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lundi 21 janvier 2008 à 18:09
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Okomarac
lundi 21 janvier 2008 à 16:20
Le pasteur Huckabee veut bannir l’homosexualité


LIEN
A vous de juger , mais j'ai lu un article effrayant disant que les évangélistes contrôlaient , une partie de l'armée américaine (Je ne trouve plus la source).




Les fondamentalistes chrétiens de l'armée ont obtenu que les lieux de priere wiccan soit interdits dans toutes les bases américaines.


mardi 22 janvier 2008 à 12:21
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Je trouve bizarre que dans ce sujet traitant de l'évangélisme ... on ne focalise que sur des élections politiques aux Etats Unis.
mardi 22 janvier 2008 à 12:37
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Je me demande s'il n'a pas été déplacé de politique en religion.
mardi 22 janvier 2008 à 13:01
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Yorgat
mardi 22 janvier 2008 à 12:21
Je trouve bizarre que dans ce sujet traitant de l'évangélisme ... on ne focalise que sur des élections politiques aux Etats Unis.




Simple , fais quelques recherches , ils deviennent les maitres du monde , sur le plan politique et spirituel .

Daddy et moi , crions au secours depuis des mois .

Demande une alerte Google " évangélisme " , au bout de quelques jours tu auras la frousse .

Toi qui est un chrétien modéré , pourquoi crois-tu que le Vatican se radicalise . Pourquoi penses-tu que le pape a fait un voyage au Brésil . Regardes le nombre de conversions évangéliques journalières en Amerique du Sud , en Chine , en Afrique .

Les dirigeants d'Amérique du Sud ont du leurs faire des concessions y compris Ortega et Chavez .

Renseignes toi sur la fameuse " Christian Coalition" , son influence sur la maison blanche ,
sur la guerre d'Afghanistan , l'invasion de l'Irak et sa pression sur la politique israélienne.

Bien plus dangereux que l'Islam . Dans quatre ou cinq ans , ils dépasseront en nombre , les catholiques .

Les chrétiens seront donc en majorité intégristes .


Edit : ah oui j'oubliais le principal , le centre du monde chrétien se déplacera de Rome à Washington .


Ce message a été modifié par Okomarac - mardi 22 janvier 2008 à 13:04.
mardi 22 janvier 2008 à 13:03
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Yorgat
mardi 22 janvier 2008 à 12:21
Je trouve bizarre que dans ce sujet traitant de l'évangélisme ... on ne focalise que sur des élections politiques aux Etats Unis.



Ben les états-unis étant très loin d'être un pays laic, de plus they say "in god we believed" sur leur fric, toussa toussa...
Finalement ouais c'est forcément lié à la religion leurs élections politiques non ?
mardi 29 janvier 2008 à 14:55
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Extraits d'un article trouvé sur le net :


La politique et la religion paraissent étroitement imbriquées aux Etats-Unis. Qu'en est-il exactement ?
La piété revendiquée par près de 90 % des Américains donne l'impression d'une religion omniprésente aux Etats-Unis. Le poids des églises évangéliques - elles regroupent un quart des Américains - déroute l'observateur français : l'absence de hiérarchie, de dogme, de discipline, l'accent mis sur la conversion à l'âge adulte, la possibilité de changer, voire de fonder sa propre Eglise... tout cela est étranger à notre culture marquée par le catholicisme romain. Dans les années 1830, le Français Alexis de Tocqueville (1805-1859) y voyait déjà une sorte de spiritualisme exalté. Aujourd'hui encore, nous avons tendance à assimiler le sentiment religieux américain à une sorte de fanatisme. Pourtant, ne nous y trompons pas : la constitution américaine est authentiquement républicaine. Elle proscrit toute religion officielle et Dieu n'y est nulle part mentionné. Ainsi, l'Etat fédéral ne verse pas un seul denier aux Eglises ou aux écoles confessionnelles...

Pourtant le président des Etats-Unis prête serment sur la Bible ?
Ce geste, initié par le premier président George Washington (1732-1799), n'est que le prolongement d'une vieille tradition parlementaire britannique. Récemment, Keith Ellison, un musulman du Minnesota élu à la Chambre des représentants, a prêté serment sur le Coran. La constitution laïque garantit une totale liberté religieuse aux Etats-Unis. Mais cette laïcité n'a jamais été dirigée contre les Eglises. Contrairement à ce que nous avons vécu en France, la religion a toujours accompagné le changement politique.

Quel sera le poids des religions dans ces élections ?
Il faut distinguer les primaires et l'élection générale. Au cours des premières consultations, en Caroline du Sud ou dans le Midwest où l'évangélisme est très implanté, la religion joue un rôle capital. Depuis les années 1970, les républicains ont ainsi bâti leur stratégie sur un lien très fort avec l'électorat de la droite chrétienne qui lui fournit des fonds et alimente son programme. Ainsi, l'ancien pasteur baptiste Mike Huckabee - qui a pourtant bien peu de chance d'être désigné -, a fait un bon score dans l'Iowa où les évangéliques représentent 37 % des habitants et, cette année, 60 % des électeurs du parti républicain ! En revanche, en Californie ou dans l'Etat de New York, la question religieuse passe définitivement au second plan.


L'ARTICLE COMPLET
mardi 29 janvier 2008 à 15:02
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Daddy-O
mercredi 28 mars 2007 à 08:13
Je suppose que tout le monde sait ce qu'est l'évangélisme mais je vais quand même faire un rappel, j'ai appris ça hier.
En fait on considère ce courant comme un protestantisme conservateur, il est basé en particulier sur la conversion personnelle, une lecture stricte de la Bible et un engagement militant. ( du moins c'est la définition )

Donc l'évangélisme est déjà un courant conservateur en soi ( à ce que j'ai compris ).



L'évangélisme est un protestantisme qui se limite à la lecture de l'évangile, donc rejette tout ce qui légitimise dans le nv testament, l'autorité ecclésiastique, (d'où le nom) et considère que le croyant doit se convertir de lui même, en âme et conscience, à cette foi.

En théorie, bien sur.
vendredi 01 février 2008 à 17:26
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De plus en plus fort wink.gif

Etats-Unis - Bienvenue au pays de Jésus-Christ
Un parc d’attractions sur le thème de la Bible


Emmanuel Pey, le vendredi 1 février 2008 à 04:00
La ville d’Orlando, aux Etats-Unis, est connue pour être la capitale mondiale des parcs d’attractions. L’un d’eux cartonne cette année, c’est The Holy Land Experience, un parc thématique religieux sur la vie de Jésus-Christ.

« Venez visiter Jérusalem à Orlando, une promenade spirituelle qui vous mènera 2.000 ans en arrière, à la découverte de la fabuleuse histoire de la Bible », peut-on lire sur les panneaux publicitaires. Certains concepteurs américains surfent sur la vague évangéliste qui inonde aujourd’hui les Etats-Unis. Selon l’association nationale du tourisme des Etats-Unis, le tourisme religieux empocherait 1 milliard de dollars (675 millions d’euros) chaque année.

Situé à côté de Disney World, The Holy Land Experience vous emmène explorer le temple d’Hérode, la caverne des manuscrits de la mer Morte et les rues d’une Jérusalem miniaturisée. Vous assisterez aussi, comme si vous y étiez, à la naissance, à la vie, à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ. Une visite agrémentée de productions musicales originales censées « porter la parole de Dieu de façon moderne ».



La Crucifixion en direct


Un parc d’attractions qui a été pensé dans la « pure tradition catholique ». Pas de néons, pas d’écrans géants, pas de reconstitutions en 3D ni de fanfares à la mode Walt Disney. The Holy Land Experience se la joue modeste. Mais au pays du dollar la modestie n’est plus de mise quand il faut sortir les billets. Les « fidèles » devront se montrer généreux : 35 dollars (25 euros) le ticket d’entrée… le prix pour assister à 16 heures à la crucifixion du Christ. Un projet qui a vu le jour grâce à l’intervention « divine » d’un certain Jeb Bush, petit frère de l’actuel président américain. Gouverneur républicain de l’Etat de Floride depuis 1999, il a fait adopter un projet de loi exonérant de toutes taxes les organismes à but non lucratif en rapport avec la religion catholique. Une aubaine providentielle…

Edition France Soir du vendredi 1 février 2008 n°19710 page 15



samedi 02 février 2008 à 15:14
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C'est là qu'on voit que les attaques chrétiennes contre notre société déocratique sont très pernicieuses.


Okomarac
mardi 13 novembre 2007 à 15:28
2008, annus horribilis pour la Christian Right

[12/11/07]

Les quatre candidats de tête pour l’investiture républicaine ont de quoi inquiéter les tenants de la Christian Right : un divorcé deux fois, partisan du mariage gay ; un mormon ; un acteur d’Hollywood qui avoue ne pas aller régulièrement à l’Église et un adversaire patenté des figures de la droite chrétienne que sont Jerry Falwell et Pat Roberston. Pourtant, il y a quelques années encore, les électeurs de cette même droite chrétienne semblaient maîtriser l’élection et avoir trouvé un président sur mesure en la personne de George W. Bush. Comment expliquer ces changements ?, David Kirkpartick revient en détail sur un sujet qu’il connaît bien dans son article "The evangelical crackup" (L’effondrement évangéliste).



A part le mormon, c'est plutôt positif non ?
Peut-être que Bush aura mis en garde les américains contre la politique trop religieuse ?
Bon, on peut rêver...
mardi 05 février 2008 à 16:36
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La droite religieuse, sur la Terre comme au Ciel

Lire l'article du Temps :

http://www.letemps.ch/template/internation...;article=224949



mercredi 06 février 2008 à 00:38
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Cette phrase résume tout!

Ce fondamentalisme peut avoir un visage souriant et sympathique.

Ils sont vraiment efficace dans leur prosélytisme et ça fout vraiment les jetons!


Ce message a été modifié par uno - mercredi 06 février 2008 à 00:38.
jeudi 07 février 2008 à 11:29
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Etats-Unis: la guerre des valeurs est déclenchée par les milieux évangéliques, protestants et catholiques

L'étude montre que cette mobilisation s'inscrit sur la religiosité encore vive des Américains: la croyance en un Créateur, aux miracles, à la résurrection, à l'existence de Noé, reste forte.

Antoine Bosshard
Jeudi 7 février 2008

Dans une étude fouillée et très documentée, Hans-Georg Betz (York University) rappelle la virulence de l'offensive menée par l'importante frange des protestants et catholiques conservateurs contre les milieux libéraux et laïcs. Un fait majeur.

Vue d'Europe, la rivalité entre républicains et démocrates, aux Etats-Unis, paraît se résumer à un affrontement droite-gauche, conservateurs contre libéraux. Ce n'est pas voir, comme nous le rappelle utilement cette étude de Hans-Georg Betz que cette rivalité se double, comme un train peut en cacher un autre, d'un affrontement autrement plus tenace: culturel, celui-là, et opposant les tenants de la droite évangélique à la société laïque du camp adverse. Bien plus que deux courants, nous dit Betz, «ce sont deux nations qui se font face», en s'ignorant et sans espoir de réconciliation.

Les thèmes, on les connaît: c'est l'avortement, le créationnisme (opposé à la théorie de l'évolution), l'homosexualité et le mariage gay, la prière à l'école comme les relations sexuelles hors mariage. En arrière-fond de ce vaste élan missionnaire, côté conservateur: une vision extrêmement noire du déclin moral de l'Amérique, pouvant aller, disent certains de ces chrétiens-là, jusqu'à la disparition de la civilisation occidentale.

La venue au pouvoir d'un George W. Bush, en 2000 et sa réélection en 2004, ont été vues par la droite évangélique comme un don de Dieu: «Il va rendre aux Etats-Unis le statut de nation chrétienne», dixit un prédicateur.

L'étude, enrichie de très nombreux sondages, montre que cette mobilisation s'inscrit sur la religiosité encore extrêmement vive des Américains: sur l'idée d'un Créateur, sur Jésus, Dieu ou fils de Dieu, sur les miracles, la résurrection, l'existence de Noé, la croyance est encore très forte. Les églises évangéliques y ajoutent l'infaillibilité de l'Ecriture, la «nouvelle naissance» - Bush se dit lui-même new born - et le devoir absolu d'évangélisation.

Depuis 2004 surtout, on assiste à une vraie guerre des valeurs entre Américains. Mais il n'est pas sûr que les troupes qui se sont lancées dans le soutien du républicain soient très heureuses aujourd'hui. Apparaît chez elles un curieux sentiment sinon d'échec, du moins de persécution, qu'elles attribuent au rejet de l'élite intellectuelle, aux magistrats, à Hollywood, aux artistes. Un sentiment qui n'est pas sans motif, mais sans proportion avec l'importance réelle de leur action et de leurs effectifs. Il est vrai que chez certains libéraux de la côte Est, on regarde volontiers ces croisés avec un réel dédain, et les régions du Sud (où ils sont très présents) comme l'Italie du Nord regarde le Mezzogiorno: coûteuses et arriérées.

C'est sur les effets politiques de ce conflit idéologique que l'étude est peut-être la plus impressionnante. Car nos activistes, qui entendent faire de leur pays une véritable «bibliocratie» martèlent l'idée que l'opinion doit reconnaître que la force de l'Amérique lui vient de sa spiritualité, dans le sillage d'un messianisme déjà ancien, celui du peuple élu.

Se sentant discriminés, les conservateurs chrétiens vont jusqu'à réclamer une «compensation»: sur le créationnisme, sur une réécriture de l'histoire de leur pays, dont ils entendent qu'on réévalue les aspirations des Pères fondateurs.

Toute cette campagne n'est pas sans fragiliser les rapports entre Etat et Eglises, comme le montre l'essai, d'ailleurs raté, de ce juge de Montgomery, dans l'Alabama, qui avait installé, dans la cour de son tribunal, un monument sous forme des tables de la loi. «Cette nation est chrétienne», voilà le motif, qui conduit l'aile marchante de la droite évangélique à s'en prendre à la justice, en envoyant 700 avocats à la chasse des institutions où l'on censure la célébration de Noël. Ou en menant des actions judiciaires contre les mariages gays.

Cet état d'esprit n'a pas manqué de déborder les frontières. On sait les effets que la lecture littérale de la Bible, dans les sectes, exerce depuis longtemps sur la politique pro-israélienne de Washington. Chez les prédicateurs revient en boucle la prophétie biblique d'Armageddon, cette bataille de la fin du monde autour du peuple d'Israël entre forces chrétiennes et hordes impies (entendez les musulmans) et annonçant, dans la foulée, le retour du Christ. Apocalypse et islam sont ainsi associés.

S'ajoute à cette vision celle d'une Europe qu'ils disent de moins en moins chrétienne, hédoniste et vouée «à Sodome et Gomorrhe». Et le sentiment, répandu, d'un éloignement entre un Vieux Continent incroyant et moins performant, d'une part, et une Amérique chrétienne et conquérante. Conquérante parce que chrétienne. Nous voilà avertis.

Hans-Georg Betz, Etats-Unis, une nation divisée - Guerre culturelle et idéologique, Autrement,228 p.

Le Temps
vendredi 08 février 2008 à 12:00
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Actualités : évangéliste 6/02/08

John McCain : l’atypique sur le point de réussir son pari [ 06/02 ...
Les Échos - France
Mike Huckabee, ex pasteur évangéliste, pourrait lui séduire cette frange de l’électorat mais son expérience sur le terrain économique reste limitée. ...
http://elections-americaines.lesechos.fr/a...id_article=1761

Le phénomène Huckabee***
Betapolitique - Paris,France
En témoignent les propos du pasteur évangéliste d'une « megachurch » de Florida, Joel Hunter, pour expliquer son soutien à Huckabee : « Vu en particulier le ...
http://www.betapolitique.fr/Le-phenomene-Huckabee-02712.html

vendredi 08 février 2008 à 12:14
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On sait ce que Mitt Romney a obtenu comme concessions pour soutenir McCaine ?
dimanche 10 février 2008 à 11:40
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Cette phrase du Temps résume bien le problème : Le fondamentalisme chrétien est ici ce que l'islamisme ou l'extrémisme juif est ailleurs: il amène une autre manière de penser la politique.»
lundi 11 février 2008 à 12:05
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Mike Huckabee remporte les caucus républicains du Kansas
Le Monde - Paris,France
Huckabee, qui est pasteur baptiste et attire les voix de l'électorat évangéliste, avait déjà obtenu la victoire dans quatre Etats du Sud et en ...
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,...043@7-37,0.html


Voir aussi :
http://tf1.lci.fr/infos/elections-usa/0,,3...ns-kansas-.html




jeudi 14 février 2008 à 13:15
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Les évangélistes restent fidèles à Huckabee, malgré l'avance de John McCain



WASHINGTON - Mike Huckabee répète ces temps-ci qu'il croit aux miracles, des incantations presque prophétiques après la primaire de Virginie. Malgré l'avance de son adversaire John McCain, désormais quasiment assuré de remporter l'investiture républicaine, les évangélistes lui sont restés fidèles. Son score sonne comme un avertissement pour le sénateur de l'Arizona, qui aura fort à faire pour conquérir cette part cruciale de l'électorat conservateur

LA PRESSE CANADIENNE
vendredi 29 février 2008 à 09:37
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Plus de 40 % des Américains ont changé de religion

jeudi 28 février 2008.


C’est ce que révèle une enquête de l’institut de recherche Pew Forum on Religion and Public Life, selon laquelle l’église protestante traditionnelle aurait enregistré la plus grande perte de fidèles. Par contre, l’Évangélisme ou protestantisme évangélique serait en plein essor. Ces chrétiens conservateurs constituent aujourd’hui le plus important bloc religieux du pays avec 225 millions de fidèles.

Il n’en reste pas moins, souligne l’enquête menée par l’institut Pew, que seulement 51 % des Américains sont des protestants, ce qui signifie en fait qu’ils sont sur le point de devenir minoritaires aux États-Unis. Toute la culture et la vie politique du pays vont s’en ressentir, affirme John Green, l’un des auteurs de l’étude.

« Tant de valeurs et d’institutions de la vie publique américaine sont issues du protestantisme, notamment du protestantisme classique. Au fur et à mesure que ces groupes sont remplacés, nous allons probablement assister à des changements au sein des institutions et des cultures qui les ont soutenus. Cela ne veut pas dire que ce changement sera néfaste - il pourrait avoir des aspects favorables - mais le résultat sera certainement très différent de ce qu’on avait » , fait valoir M. Green.

Toujours selon l’institut Pew, 10 % des Américains ont abandonné l’église catholique, mais cette dernière a profité de l’immigration en provenance d’Amérique Latine. Le nombre d’Hispaniques entrant dans le pays est tel que le catholicisme a pu maintenir
Catholicism in the U.S. benefits from immigration, particularly from Latin America
L’église catholique américaine a profité de l’immigration en provenance d’Amérique Latine
sa seconde place parmi toutes les religions du pays. Vingt-cinq pour cent des adultes américains se disent catholiques, et environ un-tiers d’entre eux sont des Hispaniques, ajoute l’institut Pew.

On ne saurait parler de vainqueur, chaque groupe perdant ou gagnant des adhérents. A noter que les jeunes restent les plus sceptiques face à la religion. Un sur quatre des jeunes de 18 à 29 ans interrogés par l’institut Pew ont dit n’appartenir à aucune confession.

C’est surtout dû au fait que les jeunes adultes sont trop occupés lorsqu’ils quittent le foyer de leurs parents, explique M. Green. Ils cherchent à entamer une carrière, à fonder un foyer. Bref, même les jeunes pratiquants n’ont pas nécessairement le temps de se rendre à l’église ou au temple.

Certains continuent de s’interroger, selon Luis Lugo, directeur de l’institut de recherche Pew Forum on Religion and Public Life.

« Tout indique que le nombre d’adhérents des autres religions, telles l’Islam, le Bouddhisme, l’Hindouisme, etcetera, continuera de croître en terme de pourcentage de la population des États-Unis. On les chiffre actuellement à cinq pour cent , ce qui n’est pas insignifiant. Clairement, leur nombre augmente » , affirme M. Lugo.

Les Américains semblent bien s’adapter à cette diversité religieuse croissante. A preuve le nombre de mariages inter-confessionnels où les deux époux continuent de pratiquer chacun leur religion.

Le journal chrétien .

http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article15643

dimanche 02 mars 2008 à 00:02
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Et au Canada la laîcité et les droits fondamentaux sont aussi mis à mal par les évangélistes


Le samedi 1 mars 2008


Marc Cassivi

La Presse

Le milieu du cinéma a raison de craindre le pire. Le projet de loi C-10 du gouvernement Harper laisse libre cours à bien des interprétations. Et pourrait ouvrir la porte à une forme insidieuse de censure, voire au retour d'un nouveau genre d'escouade de la moralité.

Les artistes ont raison de se méfier de tout ce qui peut être perçu comme une restriction à leur liberté d'expression. Le projet de loi C-10 n'est guère rassurant à cet égard. Il ouvre une brèche inquiétante à un pouvoir discrétionnaire du ministre du Patrimoine de refuser des crédits d'impôts à des oeuvres jugées «offensantes» ou «contraires à l'ordre public».

Le droit canadien est déjà très clair en ce qui concerne l'interdiction de la pornographie infantile, de la violence faite aux femmes et de la propagande haineuse dans les productions cinématographiques. La pornographie, même légale, n'est pas admissible aux crédits d'impôts.

Le projet de loi du gouvernement Harper ne se contente pas de réaffirmer ces principes, comme l'ont laissé entendre cette semaine des porte-parole du ministère du Patrimoine. Si c'était le cas, il ne serait d'aucune utilité. On ne propose pas des amendements à une loi pour le simple plaisir de rappeler l'existence de droits existants.

Il ne faut pas être dupe des intentions du gouvernement conservateur. Son projet de loi entend clairement permettre une interprétation plus restrictive de ce qui est acceptable de financer publiquement au cinéma, par le biais des crédits d'impôts. Qui, si le projet de loi est accepté, pourrait juger ultimement de ce qui est «acceptable», ou a contrario «offensant» ou «contraire à l'ordre public» ? Le ministre du Patrimoine, bien sûr. Sa décision serait basée sur l'avis d'un comité dit indépendant, relevant de son ministère et de celui de la Justice.

Des portes-parole du ministère du Patrimoine ont déclaré cette semaine au quotidien The Globe and Mail que le projet de loi C-10 permettrait d'élargir la définition de ce qui n'est pas admissible aux crédits d'impôts (qui comptent pour plus de 10% du budget d'un film). La «violence gratuite» et un «contenu sexuel explicite n'ayant pas de vocation éducative» pourraient entre autres s'ajouter aux critères actuels.

Qu'est-ce qu'un «contenu sexuel à vocation éducative» ? Il serait étonnant que les fonctionnaires du ministère de Josée Verner fassent référence au Kama-sutra. D'autant plus qu'on apprenait hier dans le Globe and Mail qu'un lobby conservateur religieux se targue d'être à l'origine du fameux projet de loi. En entrevue au quotidien torontois, l'évangéliste Charles McVety, président de la Canada Family Action Coalition, a estimé que des films qui font la promotion de l'homosexualité, de la violence et de la sexualité explicite ne devraient pas recevoir d'argent des contribuables canadiens.

Est-ce que Where the Truth Lies d'Atom Egoyan, Borderline de Lyne Charlebois et Eastern Promises de David Cronenberg, qui comptent des scènes de sexualité ou de violence, sont des films «offensants». Sans doute pas. Sont-ils «contraires à l'ordre public»? Certainement pas. Ils sont nécessaires à une cinématographie nationale.

Laisser le loisir à un ministre de juger du contenu d'un film, c'est risquer d'être surpris par son verdict. C'est ouvrir la porte à la censure et à son corollaire, l'autocensure. Ce n'est pas à un ministre, ni à ses fonctionnaires, ni à un gouvernement, quel qu'il soit, de déterminer ce qui représente ou non de l'art. Certains diront qu'une loi qui restreint la liberté d'expression ne passera jamais devant les tribunaux le test de la Charte canadienne des droits et libertés. Peut-être. Mais pourquoi courir le risque?

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-...re-le-pire.html






Edit : CONFIRMATION



Le retour de la censure?

Pierre Cayouette 29 février 2008 9:50

Un évangéliste se targue d’être à l’origine du projet de loi fédéral qui rendrait possible le retrait du soutien financier aux films et émissions de télévision «contraires à l’ordre public». Allez lire ceci, sur le site du Globe and Mail, et ne ratez pas non plus ce papier très éclairant, dans Le Devoir.

L’évangéliste en question a pour nom Charles McVety. Il est président du «Canada Family Action Coalition». Il est d’avis que les films faisant la promotion de l’homosexualité, la sexualité explicite et la violence ne devraient pas recevoir le soutien de l’État.

Ouais… Un retour aux années 1950, quoi!

Par une étrange ironie, le Cinéma du Parc de Montréal présente ces jours-ci un documentaire de Karl Parent et Yves Lever sur l’histoire de la censure au Québec. Le film a pour titre Les ennemis du cinéma. Le défunt «Bureau de la censure» a banni 6,000 œuvres entre 1913 et 1967. Au nom de la morale, et sous l’influence du clergé, on charcutait allègrement dans les films, même dans des classiques comme Hiroshima mon amour…

Le milieu du cinéma semble déjà se mobiliser contre cette menace grave à la liberté d’expression contenue dans le projet de loi C-10. Il faudra fouiller, éplucher à fond la proposition de texte de loi et voir ce que le législateur entend par «ordre public». Il reste que, de prime abord, ça ressemble drôlement à un retour en douce de la censure et c’est bien malheureux.

Je vous reparle de tout ça plus tard.

http://blogues.lactualite.com/cayouette/?p=216



Ce message a été modifié par Okomarac - dimanche 02 mars 2008 à 00:12.
dimanche 02 mars 2008 à 00:24
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