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vendredi 16 juillet 2004 à 16:52
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Notre société connaît une crise d’identité sans pareille où l’individualisme règne en maître, et au sein de laquelle l’homme ne peut s’empêcher de ressentir un vide et une solitude au goût amer, un vide qu’il tente de combler solitairement à travers une société de plaisirs et de consommation...

Notre société connaît une crise d’identité sans pareille où l’individualisme règne en maître, et au sein de laquelle l’homme ne peut s’empêcher de ressentir un vide et une solitude au goût amer, un vide qu’il tente de combler solitairement à travers une société de plaisirs et de consommation, une consommation qui joue sur l'image d'un monde utopique, qui nous invite à accéder à ce rêve comme un privilégié, un privilège qui dépend toutefois de nos moyens !


Les différentes facettes de l’individualisme…

L’individualisme est souvent connoté négativement. S’il apparaît évident que « la tendance d’un individu à s’affirmer indépendamment des autres » engendre des conséquences souvent négatives, il est important de ne pas plonger dans un obscurantisme dogmatique, et de constater qu’il y a en l’homme un certain besoin d’individualisme qui trouve des échos positifs. Le « bon » individualisme se retrouverait donc dans la nécessité d’un épanouissement personnel, dans le besoin de l’expression du soi…etc.

De son côté, le condensé des éléments néfastes de l’individualisme se retrouve principalement dans l’indifférence de l’autre, l’irresponsabilité, l’insécurité, les incivilités, l’irrespect, le régime de l’enfant roi, la sexualité libertine, l’usage de drogues, le divorce, la famille monoparentale… et bien d’autres choses encore selon l’exotisme de chacun.

La liberté individuelle que l’homme a tant convoité devient désormais son pire ennemie, faute d’avoir été dosée et comprise. La liberté individuelle doit en effet être calée dans un cadre déterminé et consommée dans une dose raisonnable, pour être porteuse de fruits bénéfiques.

Si le cadre est trop large, si la dose est trop importante, cette liberté va à l’encontre des relations extérieures et indispensables à l’être humain. Il n’existe pas une forme positive et une forme négative de l’individualisme, mais le côté positif ou négatif apparaît selon le cadre que l’individu établit, et selon la dose à laquelle il jouit de sa liberté.

L’individualisme se retrouve dans la vie collective. Le visage pluraliste du système politique en France en est un exemple frappant, mais nous pourrions citer également cette étonnante généralisation de la « religion à la carte », sans oublier le culte du beau, de la forme, de la santé, un culte que la publicité, arme propagandiste de la société de consommation, ne cesse de se préoccuper. L’art de la publicité est qu’au sein de la collectivité, chacun se sente concerné personnellement.


L’individualisme, le fruit amer du matérialisme ?

Une personne affirmait sur un forum philosophique : « L'individualisme est un dérivé du matérialisme flagrant dans notre présente société. ». La réaction est intelligente et la réflexion légitime. L’individualisme est-il le fruit amer que l’on récolte suite à la montée du matérialisme ?


Le matérialisme, principe auquel peut être ramenée toute réalité, est une conception de la vie entièrement tournée vers la recherche des avantages matériels. Les impératifs de cette recherche peuvent réellement entraîner l’individu dans les griffes de l’obsession, et le plonger ainsi dans les mauvais aspects de l’individualisme.


L’individualisme est-il lié à la mondialisation ?


La mondialisation, si elle n’en est pas la cause unique, est un facteur non négligeable de l’accroissement de la crise du soi, le soi qui se retrouve balloté dans un monde qu’il ne reconnaît plus et dont il ne perçoit plus les limites et les contours. Perdu socialement, culturellement, cultuellement et idéologiquement, l’homme se repli sur lui-même, il se protège d’un univers extérieur qu’il ne cerne plus, et qui le plonge dans un brouillard épais de doutes et de peur. Mais ce renfermement qui débouche inéluctablement sur le culte du « soi », n’offre pas une solution de sécurité et de bien-être dans une société hétéroclite.

Mais le sujet de la mondialisation est un autre débat, qui nécessite comme l’individualisme, de s’interroger sur les aspects positifs et négatifs qui cohabitent.


vendredi 16 juillet 2004 à 17:01
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Un topic intitulé "Les Français sont-ils des lâches, jusqu'où ira l'individualisme ?" aborde le même thème : http://www.comlive.net/sujet-31463.html

Néanmoins, le précédent topic étant basé sur des faits erronés, je laisse celui-ci ouvert pour permettre de recommencer le débat plus sereinement.

Je ferme cependant le précédent topic, le débat y étant terminé...

Merci,

Nico
vendredi 16 juillet 2004 à 17:23
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Je préfère l'individualisme au projets sociétal où les personnes ne peuvent se définir que comme groupes.

L'individu se défini pour ce qu'il est et ce qu'il penses indépendamment des autres.

Franchement l'individualisme est un idéal vers lesquel toutes société devrait tendre.

vendredi 16 juillet 2004 à 17:23
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de rien


elfette.
vendredi 16 juillet 2004 à 17:43
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au lieu de recopier tout un article, selectionne des passages et donne le lien.

http://www.france-jeunes.net/rubrique.php?rubid=3
vendredi 16 juillet 2004 à 17:46
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QUOTE (superfraise @ 16 Jul 2004 à 16:23)
Je préfère l'individualisme au projets sociétal où les personnes ne peuvent se définir que comme groupes.

L'individu se défini pour ce qu'il est et ce qu'il penses indépendamment des autres.

Franchement l'individualisme est un idéal vers lesquel toutes société devrait tendre.

Nan tu blagues là. Tu peux pas penser ça et le dire ??
Ca n'existe pas de gens qui pense cela... c'est tellement inhumain !

Vous vous rendez compte de cette phrase :
"'individualisme est un idéal vers lesquel toutes société devrait tendre"
je ne peux pas croire qu'un être humain puisse penser cela. C'est incroyable.
"Moi j'pense qu'à ma gueule, si les autres n'y arrive pas, qu'il crève". Voilà une belle philosophie de la vie ?

L'être humain est un animal social dont l'amour de son prochain est la caractèristique principale qui fait avancer une société.
Toute communauté pronnant le replis sur soit n'est pas viable à long terme. Chacun œuvre pour le bien de tous. Même pris individuellement. C'est la fonction sociale de l'homme.

Ce que tu dis Superfraise est la chose la plus horible que je viens de lire ici depuis très longtemps. Sauf si c'est de l'humour, piege dans lequel je serais tomber très vite, mais je préfèrerai être ridicule et ne pas avoir compris que craindre d'avoir compris tes propos.
vendredi 16 juillet 2004 à 18:19
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Je n'ai peut être pas la même définition de l'individualisme que toi.
Pour moi ce n'est pas de l'égoïsme, mais la construction de la vie et des pensées d'un individu par rapport à lui même et non par pression sociale.


Bien sûr que je veux une société solidaire avec des liens sociaux, mais auparavant on pensait comme son père, sa famille alors que maintenant chaque personne est libre de ses choix c'est ce que je voulais dire.

Peut-ëtre ai-je mal compris la signification d'individualisme.
vendredi 16 juillet 2004 à 18:45
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Même l'homme le plus sociable l'est pour lui même. Il s'introduit dans le groupe pour combler son besoin de vie sociale.
L'individualisme ne veut pas forcément dire égoisme. Car chaque homme ressent un besoin de gentillesse à exprimer. Il prend plaisir parfois à ne pas être égoiste.
Ou encore, plus machiavelique, il sait qu'en étant ouvert sur les autres il recevra en retour de l'amitié, de l'affection, ce qui est toujours bon à prendre.
vendredi 16 juillet 2004 à 20:05
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QUOTE (superfraise @ 16 Jul 2004 à 17:23)
Je préfère l'individualisme au projets  sociétal où les personnes ne peuvent se définir que comme groupes.

L'individu se défini pour ce qu'il est et ce qu'il penses indépendamment des autres.

Franchement l'individualisme est un idéal vers lesquel toutes société devrait tendre.

Cela voudrait donc dire que toute société devrait tendre vers sa propre négation ? L'homme est un animal politique, une société qui vise à l'individualisme va en réalité contre sa nature.
vendredi 16 juillet 2004 à 20:10
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Pur aider à clarifier un peu cette notion sans doute complexe qu'est l'individualisme, je proposerai de distiguer l'individualisme comme comportement individuel et comme démarche politique. Comme comportement individuel, il peut s'apparenter parfois à de l'égoïsme et plus souvent à un désir d'indépendance. Comme démarche politique, il est l'essence d'une conception démocratique de la légitimité politique, qui abandonne l'idée d'un bien commun au profit d'un intérêt général correspondant à une somme d'intérêts particuliers.

Pour moi, le "nationalisme" est donc un peu le contraire de l'individualisme, puiqu'il consiste à se déterminer en politique en fonction du bien commun.
samedi 17 juillet 2004 à 11:35
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au contraire de beaucoup je dirais:

l'individualisme et l'égoisme, sont les causes de l'échec de notre monde.

c'est pour moi, contraire à l'évoultion, mais en même temps c'est propre au comportement humain.,hélas.

En tout cas, perso, ce ne sont surement pas des qualités positives pour un monde meilleur, bien au contraire.

jeudi 19 août 2004 à 18:14
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L'individualisme n'est pas forcément propre au comportement humain. Longtemps, il a fallu s'unir pour survivre, joindre les compétences, les force pour faire la vie. Se regrouper en villages pour pouvoir se défendre d'éventuels agresseurs et se constituer une société avec ses lois, ses règles.

L'individualisme, tel qu'il est perçu lorsque l'on en parle, c'est-à-dire, quelque chose de négatif, vient du fait de notre grand nombre sur la planète.

Si, il y a quelques siècles, la survie passait par l'entente que l'on avait avec les membres de son village, par ces liens de solidarité qui donnait la force, cela correspondait selon moi à ce que l'être humain est. Pour se nourrir, on cultivait et on achetait ce qui nous manquait à d'autres personnes, le tout dns un esprit de complémentarité.

Aujourd'hui, dans n'importe quelle ville, on peut vivre sans connaitre qui que ce soit, sans avoir d'alliance particulière. Les différents commerces fournissent la nourriture, la police la protection, et différentes entreprises fournissent les besoins essentiels.

C'est ce qui paradoxalement fait de nous des êtres extrèmement dépendants de tout un système, un réseau complexe de personnes et d'organismes totalement déshumanisés car anonymes à nos yeux.

Nous ressentons vraiment le besoin de l'électricité en cas de coupure de courant et nous réalisons à quel point nous sommes dépendants du travail des autres.

Avec la civilisation, le sens de l'entraide s'est perdu. Tout vient à nous sans avoir à aller le chercher, sans avoir à se débrouiller. L'aide apportée de l'extérieur est perçue comme un dû.

C'est une cirse du besoin en fait. Les besoins satisfaits n'obligent plus à penser aux autres.

Les personnes démunies ressentent ce besoin, celui d'être aidés et c'est encore peut-être un endroit où l'on ressent de la solidarité, un côté humain qui s'est perdu ailleurs.

Un rapport à l'argent expliquerait peut-être que plus on a de l'argent moins l'on se sent dépendant des autres et plus on sombre dans l'individualisme et l'égoisme.

jeudi 19 août 2004 à 18:38
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il ne faudrait pas non plus aller dans l'excès, quand on voit où aboutit l'anti-capitalisme, il faudrait tout de même pas tomber dans le communisme, vu tout ce que ça a gaché
jeudi 19 août 2004 à 18:43
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C'était plus on constat de ce qu'est la situation, qu'une proposition de fonctionnement ou de changement dans la société. Je ne prend pas appui sur un quelconque fonctionnement politique. Juste le rapport qui existe entre la dépendance qui permet une solidarité et l'indépendance acquise dans notre civilisation qui expliquerait peut-être le sentiment d'individualisme que l'on perçoit.
jeudi 19 août 2004 à 18:52
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...traduction??
jeudi 19 août 2004 à 19:59
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Traduction : je n'attribue pas l'individualisme à un fonctionnement politique quelconque.
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