L'islam Marche T-il Avec Son Siècle ?

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lundi 18 février 2008 à 01:23
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Une suite en quelque sorte du Topic de Grenouille Verte " les Erreurs du Coran "...

Le Coran est un écrit très ancien... On aura bcp de mal à prouver aux musulmans quoi que ce soit qui soit différent de ce qu'on leur a inculqué... Sans tenir compte des problèmes de traduction, de compréhension, d'époque etc... Magré que j'ai lu dans le Topic " Les Erreurs du Coran " beaucoup de contre arguments très intéressants.

N'étant pas spécialiste du Coran, mais simple observateur non religieux, j'ai été frappé de lire l'ancien Mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, qui a une vision bien plus progressiste que la plupart des musulmans sur le Coran... Les musulmans nous le prouvent ... concernant leur livre sacré, sont très conservateurs. Ce Théologien dont j'admire le courage, la clairvoyance et les connaissances , propose une modernisation de l'Islam...

Entretien avec Soheib Bencheikh, mufti de Marseille...
Soheib Bencheikh, mufti de Marseille :


"Ou l'islam marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne".


Mais le prophète était tellement lié à son siècle, ancré dans la culture et le mode de vie de son temps, qu'il est impossible de croire qu'il ait voulu imposer son exemple aux siècles suivants. Imiter, au XXIe siècle, ses modes vestimentaires, ses goûts, sa façon de manger ou de se comporter, cela relève de la folie. Or ce type d'imitation servile est une source de marginalisation pour l'islam dans le monde moderne. Le prophète n'a jamais demandé au musulman de vivre comme un marginal dans son siècle. Suivre la "sunna", c'est-à-dire la tradition, ce n'est pas revenir au premier siècle de l'Hégire, mais suivre un chemin pour le siècle d'aujourd'hui.



- Mais ne peut-on pas imaginer une sorte de révolte de l'intérieur de l'islam pour lutter contre ces dérives d'interprétation ?

- Elle est impossible. La première hérésie de la religion musulmane au XXe siècle fut sa politisation. Dès l'indépendance des pays musulmans est né ce qu'on a appelé l'islam politique, c'est-à-dire un islam dicté par l'Etat, qui n'obéit qu'à l'Etat, n'est qu'un organe de l'Etat, le servant pour conforter son pouvoir et opprimer les populations. Mais l'Etat a suscité sa propre contestation, également au nom de l'islam, sur le "marché" de la prédication. Puisque l'Etat utilise la chaire de la mosquée pour faire passer ses consignes, les contestataires politiques empruntent aussi la chaire de la mosquée pour imposer leur version pure et dure de l'islam contre un Etat suspect et reconquérir le pouvoir. On connaît les échecs et les dérives sanglantes de cet islam politique.

"Dans les pays musulmans, c'est l'Etat qui salarie encore les imams. C'est lui qui fait la promotion de l'islam, mais quelle version de l'islam ? Un islam qui ne connaît pas le citoyen et ne connaît que le sujet. Qui ne connaît pas l'Etat de droit et ne connaît que le droit du prince. Qui ne connaît pas le vote démocratique, l'expression libre du peuple souverain et ne connaît que le serment d'allégeance. Je suis convaincu que l'Etat musulman enseigne sa propre négation à travers l'enseignement d'un islam qui ne se réforme pas et reste compris pour une société tribale, patriarcale, traditionnelle.

- Mais pourquoi est-il si difficile de réformer l'islam, à l'instar par exemple de ce qui s'est passé dans les Eglises chrétiennes, à partir d'une contestation de l'exégèse officielle des Ecritures ?

- Un texte sacré ne s'exprime jamais tout seul. Il passe à travers une compréhension, intelligente ou pas, littérale ou pas, rationnelle ou pas. Prenons l'exemple des talibans : ils n'appliquent pas le Coran, ou plutôt, s'ils en appliquent quelques bribes, c'est toujours à travers l'interprétation la plus archaïque et la plus anachronique. Ils appliquent un droit musulman qui est le fruit d'une œuvre humaine, non divine comme ils le prétendent, élaboré du IXe au XIIe siècle qui, ensuite, a été sacralisé. Et ils osent appeler cela "charia"! La "charia" est un mot mystique, c'est la voie qui mène à Dieu.

"Les contradictions entre ce droit musulman et le texte sacré d'origine sont nombreuses. Prenons l'exemple de la liberté religieuse. Celle-ci est, en toutes lettres, garantie par le Coran, mais le droit musulman, fondé sur quelques "haddiths" attribués au prophète, interdit au fidèle de changer sa religion. De même impose-t-il au non-musulman d'appartenir à l'une des trois catégories suivantes : ou il est "dhimmi", protégé par une sorte de code d'honneur ; ou "muahid", ressortissant d'une nation avec lequel le pays musulman a signé un pacte de non-agression ; ou "harbi", étranger habitant un pays non musulman. Comment voulez-vous appliquer un tel programme dans les conditions du monde d'aujourd'hui ?

"Faire d'un droit musulman issu des sociétés patriarcales une sorte de droit universel, valide en tout temps, c'est ce que j'appelle la "bédouinisation" de l'islam, une autolimitation de l'évolution des sociétés musulmanes. La justice d'un siècle devient injustice dans un autre siècle. Par exemple, en Algérie s'applique encore le "fiqh" (droit) malékite, véritable gestionnaire de la vie privée et de la vie familiale. Si je divorce de ma femme, c'est elle qui doit quitter l'appartement avec ses enfants. Pourquoi ? Parce que dans le "fiqh" malékite, à une époque où la vie s'organisait autour des clans - et non des HLM -, la femme divorcée devait quitter le clan de son mari pour réintégrer celui de son père. Rien n'a changé, même si les structures de la vie sociale ont été bouleversées.

"Toute tentative de réformer l'islam - et le droit musulman en particulier - passe donc par un travail de désacralisation, par une relecture des textes à la lumière de l'intelligence moderne, par la recherche d'une orientation, d'une courbe comme on dirait en mathématiques, pour permettre au musulman de bien vivre son islam aujourd'hui. Si cette désacralisation ne se fait pas, c'est la sécularisation ou la laïcisation qui s'en-suivront, dans les pires conditions.
La sécularisation de la société dans l'Europe chrétienne n'a pas attendu le concile Vatican II. L'islam n'est pas différent à cet égard : ou il marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne.

" Je reste optimiste. Je crois que la barbarie commise au nom de l'islam - les tueries en Algérie, la réduction d'un peuple en esclavage dans l'Afghanistan des talibans, le terrorisme qui a dramatiquement frappé les Etats-Unis - a définitivement éveillé la conscience internationale. Il est désormais clair que l'islam ne peut plus être la propriété d'un groupe de musulmans ou d'Etats musulmans qui veulent en monopoliser l'interprétation. L'islam a vocation à l'universel, c'est-à-dire qu'il doit être soumis à la critique, accepter certaines valeurs qui relèvent d'un droit universel, en refuser d'autres.

- On comprend mal cet optimisme compte tenu de la puissance de l'influence wahhabite et de la confiscation de l'islam, que vous avez décrite, par les autorités des Etats ?

- Vous avez mis le doigt sur les deux maux principaux. La montée du wahhabisme, il faut naturellement la dénoncer avec force, même si je la crois en déclin dans de nombreux pays, comme l'ont démontré Olivier Roy et Gilles Kepel. Le militant islamiste n'est plus le héros qu'il a pu être hier, jusque dans certaines banlieues françaises. Il est devenu le comptable des malheurs qu'il a engendrés. L'Arabie saoudite elle-même souffre du wahhabisme qui est pourtant sa doctrine officielle. L'élite de ses jeunes "décideurs", qui voyagent, font des études à l'étranger, mesure de mieux en mieux les obstacles soulevés par cette vision juridique, sèche, archaïque, meurtrière de l'islam.
Quant à l'islam officiel, je répète qu'il travaille contre son intérêt même. Il dit que l'islam est fraternité, tolérance, paix, civilisation, mais ces mots n'ont aucun sens dans le droit musulman tel qu'il s'applique encore aujourd'hui.

- La construction d'un islam français, auquel vous êtes associé, peut-il avoir demain valeur d'exemplarité ?

- Oui, mais cela se fera à travers des individus poussés uniquement par leurs convictions et qui n'ont pas peur de ramer à contre-courant. Hélas, guidées par le seul souci sécuritaire ou politicien, les autorités françaises n'ont pas toujours aidé ces pionniers, à quelques exceptions près. Je rends hommage à M. Pasqua qui a voulu créer un "islam de France" et non un "islam en France"; à M. Chevènement qui a tenté de l'inscrire dans le paysage laïque français. Depuis le départ de M. Chevènement, je crains que le ministère de l'intérieur ne veuille faire la part trop belle, dans les projets de représentation future de la communauté musulmane, à des groupes marqués par l'islamisme. Ils n'ont aucun moyen de liberté dans les pays musulmans dont ils sont issus, mais ils trouvent chez nous pignon sur rue. J'aimerais dire au gouvernement que son projet risque, involontairement, de banaliser l'islamisme ou de légitimer l'obscurantisme religieux en France."

http://www.bleublancturc.com/Franco-Turcs/...m/Bencheikh.htm


Comme vous le remarquez, cet entretien date de 2001, mais est plus d'actualité que jamais.
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Citations de Soheib Bencheikh...


A propos du voile




" Le voile est une fausse route pour les jeunes filles. Rien dans le Coran ne leur impose d'afficher ainsi leur foi. Le voile conduit trop souvent à des comportements inquiétants, comme le refus de la mixité, de l'égalité des sexes, des cours de biologie ou de sport. Je suis favorable à la loi contre les signes religieux à l'école, car il faut éviter d'envoyer les profs en première ligne" .


A propos de Tariq Ramadan


" Je connais l'homme, je l'ai rencontré à plusieurs reprises, ce n'est pas un théologien averti, mais c'est un tribun charismatique. Il défend une vision totalitaire, intégriste, c'est un crime de le mettre en contact avec la jeunesse. C'est pourtant ce qu'a fait en France la Ligue de l'enseignement, ce sanctuaire de la laïcité !
C'est elle qui a fait bénéficier Ramadan de sa logistique... "



A propos du CFCM

" Aujourd'hui, qui trouve-t-on pour représenter les musulmans ? Les «barbus», le plus souvent sans culture théologique, enferment les quartiers dans une vision archaïque de l'islam. Au plus haut niveau, les mouvements fondamentalistes viennent d'obtenir une reconnaissance démesurée avec la création du CFCM. Au sein de ce Conseil, je suis le seul théologien. J'y siége comme « personnalité qualifiée », en réalité disqualifiée : mes convictions y sont très
minoritaires, je ne peux pas les défendre. On n'y débat plus que des rapports de pouvoir, c'est insupportable. Dans un souci sécuritaire louable, Nicolas Sarkozy a créé ce système qui intègre les mouvements intégristes pour mieux les contrôler. Le résultat, c'est qu'ils ont gagné un pouvoir qu'ils n'avaient pas. Ils se sont emparés de l'Ile-de-France, de Marseille, les mosquées prennent leurs ordres aux consulats d'Algérie ou du Maroc, ou dans les mouvances fondamentalistes internationales. On est entré dans une phase de radicalisation délirante ! Personnellement, je ne veux plus être l'alibi d'une instance déséquilibrée. Dalil Boubaker est un modéré, mais c'est l'arbre de respectabilité qui cache la forêt, et il ne peut pas s'exprimer. Je me prépare donc à démissionner de toutes mes fonctions, au sein du Conseil comme à Marseille. Nicolas Sarkozy veut m'en dissuader. Il m'a convoqué le 30 janvier. Je l'ais écouté. Mais il m'a déjà promis tant de choses ".


A propos de Sarkozy



" Aujourd'hui, je vois un jeu indigne, pour une France qui a engendré Jaurès, De Gaulle. Une France dans la main d'ambitieux carriéristes, d'hommes politiques qui, inspirés par Bush, jouent sur la peur. Au moment où M. Sarkozy, par exemple, met en exergue les courants les plus radicaux des musulmans, représentés en majorité par l'UOIF, au moment où il banalise leur présence dans le paysage politico-religieux de la France, il profite de la peur suscitée par cette présence même". (La nouvelle République d'Alger - 08/07/06)

A propos de la gauche

" Par tradition, la gauche est moins frileuse identitairement, plus ouverte vers l'égalité, les causes universelles. Elle est où cette gauche ? Elle perd son énergie en cherchant à voir qui a le plus de charisme afin qu'on vote pour lui. Où sont les convictions ? Où sont les programmes? Existe-t-il une gauche convaincue de son message ?"


A propos de l'islamisme



" Aujourd'hui, nous sommes en pleine dérive avec des groupes qui veulent imposer une interprétation unique, littérale et obscurantiste des textes. Je fais allusion aux groupes dits wahhabites ou salafistes qui veulent imiter, au millimètre près, l'exemple du prophète Mahomet ! Mais le prophète était tellement lié à son siècle, ancré dans la culture et le mode de vie de son temps, qu'il est impossible de croire qu'il ait voulu imposer son exemple aux siècles suivants ". (Le Monde 19/11/01)


" Suivre la "sunna", c'est-à-dire la tradition, ce n'est pas revenir au premier siècle de l'Hégire, mais suivre un chemin pour le siècle d'aujourd'hui ". (Le Monde 19/11/01)


"Faire d'un droit musulman issu des sociétés patriarcales une sorte de droit universel, valide en tout temps, c'est ce que j'appelle la "bédouinisation" de l'islam, une autolimitation de l'évolution des sociétés musulmanes ".


" Je reste optimiste. Je crois que la barbarie commise au nom de l'islam - les tueries en Algérie, la réduction d'un peuple en esclavage dans l'Afghanistan des talibans, le terrorisme qui a dramatiquement frappé les Etats-Unis - a définitivement éveillé la conscience internationale.
Il est désormais clair que l'islam ne peut plus être la propriété d'un groupe de musulmans ou d'Etats musulmans qui veulent en monopoliser l'interprétation. L'islam a vocation à l'universel, c'est-à-dire qu'il doit être soumis à la critique, accepter certaines valeurs qui relèvent d'un droit universel, en refuser d'autres".

" La première hérésie de la religion musulmane au XXe siècle fut sa politisation. Dès l'indépendance des pays musulmans est né ce qu'on a appelé l'islam politique, c'est-à-dire un islam dicté par l'Etat, qui n'obéit qu'à l'Etat, n'est qu'un organe de l'Etat, le servant pour conforter son pouvoir et opprimer les populations ". (Le Monde 19/11/01)

A propos d'une réforme de l'islam

"Toute tentative de réformer l'islam - et le droit musulman en particulier - passe donc par un travail de désacralisation, par une relecture des textes à la lumière de l'intelligence moderne, par la recherche d'une orientation, d'une courbe comme on dirait en mathématiques, pour permettre au musulman de bien vivre son islam aujourd'hui.

A propos d'un islam modéré

" Les modérés sont majoritaires mais ne se mobilisent pas. C'est toujours le cas des majorités silencieuses. Les mouvements radicaux, à l'inverse, disposent de troupes militantes, parce que ce sont des partis. Moi, je n'ai que mes convictions, je n'ai pas de troupes derrière moi. Il faut donc inventer une organisation tout à fait nouvelle. Mais je reste confiant : on vient de rater, encore une fois, l'occasion de jeter les bases d'un Islam de France, mais tout est encore possible. La sécularisation de la société dans l'Europe chrétienne n'a pas attendu le concile Vatican II. L'islam n'est pas différent à cet égard : ou il marche avec son siècle, ou il reste à la marge de la société moderne".
" Il n'y a pas d'avenir pour l'Islam sans laïcité ".

http://soheib.bencheikh.over-blog.com/categorie-733578.html




Soheib Bencheikh est un intellectuel et
musulman.
Chercheur en science islamique et président du Conseil de réflexion et d'action sur l'islam (CORAI) et directeur de l'
Institut supérieur des sciences islamiques (ISSI), Soheib Bencheikh est l'un des musulmans progressistes les plus connus en France.

Etrangement, j'ai remarqué que ce Théologien n'est pas non plus apprécié en occident... posez-vous les bonnes questions...

Le mufti de Marseille, docteur en théologie, 41 ans, nommé à 30 à cette fonction de « sage » placé au-dessus des imams, conserve la même prestance, et ce parler-vrai incendiaire contre les dérives de l'islam, qui lui a valu dès ses premières sorties publiques, à Marseille, une condamnation à mort du GIA. Il a refusé une protection rapprochée, les menaces ne l'ont jamais préoccupé. En revanche, l'homme est devenu terriblement grave, tendu, exaspéré : préoccupé par l'actualité qui divise les musulmans de France, à la veille d'une manifestation qui inquiète, Soheib Bencheikh nous révèle qu'il se prépare à claquer la porte du Conseil français du culte musulman.















Ce message a été modifié par Hijack - lundi 18 février 2008 à 01:37.
lundi 18 février 2008 à 01:27
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s' il te plait evite d 'ecrire en gros et en couleur c 'est difficile à lire

merci!


Ce message a été modifié par sandie72 - lundi 18 février 2008 à 01:34.
lundi 18 février 2008 à 01:38
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sandie72
lundi 18 février 2008 à 01:27
s' il te plait evite d 'ecrire en gros et en couleur c 'est difficile à lire

merci!




Je suis en train de corriger... Je n'ai souligné en couleurs que quelques passages...


Ce message a été modifié par Hijack - lundi 18 février 2008 à 01:39.
lundi 18 février 2008 à 01:43
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je prefere merci!
lundi 18 février 2008 à 15:44
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Perso, je remarque une contradiction entre ce que dit le Coran et le comportement général des Musulmans...

Le Coran appelle à la connaissance, à l'évolution ... preuve que ce n'est pas une religion figée... comme le disent les intégristes... mais aussi les traditionnels conservateurs...

Croient-ils vraiment que Dieu accorde Son salut à Mahomet et que Sa prière soit sur lui chaque fois que vous prononcez son nom ? Ou ne le font que parce qu'ils se croient obligé de le faire ?


L’Islam à contre Coran.

Au XIVe siècle, quand rayonne la civilisation musulmane, un lettré arabe s’affranchit de la théologie et signe un traité d’histoire universelle. Un premier pont entre l’Orient et l’Occident ?

Extraits :


Abdesselam Cheddadi : L’islam est la religion d’un livre, le Coran, sur lequel les musulmans ont fondé leur système religieux et juridique, leurs institutions, leur littérature, leur art. Certains d’entre eux vont même jusqu’à essayer d’y chercher l’inspiration première de toute science et de toutes les inventions modernes, ce qui est mal comprendre sa vocation... Quoi qu’il en soit, le Coran est au coeur de l’islam. Mais son accès est loin d’être aisé, en raison d’un vocabulaire complexe, qui a posé des problèmes aux plus grands érudits musulmans eux-mêmes, mais aussi à cause de son style, fourmillant de formulations elliptiques, abruptes, assez éloignées du genre narratif d’autres grands textes religieux, comme la Bible.

Or, en plein XIVe siècle, Ibn Khaldûn propose une autre approche de l’islam. On trouve ainsi dans la première partie du Livre des exemples une théorie sociologique de l’origine et de l’évolution du pouvoir dans les sociétés arabes ­ -tant à l’époque classique au Moyen-Orient qu’au Moyen Age en Afrique- ­ autour du concept de asabiya (« esprit de corps », « solidarité »), et non plus par rapport aux critères théologiques en vigueur à son époque. Cette démarche est importante, car elle permet de sortir l’islam de son isolement en le replaçant dans le cadre d’une pensée universelle. En fait, Khaldûn se montre l’héritier des diverses traditions de pensée issues de la Grèce antique, d’historiens comme Hérodote, Thucydide et Polybe et de philosophes comme Platon et Aristote. C’est un érudit fantastique qui a assimilé tous les aspects de la culture islamique et a eu le don de nous les restituer dans une langue à la fois personnelle et claire.

Question : Ibn Khaldûn analyse la société qu’il a sous les yeux en utilisant une démarche et des outils nouveaux pour l’époque.


Abdesselam Cheddadi : Il part d’un problème simple : comment écrire une histoire vraie, fondée sur des récits ou des faits probants ? Sa réponse est radicale : il faut disposer d’une science qui fournit des lois universelles pouvant expliquer le fonctionnement des sociétés et de l’ordre humain. C’est la tâche qu’il se propose d’accomplir. Pour ce faire, il pose les bases géographiques, écologiques et spirituelles des sociétés humaines qu’il peut embrasser à son époque, du nord de l’Europe à l’Afrique noire et à l’Asie. Soutenant comme thèse centrale que le moteur de l’évolution des sociétés humaines est le pouvoir, vecteur de l’épanouissement de la civilisation matérielle, il analyse son apparition dans le monde rural, puis son développement dans un monde urbanisé qu’il contribue à transformer. Pour cela, il s’appuie sur l’exemple des sociétés arabes et berbères, à son époque et dans la période de l’islam classique, mais aussi sur celui de toutes les sociétés dont l’Histoire a gardé trace, les sociétés gréco-romaine, copte, persane, juive, franque... Son approche tranche aussi bien sur la tradition historiographique musulmane, très attachée aux récits événementiels, que sur les chroniques chrétiennes médiévales de son époque. Il prend pour la première fois la société comme objet d’analyse. Une démarche qui ne sera pleinement développée en Europe qu’à partir du XIXe siècle...

- Comment expliquer que ses travaux n’aient jamais eu de suite dans les pays arabes et musulmans ?

Abdesselam Cheddadi : Nuançons... Son travail historique a été parfaitement intégré dans la culture islamique. En revanche, la partie théorique, la plus novatrice, n’a pas reçu l’écho qu’elle méritait ; elle n’a pas été méthodiquement exploitée ni poussée plus loin comme il le souhaitait. En développant sa réflexion sur la société, Khaldûn touchait sans doute à une zone très sensible des croyances religieuses établies : par exemple, l’idée que l’ordre social est naturel pouvait être interprétée comme une négation de l’intervention de Dieu dans les affaires humaines. D’ailleurs, même en Europe, il faudra plusieurs siècles de conflits pour faire sortir les sciences sociales de l’emprise de la théologie.

- Mais pourquoi la pensée islamique, qui était si en avance au XIVe siècle, n’a-t-elle pu prendre la même direction ?

Abdesselam Cheddadi : Question fondamentale ! Ce que Marcel Gauchet appelle la « sortie de la religion », c’est-à-dire une société qui se met à se penser, à s’organiser et à agir en ne partant que de considérations purement humaines, n’est pas une affaire simple. En fait, le processus est global : il engage une révolution mentale, sociale, politique, économique et techno-scientifique. C’est cela la modernité. Qui peut apparaître comme la négation de toute valeur spirituelle dans certaines sociétés musulmanes... Ce qui explique pourquoi elles pensent qu’il ne faut prendre de la modernité que ce qui n’est pas incompatible avec la religion : des techniques utiles, certains aspects des sciences, certaines formes d’organisations politiques ou sociales, etc. On ne voit pas que la modernité est un tout, ni que s’il faut des solutions aux problèmes monstrueux qu’elle pose parfois, comme la pollution de la planète, la destruction de la faune et de la flore ou les obstacles qui se dressent devant l’épanouissement d’une vie spirituelle, il faut d’abord l’assimiler intégralement et la critiquer de l’intérieur. C’est de cette façon seulement qu’on peut en dépasser les aspects inacceptables.

- Cela peut-il expliquer les tensions entre l’Occident et l’Islam ?

Abdesselam Cheddadi : Le problème qui se pose aujourd’hui non seulement pour les pays musulmans, mais pour la plupart des sociétés non européennes est d’assumer pleinement une modernité dont l’impact devient irréversible. Si l’attachement des musulmans à leurs valeurs religieuses demeure une réalité ­ -vous le voyez même en France !-, ce n’est pas de ce côté qu’il faut regarder pour comprendre cet affrontement, mais plutôt du côté de la misère intellectuelle dans laquelle ces sociétés baignent aujourd’hui. Ayant perdu leurs repères culturels d’autrefois, elles restent figées dans une situation intenable : elles ne peuvent revenir en arrière, malgré les slogans des islamistes les plus radicaux, qui prônent le retour aux valeurs ancestrales sans se soucier de leur adaptation aux conditions d’aujourd’hui ; et elles continuent à éprouver des appréhensions face aux valeurs de la modernité.


Cette attitude est elle-même complexe. Elle a connu des variations multiples, liées d’une part aux régimes politiques qui ont gouverné les pays arabes et musulmans depuis deux siècles et, d’autre part, à la politique de domination européenne dans sa phase impérialiste. Pour en sortir, trois conditions : du côté des pays musulmans, l’instauration de régimes politiques démocratiques et une réforme du système éducatif ; du côté de l’Occident, la volonté sincère d’aider les sociétés non occidentales à s’intégrer de façon harmonieuse dans un système mondialisé qui, d’évidence, s’impose désormais.


http://www.bladi.net/1187-l-islam-a-contre-coran.html


Quelques hadiths du prophète :

Sur l'importance d'acquérir des connaissances :

    Quiconque voyage en quête de connaissance, Dieu le dirigera sur une route du paradis.

    Celui qui voyage en quête de connaissance est dans le sentier de Dieu jusqu'à son retour.

    La recherche de la connaissance est une obligation pour tous les musulmans.
lundi 18 février 2008 à 19:07
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par H. Ben Yaïche
Chronique de Hichem Ben Yaïche
Arabes : les mots des maux

Redevenir un acteur de l'Histoire, à condition de...

Quel que soit l'angle de vue où l'on se place, il est impossible d'échapper à ce constat terrifiant : les Arabes ont mal.



Quel que soit l'angle de vue où l'on se place, il est impossible d'échapper à ce constat terrifiant : les Arabes ont mal. Un « mal » qu'on va tenter de comprendre, d'expliquer et d'analyser, à grands traits. Devant l'urgence de la situation - et sans jouer pour autant la dramatisation à outrance -, j'ai envie de dire : se rendent-ils vraiment compte de ce qui leur arrive aujourd'hui ? En tout état de cause, ils donnent franchement l'impression d'être dans un navire sans gouvernail. Inutile de réactiver, dans une énième tentative de fuite en avant, la théorie de conspiration. Les Arabes doivent faire un sérieux examen de conscience, se mettre en mouvement, afin d'enrayer la descente aux enfers en cours. De quoi s'agit-il concrètement ? J'articulerai les réponses à cette interrogation autour de deux points.


Des décennies d'immobilisme

Les Arabes sont fiers de leur civilisation. Il suffit de les écouter ou de discuter avec eux pour se rendre compte de ce sentiment qui imprègne, très souvent, leur discours. Cette fierté est légitime et est totalement justifiée. Mais les Arabes oublient ou feignent d'oublier qu'ils ne sont plus, depuis six siècles, les acteurs de l'Histoire. Les raisons qui ont conduit à cette décadence avaient été répertoriées, méditées et pensées, mais le dilemme sur le « comment en sortir ? » est toujours d'actualité. Plusieurs expériences politiques avaient été menées, dans le passé, pour moderniser et amorcer un processus vertueux de renaissance. Elles ont débouché, pour ainsi dire, sur le vide. Comment ? Pourquoi ? Que s'est-il passé ?…, les interrogations sont, encore aujourd'hui, à l'ordre du jour. Ne trouvant pas de solutions à leurs problèmes existentiels, les Arabes, devant la puissance de l'impuissance, se sont tournés massivement, ces dernières années, vers la religion. Une manière de se rassurer et de se protéger contre un monde incertain, anxiogène, hostile. Mais, là, les régimes politiques arabes portent une responsabilité majeure dans cette marche… à reculons ! La montée de l'intégrisme dans les sociétés arabes, ces dernières années, et les violences qu'il génère, à l'intérieur et à l'extérieur de l'aire arabe va amplifier les incertitudes et renforcer les courants rétrogrades. Mais ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui vont confirmer, aux yeux des USA surtout, et de l'Occident ensuite, le degré de « dangerosité » d'une certaine « culture islamique » existant dans le monde arabe. Au-delà des raccourcis développés ici ou là sur ce sujet, la responsabilité des élites dirigeantes arabes est cependant considérable ; ces derniers, plutôt gestionnaires que visionnaires, n'ont jamais su s'attaquer aux blocages réels des sociétés arabes, ni anticiper l'expression d'un radicalisme religieux prenant de plus en plus la forme d'un nihilisme dévastateur. Cette situation est, on le sait aujourd'hui, le produit des atermoiements, des hésitations, et de l'absence de réformes audacieuses, pouvant conduire cette civilisation à sortir d'une profonde crise structurelle. Des décennies ont été ainsi gâchées, du temps perdu et, toujours, le retour à la case départ. Les Arabes doivent apprendre à se regarder en face…

S'approprier le GMO

Depuis 2001, Bush et ses collaborateurs ont un grand projet à réaliser : démocratiser le monde arabe. Ce dessein est loin d'être une œuvre philanthropique en direction des Arabes. Les Etats-Unis défendent d'abord leurs intérêts stratégiques. Hier, la guerre froide avait fini par venir à bout de l'Union soviétique et son système communiste, donnant aux USA le statut de puissance mondiale unique. Aujourd'hui, la guerre mondiale contre le terrorisme s'accompagne d'une volonté de réformer - et démocratiser - le monde arabe. Cela a donné naissance au plan le « Grand Moyen-Orient ». Les dirigeants US partent de cette idée de base : si les Arabes ne se réforment pas de l'intérieur, nous, Etasuniens, nous allons le leur imposer de l'extérieur. Depuis quelques semaines, le président US, en saturant tous les canaux de communication, voit des réformes partout, en se félicitant de l'avoir initié. S'il est vrai qu'on observe bel et bien un électrochoc dans cette région, force est de constater cependant qu'il est prématuré de tirer une quelconque conclusion quant à la tournure que prendra ce processus. L'attentisme ne paie pas. Les Arabes ont tout intérêt à s'approprier le GMO, en faisant travailler hommes politiques, universitaires, chercheurs, experts, etc., pour retravailler ce projet et l'adapter à la réalité arabe . C'est la meilleure façon de prendre le taureau par les cornes, en coupant l'herbe sous les pieds de l'Oncle Sam, qui joue au maître d'école. La Ligue des Etats arabes - rénovée et retructurée - pourrait se voir confiée ce genre de mission, mettant ainsi à terre les accusations d'inutilité. Le temps presse. Les Arabes ont là une occasion unique de ne plus subir l'Histoire, mais de la conduire. Est-ce un vœu pieux ?

Hichem Ben Yaïche benyaiche@hotmail.com
http://vigirak.com/article.php3?id_article=202


Ce message a été modifié par Hijack - lundi 18 février 2008 à 19:09.
mardi 19 février 2008 à 01:17
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Citation d'Ernest Renan


(1823 - 1892)

Historien, philosophe et écrivain français,
ayant abandonné ses études de prêtrise



"L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit."
(Ernest Renan / 1823-1892 / conférence à la Sorbonne, 1883)


« L'islamisme [à l'époque, sens général de "religion musulmane"] ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État, comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore en Espagne, c'est la religion excluant l'État... Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L'Islam est la plus complète négation de l'Europe; l'Islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu; L'Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu... »
— Discours au Collège de France De la part des peuples sémitiques dans l'Histoire de la civilisation, 1862.

« Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l’Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l’islam, tolérée par l’islam ? Il y a dans les faits qu’on allègue une très réelle part de vérité. Oui ; de l’an 775 à peu près, jusque vers le milieu du XIIIe siècle, c’est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien »
— Conférence prononcée à la Sorbonne, L'Islamisme et la Science, 1883.






"L'école est la vraie concurrence du temple."

(Ernest Renan / 1823-1892 / L'Avenir de la science / 1848)

mardi 19 février 2008 à 16:25
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Okomarac
mardi 19 février 2008 à 01:17

Citation d'Ernest Renan


(1823 - 1892)

Historien, philosophe et écrivain français,
ayant abandonné ses études de prêtrise



"L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit."
(Ernest Renan / 1823-1892 / conférence à la Sorbonne, 1883)


« L'islamisme [à l'époque, sens général de "religion musulmane"] ne peut exister que comme religion officielle; quand on le réduira à l'état de religion libre et individuelle, il périra. L'islamisme n'est pas seulement une religion d'État, comme l'a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l'est encore en Espagne, c'est la religion excluant l'État... Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d'Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L'Islam est la plus complète négation de l'Europe; l'Islam est le fanatisme, comme l'Espagne du temps de Philippe II et l'Italie du temps de Pie V l'ont à peine connu; L'Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile; c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment fin, à tout recherche rationnelle, pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu... »
— Discours au Collège de France De la part des peuples sémitiques dans l'Histoire de la civilisation, 1862.

« Cette civilisation musulmane, maintenant si abaissée, a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l'Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l'islam, tolérée par l'islam ? Il y a dans les faits qu'on allègue une très réelle part de vérité. Oui ; de l'an 775 à peu près, jusque vers le milieu du XIIIe siècle, c'est-à-dire pendant cinq cents ans environ, il y a eu dans les pays musulmans des savants, des penseurs très distingués. On peut même dire que, pendant ce temps, le monde musulman a été supérieur, pour la culture intellectuelle, au monde chrétien »
— Conférence prononcée à la Sorbonne, L'Islamisme et la Science, 1883.






"L'école est la vraie concurrence du temple."

(Ernest Renan / 1823-1892 / L'Avenir de la science / 1848)




La Suite de la presentation de Ernest Renan de Wiki


"Mais Renan n'est pas exempt de contradictions sur l'Islam comme le fera remarquer Gustave Le Bon : "l'antagonisme intérieur entre l'homme ancien créé par les préjugés du passé, et l'homme moderne formé par l'observation personnelle, produit dans l'expression des opinions les contradictions les plus curieuses". Ainsi poursuit Le Bon : "Le lecteur trouvera un exemple remarquable de ces contradictions, dans l'intéressante conférence faite à la Sorbonne, sur l'islamisme : l'auteur veut prouver la nullité des Arabes, mais chacune de ses assertions se trouve généralement combattue par lui-même à la page suivante (...) les préjugés s'effacent un instant, le savant reparaît et est obligé de reconnaître l'influence exercée par les Arabes sur le moyen âge, et l'état prospère des sciences en Espagne pendant leur puissance. Malheureusement les préjugés inconscients l'emportent bientôt...". Finalement, conclut Le Bon, "L'éminent écrivain semble un peu chagrin quelquefois de la façon dont il malmène les Arabes. La lutte entre l'homme ancien et l'homme moderne aboutit à cette conclusion tout à fait imprévue, qu'il regrette de n'être pas un disciple du prophète :

« Je ne suis jamais entré dans une mosquée, sans une vive émotion, et, le dirai-je, sans un certain regret de n'être pas musulman. »  .. "
....

Quelques jolis citation :

Races supérieures et inférieures :

«La mort d'un Français est un événement dans le monde moral; celle d'un Cosaque n'est guère qu'un fait physiologique: une machine fonctionnait qui ne fonctionne plus. Et quant à la mort d'un sauvage, ce n'est guère un fait plus considérable dans l'ensemble des choses que quand le ressort d'une montre se casse, et même ce dernier fait peut avoir de plus graves conséquences, par cela seul que la montre en question fixe la pensée et excite l'activité d'hommes civilisés».
L'Avenir de la science - pensées de 1848, Calmann-Levy, 1890, p.522

« ... La nature a fait une race d'ouvriers. C'est la race chinoise d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur ; gouvernez-la avec justice en prélevant d'elle pour le bienfait d'un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante, elle sera satisfaite une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l'ordre ; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien ».
La Réforme intellectuelle et morale (1871), Editions Complexe, 1990, p.94

« Vous avez fait là un livre des plus remarquables, plein de vigueur et d'originalité d'esprit, seulement bien peu fait pour être compris en France ou plutôt fait pour y être mal compris. L'esprit français se prête peu aux considérations ethnographiques: la France croit très peu à la race, [...] Le fait de la race est immense à l'origine; mais il va toujours perdant de son importance, et quelquefois comme en France, il arrive à s'effacer complètement. Est-ce là absolument parler de décadence ? Oui, certes au point de vue de la stabilité des institutions, de l'originalité des caractères, d'une certaine noblesse dont je tiens pour ma part le plus grand compte dans l'ensemble des choses humaines. Mais aussi que de compensations ! Sans doute si les éléments nobles mêlés au sang d'un peuple arrivaient à s'effacer complètement, alors ce serait une avilissante égalité, analogue à celle de certains États de l'Orient et, à quelques égards de la Chine. Mais c'est qu'en réalité une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d'un peuple suffit pour l'ennoblir, au moins quant aux effets historiques ; c'est ainsi que la France, nation si complètement tombée en roture, joue en réalité dans le monde le rôle d'un gentilhomme. En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l'immixtion aux grandes races ne ferait qu'empoisonner l'espèce humaine, je conçois pour l'avenir une humanité homogène ».
Dans une lettre envoyée à Arthur de Gobineau en 1856 après avoir lu son essai sur l'inégalité des races humaines.

philolog raciste, propagandiste de la colonisation, un des fondateurs de l'antisémitisme savant (ou scientifique) :

Propagandiste de la colonisation :

« La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure n’a rien de choquant…lol ».
La Réforme intellectuelle et morale (1871), Editions Complexe, 1990, p.92

Article pierre : ERNEST RENAN 1823 - 1892, Le racisme fait autorité
http://lesogres.org/article.php3?id_article=575
"Propagandiste de la colonisation, Renan fut très versé dans les questions de suprématie raciale et de sang avec une prétention scientifique évidente. Le 26 juin 1856, il répond à Arthur de Gobineau auteur de l’emblématique Essai sur l’inégalité des races humaines [1853] qui a été le livre de chevet du racisme scientifique depuis le 19ème siècle. Son argumentation souscrit clairement à l’anthropologie physique, la hiérarchie de sang étant responsable des aptitudes des peuples à prospérer : ...Mais c’est qu’en réalité, une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d’un peuple suffit pour l’ennoblir, au moins quant aux effets historiques... Pour ce qui est de l’échelle des races humaines pour celles qui ont l’heur de mériter le qualificatif d’humain, l’écrivain, historien et penseur est péremptoire : ... « En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l’immixtion aux grandes races ne ferait qu’empoisonner l’espèce humaine... »


Fondateur d’un antisémitisme savant et racialiste en France :

"....Il est le fondateur d’un antisémitisme savant et racialiste, en France (Pierre-André Taguieff, « Quand on pensait le monde en termes de races », entretien, L’Histoire, n° 214, octobre 1997. Voir aussi Léon Poliakov, Le mythe aryen, op. cit., p. 260-263). Renan pensait qu’il existait un « sémitisme », sorte d’agrégat des tendances naturelles, instinctives, de la « race sémitique ». Et Renan montrait un certain mépris envers ce « sémitisme », hostilité essentialisante, raciste, visant tous ceux qu’il tenait comme appartenant à la race « sémitique », les Hébreux évidemment, mais aussi les Arabes, et tous les peuples habituellement considérés comme « sémites ». Aux « sémites », secs, fanatiques, incapables de science, Renan oppose systématiquement les « Aryens », ou les « Indo-européens » artistes, créatifs, politiques, philosophes, humanisant la stricte religiosité « sémitique » en un universel christianisme. Dans plusieurs textes majeurs de 1855 à 1862, Renan martèle sa conviction de l’infériorité raciale des « sémites ». Il s’agit notamment de son Histoire générale et système comparé des langues sémitiques, 1855 (repris dans œuvres complètes, Calmann-Lévy, 1947, t. VIII); des « Nouvelles considérations sur les peuples sémitiques et en particulier sur leur tendance au monothéisme », Journal Asiatique, Cinquième série, tome XIII, février-mars 1859; et de son « Discours d’ouverture du cours de langue hébraïque, chaldaïque et syriaque au Collège de France », De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation, Michel Lévy Frères, 1862. Renan écrivait en 1855 que la race sémitique « représente réellement une combinaison inférieure de la nature humaine » et « se reconnaît presque uniquement à des caractères négatifs » (Histoire générale et système comparé des langues sémitiques, cité dans L’Histoire, n° 214, octobre 1997, p. 37). On pourrait multiplier les citations racistes de Renan contre les « sémites » et contre le « sémitisme », cette fiction inventée par Renan qui désigne par là une mentalité véritablement raciale des sémites. "
.....

" Renan demeurerait un raciste ordinaire convaincu jusqu’à la fin de sa vie puisqu’il écrivait encore en 1890 que « l’inégalité des races [était] constatée » (cité par Léon Poliakov, Le mythe aryen, op. cit., p. 351). Nous ne nous apesantirons pas ici sur ses justifications de la domination des blancs sur les noirs, dont il faut toutefois rappeler qu’elles n’étaient que le produit d’un racisme largement répandu dans les mentalités de l’époque... " 
http://www.phdn.org/antisem/antisemitismelemot.html

etc..etc..
 
 


Ce message a été modifié par TUNIMAG - mardi 19 février 2008 à 16:42.
mardi 19 février 2008 à 16:41
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On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il y en avait cent trente millions en 1900.

Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut. Les deux guerres mondiales et la décolonisation nous auront vidé de notre vitalité spirituelle et physique.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4 000 milliards de dollars, pendant que l’Occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui, l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior est allé s’humilier en Arabie Saoudite pour demander un prix discount sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Cela au moment où nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais été aussi bien gérées et rentables (elles sont valorisées à 11 fois leurs bénéfices nets à Paris). C’est bien l’Occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage politique et même religieux qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : le pape actuel est courageux (on se souvient de la guerre qui lui fut déclarée récemment), intellectuellement remarquable, mais il n’a guère de divisions… Les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne.

On ne parlera pas des cathos de gauche… Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temporelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme plus efficace que le nôtre.

La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs. Il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains “kafirs” (incroyants) britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on fait peu à peu disparaître tous les arbres de Noël.

C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens, sans les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des amis comme cela, on n’a même plus besoin d’ennemis…

Sept ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation en Occident ; qu’il va s’imposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’Occident moderniste. Aujourd’hui, ce dernier est nihiliste, sénile et vénal, et il a même plié sur le plan matériel : le xxie siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.

mardi 19 février 2008 à 17:50
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Namsiko
mardi 19 février 2008 à 16:41
On adore nous dire qu'il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu'on oublie de nous dire, c'est qu'il y en avait cent trente millions en 1900.

Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s'en faut. Les deux guerres mondiales et la décolonisation nous auront vidé de notre vitalité spirituelle et physique.

Les musulmans maîtrisent l'arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l'arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4 000 milliards de dollars, pendant que l'Occident, de l'Espagne à l'Amérique en passant par la France ou l'Italie croule sous les dettes. Aujourd'hui, l'Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l'argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l'émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior est allé s'humilier en Arabie Saoudite pour demander un prix discount sur le pétrole que bien sûr il n'a pas obtenu. Cela au moment où nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n'ont pourtant jamais été aussi bien gérées et rentables (elles sont valorisées à 11 fois leurs bénéfices nets à Paris). C'est bien l'Occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l'usage politique et même religieux qui pourrait être fait de l'or noir.

D'autres éléments sont à prendre en compte : le pape actuel est courageux (on se souvient de la guerre qui lui fut déclarée récemment), intellectuellement remarquable, mais il n'a guère de divisions… Les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne.

On ne parlera pas des cathos de gauche… Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d'effet, on s'en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d'écraser l'église, pendant qu'en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l'islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d'un strict lien entre la vie temporelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c'est un monothéisme plus efficace que le nôtre.

La brutalité ou l'intransigeance de l'islam attirent d'ailleurs beaucoup d'anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs. Il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l'essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l'on impose la viande hallal à l'école primaire à certains "kafirs" (incroyants) britanniques, où l'on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l'on fait peu à peu disparaître tous les arbres de Noël.

C'est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens, sans les chasser, comme ils l'ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des amis comme cela, on n'a même plus besoin d'ennemis…

Sept ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l'islam a gagné la bataille de la globalisation en Occident ; qu'il va s'imposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu'on nous l'a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l'Occident moderniste. Aujourd'hui, ce dernier est nihiliste, sénile et vénal, et il a même plié sur le plan matériel : le xxie siècle a donc de fortes chances d'être musulman, au moins dans notre partie du monde.




si tu veux faire du prosélytismes il y a des sites pour ça , sinon continue de rêver si à ça te fais du bien ,abruti
mardi 19 février 2008 à 18:13
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Okomarac
mardi 19 février 2008 à 01:17

Citation d'Ernest Renan


(1823 - 1892)

Historien, philosophe et écrivain français,
ayant abandonné ses études de prêtrise

"L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit."
(Ernest Renan / 1823-1892 / conférence à la Sorbonne, 1883)




lire explication :



mardi 19 février 2008 à 18:20
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TUNIMAG


Je sais qui est Renan et qu'il était raciste , c'est la question qu'il pose qui est intéressante et est plus que jamais d'actualité .

mardi 19 février 2008 à 18:25
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Edit :

Erreur dans le lien wikipédia d' Ernest le magnifique.

Voici le bon lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Renan


Ce message a été modifié par TUNIMAG - mardi 19 février 2008 à 18:48.
mardi 19 février 2008 à 18:55
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faut demander à cavada.
mardi 19 février 2008 à 18:56
Citer +Citer
faut demander à cavada.
mardi 19 février 2008 à 19:28
Citer +Citer
Cela dépend plutot de l'interprétation que certains en font !



mardi 19 février 2008 à 23:39
Citer +Citer

Okomarac
mardi 19 février 2008 à 01:17

Citation d'Ernest Renan


(1823 - 1892)

Historien, philosophe et écrivain français,
ayant abandonné ses études de prêtrise



"L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit."
(Ernest Renan / 1823-1892 / conférence à la Sorbonne, 1883)


"L'école est la vraie concurrence du temple."
(Ernest Renan / 1823-1892 / L'Avenir de la science / 1848)




Oui, raison pour laquelle je confirme que soit l'Islam se modernise, se reforme, soit il sera de plus en plus à la marge de la société ... Mais c'est aux musulmans qu'incombe cette très lourde tâche...



mercredi 20 février 2008 à 00:02
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Namsiko
mardi 19 février 2008 à 16:41
On adore nous dire qu'il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu'on oublie de nous dire, c'est qu'il y en avait cent trente millions en 1900.

Les musulmans maîtrisent l'arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l'arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4 000 milliards de dollars, pendant que l'Occident, de l'Espagne à l'Amérique en passant par la France ou l'Italie croule sous les dettes. Aujourd'hui, l'Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l'argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l'émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior est allé s'humilier en Arabie Saoudite pour demander un prix discount sur le pétrole que bien sûr il n'a pas obtenu. Cela au moment où nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n'ont pourtant jamais été aussi bien gérées et rentables (elles sont valorisées à 11 fois leurs bénéfices nets à Paris). C'est bien l'Occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l'usage politique et même religieux qui pourrait être fait de l'or noir.

Sept ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l'islam a gagné la bataille de la globalisation en Occident ; qu'il va s'imposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu'on nous l'a dit.





Sans nom
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Les musulmans maîtrisent l'arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l'arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4 000 milliards de dollars, pendant que l'Occident, de l'Espagne à l'Amérique en passant par la France ou l'Italie croule sous les dettes. Aujourd'hui, l'Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l'argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l'émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.





Ils devraient maîtriser l'arme économique, mais sont loin de la maîtriser. L' Algérie est certes plus riche que la France... mais ça ne lui empêche pas de s'endetter... et encore si c'était pour financer de vraies avancées...



Sans nom
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Bush junior est allé s'humilier en Arabie Saoudite pour demander un prix discount sur le pétrole que bien sûr il n'a pas obtenu.




C'est ce qu'on a bien voulu nous faire croire... l'Administration Bush, fait ce que bon lui semble en Arabie Saoudite.


Sans nom
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Sept ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l'islam a gagné la bataille de la globalisation en Occident ; qu'il va s'imposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu'on nous l'a dit.




Disons, un peu plus de 6 ans et demi... le 11/09 ! Quelle gobalisation en Occident ???
Tu désignes les musulmans sous un bien mauvais angle ! Il y a les musulmans proprement dits comme tu dis et qui sont la très grand majorité... qui vivent comme toi et moi... et il y a la minorité intégriste... Leur seul problème, est qu'ils devraient faire évoluer leurs croyances, les adapter à notre sièce et aux suivants... ce qui est la discussion de ce topic...