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Livenet > Forum > Philosophie
dimanche 27 janvier 2008 à 14:37
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la formule de Chamfort :

"Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale."

la votre?

vous connaissez la chanson... smile.gif



Ce message a été modifié par didam - dimanche 27 janvier 2008 à 17:22.
dimanche 27 janvier 2008 à 19:11
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L'hédonisme n'est qu'une forme de nihilisme qui a bien tourné. Cela arrive quand l'on fait parti de ceux qui n'ont plus besoin de faire face au problème de la survie. Alors, on ne sait pas trop quoi faire de cette vie que l'on nous offre sur un plateau, et comme l'on est assez superficiel, à défaut de lui trouver un sens, d'avoir de grandes volontés, on se restreint à de petites volontés, telles que le "bonheur".
Il y a bien évidemment différentes sortes d'hédonisme, celui de l'esthéticienne qui s'accorde un carré de chocolat ou celui du junkie prenant un rail "pour profiter de la vie" ne sont pas les mêmes que l'hédonisme d'Epicure (par exemple), plus profond, mais toujours affreusement exsangue.
dimanche 27 janvier 2008 à 19:29
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la vie n'a pas vraiment de sens, on vie c'est tout
lundi 28 janvier 2008 à 17:13
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l'hédonisme, c'est souhaiter du plaisir à autrui.

Je pense que celui qui ne souhaite pas du plaisir ou de bonheur à son prochain ne peut pas connaître le vrai bonheur (ou le vrai plaisir tel qu'il peut être vécu sm17.gif)
mardi 29 janvier 2008 à 03:05
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tout ce qui a été dit jusque là est exact. mais...

puisque nous sommes dans la partie qui parle de philosophie, je parlais de la définition philosophique de l'hédonisme. afin que tout le monde soit d'accord, je prends celle de wiki, on se basera dessus si vous voulez bien. smile.gif

(en violet)

***



http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9donisme

Acceptions possibles

1 - Hédonisme comme pensée philosophique

En tant que tel, l'hédonisme n'a pas une unique définition tant les courants philosophiques dits hédonistes sont multiples, divers et particuliers. Néanmoins, on peut constater que tous les penseurs que l'on peut qualifier d'hédonistes s'accordent sur le fait que le plaisir est le souverain bien, et que la douleur doit être rejetée.

Ainsi, la morale de vie doit être axée sur la réalisation d'une vie heureuse et orientée vers les plaisirs de l'existence et sur le rejet des causes de souffrances. Une formule de Chamfort résume assez bien ce en quoi consiste l'idéal hédoniste : Jouir et faire jouir sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà le fondement de toute morale.

L'hédonisme au sens philosophique repose ainsi sur deux points essentiels :
  • D'abord la recherche des plaisirs et le rejet des déplaisirs. La conjonction de ces 2 points empêche la simple jouissance immédiate, instantanée au mépris des conséquences : tout plaisir n'est pas hédoniste.

    Certains plaisirs doivent être évincés car ils conduisent à des déplaisirs futurs si grands que le plaisir immédiat est trop faible en regard de la souffrance à venir. L'hédoniste évalue donc les situations en fonction du plaisir et/ou du déplaisir, à la fois dans l'immédiat et dans l'avenir.

  • De ce fait, l'hédonisme impose un calcul, une arithmétique. L'hédoniste est à la fois une personne qui se connaît, connaît le monde réel et sait se projeter et anticiper afin de savoir ce qui conduit au plaisir, au déplaisir, à la durabilité, à l'immédiateté.

    Ce calcul hédoniste, dit aussi utilitariste, est essentiel pour vivre sereinement. La possibilité de contrats moraux rentre dans cette optique au sens où plusieurs personnes peuvent s'entendre pour partager des plaisirs de l'existence et rejeter ensemble des déplaisirs.
La conséquence directe est qu'il n'y a pas de morale hédoniste prête à emploi.

Chacun doit découvrir qui il est, ce qu'il est et batir sa propre morale hédoniste. Il n'y a donc d'hédonisme qu'éthique (au sens de science des valeurs morales). Il y a des morales hédonistes, et non une morale hédoniste.

Les plaisirs de l'existence sont multiples et fonction de chaque individu. Ainsi, chacun des penseurs hédonistes a tâché d'orienter sa vie en fonction de ses dispositions personnelles.

Toutefois, on retrouve des thèmes communs :
- l'amitié (thème cher à Epicure),
- la tendresse,
- la sexualité libre,
- les plaisirs de la table,
- la conversation,
- une vie sans trouble (recherche de l' Ataraxie: (du grec ἀταραξία, ataraxía signifiant «absence de troubles») apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.),
- un corps en bonne santé.

On peut aussi trouver :
- la noblesse d'âme,
- le savoir et les sciences en général,
- la lecture,
- la pratique des arts et des exercices physiques,
- le bien social, etc.

Dans le même temps, les douleurs et les déplaisirs à éviter sont :
- les relations conflictuelles et la proximité des personnes sans capacités contractuelles (sans paroles),
- le rabaissement et l'humilité,
- la soumission à un ordre imposé,
- la violence,
- les privations et les frustrations justifiées par des fables, etc.

Ainsi, il n'y a pas d'hédonisme sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres.

Les fondations directes d'une philosophie hédoniste sont la curiosité et le goût pour l'existence d'une part, et d'autre part l'autonomie de pensée (et non la croyance), le savoir et l'expérience du réel (au lieu de la foi).

La pensée hédoniste a été fermement combattue par les régimes autoritaires (qu'ils soient religieux, philosophiques ou politiques).

Beaucoup de philosophes hédonistes, ou ayant une conception qui s'en rapprochait, ont tenu des postures athées ou agnostiques (Epicure), matérialistes (Démocrite), voire aussi libertaires (Michel Onfray, revendiquant la société socialiste libertaire comme la modalité politique de l'hédonisme).




2 - Hédonisme vulgaire

Au sens vulgaire, on entend par hédonisme la recherche du plaisir brut comme pulsion quasi-instinctive et animale.

L'hédoniste est une personne qui ne vise que son plaisir égoïste, solitaire, souvent au détriment des autres dont il use et abuse à ses propres fins.

Pour l'hédoniste vulgaire, tout est une occasion de se satisfaire dans le mépris le plus total d'autrui. Seuls comptent son plaisir, ses désirs, ses envies et leurs satisfactions immédiates personnelles.

Cette acception du terme hédonisme a pour origine la lutte entre les différents courants de pensée en Occident.

L'avènement du christianisme, puis de la philosophie allemande, comme courants de pensée dominants a eu pour conséquence directe que les dictionnaires, les enseignements et l'histoire "des" philosophies ont été rédigés par des tenants de cet ordre dominant.

Ainsi, comme la philosophie matérialiste antique, le cynisme ou l'utilitarisme du XIXe siècle, l'hédonisme a été caricaturé et déformé dans le but de lui donner une image commune repoussante sans souci de véracité philosophique et historique.



3 - Hédonisme en ethnologie :

« Hédonistique » est un adjectif créé par des ethnologues pour désigner les sociétés dans lesquelles les interactions sont destinées à les prolonger ou à en établir, en contraste avec les sociétés agonistiques où les interactions sont orientées à les interrompre ou les diminuer.


Ce message a été modifié par didam - mardi 29 janvier 2008 à 03:18.
mardi 29 janvier 2008 à 03:28
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oui, j'oubliais, les questions d'usage:
c'est quoi pour vous, donc, cet hédonisme dont je vous ai donné la définition. je demande votre ressenti.

est-ce une philosophie de vie qui vous correspondrait?

oui/non, pourquoi?

voilà!
RE- à vos claviers! smile.gif
mardi 29 janvier 2008 à 13:49
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didam
dimanche 27 janvier 2008 à 14:37
tout ce qui a été dit jusque là est exact. mais...

puisque nous sommes dans la partie qui parle de philosophie, je parlais de la définition philosophique de l'hédonisme. afin que tout le monde soit d'accord, je prends celle de wiki, on se basera dessus si vous voulez bien. smile.gif




Restreindre la définition n'altère nullement mon opinion. J'ai simplement pris pour définition de l'hédonisme le fait de poser le plaisir comme valeur suprême.
mardi 29 janvier 2008 à 14:04
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ok. on a noté que tu ne changeais pas d'avis, donc. smile.gif



bon, y'a vraiment pas d'hédoniste dans le coin?
mardi 29 janvier 2008 à 23:12
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Non, pas hédoniste.

il y a un peu plus d'un ans, j'ai eu a faire un travail sur la société de consommation et la recherche du bonheur. Travail qui m'a au passage rapporté un 18/20 et m'a exempté de partiel xD.

Bref, j'en ai conclut que l'hédonisme était une recherche du plaisir direct. Mais qu'au final, ca n'amenait qu'a un sentiment de frustration.

On veut du plaisir. On s'y habitue, et on en veut toujours plus. Puis on se réhabitue, et on en veut encore plus.

Pour moi, une pensée hédoniste, ca amene toujours un sentiment de frustration, et de jalousie vis a vis du plaisir des autres: l'herbe est toujours plus verte dans le pré voisin.
mercredi 30 janvier 2008 à 07:40
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Stryke007
mardi 29 janvier 2008 à 23:12
Non, pas hédoniste.

il y a un peu plus d'un ans, j'ai eu a faire un travail sur la société de consommation et la recherche du bonheur. Travail qui m'a au passage rapporté un 18/20 et m'a exempté de partiel xD.



consommer ne signifie pas être heureux.

dans la définition de l'hédonisme que je donne, il est bien indiqué que pour pratiquer l'hédonisme il faut se connaître soi-même, connaître ses qualités, et ses défauts aussi.

donc pour moi, consommer ne signifie pas du tout être heureux.

on fait les boutiques quand on est frustrés de quelque chose. toutes les filles te le diront.
acheter est un palliatif au malheur. un palliatif acceptable, parce que le malheur prend alors un visage attrayant.


Sans nom
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Bref, j'en ai conclut que l'hédonisme était une recherche du plaisir direct. Mais qu'au final, ca n'amenait qu'a un sentiment de frustration.



l'hédonisme n'est pas une recherche d'un plaisir direct.

je me suis déjà inscrite à des cours très chiants parce que je voulais un savoir particulier. je suis une adepte de l'université à l'ancienne (lieu de savoir théorique, sans mise en pratique des connaissances acquises.)

j'en ai chié des ronds de chapeau. mais aujourd'hui je suis contente de l'avoir fait.
le plaisir, c'est maintenant que je l'ai. mais pour en arriver là, je suis passée par des phases chiantes.

la définition de l'hédonisme que j'ai copiée met bien en avant la recherche de connaissance, la pratique de l'art, du sport, etc.

des choses qui au moins au départ, ne sont pas du plaisir.
mais qui le deviennent à l'usage.

l'hédonisme ce n'est pas la société de consommation.

quiconque a une once de cervelle sait d'avance que le nouveau vélo qu'on a reçu à noël ne nous apportera pas plus d'amour, ni plus de bien être (sauf sportif peut être) qu'avant.

la société de consommation ce n'est que de la frénésie. pas du bonheur.


Sans nom
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On veut du plaisir. On s'y habitue, et on en veut toujours plus. Puis on se réhabitue, et on en veut encore plus.



ok...

je réfléchis. basiquement je suis plutôt d'accord.
c'est vrai qu'on a tendance à s'habituer aux plaisirs sophistiqués. mais on ne s'habitue jamais aux plaisirs basiques. pour peu qu'on se donne la peine de les prendre.

je suis toujours capable aujourd'hui de m'allonger sur une étendue d'herbes au printemps, et d'admirer les paquerettes qui la décorent. ça peut durer des heures. c'est toujours aussi bon chaque année.

un coucher de soleil sera toujours beau à me couper le souffle.

et une balade en forêt une nuit de pleine lune (on y voit comme en plein jour) me laissera toujours cette sensation ennivrante de danger, de beauté, et de magie irréelle.

je trouve personnellement que plus on essaie de raffiner un plaisir, plus on le pervertit. et à la fin, on s'en lasse.

et inversement, on peut rester des heures, des jours, des années, une vie à admirer un paysage, un phénomène naturel, sans jamais se lasser.


Sans nom
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Pour moi, une pensée hédoniste, ca amene toujours un sentiment de frustration, et de jalousie vis a vis du plaisir des autres: l'herbe est toujours plus verte dans le pré voisin.



toujours d'accord avec ça?
mercredi 30 janvier 2008 à 07:46
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je vais répondre, donc:


didam
dimanche 27 janvier 2008 à 14:37
oui, j'oubliais, les questions d'usage:
c'est quoi pour vous, donc, cet hédonisme dont je vous ai donné la définition. je demande votre ressenti.



je me suis rendu compte que j'étais une hédoniste en lisant la page de wiki. c'en est hallucinant tellement tout est vrai.


Sans nom
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est-ce une philosophie de vie qui vous correspondrait?



tout à fait donc. sans même le faire exprès, sans y avoir jamais réfléchi, je l'ai fait instinctivement en fait.


Sans nom
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oui/non, pourquoi?



oui parce que, c'est tellement facile d'être malheureux.
tellement difficile, et gratifiant, d'être heureux.

je ne vois simplement pas l'intérêt de faire autrement.
mercredi 30 janvier 2008 à 10:59
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didam
dimanche 27 janvier 2008 à 14:37
.

et inversement, on peut rester des heures, des jours, des années, une vie à admirer un paysage, un phénomène naturel, sans jamais se lasser.





Alors, tu es une personne particulière, et tu as un don rare Didam. Je sais que je suis souvent du genre moqueur, a jouer avec l'ironie, mais la, je suis serieux.

Si tout le monde était comme toi, je reviendrai sur ce que j'ai dit.

Cependant, peu, tres tres peu de personne sont capable de savourer les plaisirs simples, comme etre allongé dehors, et prendre un bain de soleil. Ou se promener dans de beaux paysages.
Et cette grosse majorité, c'est que nous appelons la société : c'est a dire le comportement de la grande partie des Individus. Et pour tout ceux la, je reste sur ce que je dis : l'hédonisme ne mène qu'a la perte.
mercredi 30 janvier 2008 à 11:10
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Tiens, je te donne une interprétaion personnelle (donc elle peut etre soumis a controverse hein) de 2 des themes que nous a donné la définition que tu a trouvé :


Sans nom
-
--
Toutefois, on retrouve des thèmes communs :

- la sexualité libre,
- les plaisirs de la table,




La sexualtité libre : le libertinage. L'echangisme. Les partouzes. Ce sont des plaisirs hédoniste : on prend son pied, sans faire de mal a personne. Mais a mes yeux, on y perd d'autre chose : le plaisir de n'avoir qu'une partenaire a sois a qui l'ont peu tout donner. Cette sexualité libre, je trouve qu'elle entraine la volonté d'en avoir toujours plus :
Un rapport sexuel avec son partenaire => Un rapport sexuel avec 2 partenaires => Un rapport échangiste avec un autre couple => Une soiré libertine avec plusieurs couples => Une partouze pure et dure => et apres? Ou se trouvera la limite? On a cherché a les repousser sans arret, donc, pourquoi s'arreter? Et c'est la qu'on commence a etre frustré, car on sait que pousser plus loin, c'est entrer dans des actions immorales. Or, on ne veut pas...



-Les plaisirs de la table : je recherche du plaisir. Donc je vais aller manger du caviar. Mais demain aussi j'en chercherai, donc je vais encore prendre du caviar. Mais apres demain aussi, donc au final, je vais en prendre tout les jours.
Sauf que le caviar n'aura alors plus du tout la saveur qu'il avait la 1ere fois que je l'ai gouté...




Oui, mais, vous me diriez :

Sans nom
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De ce fait, l'hédonisme impose un calcul, une arithmétique. L'hédoniste est à la fois une personne qui se connaît, connaît le monde réel et sait se projeter et anticiper afin de savoir ce qui conduit au plaisir, au déplaisir, à la durabilité, à l'immédiateté.





Bien sur! En suivant au pied de la lettre, mes exemples tombe a l'eau : je dois prévoir ce phénomène d'habituation au sexe ou au caviar. Sauf qu'en réalité, qui est capable d'anticiper la totalité de ses gestes, et de ses choix, a long, ou a court terme, et d'ensuite faire un calcul du taux de plaisir immédiat/taux de deplaisir apres?
Personne. L'homme n'est pas une machine, et devra faire des choix qu'il pourra regretter par la suite.
Donc, a mes yeux, l'impossibilité de pouvoir se projeter a chaque fois empeche l'hédonisme de fonctionner. C'est une chimère.
mercredi 30 janvier 2008 à 16:27
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Stryke007
mardi 29 janvier 2008 à 23:12
Tiens, je te donne une interprétaion personnelle (donc elle peut etre soumis a controverse hein) de 2 des themes que nous a donné la définition que tu a trouvé :



c'est bien ton interprétation personnelle que je veux. donc lâche toi! biggrin.gif


Sans nom
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La sexualtité libre : le libertinage. L'echangisme. Les partouzes. Ce sont des plaisirs hédoniste : on prend son pied, sans faire de mal a personne. Mais a mes yeux, on y perd d'autre chose : le plaisir de n'avoir qu'une partenaire a sois a qui l'ont peu tout donner. Cette sexualité libre, je trouve qu'elle entraine la volonté d'en avoir toujours plus :
Un rapport sexuel avec son partenaire => Un rapport sexuel avec 2 partenaires => Un rapport échangiste avec un autre couple => Une soiré libertine avec plusieurs couples => Une partouze pure et dure => et apres? Ou se trouvera la limite? On a cherché a les repousser sans arret, donc, pourquoi s'arreter? Et c'est la qu'on commence a etre frustré, car on sait que pousser plus loin, c'est entrer dans des actions immorales. Or, on ne veut pas...



mon expérience personnelle sur ce point est qu'en effet, le plaisir qu'on retrouve dans une relation avec un partenaire unique n'est absolument pas le même que celui qu'on éprouve dans une relation libertine.

le libertinage ne signifie pas forcément avoir plusieurs partenaires. juste un de plus, en ce qui me concerne en tout cas, ça me semble déjà parlant.

après coup, avec l'expérience, on peut en arriver à la conclusion qu'on est moins heureux dans un acte sexuel pluriel, que dans un acte classique.

et ce n'est pas parce qu'on a la liberté de faire le plus, qu'on ne peut pas faire le moins.

et puis on peut arriver à la conslusion qu'une relation à deux est plus satisfaisante, et plus difficile à obtenir et à entretenir qu'une course sans fin vers plus de sexe et plus de partenaires.

et se connaissant soi-même, on peut décider d'arrêter le papillonnage à outrance.

j'ai rencontré beaucoup d'ex-libertins boulimiques qui finissaient par sortir très peu, et n'avaient qu'un ou deux partenaires qu'ils voyaient encore, dans le cadre d'une relation ou l'amitié, la complicité, la compréhension réciproque, et l'estime, l'emportaient sur le sexe pur.

je ne dis pas que tout le monde trouve l'équilibre un jour. je dis que tout le monde se trompe un jour. et ce jour là, chacun est libre de continuer à se tromper, ou de corriger le tir.

je te rappelle que dans les buts que certains hédonistes poursuivent il y ceux-ci:


Sans nom
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- une vie sans trouble (recherche de l' Ataraxie: (du grec ἀταραξία, ataraxía signifiant «absence de troubles») apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.),
- un corps en bonne santé,
- la noblesse d'âme,
- le savoir et les sciences en général,
- le bien social, etc.



ce sont des choses difficiles à atteindre. et qui demandent une grande discipline.

et si le résultat est qu'au final, en faisant ce qu'on veut, on est plus troublé et plus malheureux qu'avant, un bon hédoniste doit être capable d'en faire moins.

parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est parfois (souvent) en en faisant moins qu'on en obtient plus. plus de bien être, et plus de bonheur.

et je rappelle que le but est bien là. plus de bonheur.
pas plus de sexe, plus de nourriture, plus de jouets, plus d'argent.

quand on a compris ça, on a tout compris.


Sans nom
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-Les plaisirs de la table : je recherche du plaisir. Donc je vais aller manger du caviar. Mais demain aussi j'en chercherai, donc je vais encore prendre du caviar. Mais apres demain aussi, donc au final, je vais en prendre tout les jours.
Sauf que le caviar n'aura alors plus du tout la saveur qu'il avait la 1ere fois que je l'ai gouté...



je ne sais pas.

je pense qu'en mangeant simplement ce qu'on a envie de manger, là, maintenant, on peut apprécier un hamburger du mac do autant qu'un repas à la tour d'argent.

j'ai souvent remarqué que ce sont les petits plaisirs qui ne paient pas de mine qui font le plus plaisir!

comme le chocolat chaud après l'aprem piscine. ça fait toujours du bien.

il ne faut pas abuser des bonnes choses.
ça ne sert à rien.


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Oui, mais, vous me diriez :
Bien sur! En suivant au pied de la lettre, mes exemples tombe a l'eau : je dois prévoir ce phénomène d'habituation au sexe ou au caviar. Sauf qu'en réalité, qui est capable d'anticiper la totalité de ses gestes, et de ses choix, a long, ou a court terme, et d'ensuite faire un calcul du taux de plaisir immédiat/taux de deplaisir apres?
Personne. L'homme n'est pas une machine, et devra faire des choix qu'il pourra regretter par la suite.
Donc, a mes yeux, l'impossibilité de pouvoir se projeter a chaque fois empeche l'hédonisme de fonctionner. C'est une chimère.



dans ce sens là, oui.

mais si on accepte de se tromper, et qu'on est décidé à ajuster le tir pour préserver son bonheur et sa quiétude, c'est assez facile, en fait.

je préfère essayer.
parce qu'en ne faisant rien, on n'est pas du tout à l'abris d'être frustré et malheureux. et si on a peur et qu'on ne fait rien, ça ne risque pas de changer.


Stryke007
mardi 29 janvier 2008 à 23:12
Alors, tu es une personne particulière, et tu as un don rare Didam. Je sais que je suis souvent du genre moqueur, a jouer avec l'ironie, mais la, je suis serieux.

Si tout le monde était comme toi, je reviendrai sur ce que j'ai dit.

Cependant, peu, tres tres peu de personne sont capable de savourer les plaisirs simples, comme etre allongé dehors, et prendre un bain de soleil. Ou se promener dans de beaux paysages.
Et cette grosse majorité, c'est que nous appelons la société : c'est a dire le comportement de la grande partie des Individus. Et pour tout ceux la, je reste sur ce que je dis : l'hédonisme ne mène qu'a la perte.



ça c'est super important, par contre.

merci beaucoup, mais ce n'est pas extraordinaire d'apprendre à apprécier le moment présent, et ce qu'on possède déjà.

il suffit de se poser et de se demander ce qu'on aime vraiment.
et il suffit de prendre le temps d'apprécier ces choses là.

au début ça fait bizarre. on le fait consciemment. ensuite ça vient automatiquement.
on passe près d'un arbre en fleur, on s'arrête. on sent les fleur, on observe leur couleur, la transparence des pétales, on remarque les bourgeons, bref, on apprécie l'instant présent.

c'est à la portée de tout le monde. il suffit de prendre le temps.


Ce message a été modifié par didam - mercredi 30 janvier 2008 à 16:41.
vendredi 01 février 2008 à 15:36
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Bouddha était il hédoniste ?
vendredi 01 février 2008 à 16:32
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Yorgat
vendredi 01 février 2008 à 15:36
Bouddha était il hédoniste ?




Oui si l'on prend la définition extra-large de l'hédonisme.
Mais le bouddhisme (bien compris) est une telle ascèse, un tel renoncement de soi, que je n'ai pas souvent vu le terme "hédonisme" le qualifier.
De plus, le bouddhisme est souvent plus une fuite de la souffrance qu'une recherche du bonheur, et le seul bonheur qui n'est pas méprisé est le nirvana, équivalent asiatique mystifié de notre ataraxie grecque.
vendredi 01 février 2008 à 17:04
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Sans nom
-
--
il ne faut pas abuser des bonnes choses.




J'avais une théorie (mais maintenant j'y crois plus trop), qui voudrait que moins régulièrement, on jouit de quelque chose, plus on aurait de plaisir. Donc, on ne peut jamais être satisfait.
vendredi 01 février 2008 à 20:51
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Yorgat
vendredi 01 février 2008 à 15:36
Bouddha était il hédoniste ?



honnêtement, je pense que oui.

mais ça serait bien que tu nous dises ce que tu en penses toi.
vendredi 01 février 2008 à 20:52
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Juday
lundi 28 janvier 2008 à 17:13
J'avais une théorie (mais maintenant j'y crois plus trop), qui voudrait que moins régulièrement, on jouit de quelque chose, plus on aurait de plaisir. Donc, on ne peut jamais être satisfait.



bah, ma théorie à moi revient surtout à dire que si on fait les choses au moment où on en a vraiment envie, ça le fait toujours.
samedi 02 février 2008 à 00:46
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Barberouge
dimanche 27 janvier 2008 à 19:11
L'hédonisme n'est qu'une forme de nihilisme qui a bien tourné



L'hédonisme n'est pas lié au nihilisme. Le concept de nihilisme n'existait pas encore que déjà l'hédonisme avait à son crédit une armée de philosophes.

Et, au contraire, les philosophes hédonnistes avaient des valeurs, parfois assez marquées. Accepter le plaisir et refuser l'acétisme ne signifie pas ne plus croire en rien. Bien au contraire, l'hédonniste croit au moins en l'accomplissement personnel de l'homme, et ce souvent dans un cadre moral qui accepte les bienfaits de la nature.

Epicure par exemple avait une éthique inspiré de la notion de plaisir. En effet, le plaisir nous provient de ce qu'on appelle aujourd'hui le "système de récompense", qui "félicite" l'individu quand il fait un acte nécessaire à la vie (ou plus précisément à la survie de l'espèce), comme par exemple quand il mange ou copule.
La douleur à l'inverse lui dit ce qu'il ne doit pas faire.

Le duo douleur/plaisir peut donc être vu comme les bases d'une morale primitive, sauvage, sur laquelle peut être battie une morale plus civilisée.
A l'inverse, les tenants de l'idéal acétique qui s'opposent à l'hédonnisme, eux, rejette la douleur et le plaisir, n'acceptant rien de leur part.


Barberouge
dimanche 27 janvier 2008 à 19:11
Restreindre la définition n'altère nullement mon opinion. J'ai simplement pris pour définition de l'hédonisme le fait de poser le plaisir comme valeur suprême.



Pas vraiment, l'hédoniste pose le plaisir comme valeur, mais c'est rarement la seule. Comme autres valeurs, il y a souvent, la raison ou la sagesse.

En effet, on ne peut pas vraiment profiter de la vie, être heureux et prendre plaisir à ce qu'on fait sans un minimum de sagesse. Profiter à l'excès des plaisir, par exemple, peut provoquer la frutration, seul celui qui a la sagesse de se réguler, de chasser les plaisirs futiles tout en acceptant les plaisirs nécessaire pourra vraiment jouir de la vie.


Stryke007
mardi 29 janvier 2008 à 23:12
Non, pas hédoniste.

il y a un peu plus d'un ans, j'ai eu a faire un travail sur la société de consommation et la recherche du bonheur. Travail qui m'a au passage rapporté un 18/20 et m'a exempté de partiel xD.

Bref, j'en ai conclut que l'hédonisme était une recherche du plaisir direct. Mais qu'au final, ca n'amenait qu'a un sentiment de frustration.

On veut du plaisir. On s'y habitue, et on en veut toujours plus. Puis on se réhabitue, et on en veut encore plus.

Pour moi, une pensée hédoniste, ca amene toujours un sentiment de frustration, et de jalousie vis a vis du plaisir des autres: l'herbe est toujours plus verte dans le pré voisin.




Ce que tu décrit n'est pas à proprement parler l'hédonisme. Il s'agit plutôt d'un excès dans les plaisirs. La pluparts des philosophes hédonnistes rejette cet excès, justement à causes des problèmes que tu cites (frustrations, etc.).

Prenons l'exemple d'Epicure : il prônait la modération, recommendait de ne satisaires que les besoins nécessaires (et pas les besoins superflus). Il recommandait aussi de profiter l'instant présent (c'est la devise carpe diem), c'est à dire que, selon lui, il faut apprendre à apprécier ce qu'on fait, même s'il s'agit d'une tâche pénible ou difficile. Le paysan qui laboure son champ doit ainsi essayer de prendre du plaisir à labourer.

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