La Suite de la presentation de Ernest Renan de Wiki "Mais Renan n'est pas exempt de contradictions sur l'Islam comme le fera remarquer Gustave Le Bon : "l'antagonisme intérieur entre l'homme ancien créé par les préjugés du passé, et l'homme moderne formé par l'observation personnelle, produit dans l'expression des opinions les contradictions les plus curieuses". Ainsi poursuit Le Bon : "Le lecteur trouvera un exemple remarquable de ces contradictions, dans l'intéressante conférence faite à la Sorbonne, sur l'islamisme :
l'auteur veut prouver la nullité des Arabes, mais chacune de ses assertions se trouve généralement combattue par lui-même à la page suivante (...) les préjugés s'effacent un instant, le savant reparaît et est obligé de reconnaître l'influence exercée par les Arabes sur le moyen âge, et l'état prospère des sciences en Espagne pendant leur puissance.
Malheureusement les préjugés inconscients l'emportent bientôt...". Finalement, conclut Le Bon, "L'éminent écrivain semble un peu chagrin quelquefois de la façon dont il malmène les Arabes. La lutte entre l'homme ancien et l'homme moderne aboutit à cette conclusion tout à fait imprévue, qu'il regrette de n'être pas un disciple du prophète :
« Je ne suis jamais entré dans une mosquée, sans une vive émotion, et, le dirai-je, sans un certain regret de n'être pas musulman. » .. "
....
Quelques jolis citation :Races supérieures et inférieures :
«La mort d'un Français est un événement dans le monde moral;
celle d'un Cosaque n'est guère qu'un fait physiologique: une machine fonctionnait qui ne fonctionne plus. Et quant à la mort d'
un sauvage,
ce n'est guère un fait plus considérable dans l'ensemble des choses que quand le ressort d'une montre se casse, et même ce dernier fait peut avoir de plus graves conséquences, par cela seul que la montre en question fixe la pensée et excite l'activité d'hommes civilisés».
L'Avenir de la science - pensées de 1848, Calmann-Levy, 1890, p.522
« ...
La nature a fait une race d'ouvriers. C'est la race chinoise d'une dextérité de main merveilleuse, sans presque aucun sentiment d'honneur ; gouvernez-la avec justice en prélevant d'elle pour le bienfait d'un tel gouvernement un ample douaire au profit de la race conquérante,
elle sera satisfaite une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre : soyez pour lui bon et humain, et tout sera dans l'ordre ; une race de maîtres et de soldats, c'est la race européenne. Que chacun fasse ce pour quoi il est fait et tout ira bien ».
La Réforme intellectuelle et morale (1871), Editions Complexe, 1990, p.94
« Vous avez fait là un livre des plus remarquables, plein de vigueur et d'originalité d'esprit, seulement bien peu fait pour être compris en France ou plutôt fait pour y être mal compris. L'esprit français se prête peu aux considérations ethnographiques: la France croit très peu à la race, [...] Le fait de la race est immense à l'origine; mais il va toujours perdant de son importance, et quelquefois comme en France, il arrive à s'effacer complètement. Est-ce là absolument parler de décadence ? Oui, certes au point de vue de la stabilité des institutions, de l'originalité des caractères, d'une certaine noblesse dont je tiens pour ma part le plus grand compte dans l'ensemble des choses humaines. Mais aussi que de compensations ! Sans doute si les éléments nobles mêlés au sang d'un peuple arrivaient à s'effacer complètement, alors ce serait une avilissante égalité, analogue à celle de certains États de l'Orient et, à quelques égards de la Chine.
Mais c'est qu'en réalité une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d'un peuple suffit pour l'ennoblir, au moins quant aux effets historiques ; c'est ainsi que la France, nation si complètement tombée en roture, joue en réalité dans le monde le rôle d'un gentilhomme. En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l'immixtion aux grandes races ne ferait qu'empoisonner l'espèce humaine, je conçois pour l'avenir une humanité homogène ».
Dans une lettre envoyée à
Arthur de Gobineau en 1856 après avoir lu son essai sur l'inégalité des races humaines.
philolog raciste, propagandiste de la colonisation, un des fondateurs de l'antisémitisme savant (ou scientifique) :
Propagandiste de la colonisation :« La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre…
La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure n’a rien de choquant…lol ».
La Réforme intellectuelle et morale (1871), Editions Complexe, 1990, p.92
Article pierre : ERNEST RENAN 1823 - 1892, Le racisme fait autorité
http://lesogres.org/article.php3?id_article=575"Propagandiste de la colonisation, Renan fut très versé dans les questions de suprématie raciale et de sang avec une prétention scientifique évidente. Le 26 juin 1856, il répond à Arthur de Gobineau auteur de l’emblématique Essai sur l’inégalité des races humaines [1853] qui a été le livre de chevet du racisme scientifique depuis le 19ème siècle. Son argumentation souscrit clairement à l’anthropologie physique,
la hiérarchie de sang étant responsable des aptitudes des peuples à prospérer : ...
Mais c’est qu’en réalité, une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d’un peuple suffit pour l’ennoblir, au moins quant aux effets historiques... Pour ce qui est de l’échelle des races humaines pour celles qui ont l’heur de mériter le qualificatif d’humain, l’écrivain, historien et penseur est péremptoire : ...
« En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l’immixtion aux grandes races ne ferait qu’empoisonner l’espèce humaine... »
Fondateur d’un antisémitisme savant et racialiste en France : "....Il est le fondateur d’un antisémitisme savant et racialiste, en France (Pierre-André Taguieff, « Quand on pensait le monde en termes de races », entretien, L’Histoire, n° 214, octobre 1997. Voir aussi Léon Poliakov, Le mythe aryen, op. cit., p. 260-263). Renan pensait qu’il existait un « sémitisme », sorte d’agrégat des tendances naturelles, instinctives, de la « race sémitique ». Et Renan montrait un certain mépris envers ce « sémitisme », hostilité essentialisante, raciste, visant tous ceux qu’il tenait comme appartenant à la race « sémitique », les Hébreux évidemment, mais aussi les Arabes, et tous les peuples habituellement considérés comme « sémites ». Aux « sémites », secs, fanatiques, incapables de science, Renan oppose systématiquement les « Aryens », ou les « Indo-européens » artistes, créatifs, politiques, philosophes, humanisant la stricte religiosité « sémitique » en un universel christianisme. Dans plusieurs textes majeurs de 1855 à 1862, Renan martèle sa conviction de l’infériorité raciale des « sémites ». Il s’agit notamment de son Histoire générale et système comparé des langues sémitiques, 1855 (repris dans œuvres complètes, Calmann-Lévy, 1947, t. VIII); des « Nouvelles considérations sur les peuples sémitiques et en particulier sur leur tendance au monothéisme », Journal Asiatique, Cinquième série, tome XIII, février-mars 1859; et de son « Discours d’ouverture du cours de langue hébraïque, chaldaïque et syriaque au Collège de France », De la part des peuples sémitiques dans l’histoire de la civilisation, Michel Lévy Frères, 1862. Renan écrivait en 1855 que la race sémitique « représente réellement une combinaison inférieure de la nature humaine » et « se reconnaît presque uniquement à des caractères négatifs » (Histoire générale et système comparé des langues sémitiques, cité dans L’Histoire, n° 214, octobre 1997, p. 37). On pourrait multiplier les citations racistes de Renan contre les « sémites » et contre le « sémitisme », cette fiction inventée par Renan qui désigne par là une mentalité véritablement raciale des sémites. "
.....
" Renan demeurerait un raciste ordinaire convaincu jusqu’à la fin de sa vie puisqu’il écrivait encore en 1890 que « l’inégalité des races [était] constatée » (cité par Léon Poliakov, Le mythe aryen, op. cit., p. 351). Nous ne nous apesantirons pas ici sur ses justifications de la domination des blancs sur les noirs, dont il faut toutefois rappeler qu’elles n’étaient que le produit d’un racisme largement répandu dans les mentalités de l’époque... "
http://www.phdn.org/antisem/antisemitismelemot.htmletc..etc..