Monday 19 November 2007 à 17:21
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ça date un peu, mais je ne sais pas si on a parlé de ça : le vatican fait du lobbying actif dans les anciens pays d'Europe de l'Est pour reprendre sa main-mise morale sur les ouailles, notamment en soutenant l'instauration du droit de cosncience religieuse : si ça passait, les médecins et autres professionnles de la santé pourraient refuser de pratiquer l'avortement, de donner la pilule du lendemain ou des préservatifs en raison de leur conviction religieuse.
Un vrai bon retour au moyen-âge, qui se joue ne douce dans les marches de l'Union européenne !

a lire sur rue89


Europe: la Slovaquie, cheval de Troie du Vatican?
Par Blaise Gauquelin (Journaliste) 01H27 26/09/2007
Rome tente d'y faire voter une clause de conscience, autorisant chacun à ne rien faire de contraire à ses croyances.



(De Vienne) La Slovaquie, c’est loin, c’est un petit pays. On ne saurait pas bien le situer sur une carte. Et pourtant, le reste de l’Europe ferait bien de s’y intéresser, parce que c’est là-bas que voit le jour, dans l’Union, un débat qui fait déjà rage aux Etats-Unis, sur la place à accorder aux convictions religieuses dans les obligations de service.

C'est justement, parce que personne n’a "les yeux rivés" sur Bratislava, à la différence de la Pologne des frères Kaczynski, que le Vatican place tout ses espoirs sur le jeune Etat slovaque. Et espère bien, grâce à un travail de lobbying discret, en faire le premier pays européen à adopter la "clause de conscience" dans plusieurs domaines de la vie publique.

La clause de conscience, qu’est-ce que c’est?

La clause de conscience, cela permettrait à tout citoyen de "refuser d’agir d’une façon que sa conscience juge contraire à l’enseignement de la foi et de la morale", selon le texte proposé par le Vatican à la Slovaquie. En clair: les médecins pourraient refuser de pratiquer des avortements, la procréation artificielle ou assistée, ou encore l’euthanasie; les salariés seraient libres de refuser de travailler le dimanche; les enseignants de ne pas parler de la théorie darwinienne de l’évolution dans leurs classes et les maires de ne pas célébrer des unions homosexuelles. Bref, les lois religieuses seraient en au-dessus des lois votées par le Parlement.

L’invitation faite par le Saint-Siège aux fidèles de refuser les lois qu’ils considèrent comme contraires à leur foi n’est pas nouvelle. Mais jusqu’ici, elle a eu un impact politique limité. En Slovaquie -pays à 70% catholique-, le Vatican touche au but, car il a réussi à polariser la société sur cette question. On a désormais d’un côté les "modernes", qui veulent une Slovaquie alignée sur Bruxelles, et de l’autre les "traditionnalistes", relayés par l’église locale, pour qui la parole du Vatican doit primer.

A tel point que cette division a entraîné une crise politique sans précédent, avec l’éclatement du gouvernement en 2006. Le Premier ministre d’alors, Mikulas Dzurinda, a en effet refusé de valider l’instauration de la clause de conscience, soutenue par les ministres chrétiens-démocrates et par une pétition ayant recueilli 100000 signatures. En démissionnant, il a d’ailleurs prévenu ses concitoyens de manière très claire: l’adoption de cette clause risquait "de donner un poids très important à l’Eglise catholique dans le processus de décision séculière".

Instauration de la discrimination dans un pays de l’UE

La commission européenne s’est, elle aussi, émue des velléités politiques du Vatican, en rappelant qu’une Slovaquie liée au Vatican par une clause de conscience n’aurait plus sa place dans l’Union. En effet, les catholiques auraient ainsi des avantages sur les autres citoyens, alors discriminés. Les femmes se verraient également entravées dans leur droit au recours à l’avortement, surtout dans les campagnes, où les hôpitaux ne sont pas nombreux. Or, le droit européen, qui prime sur les droits nationaux, interdit toute discrimination.

Depuis, les sociaux-démocrates, dont les relations avec le Vatican sont tendues, gouvernent dans un mariage de la carpe et du lapin avec deux partis d’extrême-droite, l’un à tendance nationaliste, l’autre à tendance populiste. Le gouvernement a promis le statut quo dans les relations avec l’Eglise, renvoyant l’adoption du texte aux calendes grecques. Le vice-premier ministre Dusan Caplovic a même parlé, juste après le scrutin, d’un "accord tacite" avec l’Eglise, visant à ne pas instaurer de lois pendant la législature sur les sujets qui fâchent, comme le Pacs ou l’avortement.

En contrepartie, l’Eglise devait cesser de faire pression pour l’instauration de la clause de conscience. Parole non tenue : le jeudi 13 septembre, Benoît XVI a reçu le nouvel ambassadeur slovaque auprès du Saint-Siège. Il en a profité pour souhaiter la signature rapide de l’accord sur la clause de conscience entre la Slovaquie et le Vatican. Le Pape s’est d’ailleurs félicité "de la réassurance que la République de Slovaquie est investie dans l’aboutissement de l’accord de base concernant l’objection de conscience"."]à lire sur rue89[/url]


Europe: la Slovaquie, cheval de Troie du Vatican?
Par Blaise Gauquelin (Journaliste) 01H27 26/09/2007
Rome tente d'y faire voter une clause de conscience, autorisant chacun à ne rien faire de contraire à ses croyances.



(De Vienne) La Slovaquie, c’est loin, c’est un petit pays. On ne saurait pas bien le situer sur une carte. Et pourtant, le reste de l’Europe ferait bien de s’y intéresser, parce que c’est là-bas que voit le jour, dans l’Union, un débat qui fait déjà rage aux Etats-Unis, sur la place à accorder aux convictions religieuses dans les obligations de service.

C'est justement, parce que personne n’a "les yeux rivés" sur Bratislava, à la différence de la Pologne des frères Kaczynski, que le Vatican place tout ses espoirs sur le jeune Etat slovaque. Et espère bien, grâce à un travail de lobbying discret, en faire le premier pays européen à adopter la "clause de conscience" dans plusieurs domaines de la vie publique.

La clause de conscience, qu’est-ce que c’est?

La clause de conscience, cela permettrait à tout citoyen de "refuser d’agir d’une façon que sa conscience juge contraire à l’enseignement de la foi et de la morale", selon le texte proposé par le Vatican à la Slovaquie. En clair: les médecins pourraient refuser de pratiquer des avortements, la procréation artificielle ou assistée, ou encore l’euthanasie; les salariés seraient libres de refuser de travailler le dimanche; les enseignants de ne pas parler de la théorie darwinienne de l’évolution dans leurs classes et les maires de ne pas célébrer des unions homosexuelles. Bref, les lois religieuses seraient en au-dessus des lois votées par le Parlement.

L’invitation faite par le Saint-Siège aux fidèles de refuser les lois qu’ils considèrent comme contraires à leur foi n’est pas nouvelle. Mais jusqu’ici, elle a eu un impact politique limité. En Slovaquie -pays à 70% catholique-, le Vatican touche au but, car il a réussi à polariser la société sur cette question. On a désormais d’un côté les "modernes", qui veulent une Slovaquie alignée sur Bruxelles, et de l’autre les "traditionnalistes", relayés par l’église locale, pour qui la parole du Vatican doit primer.

A tel point que cette division a entraîné une crise politique sans précédent, avec l’éclatement du gouvernement en 2006. Le Premier ministre d’alors, Mikulas Dzurinda, a en effet refusé de valider l’instauration de la clause de conscience, soutenue par les ministres chrétiens-démocrates et par une pétition ayant recueilli 100000 signatures. En démissionnant, il a d’ailleurs prévenu ses concitoyens de manière très claire: l’adoption de cette clause risquait "de donner un poids très important à l’Eglise catholique dans le processus de décision séculière".

Instauration de la discrimination dans un pays de l’UE

La commission européenne s’est, elle aussi, émue des velléités politiques du Vatican, en rappelant qu’une Slovaquie liée au Vatican par une clause de conscience n’aurait plus sa place dans l’Union. En effet, les catholiques auraient ainsi des avantages sur les autres citoyens, alors discriminés. Les femmes se verraient également entravées dans leur droit au recours à l’avortement, surtout dans les campagnes, où les hôpitaux ne sont pas nombreux. Or, le droit européen, qui prime sur les droits nationaux, interdit toute discrimination.

Depuis, les sociaux-démocrates, dont les relations avec le Vatican sont tendues, gouvernent dans un mariage de la carpe et du lapin avec deux partis d’extrême-droite, l’un à tendance nationaliste, l’autre à tendance populiste. Le gouvernement a promis le statut quo dans les relations avec l’Eglise, renvoyant l’adoption du texte aux calendes grecques. Le vice-premier ministre Dusan Caplovic a même parlé, juste après le scrutin, d’un "accord tacite" avec l’Eglise, visant à ne pas instaurer de lois pendant la législature sur les sujets qui fâchent, comme le Pacs ou l’avortement.

En contrepartie, l’Eglise devait cesser de faire pression pour l’instauration de la clause de conscience. Parole non tenue : le jeudi 13 septembre, Benoît XVI a reçu le nouvel ambassadeur slovaque auprès du Saint-Siège. Il en a profité pour souhaiter la signature rapide de l’accord sur la clause de conscience entre la Slovaquie et le Vatican. Le Pape s’est d’ailleurs félicité "de la réassurance que la République de Slovaquie est investie dans l’aboutissement de l’accord de base concernant l’objection de conscience".

Monday 19 November 2007 à 17:55
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[quote name='thomasfromparis' date='lundi 19 novembre 2007 à 16:21' post='9251645']
ça date un peu, mais je ne sais pas si on a parlé de ça : le vatican fait du lobbying actif dans les anciens pays d'Europe de l'Est pour reprendre sa main-mise morale sur les ouailles, notamment en soutenant l'instauration du droit de cosncience religieuse : si ça passait, les médecins et autres professionnles de la santé pourraient refuser de pratiquer l'avortement, de donner la pilule du lendemain ou des préservatifs en raison de leur conviction religieuse.
Un vrai bon retour au moyen-âge, qui se joue ne douce dans les marches de l'Union européenne !


Attends ! Bientôt il vont rétablir l'Inquisition et le bûcher !


Ce message a été modifié par Amstello - Monday 19 November 2007 à 17:56.
Monday 19 November 2007 à 22:08
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c'est plutôt bien, je trouve.


Tuesday 20 November 2007 à 12:56
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Tu trouves ça bien que les gens désobéissent aux lois en sous prétexte qu'elles vont à l'encontre de leur religion ?
En somme, le spirituel est au-dessus du temporel ? Les lois ne valent rien, puisqu'on peut les transgresser selon son bon vouloir ? Il n'existe pas d'intérets universels supérieurs aux convictions religieuses ? Comment gères tu les intérets conccurents des différentes religions (par exmple, si un musulman veut te tuer parceque tu es un mécréant, selon ce qui lui dicte sa religion - si il l'interprete comme un cretin - la loi ne doit pas le lui interdire) ?
Hm ?
Pour ma part, je trouve ces tentatives du vatican très très graves...
Wednesday 21 November 2007 à 15:42
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Au lieu de t'offusquer, tu tevrais créer une secte dont tous les préceptes seraient contraires aux lois afin de pouvoir t'en affranchir sleep.gif D'ailleurs je crois déjà rolleyes.gif
Wednesday 21 November 2007 à 15:44
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Ribentrop
Wednesday 21 November 2007 à 15:42
Au lieu de t'offusquer, tu tevrais créer une secte dont tous les préceptes seraient contraires aux lois afin de pouvoir t'en affranchir sleep.gif D'ailleurs je crois déjà rolleyes.gif




les missions sectes étatiques, ça existe. Je peux te dire que leurs salles de culte seraient vite fermées...
Wednesday 21 November 2007 à 15:51
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Ribentrop
Wednesday 21 November 2007 à 15:42
Au lieu de t'offusquer, tu tevrais créer une secte dont tous les préceptes seraient contraires aux lois afin de pouvoir t'en affranchir sleep.gif D'ailleurs je crois déjà rolleyes.gif




laugh.gif

> Juday : j'ai rien compris, comme d'hab huh.gif
Wednesday 21 November 2007 à 18:25
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Ribentrop
Wednesday 21 November 2007 à 15:42
Au lieu de t'offusquer, tu tevrais créer une secte dont tous les préceptes seraient contraires aux lois afin de pouvoir t'en affranchir sleep.gif D'ailleurs je crois déjà rolleyes.gif





Une secte anarchiste, c'est une contradiction ! mad2.gif
Wednesday 21 November 2007 à 18:36
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Cette secte pourrait fort bien interdire par ailleurs plein de trucs légaux comme la contraception, les animaux de compagnie ou manger après le coucher du soleil.
Wednesday 21 November 2007 à 20:06
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L'idée d'objection de conscience religieuse est une façon de miner les droits - par exemple au planning familial - des gens.

Evidemment, on pourrait se dire que dans un monde où l'on respecte vraiment la liberté des gens, il n'y aurait jamais de monopole d'une religion sur la médecine, et on trouverait toujours un médecin pour se faire avorter (par exemple.)

Mais bon, je ne suis pas sur que les religions abrahmiques soient disposées, pour l'instant, à respecter la liberté des gens.
Thursday 22 November 2007 à 11:34
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Manifestement non.
Mais j'aimerais bien avoir l'avis de chrétiens sur le sujet, autres que Juday (ou alors il faut qu'il me traduise ce qu'il veut dire)...





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