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Livenet > Forum > Histoire
Tuesday 18 July 2006 à 07:13
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Certaines locutions latines ou autres sont entrees dans le langage courant....mais quelles histoires de l Histoire se cachent derriere?
Si vous en connaissez ce topic est prevu a cet effet!!! happy.gif



je vais commencer avec "Vae Victis"!


Vae Victis est une expression latine signifiant malheur aux vaincus.

En 390 avant JC, les Gaulois et leur chef Brennus tentèrent de conquérir Rome. Cette étape fut une réussite, mais le siège du Capitole fut au contraire un échec. Brennus décida de traiter avec le Romain Quintus Sulpicius en monnayant son départ de Rome et exigea ainsi 1 000 livres d'or soit 327,5 kg.

La pesée fut effectuée sur une place de Rome. Les Gaulois décidèrent de tricher et placèrent des poids truqués (plus lourds que prévu). Les Romains découvrirent le fait et demandèrent l'annulation de la pesée, ce que Brennus refusa. Il décida alors d'humilier plus si nécessaire les Romains : la pesée fut non seulement effectuée avec les mauvais poids, mais il y ajouta encore sa lourde épée sur le plateau et prononça Vae victis.

Cela reste une manière désagréable de souligner qui est vainqueur. Par ailleurs, la phrase signifie clairement que tout contrat peut être remis en question, pourvu que ce soit à l'avantage du plus fort.

Wikipedia


A vous!!! wink.gif

Friday 28 July 2006 à 18:09
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Le nœud gordien est une métaphore pour un problème inextricable, finalement résolu par une action brutale (« trancher le nœud gordien »). La légende du nœud gordien est associée à Alexandre le Grand.

La tradition phrygienne situe l'histoire à Telmissus, l'antique capitale de Phrygie, située dans la partie orientale de la Phrygie qui devint une partie de la Galatie. Un oracle déclara aux Phrygiens, temporairement privés d'un roi légitime, que le premier homme à pénétrer dans la ville en conduisant une charrette tirée par des bœufs devrait devenir leur roi. Gordias, un pauvre paysan, entra dans la ville avec sa femme, en menant une charrette tirée par des bœufs, et fut proclamé roi des Phrygiens. En remerciement, il dédia sa charrette et ses bœufs au dieu phrygien Sabazios, assimilé à Zeus par les Grecs, et les attacha à l'aide d'un nœud inextricable de bois de cornouiller. Une prophétie déclara alors que celui qui pourrait défaire ce nœud deviendrait roi de l'Asie.

En 333 av. J.-C., Alexandre le Grand en personne tenta de défaire le nœud. Ne pouvant trouver une extrémité pour le défaire, il le trancha d'un coup d'épée (la « solution d'Alexandre »). Alexandre poursuivit ensuite ses conquêtes en Asie, mais la prophétie pourrait n'être qu'une propagande inventée plus tard en son nom.

Aujourd'hui l'expression « nœud gordien » s'applique à un problème apparemment insoluble qui requiert une solution originale et audacieuse.

La charrette de legumes de Gordias devint l'emblème du pouvoir et d'une armée toujours prête au combat, exposée au palais des rois de Phrygie à Gordion, réduite au IVe siècle av. J.-C. à une satrapie perse.

Le nœud pourrait en fait avoir été un code religieux secret conservé par les prêtres de Gordion Bleu. Robert Graves, dans son ouvrage Les mythes grecs suggère qu'il pourrait symboliser le nom interdit de Dionysos codé dans un message, et qui aurait été transmis à travers les générations de prêtres et révélé uniquement aux rois phrygiens

wikipedia
Friday 28 July 2006 à 22:39
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Alea Jacta Est
La traduction originale latine est Le sort est jeté. De nos jours, cette locution signifie Allez jacter à la gare de l'Est.
Voilà, c'était ma contribution hautement éclairée. Que Rome me pardonne... cool.gif
Tuesday 01 August 2006 à 01:18
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L'expression date du XIXème siècle.

Les gémonies étaient, dans la Rome antique, un lieu où étaient exposés les corps des suppliciés avant qu'ils ne soient jetés dans le Tibre. Plus précisément, il s'agissait d'un escalier monumental reliant le Capitole et le forum, appelé scalae gemoniae.
Endroit d'horreur et de mort...

Vouer quelqu'un aux gémonies, sans aller jusqu'à la torture physique, c'est lui faire subir une forme de supplice plus subtile mais qui, si elle ne tue pas, blesse parfois de façon indélébile : l'humiliation publique.
C'est donc, concrètement, accabler quelqu'un de reproches et lui souhaiter les pires supplices, le tout au vu et au su de tout un chacun, sans la moindre retenue.

Le terme gémonie n'étant plus à ce jour utilisé dans le langage courant, Rey et Chantreau évoquent l'idée que ses sonorités, se rapprochant de "gémir", de "démon", ont pu concourrir à pérenniser l'emploi de cette expression.

Toujours est-il que, bien que peu employée, bien que peu comprise, cette expression semble aujourd'hui tout à fait "de notre temps" : quel siècle mieux que le notre démontre la puissance de l'opprobre publique, influencée en ce sens par les médias ?


www.francparler.com
Monday 14 August 2006 à 12:17
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QUOTE (aureliano @ 28 Jul 2006 à 22:39)
Alea Jacta Est
La traduction originale latine est Le sort est jeté. De nos jours, cette locution signifie Allez jacter à la gare de l'Est.
Voilà, c'était ma contribution hautement éclairée. Que Rome me pardonne... cool.gif

Alea jacta est, le sort en est jeté Ces paroles furent prononcées par César, le 10 janvier -49 lors du passage du Rubicon. Alors qu'aucun général n'avait l'autorisation de franchir cette rivière avec une armée, César décida de braver la puissance de Rome, et surtout celle de Pompée, consul unique. En ce faisant, il déclarait en quelque sorte la guerre au peuple romain et à la puissance romaine.

Tout d'abord hésitant face à l'énormité de son entreprise, il prit sa décision suite à un signe miraculeux qui lui donna le courage de « franchir le Rubicon » (ici au sens propre, mais c'est une expression signifiant se lancer dans une entreprise risquée). César, s'apprêtant à violer la loi du Sénat romain, prononça alors la célèbre phrase : « Alea Jacta est ».

wink.gif

Ce message a été modifié par sandie72 - Monday 14 August 2006 à 12:18.
Saturday 21 October 2006 à 19:34
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Le pape Grégoire VII ayant refusé que les évêques soit nommés par des laïcs, le roi germain Henri IV fit déposer Grégoire VII par le concile de Worms en janvier 1076. Le pape, en février, répliqua en excommuniant Henri, et en déliant ses vassaux de leur serment de fidélité.

Les princes du royaume se soulévent et en octobre 1076, à Trebur, menacent de déposer Henri IV si l’excommunication n'est pas levée avant février 1077. La situation est bloquée car le papre refuse de recevoir Henri à Rome. Puis le pontife entreprend un voyage vers le nord, pour juger le roi à la diète d’Augsbourg, à la demande des féodaux révoltés.

Henri doit absolument devancer le pape. Il doit traverser les Alpes au plus fort de l’hiver; le col du Brenner est le chemin le plus facile en raison de sa faible altitude mais il est fermé par les princes du sud; il passera par le col du Mont-Cenis, qu’aucun souverain n’avait plus passé depuis près de deux siècles.

Voici le récit que fait le moine chroniqueur Lambert de Hersfeld dans ses Annales :

Les montagnes élevées dont les cimes touchaient les nuages, et par lesquelles passaient le chemin, étaient couvertes de masses de neige et de glace tellement monstrueuses qu’aucun cavalier, aucun homme à pied ne pouvait faire un pas sans danger sur les pentes raides et glissantes… Le roi loua donc quelques personnes qui connaissaient le terrain, des gens du cru, familiers des sommets abrupts, pour marcher devant sa suite sur les rochers escarpés et les immenses névés, et faire tout ce qui était possible pour rendre cet horrible chemin plus facile à parcourir pour ceux qui les suivaient. Ceux-ci avançaient tantôt à quatre pattes, tantôt en s’agrippant aux épaules de leurs guides, parfois le pied de l’un deux dérapait sur le sol verglacé, il tombait en glissant sur une bonne partie de la pente. Cependant, la reine et sa cour furent assises sur des peaux de bœuf et traînées par les guides de montagne. Les chevaux ont pu être, pour une partie d’entre eux, descendus à l’aide de dispositifs spéciaux, tandis que d’autres étaient tirés par les pattes qu’on leur avait attachées. Mais parmi ceux-ci beaucoup succombèrent, beaucoup furent gravement blessés, quelques-uns seulement sortir indemnes de ce péril


Le pape séjourne au château de Canossa, une bourgade située à 20 kilomètres au sud-ouest de Reggio d’Emilie. Devant les remparts, pieds nus dans la neige et vêtu seulement d’une cotte de laine comme un pénitent, le roi Henri attend trois jours et trois nuits dans le froid. Jamais un roi ne s’était à tel point humilié. Mais son stratagème réussit, en apparence du moins : Grégoire VII n’eut d’autre choix que d’accueillir le pénitent repenti dans le giron de l’Église – le risque que le roi fût déposé était pour l’instant écarté.




wiki


aujourd hui "faire son chemin de Canossa "veut dire faire penitence
Wednesday 02 May 2007 à 17:47
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L’origine berbère du mot couscous ne fait pratiquement pas de doute, même si sa formation exacte présente quelques obscurités. En effet, le terme, sous la forme de base seksu (et diverses variantes phonétiques locales) est attesté dans quasiment tous les dialectes berbères algéro-marocains : kabyle, chleuh, rifain… (Cf. Dallet 1982, p. 709, Destaing 1938, ou Laoust 1920, p. 78, qui donne un relevé de formes attestées). Les dialectes berbères sahariens (touareg, Ghadames) présentent une forme légèrement différente : keskesu (touareg : Foucauld II, p. 919 ; Ghadames : Lanfry 1973, n° 821, p. 167…). La dispersion géographique du mot est en elle-même un indice extrêmement fort en faveur d’une origine locale.

On soulignera aussi que le terme présente, de manière généralisée, un trait morphologique tout à fait remarquable pour un nominal berbère : l’absence de la voyelle initiale (a-). Or, cette caractéristique, sauf dans les cas d’emprunts non intégrés, est un indice net d’archaïsme, propre à quelques nominaux référant à des réalités non-dénombrables, non-segmentables (Chaker 1995).

Un autre indice de l’appartenance du mot au fond lexical berbère réside dans le fait qu’il n’est pas isolé et s’intègre dans un champ lexical bien précis et très stable dans tout le domaine du berbère Nord, où l’on relève partout deux mots apparentés :

* aseksut (a-seksu-t) : "couscoussier" ; au plan de sa morphologie, le nom de cet ustensile culinaire à une forme parfaitement berbère et porte un suffixe –t, indice très net, là aussi, d’une formation ancienne.
* berkukes (nominal) et son féminin, taberkukest : "couscous à gros grains" ; ainsi que le verbe berkukes : "être en gros grains".


La seconde forme est évidemment à analyser comme un composé expressif à préfixe ber-, à valeur augmentative, parfaitement bien établi (Cf. Chaker 1972-73) ; le thème se décompose donc en ber-kukes. Le composant kukes est, sans aucun doute possible, une forme expressive à redoublement de la première radicale (Chaker 1972-73). Ce qui permet de poser une racine *KS qui pourrait être à l’origine de tous ces lexèmes.

Cette racine est d’ailleurs confirmée par les formes sahariennes keskesu qui doivent s’analyser comme des formations expressives à redoublement complet sur une base bilitère *KS, dont la réalité est étayée par l’existence à Ghadames (Lanfry 1973, n° 821, p. 167) d’un verbe dérivé par préfixe, skeskes, "rouler le couscous" (= s-keskes).

Sous réserve d’une vérification lexicographiques plus poussée, la racine *KS ne semble pas avoir, en synchronie, de représentation immédiate. Elle n’apparaît que sous ses formes dérivées expressives, à redoublement partiel ou total (KS > ksks ; *KS > kukes ; *KS > sksu).

La dernière forme, la plus largement attestée à travers le nom même du couscous, pourrait en fait être un dérivé à préfixe (factitif/instrumental) s- sur la base *KS ; seksu, s’analysant alors en s-ksu.

J’ai personnellement relevé en kabyle un adjectif imkeskes, "bien roulé, bien formé" (non attesté dans les dictionnaires existants), qui pourrait permettre d’attribuer à cette racine *KS une signification du type "bien formé", "arrondi"…

Le seul point obscur reste donc la morphologie précise de seksu, mais tout un faisceau d’indices et de données confirment la thèse de l’origine locale, ancienne et berbère du mot couscous.
Wednesday 02 May 2007 à 18:04
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Un couscous c'est ça, on voit bien la meguez...



Le couscous définition (clic)
Saturday 12 May 2007 à 04:15
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Couscous : sur l’étymologie du mot.

L’origine berbère du mot couscous ne fait pratiquement pas de doute, même si sa formation exacte présente quelques obscurités. En effet, le terme, sous la forme de base seksu (et diverses variantes phonétiques locales) est attesté dans quasiment tous les dialectes berbères algéro-marocains : kabyle, chleuh, rifain… (Cf. Dallet 1982, p. 709, Destaing 1938, ou Laoust 1920, p. 78, qui donne un relevé de formes attestées). Les dialectes berbères sahariens (touareg, Ghadames) présentent une forme légèrement différente : keskesu (touareg : Foucauld II, p. 919 ; Ghadames : Lanfry 1973, n° 821, p. 167…). La dispersion géographique du mot est en elle-même un indice extrêmement fort en faveur d’une origine locale.

On soulignera aussi que le terme présente, de manière généralisée, un trait morphologique tout à fait remarquable pour un nominal berbère : l’absence de la voyelle initiale (a-). Or, cette caractéristique, sauf dans les cas d’emprunts non intégrés, est un indice net d’archaïsme, propre à quelques nominaux référant à des réalités non-dénombrables, non-segmentables (Chaker 1995).

Un autre indice de l’appartenance du mot au fond lexical berbère réside dans le fait qu’il n’est pas isolé et s’intègre dans un champ lexical bien précis et très stable dans tout le domaine du berbère Nord, où l’on relève partout deux mots apparentés :

* aseksut (a-seksu-t) : "couscoussier" ; au plan de sa morphologie, le nom de cet ustensile culinaire à une forme parfaitement berbère et porte un suffixe –t, indice très net, là aussi, d’une formation ancienne.
* berkukes (nominal) et son féminin, taberkukest : "couscous à gros grains" ; ainsi que le verbe berkukes : "être en gros grains".

La seconde forme est évidemment à analyser comme un composé expressif à préfixe ber-, à valeur augmentative, parfaitement bien établi (Cf. Chaker 1972-73) ; le thème se décompose donc en ber-kukes. Le composant kukes est, sans aucun doute possible, une forme expressive à redoublement de la première radicale (Chaker 1972-73). Ce qui permet de poser une racine *KS qui pourrait être à l’origine de tous ces lexèmes.

Cette racine est d’ailleurs confirmée par les formes sahariennes keskesu qui doivent s’analyser comme des formations expressives à redoublement complet sur une base bilitère *KS, dont la réalité est étayée par l’existence à Ghadames (Lanfry 1973, n° 821, p. 167) d’un verbe dérivé par préfixe, skeskes, "rouler le couscous" (= s-keskes).

Sous réserve d’une vérification lexicographiques plus poussée, la racine *KS ne semble pas avoir, en synchronie, de représentation immédiate. Elle n’apparaît que sous ses formes dérivées expressives, à redoublement partiel ou total (KS > ksks ; *KS > kukes ; *KS > sksu).

La dernière forme, la plus largement attestée à travers le nom même du couscous, pourrait en fait être un dérivé à préfixe (factitif/instrumental) s- sur la base *KS ; seksu, s’analysant alors en s-ksu.

J’ai personnellement relevé en kabyle un adjectif imkeskes, "bien roulé, bien formé" (non attesté dans les dictionnaires existants), qui pourrait permettre d’attribuer à cette racine *KS une signification du type "bien formé", "arrondi"…

Le seul point obscur reste donc la morphologie précise de seksu, mais tout un faisceau d’indices et de données confirment la thèse de l’origine locale, ancienne et berbère du mot couscous.

Salem CHAKER

http://www.tawalt.com/documentry/couscouse.rm

docu sur couscous bluebiggrin.gif

vlc player lit tout and free wink.gif

Ce message a été modifié par ziri - Saturday 12 May 2007 à 04:20.
Saturday 12 May 2007 à 09:41
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Pardon, mais c'est quoi l'intérêt d'un tel topic ? mellow.gif
Saturday 12 May 2007 à 10:13
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à ce point t'es en cour d'idée?? huh.gif mellow.gif mellow.gif
Saturday 12 May 2007 à 11:08
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QUOTE (_moha2212_ @ 12 May 2007 à 10:13)
à ce point t'es en cour d'idée?? huh.gif  mellow.gif  mellow.gif

tu a vu sa signature depressif triste chiale....tu attend quoi de lui sm15.gif mrgreen.gif

Ce message a été modifié par ziri - Saturday 12 May 2007 à 11:10.
Saturday 12 May 2007 à 14:02
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je crois qu'il parlait à toi, ziri...
Saturday 12 May 2007 à 15:33
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Sujets combinés
Saturday 12 May 2007 à 16:05
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QUOTE (sandie72 @ 21 Oct 2006 à 19:34)
Le pape Grégoire VII ayant refusé que les évêques soit nommés par des laïcs, le roi germain Henri IV fit déposer Grégoire VII par le concile de Worms en janvier 1076. Le pape, en février, répliqua en excommuniant Henri, et en déliant ses vassaux de leur serment de fidélité.

Les princes du royaume se soulévent et en octobre 1076, à Trebur, menacent de déposer Henri IV si l’excommunication n'est pas levée avant février 1077. La situation est bloquée car le papre refuse de recevoir Henri à Rome. Puis le pontife entreprend un voyage vers le nord, pour juger le roi à la diète d’Augsbourg, à la demande des féodaux révoltés.

Henri doit absolument devancer le pape. Il doit traverser les Alpes au plus fort de l’hiver; le col du Brenner est le chemin le plus facile en raison de sa faible altitude mais il est fermé par les princes du sud; il passera par le col du Mont-Cenis, qu’aucun souverain n’avait plus passé depuis près de deux siècles.

Voici le récit que fait le moine chroniqueur Lambert de Hersfeld dans ses Annales :

Les montagnes élevées dont les cimes touchaient les nuages, et par lesquelles passaient le chemin, étaient couvertes de masses de neige et de glace tellement monstrueuses qu’aucun cavalier, aucun homme à pied ne pouvait faire un pas sans danger sur les pentes raides et glissantes… Le roi loua donc quelques personnes qui connaissaient le terrain, des gens du cru, familiers des sommets abrupts, pour marcher devant sa suite sur les rochers escarpés et les immenses névés, et faire tout ce qui était possible pour rendre cet horrible chemin plus facile à parcourir pour ceux qui les suivaient. Ceux-ci avançaient tantôt à quatre pattes, tantôt en s’agrippant aux épaules de leurs guides, parfois le pied de l’un deux dérapait sur le sol verglacé, il tombait en glissant sur une bonne partie de la pente. Cependant, la reine et sa cour furent assises sur des peaux de bœuf et traînées par les guides de montagne. Les chevaux ont pu être, pour une partie d’entre eux, descendus à l’aide de dispositifs spéciaux, tandis que d’autres étaient tirés par les pattes qu’on leur avait attachées. Mais parmi ceux-ci beaucoup succombèrent, beaucoup furent gravement blessés, quelques-uns seulement sortir indemnes de ce péril


Le pape séjourne au château de Canossa, une bourgade située à 20 kilomètres au sud-ouest de Reggio d’Emilie. Devant les remparts, pieds nus dans la neige et vêtu seulement d’une cotte de laine comme un pénitent, le roi Henri attend trois jours et trois nuits dans le froid. Jamais un roi ne s’était à tel point humilié. Mais son stratagème réussit, en apparence du moins : Grégoire VII n’eut d’autre choix que d’accueillir le pénitent repenti dans le giron de l’Église – le risque que le roi fût déposé était pour l’instant écarté.




wiki


aujourd hui "faire son chemin de Canossa "veut dire faire penitence

euh.. Henri IV? 1076? si je ne suis pas d'accord, serai-je excommunié? happy.gif
Saturday 12 May 2007 à 17:32
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BLED

Bled: fam trou, patelin

Au départ , le mot vient de l'arabe "blad", qui signifie contrée, pays. Déformé en "bled", Mais le mot passe en français pendant la guerre de 1914, avec le sens très francisé du petit village. il intègre l'argot militaire, puis le jargon colonial, pour désigner tout ce qui, dans le pays colonisé (en l'occurrence l'Algérie), n'est pas une grande ville. C'est donc autant la rase campagne que les villages.

Le "bled" se détache assez bien de ses origines et évoque volontiers un hameau bien français mais qui a gardé de son étymologie le mépris. Le mot devient donc assez péjoratif pour désigner une très petite localité, à l'écart, privée des commodités des grandes agglomérations : "C'est un bled", c'est-à-dire il n'y a rien à y faire, ni commerces rares ni lieux culturels, etc.

Saturday 12 May 2007 à 17:55
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QUOTE (ziri @ 12 May 2007 à 11:08)
tu a vu sa signature depressif triste chiale....tu attend quoi de lui sm15.gif mrgreen.gif

je m'adresse à toi mrgreen.gif
Saturday 12 May 2007 à 21:21
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QUOTE (gigaboss @ 12 May 2007 à 16:05)
QUOTE (_sandie72_ @ 21 Oct 2006 à 19:34)
Le pape Grégoire VII ayant refusé que les évêques soit nommés par des laïcs, le roi germain Henri IV fit déposer Grégoire VII par le concile de Worms en janvier 1076. Le pape, en février, répliqua en excommuniant Henri, et en déliant ses vassaux de leur serment de fidélité.

Les princes du royaume se soulévent et en octobre 1076, à Trebur, menacent de déposer Henri IV si l’excommunication n'est pas levée avant février 1077. La situation est bloquée car le papre refuse de recevoir Henri à Rome. Puis le pontife entreprend un voyage vers le nord, pour juger le roi à la diète d’Augsbourg, à la demande des féodaux révoltés.

Henri doit absolument devancer le pape. Il doit traverser les Alpes au plus fort de l’hiver; le col du Brenner est le chemin le plus facile en raison de sa faible altitude mais il est fermé par les princes du sud; il passera par le col du Mont-Cenis, qu’aucun souverain n’avait plus passé depuis près de deux siècles.

Voici le récit que fait le moine chroniqueur Lambert de Hersfeld dans ses Annales :

Les montagnes élevées dont les cimes touchaient les nuages, et par lesquelles passaient le chemin, étaient couvertes de masses de neige et de glace tellement monstrueuses qu’aucun cavalier, aucun homme à pied ne pouvait faire un pas sans danger sur les pentes raides et glissantes… Le roi loua donc quelques personnes qui connaissaient le terrain, des gens du cru, familiers des sommets abrupts, pour marcher devant sa suite sur les rochers escarpés et les immenses névés, et faire tout ce qui était possible pour rendre cet horrible chemin plus facile à parcourir pour ceux qui les suivaient. Ceux-ci avançaient tantôt à quatre pattes, tantôt en s’agrippant aux épaules de leurs guides, parfois le pied de l’un deux dérapait sur le sol verglacé, il tombait en glissant sur une bonne partie de la pente. Cependant, la reine et sa cour furent assises sur des peaux de bœuf et traînées par les guides de montagne. Les chevaux ont pu être, pour une partie d’entre eux, descendus à l’aide de dispositifs spéciaux, tandis que d’autres étaient tirés par les pattes qu’on leur avait attachées. Mais parmi ceux-ci beaucoup succombèrent, beaucoup furent gravement blessés, quelques-uns seulement sortir indemnes de ce péril 


Le pape séjourne au château de Canossa, une bourgade située à 20 kilomètres au sud-ouest de Reggio d’Emilie. Devant les remparts, pieds nus dans la neige et vêtu seulement d’une cotte de laine comme un pénitent, le roi Henri attend trois jours et trois nuits dans le froid. Jamais un roi ne s’était à tel point humilié. Mais son stratagème réussit, en apparence du moins : Grégoire VII n’eut d’autre choix que d’accueillir le pénitent repenti dans le giron de l’Église – le risque que le roi fût déposé était pour l’instant écarté.




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aujourd hui "faire son chemin de Canossa "veut dire faire penitence

euh.. Henri IV? 1076? si je ne suis pas d'accord, serai-je excommunié? happy.gif

ce n etait pas le bon roi henri IV mais un autre roi! happy.gif
Sunday 13 May 2007 à 12:30
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QUOTE (sandie72 @ 12 May 2007 à 21:21)
QUOTE (_gigaboss_ @ 12 May 2007 à 16:05)
QUOTE (_sandie72_ @ 21 Oct 2006 à 19:34)
Le pape Grégoire VII ayant refusé que les évêques soit nommés par des laïcs, le roi germain Henri IV fit déposer Grégoire VII par le concile de Worms en janvier 1076. Le pape, en février, répliqua en excommuniant Henri, et en déliant ses vassaux de leur serment de fidélité.

Les princes du royaume se soulévent et en octobre 1076, à Trebur, menacent de déposer Henri IV si l’excommunication n'est pas levée avant février 1077. La situation est bloquée car le papre refuse de recevoir Henri à Rome. Puis le pontife entreprend un voyage vers le nord, pour juger le roi à la diète d’Augsbourg, à la demande des féodaux révoltés.

Henri doit absolument devancer le pape. Il doit traverser les Alpes au plus fort de l’hiver; le col du Brenner est le chemin le plus facile en raison de sa faible altitude mais il est fermé par les princes du sud; il passera par le col du Mont-Cenis, qu’aucun souverain n’avait plus passé depuis près de deux siècles.

Voici le récit que fait le moine chroniqueur Lambert de Hersfeld dans ses Annales :

Les montagnes élevées dont les cimes touchaient les nuages, et par lesquelles passaient le chemin, étaient couvertes de masses de neige et de glace tellement monstrueuses qu’aucun cavalier, aucun homme à pied ne pouvait faire un pas sans danger sur les pentes raides et glissantes… Le roi loua donc quelques personnes qui connaissaient le terrain, des gens du cru, familiers des sommets abrupts, pour marcher devant sa suite sur les rochers escarpés et les immenses névés, et faire tout ce qui était possible pour rendre cet horrible chemin plus facile à parcourir pour ceux qui les suivaient. Ceux-ci avançaient tantôt à quatre pattes, tantôt en s’agrippant aux épaules de leurs guides, parfois le pied de l’un deux dérapait sur le sol verglacé, il tombait en glissant sur une bonne partie de la pente. Cependant, la reine et sa cour furent assises sur des peaux de bœuf et traînées par les guides de montagne. Les chevaux ont pu être, pour une partie d’entre eux, descendus à l’aide de dispositifs spéciaux, tandis que d’autres étaient tirés par les pattes qu’on leur avait attachées. Mais parmi ceux-ci beaucoup succombèrent, beaucoup furent gravement blessés, quelques-uns seulement sortir indemnes de ce péril 


Le pape séjourne au château de Canossa, une bourgade située à 20 kilomètres au sud-ouest de Reggio d’Emilie. Devant les remparts, pieds nus dans la neige et vêtu seulement d’une cotte de laine comme un pénitent, le roi Henri attend trois jours et trois nuits dans le froid. Jamais un roi ne s’était à tel point humilié. Mais son stratagème réussit, en apparence du moins : Grégoire VII n’eut d’autre choix que d’accueillir le pénitent repenti dans le giron de l’Église – le risque que le roi fût déposé était pour l’instant écarté.




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aujourd hui "faire son chemin de Canossa "veut dire faire penitence

euh.. Henri IV? 1076? si je ne suis pas d'accord, serai-je excommunié? happy.gif

ce n etait pas le bon roi henri IV mais un autre roi! happy.gif

huh.gif oh les voleurs! et les copyright?
Monday 11 February 2008 à 16:32
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Tenir la chandelle



Expression familière très ancienne.

A l’origine cette expression n’impliquait pas l’intention de voir : il suffisait d’éclairer.

En Tunisie (notamment), une tradition - pas si lointaine - voulait que la mariée prouve sa virginité lors de sa nuit de noce. Pour cela le marié devait exhiber les draps blancs du lit tâchés de sang. En attendant ce moment un homme restait à l’extérieur de la chambre avec un chandelier afin de se tenir à leur disposition. Ce ministre était une personne très considérée des mariés et supposée digne de leur confiance. En fait supporter ce rôle était un grand honneur et non une humiliation.

A l’heure actuelle cette tradition s’est perdue et l’expression s’est généralisée. Lorsque l’on dit de quelqu’un qu’il “tient la chandelle” c’est qu’il se trouve dans une situation désagréable où sur un groupe de 3 personnes 2 ne s’occupent que d’elles dans des démonstrations amoureuses gênantes pour la tierce personne.

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