelques témoins clés. Comment, dans l'Empire romain finissant puis au premier Moyen Age, le christianisme s'est-il implanté, jusqu'à marquer en profondeur la civilisation européenne alors en gestation ? Comment, et à quel prix, une secte messianique a-t-elle donné naissance à la religion officielle, ceci pour de longs siècles ? C'est à répondre à ces questions que s'attache cet ouvrage ambitieux, qui dévoile une histoire du sacré plutôt surprenante.

Presentation de l'auteur : Arnaud de la Croix est philosophe de formation et médiéviste par passion. On lui doit quelques essais remarqués, en particulier L'Erotisme au Moyen Age (1999) et Les Templiers, au cœur des croisades (2002). Ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues.

Parution : juin 2006
Monday 21 August 2006 à 21:13
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Le livre historique de la semaine :

Mao, l'histoire inconnue



de Jung Chang et Jon Halliday

Presentation de l'éditeur : «Mao Tsé-toung, qui pendant vingt-sept ans détint un pouvoir absolu sur un quart de la population du globe, fut responsable de la mort d'au moins soixante-dix millions de personnes en temps de paix, plus que tout autre dirigeant au XXe siècle.»
Ces lignes, par lesquelles s'ouvrent le livre de Jung Chang et Jon Halliday, annoncent clairement leur propos. On ne trouvera pas dans cette biographie un nouveau portrait, plus ou moins hagiographique, du Grand Timonier, dont l'apport théorique, résumé dans le Petit Livre rouge et la praxis révolutionnaire «au service des masses» ont naguère fait tourner tant de têtes pensantes en Occident. Mao Tsé-toung n'était mu ni par l'idéalisme ni par l'idéologie. S'il adhéra au marxisme-léninisme, c'est avant tout parce que cette doctrine lui permettrait de s'emparer du redoutable instrument de pouvoir qu'avait créé Lénine : le parti unique. Maître du Parti communiste chinois à la fin des années 1930, puis, en 1949, de tous les leviers de commande de son pays, après une meurtrière guerre civile et avec le concours décisif de l'U.R.S.S., Mao devint alors, comme l'a écrit Simon Leys, «le suprême despote totalitaire». Presque invisible, comme les empereurs dans le passé, il imposa à son peuple un état permanent de mobilisation quasi-militaire et une existence aride, périodiquement entrecoupée d'explosions de violence et de «campagnes de terreur» dévastatrices. Mais cette terreur était aussi pour lui un moyen d'accomplir le dessein, tenu secret, qu'il nourrissait depuis son accession au pouvoir : faire de la Chine une superpuissance militaire, et dominer le monde. La poursuite de ce rêve entraîna la mort de trente-huit millions de ses compatriotes, au cours de la plus grande famine de l'Histoire. Fruit de dix années de recherches, en particulier dans des fonds d'archives longtemps inaccessibles, nourri de nombreux témoignages inédits, cet ouvrage se lit à la fois comme un récit d'horreur poignant et comme un précis de philosophie politique digne de Machiavel. Nulle autre destinée que celle de Mao ne saurait sans doute mieux illustrer la brutale maxime de Lin Biao, qui fut longtemps son complice avant d'être sa victime : «Le pouvoir politique, c'est le pouvoir d'opprimer les autres».

Parution : juin 2006
Sunday 27 August 2006 à 19:06
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L'ouvrage historique de la semaine :

Terminer la Révolution : La Constitution de 1795



de Michel Troper

Présentation de l'éditeur : La constitution de 1795 (ou de l'an III) est la plus critiquée et la plus mal connue de celles dont la France s'est dotée. On reproche notamment aux conventionnels qui l'ont préparée après la chute de Robespierre d'avoir, par esprit de réaction, produit une Déclaration des droits qui brisait avec la philosophie du droit naturel, assortie d'une Déclaration des devoirs moralisatrice et réactionnaire, abandonné la souveraineté populaire et la démocratie, réalisé une séparation des pouvoirs si rigide qu'elle devait nécessairement provoquer des coups d'Etat ou manqué l'occasion d'instituer, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le contrôle de la constitutionnalité des lois. Cependant, une analyse rigoureuse des débats à la Convention nationale permet de réfuter cette vision, de mettre en évidence la profonde continuité de ce texte avec ceux qui l'ont précédé et de jeter une lumière nouvelle sur la manière dont s'exerce le pouvoir constituant. La constitution de l'an III offre un terrain particulièrement intéressant aux historiens et aux juristes parce que les contraintes argumentatives qui rendent possible l'apparition de nouvelles institutions se laissent apercevoir et que les concepts qu'elles ont fait surgir sont ceux qui structurent depuis la théorie constitutionnelle de la France et de nombreux pays (suprématie de la Constitution, séparation de la citoyenneté et de la nationalité, institution d'un gouvernement qui ne se confond pas avec le pouvoir exécutif...).

Présentation de l'auteur : Michel Troper est professeur à l'université de Paris X-Nanterre, membre de L'Institut universitaire de France et directeur du Centre de théorie et analyse du droit.
Sunday 03 September 2006 à 11:28
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L'ouvrage historique de la semaine :

La force noire : Gloire et infortunes d'une légende coloniale



De Eric Deroo

Presentation de l'ouvrage : Pendant plus d'un siècle, de 1857 aux années 1690, ils ont participé à toutes les guerres de la France. Baptisés " tirailleurs indigènes " ou " Force noire ", caricaturé " chair à canon ", " honte noire " ou " y'a bon banania ", leur histoire est faite de gloire, de larmes et de sang. Héros de l'aventure coloniale, ils en incarnent toutes les ambiguïtés, les espoirs et les drames.

Presentation de l'auteur : Auteur et réalisateur, Éric Deroo a tourné de nombreux films consacrés à l'histoire coloniale parmi lesquels : " Soldats noirs ", FR3,1984, " Les Tirailleurs sénégalais ", FR3, 1992, " Le Piège indochinois ", France 3, 1995, " Le Temps des casernes ", Arte, 2001, " Eyadema du Togo " , Histoire, 2001, " Zoos humains ", Arte, 2002, " Paris couleurs ", France 3, 2005... Il a également publié divers titres sur ce thème dont : " Aux colonies ", Presses de la Cité, 1992, " Les Linh Tâp " avec Maurice Rives, Lavauzelle, 1999, " Le Paris noir " avec P. Blanchard et G. Manceron, Hazan, 2001, " Indochine française, guerres, mythes et passions ", 1856-1956, avec P. Vollaud, Perrin, 2003, " Héros de Tunisie " avec Pascal Le Pautremat, Ceres, Tunis , 2005, " L'Illusion coloniale ", avec Sandrine Lemaire, Tallandier, 2006. Depuis 2001, Éric Deroo est chercheur associé au CNRS. Lieutenant-colonel d'infanterie de marine et diplômé de l'École nationale du patrimoine, Antoine Champeaux est conservateur du musée des Troupes de marine à Fréjus. Docteur en histoire, il organise les colloques du Centre d'histoire et d'études des troupes d'outre-mer (CHETOM), centre de recherches du musée des TDM. Auteur de nombreux articles, il a collaboré à plusieurs ouvrages dont " Un rêve d'aventures, des Troupes coloniales aux Troupes de marine " 1900-2000, Lavauzelle, 2000, " Le Paris Asie ", La Découverte, 2004, " Fréjus, ville d'art et d'histoire ", Maury Imprimeur, 2004, " L'École du Pharo, un siècle de médecine outre-mer 1905-2005, " Lavauzelle, 2005, " Marseille, porte Sud " , La Découverte, 2005. Il a publié " Michelin et l'aviation 1896-1945, patriotisme industriel et innovation ", Lavauzelle, 2006.

Parution : septembre 2006
Sunday 10 September 2006 à 20:09
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Le livre historique de la semaine :

Les druides : Des philosophes chez les Barbares



de Jean Louis Brunaux

Présentation de l'éditeur : Qui sont les druides ? Depuis l'Antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques. S'ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux mille ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. Prêtres, magiciens, devins, maîtres à penser ésotériques les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires. La recherche qui est menée ici prend donc l'allure d'une enquête presque policière où toutes les pistes sont ouvertes et tous les indices mis à contribution. L'auteur doit remonter aux plus anciennes mentions des druides, quand ils étaient considérés par les Grecs anciens comme des philosophes, pour découvrir leur origine au début du Ier millénaire précédant notre ère. De là, il peut reconstituer leur histoire et celle des représentations dont ils ont fait l'objet jusqu'à nos jours. Avec eux, c'est aussi une nouvelle image de la Gaule qui se dessine, loin des préjugés et des images d'Epinal.

Présentation de l'auteur : Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles archéologiques. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la civilisation gauloise.

Parution : septembre 2006

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Sunday 17 September 2006 à 16:38
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L'ouvrage historique de la semaine :

La guerre d'Espagne



d'Antony Beevor

Présentation de l'éditeur : Soixante-dix ans après le soulèvement militaire contre la république qui marqua le début de la guerre d'Espagne, et alors qu'on pourrait penser que tout a été dit et écrit sur ce conflit qui nous paraît à la fois si lointain et si familier, Antony Beevor réussit un véritable tour de force en nous proposant, sur ce sujet encore brûlant, un livre capital qui est devenu immédiatement un best-seller en Espagne et dans tous les pays dans lesquels il a été publié. La Guerre d'Espagne rétablit nombre de vérités, détruit quelques mythes et donne à voir cette guerre pour ce qu'elle fut sur le terrain : un conflit fratricide où s'affrontèrent deux visions paroxystiques de la société, émaillé d'atrocités et d'erreurs tactiques coûteuses en vies humaines dans l'un et l'autre camp. Antony Beevor montre comment, inexorablement, la supériorité tactique des putschistes et leur puissance de feu due à un approvisionnement en armes allemandes eurent raison du camp républicain, miné par des conflits idéologiques, un éparpillement de l'autorité et une improvisation que des actes de bravoure insensés ne suffirent pas à compenser. La terreur rouge, la terreur blanche, les règlements de compte dans chaque camp, les interventions étrangères, intéressées (les soviétiques et les nazis) et désintéressées (les Brigades internationales) sont racontés ici avec rigueur, clarté et objectivité, à la lumière, en particulier, de ce que révèlent des archives soviétiques et allemandes récemment et brièvement rendues disponibles et qu'a consultées l'auteur à Moscou. Un livre fondamental qui éclaire bien des zones d'ombre de cette guerre particulièrement cruelle - une guerre qui sonna le glas de tant d'espérances et montra le vrai visage des totalitarismes qui allaient bientôt se déchaîner en Europe.

Présentation de l'auteur : Antony Beevor, membre de la Royal Society of Literature en Angleterre et chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en France, est l'auteur, entre autres, de Stalingrad (De Fallois, 2001), de La Chute de Berlin (De Fallois, 2004), et du Mystère Olga Tchekhova.

Parution : septembre 2006
Sunday 24 September 2006 à 17:22
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L'ouvrage historique de la semaine :

La société médiévale en Occident



de Bruno Dumézil

Présentation de l'éditeur : L'étude d'une société ne vise pas seulement à décrire le comportement des hommes vivant en groupe. Sa véritable ambition est de rechercher les
normes, tacites ou explicites, qui président à l'organisation de la communauté et lui permettent de se perpétuer. Pour les découvrir, il faut comprendre ces formes d'association que sont la parenté, le métier, l'organisation politique et, plus encore, la communauté religieuse. Le Moyen Age occidental a engendré une société originale. Très tôt, le christianisme y est dominant, transformant les comportements. Très tôt aussi, des formes spécifiques de domination économique - le grand domaine, puis la seigneurie - encadrent la population rurale. Ces forces poussent la population à des adaptations permanentes. Car la société médiévale n'est pas figée. Elle passe des structures post-romaines du très haut Moyen Age à l'équilibre précaire du monde féodal, lequel se brise à son tour lorsque les villes et le progrès technique réapparaissent en Occident. Là est le dynamisme d'un monde dont une continuité apparente dissimule les évolutions constantes.

Présentation de l'auteur : Bruno Dumézil, normalien et agrégé d'histoire, est maître de conférences à l'université Paris X-Nanterre.

Parution : Septembre 2006

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Sunday 01 October 2006 à 15:34
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L'ouvrage historique de la semaine :

Les papes d'Avignon



de Jean Favier

Présentation de l'éditeur : Tout pousse Clément V, le Gascon sujet du Capétien et fidèle du Plantagenêt, à retarder son voyage vers Rome. Porté à la temporisation, effrayé par les troubles qui ne cessent d'agiter Rome, soucieux d'en finir d'abord avec tant d'affaires qui concernent la France et de les mettre à l'ordre du jour d'un concile, il s'installe en 1309 à Avignon, hors du royaume de France mais aux portes de celui-ci. Ses successeurs trouveront commode d'y demeurer. Ils en feront la capitale d'une énorme machine politique, administrative et financière largement dominée par les Français mais non aux ordres du roi de France. La cour pontificale sera le foyer d'un rayonnement intellectuel et artistique sans précédent. Mais le pape d'Avignon, c'est d'abord le pape. Et " là où est le pape, là est Rome ". Les choses changent en 1378, quand une double élection donne à l'Eglise deux papes. Il en est un à Rome, un à Avignon. Ce Grand Schisme d'Occident sera pendant trente ans l'une des plus terribles épreuves de l'Eglise. L'Occident chrétien en sortira changé.

Présentation de l'auteur : Chartiste et universitaire, professeur à la Sorbonne, directeur général des Archives de France, président de la Bibliothèque nationale de France, membre de l'Institut, Jean Favier a mené de front une vie d'historien et une carrière d'administrateur. S'ajoutant à des travaux d'érudition, de nombreux ouvrages, comme Philippe le Bel, Dictionnaire de la France médiévale, Paris, deux mille ans d'histoire, Charlemagne, Louis XI ou Les Plantagenêts, l'ont fait connaître d'un large public.

Parution : septembre 2006

Ce message a été modifié par Hadora - Monday 02 October 2006 à 11:16.
Monday 02 October 2006 à 08:41
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Et en plus y a une ristourne de 5%, que d'mande le peuple! (j'ai bien aimé aussi son ouvrage sur les grandes découvertes au Favier, faudrait que j'aille revoir le titre....) bon, merci pour cette présentation Hadora original.gif
Sunday 08 October 2006 à 12:36
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L'ouvrage historique de la semaine :

Marie-Antoinette



de Catriona Seth

Présentation de l'éditeur : À la fin du XVIIIe siècle, Rousseau a montré pour la première fois dans ses Confessions la vérité d'une existence qui cherche à se définir comme la conséquence d'une histoire individuelle, et non comme l'inflexion singulière d'un modèle universel. À la même époque, Diderot a réclamé de la littérature " quelque chose d'énorme, de barbare, de sauvage ", c'est-à-dire de vastes horizons, des passions naïves et une libération du génie et des corps. Ainsi Marie-Antoinette (1755-1793) est-elle le miroir éclatant de son siècle: nulle femme ne fut plus violemment aimée, ni traquée; rien de sa vie privée ne nous échappe, et, dans sa trajectoire, un conte de fées qui vire à la poésie tragique, c'est bien la barbarie qui nous frappe encore. Dès l'enfance, Marie-Antoinette a acquis le statut de personnage de roman. Si elle fut à la hauteur d'un destin d'exception, elle n'a jamais cessé de déborder du côté de la légende : sensible, sensuelle, excentrique, martyre, et bouleversante comme toute femme qui a eu à lutter, dans un combat perdu d'avance, contre les préjugés nombreux et la calomnie générale. Afin de rendre son visage à une reine que les Français ne cessent de redécouvrir, et de lui restituer ses couleurs et leurs nuances, Catriona Seth, auteur du " Dictionnaire " qui clôt ce volume, a réuni les plus grands textes, parfois introuvables, souvent mal connus, qui ont établi Marie-Antoinette à son rang. De Germaine de Staël à Léon Bloy, d'Isabelle de Charrière à Jules Barbey d'Aurevilly, mais encore Chantal Thomas, tous ont célébré une femme qui a eu le mérite de mourir comme elle avait su vivre : avec l'insolence de la grâce.

A propos de l'auteur : voir ce lien : ICI

Parution : septembre 2006
Sunday 15 October 2006 à 12:40
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L'ouvrage historique de la semaine :

Les artisans de la paix : Comment Lloyd George, Clemenceau et Wilson ont redessiné la carte du monde



de Margaret MacMillan, André Zavriew.

Mot de l'éditeur : Paris, 1919 : après la " guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres ", des hommes et des femmes de tous les pays convergent vers la capitale pour la conférence de la Paix où va se redessiner la carte du monde. Outre les représentants des plus grandes puissances victorieuses - Wilson, Lloyd George et Clemenceau -, affluent journalistes, ambassadeurs et porte-parole de cent causes différentes - de T.E. Lawrence à la reine Marie de Roumanie, en passant par J.M. Keynes et Hô Chi Minh. Paris est alors le centre du monde, le lieu où se liquident les empires, où naissent de nouveaux pays, et où vont se nouer drames et malentendus.

Car les " artisans de la paix " mirent la Russie à l'écart, s'aliénèrent la Chine, congédièrent les Arabes, se débattirent avec les problèmes du Kosovo, des Kurdes, d'un foyer national pour les Juifs. Leurs objectifs - faire payer les vaincus sans les détruire, satisfaire d'impossibles revendications nationales et créer un ordre mondial démocratique fondé sur la raison - étaient inconciliables. Vivant, solide, précis, brillant, couronné par de nombreux prix (Duff Cooper Prize, Samuel Johnson BBC Prize, Hessell Tiltman History Prize, New York Times Selection), cet ouvrage est devenu la référence sur la naissance du monde contemporain.

Présentation de l'auteur : Ancienne présidente du Département d'histoire de l'université de Ryerson, Margaret MacMillan est aujourd'hui présidente de Trinity College et enseigne à l'université de Toronto.

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