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lundi 07 juillet 2008 à 15:02
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Après la nouvelle loi de sécurité intérieure, on continue dans le sécuritaire : il semblerait que la présidence Française de l'Union européenne, joue des coudes pour faire fliquer les connexions Internet par nos FAI (Free, Orange, Neuf, etc.)


Sans nom
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Le Groupement européen des sociétés d'auteurs et compositeurs (Gesac), qui regroupe trente-quatre des plus importantes sociétés d'auteurs de l'Union européenne et représente plus de 500 000 auteurs ou ayants droit, reconnaît avoir appuyé plusieurs des amendements proposés afin d'introduire, dans le droit européen, le principe de la "riposte graduée". Tout comme la SACD, le Gesac insiste sur le fait qu'il s'agit d'une démarche "pédagogique", qu'ils ne veulent pas surveiller leurs clients, ni les amener au tribunal, mais les prévenir qu'ils encourent des sanctions, voire une déconnexion.

Interrogé sur la proposition de légaliser certains logiciels espions, le Gesac estime que cela pourrait permettre aux FAI de proposer à leurs clients d'installer des logiciels leur permettant de surveiller l'utilisation qui est faite de leur ordinateur : "Je ne vois pas un grand problème à mettre l'Internet sous surveillance ; on doit pouvoir soit filtrer, soit disposer d'une sorte d'alarme qui indiquerait que telle adresse IP fait quelque chose d'illicite."




http://www.lemonde.fr/technologies/article...#ens_id=1048963


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Pour Christophe Espern, cofondateur de La Quadrature du Net, "ils pavent la voie à la surveillance et au filtrage d'Internet par des sociétés privées, des juridictions d'exception et des mesures techniques orwelliennes. C'est aberrant pour les libertés mais aussi pour le développement économique européen". Une analyse partagée par Monica Horten, qui, dans les années 80 et 90, a été journaliste spécialiste des télécommunications, et qui prépare depuis 2007 une thèse, à l'université de Westminster, consacrée à "la bataille politique autour du contenu en ligne dans l'Union européenne". S'il était adopté en l'état, le Paquet Télécom obligerait, selon elle les fournisseurs d'accès à l'Internet (FAI), à surveiller ce que font leurs abonnés, à filtrer le contenu de leurs communications, mais aussi à s'assurer de leur licéité et, en cas de suspicion d'infraction, à prévoir une série de sanctions, tout en bloquant l'accès à certains sites ou échanges de pair à pair (peer to peer, ou P2P).





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La défense de la propriété intellectuelle ne fait pas partie des priorités affichées par Nicolas Sarkozy dans le cadre de sa présidence de l'Union européenne. Mais, pour Guy Bono, "il est difficile de ne pas voir un lien avec le début de la présidence française. Sarkozy, aidé par ses amis britanniques [qui préparent un projet de loi similaire, NDLR] surfe sur la présidence française pour étendre ses positions sécuritaires et légaliser son projet de riposte graduée au niveau européen. Pour une présidence du pays des droits de l'homme, ça commence bien !".




http://www.lemonde.fr/technologies/article...#ens_id=1048963



Ce message a été modifié par Yorgat - lundi 07 juillet 2008 à 15:04.
lundi 07 juillet 2008 à 16:12
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Riposte graduée et surveillance du web : une journée décisive
Un paquet peu cadeau

C’est aujourd’hui que va être décidé le sort du paquet télécom. Le 7 juillet, ce lot de directives touchant les communications électroniques va être finalisé en commission, avant un vote à la rentrée. François Pellegrini, maître de Conférences, a envoyé une note aux députés européens pour les éclairer des dangers de ce texte.

Plusieurs amendements déposés parfois trop rapidement préparent en effet le terrain au déploiement massif de la riposte graduée et de la surveillance des réseaux en Europe, constituant en plus en menace pour les logiciels libres.

Internet, version informatique de confiance

« L'impact de ces amendements d'intérêt privé est considérable : en plus de transformer la ressource publique mondiale qu'Internet est devenu en un réseau de distribution privé pour le bénéfice de quelques acteurs, ils permettent aux autorités de régulation de mettre en œuvre, sans aucun contrôle démocratique, des outils automatiques de surveillance du comportement des usagers de l'Internet, jusqu'au sein même de leurs propres ordinateurs (une pratique parfois appelée « informatique de confiance », « trusted computing » en anglais), et de les bannir de cette ressource mondiale sans aucune décision de justice (approche appelée « riposte graduée », ou parfois en anglais « threestrikes approach ») », écrit le chercheur qui dénonce des amendements furtifs écrits et poussés par le lobby de l’industrie culturelle.

Le flou sur le licite et l'illicite

La note de l’auteur (disponible sur ce lien) souligne qu’Internet a changé les bonnes vieilles habitudes prises depuis Gutenberg. « Toute révolution technologique favorise certains acteurs et en faire disparaître d'autres », reconnait l’auteur. Avec la possibilité de transformer la rareté en abondance, le Net torpille les concentrations industrielles. Fini donc ces positions dominantes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les carrières et les succès des artistes. « Les petits groupes de musique peuvent trouver des auditeurs loin de leur région d'origine en diffusant certaines de leurs œuvres sur leurs sites web personnels ou sur des sites mutualisés (...) avec des bénéfices par exemplaires bien supérieurs à ceux qu'ils pouvaient obtenir de la part des éditeurs et distributeurs traditionnels ». Du coup, les manœuvres constatées aujourd’hui en France (loi Création et Internet) et en Europe (des amendements cavaliers, dans le paquet télécom) traduisent un processus de retour en arrière en réintroduisant une rareté artificielle. Contre la fluidité des échanges, la technique s’appuie alors sur le filtrage, la discrimination, le blocage et prend pour levier la notion d’actions « illicites ». Une notion particulièrement fuyante.

Qui aura les clefs du web ?

« Tous les amendements en question créent une distinction entre ce qui est « licite » et « illicite ». La question clé arrive immédiatement : comment peut-on savoir si un contenu ou une application est « licite » ou non ? » Techniquement, aucun moyen, car seul le jugement humain permet une telle démarche. Mécaniquement, l’entité qui prend le contrôle de la définition du licite et de l’illicite, aujourd’hui des groupes privés, prend les clefs du Net dans sa poche. On oscille sans mal alors entre le filtrage protocolaire (P2P, avec tous les effets de bords que cela implique vis-à-vis des effets bénéfiques de cette technologie) et le filtrage des contenus (violation de la vie privée).

Selon François Pellegrini, ces deux voies sont cependant inopérantes : « le cryptage des communications empêche les agents intermédiaires d'analyser le contenu des données échangées, et des systèmes de transfert de données peuvent être bâtis au-dessus, par exemple, du système de courrier électronique, de façon à ce que des fragments de fichiers soient envoyés lorsque des entêtes spécifiques de courrier sont utilisés. La surveillance de ces échanges, surtout si elle est effectuée par des entités privées, entrera nécessairement en conflit frontal avec le droit à la correspondance privée. Cette dernière doit-elle être subordonnée à des intérêts privés ? »

Une riposte graduée disproportionnée

Sur la riposte graduée à la française, les abus d’un tel processus sont criants. Des membres de la même famille utilisant la même adresse IP vont se retrouver sanctionnés pour des actes dont ils sont étrangers. N’est-ce pas une démarche disproportionnée ? Pour les entreprises, qui sera poursuivi ? Vont-elles être bannies du Net ? Évoquons à peine la solidité toute relative des clefs pour les réseaux Wifi… Une situation d’autant plus douloureuse que les voies de recours ne seront pas suspensives. Un internaute sanctionné du fait du piratage de sa ligne Wifi par un voisin se verra exclu du Net même s'il attaque la décision avec les moyens du bord.

En toile de fond, le libre

Pour le chercheur, un autre effet néfaste de cette armada en formation est l’exclusion de solutions logiciels non certifiées. Face à du contenu « premium » et licite, « tout programme non reconnu par le fabricant du système ne peut interagir avec ces données ». Du contrôle du licite et de l’illicite sur le web, ces solutions permettent encore d’écarter les solutions libres, lesquelles s’acoquinent peu avec les mesures techniques de protection et l’impératif de secret qu’elles imposent. « Être capable d'imposer, par le biais des autorités nationales ou de celles qu'on appelle les « parties prenantes », de telles « mesures techniques », est un moyen subtil, mais terriblement efficace de biaiser le marché au détriment des logiciels libres et des services nouveaux offerts par des individus ou PME innovantes ».

« Le « paquet télécom » est un ensemble de directives destinées à créer un marché unique dans le secteur des télécommunications, et à préserver l'intérêt des consommateurs. Il traite des canaux de communication, mais absolument pas des contenus et services qui sont offerts et seront offerts dans le futur ». Or, la série d’amendements dénoncés déconnecte cet objectif premier pour favoriser les solutions de rente, sur fond de risques aigus pour les droits et libertés et la neutralité du web. « Comme la mutation des services de contenu à l'ère de l'Internet est un sujet d'extrême importance, un débat parlementaire sur ce sujet est absolument nécessaire, dans un cadre qui reste encore à définir », conclut le chercheur.

Sur le thème, on pourra lire l’interview de Guy Bono par Ecrans.fr, selon qui « les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois ». Sur le processus de vote et les moyens d'action ouverts aux citoyens européens, on pourra également lire cette page.

Sources: PCInpact

lundi 07 juillet 2008 à 16:30
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Si les gens ne vont plus au cinéma c'est parce qu'ils n'ont pas d'argent et non pas parce que ce sont des pirates.
lundi 07 juillet 2008 à 16:59
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Je ne sais pas si les gens n'ont plus d'argent mais vu le prix des places je n'y vais plus
mais je ne suis pas vraiment un cinéphile
lundi 14 juillet 2008 à 01:36
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Sans nom
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Après la nouvelle loi de sécurité intérieure, on continue dans le sécuritaire : il semblerait que la présidence Française de l'Union européenne, joue des coudes pour faire fliquer les connexions Internet par nos FAI (Free, Orange, Neuf, etc.)




Oh ?

Tous les jours nos médias officiels couinent contre les blogs, des voix celestes s'élèvent,
ça les emmer-de eux et le gouvernement que l'info puisse leur echapper, qu'elle ne soit pas filtrée, qu'elle ne ressemble pas toujours sur le net au politiquement correct d'un Le Monde ou d'un Figaro, ou d'un FR3 ou Arte, ou encore un France inter, france info ....

alors oui bien sur, sous le pretexte de protection contre la pédophilie ou le terrorisme, internet sera demain fliqué,
et aussi taxé, bien sur,



Il regarda l’énorme visage. Il lui avait fallu quarante ans pour comprendre le sourire qui se cachait derrière cette moustache sombre. O cruelle, inutile incompréhension ! O exil volontaire et obstiné, loin de la poitrine aimante ! Deux larmes empestées de gin coulèrent de part et d’autre de son nez. Mais il allait bien, tout allait bien. La lutte était terminée. La lutte qu’il menait contre lui-même. Il aimait Big Brother.
,
George Orwell, 1984,
lundi 14 juillet 2008 à 11:56
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Une connerie de plus.

Et s'ils pensent qu'après ça, les gens vont plus acheter de la presse écrite, des cds ou des dvds ou aller au ciné,eh ben ils se trompent.

Et de manière plus globale, petit à petit, un certain nombre de libertés sont rognées.
Le plus significatif, c'est quand même ces foutus centres de rétention. Une vraie HONTE.
lundi 14 juillet 2008 à 18:33
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donfitz
lundi 14 juillet 2008 à 11:56
Une connerie de plus.

Et s'ils pensent qu'après ça, les gens vont plus acheter de la presse écrite, des cds ou des dvds ou aller au ciné,eh ben ils se trompent.

Et de manière plus globale, petit à petit, un certain nombre de libertés sont rognées.
Le plus significatif, c'est quand même ces foutus centres de rétention. Une vraie HONTE.




internet??? wub.gif
lundi 14 juillet 2008 à 18:55
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donfitz
lundi 14 juillet 2008 à 11:56
Une connerie de plus.
Et s'ils pensent qu'après ça, les gens vont plus acheter de la presse écrite, des cds ou des dvds ou aller au ciné,eh ben ils se trompent.

Et de manière plus globale, petit à petit, un certain nombre de libertés sont rognées.
Le plus significatif, c'est quand même ces foutus centres de rétention. Une vraie HONTE.



J'espère que tu es au courant de la date de création des centres de rétention administrative aussi appelés CRA?
1981!! Ce n'est donc pas ce gouvernement qui les a créés.
Donc ce n'est pas petit à petit qu'on se mêle de renvoyer des étrangers chez eux quand ils sont entrés de manière ILLEGALE sur notre territoire
et encore le gouvernement à l'époque n'a fait, et c'est très bien, que formaliser et règlementer l'existant
lundi 14 juillet 2008 à 19:08
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Jackouille
lundi 07 juillet 2008 à 16:59
J'espère que tu es au courant de la date de création des centres de rétention administrative aussi appelés CRA?
1981!! Ce n'est donc pas ce gouvernement qui les a créés.
Donc ce n'est pas petit à petit qu'on se mêle de renvoyer des étrangers chez eux quand ils sont entrés de manière ILLEGALE sur notre territoire
et encore le gouvernement à l'époque n'a fait, et c'est très bien, que formaliser et règlementer l'existant




Peu importe la date, la gauche ou la droite, c'est une honte
lundi 14 juillet 2008 à 21:15
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donfitz
lundi 14 juillet 2008 à 11:56
Peu importe la date, la gauche ou la droite, c'est une honte





c est vrai faudrais les expluser de suite .... ca sert a rien dattendre laugh.gif


Ce message a été modifié par lrplx - lundi 14 juillet 2008 à 21:15.
lundi 14 juillet 2008 à 21:37
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donfitz
lundi 14 juillet 2008 à 11:56
Peu importe la date, la gauche ou la droite, c'est une honte



Il n' ya aucune honte à cela
pas UN pays au monde n'accepte la venue de clandestins sur son territoire.
lundi 06 octobre 2008 à 11:51
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Nicolas Sarkozy dégaine son stylo pour sauver la riposte graduée
Pompier, bon oeil

Dans une lettre adressée à José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy, a ouvertement demandé le retrait de l’amendement 138, pourtant voté à une large majorité par les eurodéputés.

L’amendement 138, bâton dans les roues du ministère de la Culture, impose par principe l’intervention du juge judiciaire pour toute atteinte aux libertés fondamentales : « Aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire en application notamment de l'article 11 de la charte des droits fondamentaux, sauf en cas de menace à la sécurité publique où la décision judiciaire peut intervenir postérieurement » explique ce fameux « 138 ».

Une intervention pronostiquée par Guy Bono

Cette intervention du président français (également du Conseil Européen) avait été crainte et pronostiquée avec justesse par Guy Bono, auteur du texte, dans une interview donnée dans nos colonnes. A la question « y a-t-il un réel risque juridique ou politique de remise en cause de ce qui a été voté aujourd’hui ? », l’eurodéputé nous répondait : « Oui ! Vous savez, le Président de l’Union européenne étant Nicolas Sarkozy, la riposte graduée est un de ses engagements pris pendant sa campagne électorale. Il peut être tenté à un moment donné de faire un passage en force. Encore que… je crois qu’il a en tête l’exemple d’Edvige et qu’en France on est très attaché aux libertés ». Raté, à la lecture de cette lettre annoncée par Electron Libre et publiée par Ecrans.fr.


Dans sa lettre, Nicolas Sarkozy appuie donc de tout son poids pour faire sauter le verrou de l’amendement 138 : « Je me réjouis que l’approche française de lutte contre le piratage, fondée sur la pédagogie et la dissuasion de préférence à la répression judiciaire, suscite une adhésion croissante des autres États membres. Il est toutefois crucial que la Commission soit très vigilante face aux menaces [NDLR : contre la riposte graduée] qui se manifestent au Parlement européen à l’occasion du vote du troisième « paquet télécom» » explique Nicolas Sarkozy avant d’éclairer de son phare Barroso : « Il est fondamental que l’amendement n°138 adopté par le Parlement européen soit rejeté par la Commission. Cet amendement tend à exclure la possibilité pour les États membres d’appliquer une stratégie intelligente de dissuasion du piratage ».

Une lettre en guise de chien d'aveugle

Ce risque contre « la stratégie intelligente », Christine Albanel ne l’avait pas vu puisqu’elle répétait à qui voulait l’entendre que l’amendement 138 était sans conséquence pour le cas français. Une interprétation giflée par le chef de l’État et qui montre à elle seule l’incapacité dont ont fait preuve les VRP de la Culture pour « vendre » cette riposte graduée en Europe. Ce n’est pas tous les jours que les eurodéputés de tous bords adoptent un texte à une si large majorité (88%).

Dans un appel du pied, Sarkozy tente de téléguider malgré tout la main du président de la Commission européenne, pour qu’il ignore cette gronde européenne et n’entende que la voix française : « Pour écarter l’amendement, je sollicite votre engagement personnel et celui de la Commissaire en charge du dossier, qui connaît particulièrement la situation des créateurs puisqu’elle était présente cette année encore pour les défendre, à vos côtés, au Festival de Cannes ».

Entre lobbying et autoritarisme

Dans son blog, Philippe Aigrain rappelle à Nicolas Sarkozy et plus généralement aux acteurs de cette scène qui fera date, le contenu de l’article 11 du statut de la fonction publique européenne « Le fonctionnaire doit s’acquitter de ses fonctions et régler sa conduite en ayant uniquement en vue les intérêts des Communautés, sans solliciter ni accepter d’instructions d’aucun gouvernement, autorité, organisation ou personne extérieure à son institution ». Par ailleurs, la Quadrature du Net estime que « le président français, acculé, renoue avec l'un de ses travers : l'autoritarisme ». Après un deuxième vote contre la riposte graduée et plus globalement contre toutes les atteintes disproportionnées aux droits et libertés, la Quadrature juge que « ce serait un déni de démocratie flagrant de la part de la Commission que de céder à une telle demande. »

« Nicolas Sarkozy dirige un pays qui a fondé et préside l'Union européenne. Il devrait admettre que le droit communautaire s'applique aussi à la France et retirer son projet de loi. Mais il ne pense qu'à servir les lobbies du disque et du film qui veulent coûte que coûte faire un précédent en Europe, pour ensuite généraliser la riposte graduée. Le hic, c'est que face aux risques politiques, Viviane Reding, la commissaire en charge du dossier, a renoncé à piétiner le vote sans appel du Parlement européen. Dans sa lettre, Sarkozy demande donc à Barroso de tordre le bras à Reding. En effet, si la Commission ne supprime pas l'amendement, la France devra obtenir un vote contre l'intégralité du Paquet Télécom pour empêcher que l'amendement soit adopté par le Conseil. Ce serait mission impossible » commente un des cofondateurs de La Quadrature du Net. « Sarkozy tente donc de passer en force au Conseil, et ses proches collaborateurs ne cachent pas qu'ils veulent prendre ensuite le Parlement européen de vitesse en faisant adopter en urgence le projet de loi français, avant la seconde lecture du Paquet Télécom. » Et la Quadrature de conclure que « la Commission et les États membres doivent défendre face au président français la position du Parlement européen condamnant la riposte graduée, s'ils veulent montrer que l'Europe démocratique est en vie ».

Le temps presse en France

En France, par ailleurs, le temps presse : c’est mercredi que le Sénat définira son ordre du jour pour les semaines à venir. Le projet Hadopi doit être voté en urgence, donc après un débat démocratique accéléré, pour un texte à ficeler dès la mi-novembre et une application début 2009. Le vote définitif de l’amendement 138 obligerait donc la France à revoir illico sa copie, faute d’avoir bien appris la leçon européenne. « Si le gouvernement est ensuite dans l’obligation de faire marche arrière, cela fera encore comme pour Edvige. Et les citoyens seront amenés à juger des décisions gouvernementales prises un peu à l'emporte-pièce » nous commentait Guy Bono.

A ce jour, le Conseil d’État, la Cnil, l’Arcep, le Parlement européen une fois, deux fois, l’ISOC, l’ASIC, l’AFA et Free (et là et là, encore) ont tous tenus des positions critiques contre le texte français...

Escamoter les procédures démocratiques pour faire sauter l’intervention judiciaire, voilà donc le magnifique faire-part du projet Hadopi programmé, porté et accouché par Nicolas Sarkozy.

Source: http://www.pcinpact.com/actu/news/46474-ni...mp;p=7#c1827206

Il est en train de fouler la démocratie en utilisant son statut de président de l'UE pour rejeter un amendement du parlement Européen, sur le projet paquet telecom, voté à 88%. Je trouve cela vraiment grave, surtout pour quelqu'un qui a rejeté toute contestation par le seul fait d'avoir recueilli 53% des suffrages lors de son élection.


lundi 06 octobre 2008 à 14:30
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La justice allemande est encore en train de faire des misères à Rapidshare car elle estime que la société n’en fait pas assez pour lutter contre le piratage et que ces filtres sont inefficaces.

Et là, je confirme, c’est vrai, et c’est bien pour ça que la majorité des gens ont pris un abonnement à Rapidshare… Arff !

Actuellement, ils emploient 6 personnes à plein temps qui sont chargées d’enlever le contenu ne respectant pas le droit d’auteur et ils ont tout un système de filtrage qui repère le hash MD5 des fichiers (empreinte unique) pour savoir si il s’agit d’un fichier piraté ou non.

Évidemment, il suffit de modifier quelques bits du fichier (ou le zipper) pour que le hash MD5 change, ce qui rend ce filtre inutile.

Donc oui, la justice allemande a raison sur le principe mais ils veulent aller encore plus loin en obligeant RapidShare a enregistrer les logins et les adresses ip des suspects potentiels qui mettent des fichiers piratés sur le site. De plus, la justice allemande veut 0 fichier piraté, ce qui évidemment est impossible et coulerait la boite si des centaines (des milliers ?) d’employés devaient vérifier chacun des fichiers uploadés un par un…

Mais peut être que c’est l’objectif de la justice allemande de couler rapidshare ? he.gif

A suivre donc…
lundi 06 octobre 2008 à 15:25
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Si on peut plus utiliser rapidshare, on ira sur megaupload ou un autre.
Sinon, le log d'ip se fait depuis le début d'internet, à la différence de l'enregistrement du login. Ce n'est pas embêtant, tant que ceux-ci sont conservés en interne, pour empêcher que quelqu'un puisse les pirater.

Par contre le problème sur ces procédures de surveillances sont toujours les mêmes. Une ip ne concerne pas une personne, mais un foyer. Si kevin télécharge illégalement, qui dans la famille sera blamé dans l'affaire si les procédures d'identification sont automatisées?

Avec la riposte graduée, c'est tout la famille qui sera coupée d'internet pour la faute d'un seul membre de la famille, voire à cause du wifi piraté.
lundi 06 octobre 2008 à 15:28
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Par contre,m ce qui m'étonne, c'est que sur les sites comme rapidshare, il n'y a pas de moteur de recherche, faisant en sorte que tant qu'il n'y a pas de lien, le fichier illicite est introuvable pour le public, donc devrait être considéré comme étant dans le cadre privé.
mardi 07 octobre 2008 à 02:13
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Un pouvoir qu'ils ne maitrisent pas encore... l'internet ...
Si des personnes se sont misent en tête d'avoir tous les pouvoirs sur le peuple, de façonné le peuple, de l'informer, de l'éduquer...etc il faut contrôler l'internet...
Pour contrôler le peuple on doit avoir le pouvoir social, tous les pouvoir qui informe, qui paye, qui juge, qui éduque, qui surveille etc etc

Mais l'internet est un organisme qu'ils ne maitrisent pas... c'est un pouvoir qu'ils ne maitrisent pas et qu'il faut maitrisé...

Donc,(excusé moi de la ramené encore avec les sociétés secrètes) les sociétés secrètes veulent façonner les êtres humains...veulent dictée les pensés de chacun
avec l'information qu'on reçoit !!!
Ils veulent le pouvoir social, veulent avoir le contrôle de l'information, veulent contrôler le peuple !!!

Donc, doivent controlé le net , car l'internet a énormément de pouvoir sur le peuple, il faut donc s'accaparé ce pouvoir...

Sachons dire non !!!









mardi 07 octobre 2008 à 12:05
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Riposte graduée : bide européen pour Nicolas Sarkozy
Lettre à L'Elysée

Nicolas Sarkozy éconduit fermement par Barroso. Voilà une situation cocasse que même les préparatifs à la loi DADVSI n’avaient connue.

Acte 1 : vendredi dernier, Nicolas Sarkozy adresse une lettre à José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, pour lui demander de faire sauter l'amendement 138 du paquet télécom. Cet amendement ayant été adopté à 88 % des eurodéputés le 24 septembre dernier, la demande de Sarkozy met le feu aux poudres.

Acte 2 : Guy Bono, coauteur de ce texte avec plusieurs autres députés dont Cohn-Bendit, se dit ainsi consterné par cette injonction venant du président de l’Union Européenne . : « Si Sarkozy a ses habitudes de monarque en France, l'Europe n'est pas son royaume ! », griffe Guy Bono avant de rappeler que « la Présidence française de l'Union européenne est censée représenter et promouvoir les intérêts communs de l'ensemble des citoyens européens. Au lieu de cela, en demandant à la Commission européenne de retirer l'amendement 138 d'un coup de baguette magique, Sarkozy va une nouvelle fois à l'encontre de la démocratie ». Invitant Barroso à refuser cette lettre au père Noël, l’eurodéputé menace : « C'est oublier un peu rapidement que le Parlement européen est profondément attaché au respect des libertés fondamentales et qu'il ne se laissera pas faire. Je redéposerai moi-même l'amendement 138 en deuxième lecture dans tous les cas »

Acte 3 : le Cabinet de Barroso répond à Nicolas Sarkozy dans une lettre ouverte qui a la saveur d’une énième gifle dans ce dossier où le ridicule ne tue plus.

Les propos sont cinglants et font office de douche froide contre le volontarisme français qui tentait de manipuler des leviers d’un autre âge : « La commission européenne respecte la décision démocratique du parlement européen (…). Du point de vue de la Commission, cet amendement est un rappel important des principes clés juridiques, inhérents à l'ordre juridique de l'Union européenne, particulièrement quant aux droits fondamentaux des citoyens ». L’explication de texte continue de plus belle : « la formulation de l'amendement est rédigée délibérément pour laisser aux États membres la possibilité d'atteindre un juste équilibre entre plusieurs droits fondamentaux, à savoir le droit au respect de la vie privée, le droit de propriété, celui d’avoir droit à des voies de recours effectives, et le droit à la liberté de l'information et de l'expression ».

La Commission indique à Nicolas Sarkozy et derrière lui, à la ministre de la Culture et l’industrie du contenu, qu’elle est prête à accepter l’amendement Bono. Elle ajoute qu’elle « comprend » que ces questions sont de la plus haute importance politique pour les débats franco-français avec la loi Hadopi. Elle invite alors la France, non à manœuvrer en sous-terrain, mais à discuter de ses vues sur l’amendement 138 avec les ministres des 26 autres États membres. « Comme le paquet télécom est voté dans une procédure de codécision, un accord entre le Parlement et le conseil est nécessaire avant qu’un amendement devienne loi ». La Commission se dit dès lors prête à faciliter ce débat, une fois que le Conseil aura fait connaître ses positions, mais sûrement pas avant malgré la haute qualité des courriers reçus dans sa boite mail.

Acte 4.
Guy Bono revient à la charge, fort de cette fin de non-recevoir : « C'est un véritable camouflet que vient d'infliger la Commission européenne à Nicolas Sarkozy en renvoyant la question de la suppression de l'amendement 138 au Conseil de l'Union européenne ! Le Président français a trop vite oublié le fonctionnement des institutions de l'Union européenne en feignant d'ignorer le principe même de la codécision. Ce n'est qu'en résistant aux pressions politiciennes des États membres que la construction européenne avancera et que l'Europe se rapprochera enfin de ses citoyens » conclut l'eurodéputé.

Ce nouvel incident tombe au plus mal pour le calendrier trop bien huilé du projet Hadopi. Albanel souhaite voir le texte voté et ficelé dès novembre, pour une application début 2009. Avec l’enlisement pronostiqué des débats européens et le risque de consolidation de l’amendement 138, c’est un pari de plus sur un avenir plus qu’incertain.

mardi 07 octobre 2008 à 21:53
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enis
mardi 07 octobre 2008 à 02:13
Un pouvoir qu'ils ne maitrisent pas encore... l'internet ...
Si des personnes se sont misent en tête d'avoir tous les pouvoirs sur le peuple, de façonné le peuple, de l'informer, de l'éduquer...etc il faut contrôler l'internet...
Pour contrôler le peuple on doit avoir le pouvoir social, tous les pouvoir qui informe, qui paye, qui juge, qui éduque, qui surveille etc etc

Mais l'internet est un organisme qu'ils ne maitrisent pas... c'est un pouvoir qu'ils ne maitrisent pas et qu'il faut maitrisé...

Donc,(excusé moi de la ramené encore avec les sociétés secrètes) les sociétés secrètes veulent façonner les êtres humains...veulent dictée les pensés de chacun
avec l'information qu'on reçoit !!!
Ils veulent le pouvoir social, veulent avoir le contrôle de l'information, veulent contrôler le peuple !!!

Donc, doivent controlé le net , car l'internet a énormément de pouvoir sur le peuple, il faut donc s'accaparé ce pouvoir...

Sachons dire non !!!




Penser qu'internet n'est pas controlé est assez naif. Si l'on regarde les forums dits généralistes, ou tout le monde est censé pouvoir s'exprimer quelque soient ses convictions politiques pourvu qu'elles soient légales, on s'apercoit vite que seule la pensée unique y est autorisée.

La moindre pensée contrevenant à cette pensée "tf1-france2" est dans un premier temps definie comme l'oeuvre d'un troll, pour ensuite etre sanctionnée par les modérateurs qui moderent dans le sens de tf1- france 2. Bourdieu parlerait d'auto censure. Sur le net il y a le meme procédé de censure.

Regarder notre propre forum. Y voyez vous des gens du fn? des vrais libéraux ? Pour ma part, libéral-marxiste, j'ai posté peu de messages mais me suit vu déjà accusé de troll.

Pour ce qui est de permettre aux FAI de sanctionner les internautes contrevenants, il s'agit là d'une volonté grave de passer outre les principes fondamentaux de notre constitution, de notre république.

En effet, c'est confier à des organismes privés le soin de juger de la légalité d'une action d'un citoyen, d'apprécier la sanction éventuelle. Or, la constitution fixe que seul un juge peut apprécier la légalité d'une action. C'est extrement grave de vouloir instituer un controle de la légalité par le privé puisque seul le judiciaire a juridiquement le droit de prononcer une sanction.

Ainsi une volonté d'ouverture de breche est faite et pourquoi pas par la suite :
- des sociétés d'autoroute verbalisant les automobilistes?
-des sociétés d' agents de sécurité, ayant le droit d'arreter des gens ? de rentrer chez vous pour vérifier que vous n'avez pas téléchargé illégalement le disque de carla burni.
- des services postaux ouvrant votre courrier pour en vérifier le contenu ?
mercredi 08 octobre 2008 à 04:15
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Tout à fait d'accord , d'ailleur on la voit bien sur ce forum...


cette pensée unique...


Mais qui la diffuserait ?

La plupart des médias, ceux directement sous contrôle de l'État (chaînes de radio et de télévision publiques), ou qui reçoivent des subventions (agences de presse comme l'AFP, presse d'information), mais aussi les groupes privés qui ont investi dans la communication et qui sont, de fait, liés à l'État : Bouygues TF1, Vivendi Canal +, Lagardère, c'est à dire Matra, Hachette, Philipacchi, Europe 1, M6 et Canal Satellite, Suez-Générale des eaux (TPS), etc.
Le système scolaire et universitaire public, serait un vecteur de diffusion de « l'idéologie officielle ».

L'École nationale d'administration (ENA) est elle aussi largement visée : un grand nombre de ministres , beaucoup de dirigeants des plus grosses entreprises, ainsi que la plupart des hauts fonctionnaires en étant issus.


Ce message a été modifié par enis - mercredi 08 octobre 2008 à 04:23.
mercredi 08 octobre 2008 à 14:26
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giskar
lundi 07 juillet 2008 à 16:12
Par contre,m ce qui m'étonne, c'est que sur les sites comme rapidshare, il n'y a pas de moteur de recherche, faisant en sorte que tant qu'il n'y a pas de lien, le fichier illicite est introuvable pour le public, donc devrait être considéré comme étant dans le cadre privé.




Moteur de recherche pour les fichiers sur raapidshare, MU, Free etc...


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