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vendredi 26 octobre 2007 à 07:26
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Une alerte Google :


Le suicide évangéliste avant les primaires aux Etats-Unis

En guise de sondage sur le vif qui saurait annoncer le résultat des primaires des présidentielles aux Etats-Unis, le camp républicain s’est réuni le 20 octobre à Washington et sous l’aile jalouse des évangélistes qui réclament leur part. En effet, c’est une coutume de la politique américaine qu’on sache où l’on pose ses pieds. Ainsi, les grands donateurs aux partis qui s’affrontent pour gagner la présidence peuvent-ils élire, en quelque sorte, leur champion dans des meetings aux allures de vente à l’encan.

Le GOP ou "Grand Old Party" des républicains compte huit candidats aux primaires et mieux encore, aux élections présidentielles du pays qui prétend à gouverner les deux hémisphères. Leur leader est Giuliani qui semble le seul à pouvoir assurer une position nationale. Pourtant, il jette quelques doutes dans le camp évangéliste, puisqu’il tolère explicitement le droit à l’avortement, qui est éliminatoire et non négociable pour ces religieux de l’extrême. Par ailleurs, pendant cette assemblée à Washington, Giuliani n’a pipé mot sur ses timides ouvertures vers le mariage homosexuel. Ce que tous les donateurs Bible au poing attendaient. L’assemblée pensa défaillir quand Giuliani lança tout en se retenant à temps, qu’il voulait " réduire les adoptions et favoriser les avortements" quand le tumulte de la foule tourna au rire aigre. Il reste que Giuliani avance par la force persuasive de son "nettoyage" de toutes prostitutions et pornographies à Time Square, en tant que maire de New York.

Les leaders évangélistes, dont Bauer le sponsor du meeting, soutinrent deux candidats Huckabee et Romney. Ce sont eux qui firent l’enjeu de ce sondage vers les primaires. Huckabee passa derrière Romney, et de peu. Toutefois, c’est Huckabee qui emporta sans conteste, car ses voix venaient en majorité des donateurs présents. Et qu’ils comptent plus que les voix venus des internautes qui épaulèrent Romney.

La question est d’importance, car le dilemme pour les évangélistes est de savoir quelle voie prendre pour mieux distribuer leurs forces et pour gagner, comme au bon vieux temps de Reagan et de Bush Senior. En préalable, il apparaît déjà que le camp républicain met trop de candidats dans la joute, et manifestement dans un certain désordre. Quand le camp démocrate se joue entre deux candidats très charismatiques, le candidat à teinture ethnique Obama et Hillary Clinton de l’étoffe des femmes, ce qui est doublement nouveau. Et nul doute que le candidat démocrate se dégagera nettement et bientôt. Puisque la trêve des coups bas entre Clinton et Obama vient d’être rompue par toutes sortes de mots fratricides vus à la télé.

C’est donc une course folle qui s’est précipitée, quand Huckabee a prononcé autant de thèmes et de propos religieux que de termes politiques dans son discours. C’est dire si la puissance évangélique et ses influenceurs ne veulent rien se refuser. A tel degré que, par crainte de perdre, certains évoquent le soutien pour un troisième candidat dans le GOP. Car Huckabee est réputé économiquement faible pour prétendre à emporter cette course de fond. Ce troisième candidat des évangélistes serait un opposant à Giuliani, s’il venait à triompher aux approches des primaires. Pire encore, des évangélistes à bout parlent même de la création d’un troisième parti. Ce qui déchire définitivement les forces mêmes des évangélistes, et si près de la saison des primaires quand les fruits tombent.

Tant et si bien, qu’on parle déjà sur CBS News et dans la presse américaine, sur le ton amusé sinon du démontage, que la mouvance évangélique s’adonnerait au goût du suicide, à tout le moins politique, quand leur religion l’interdit expressément. Il s’agit bien de la peur de perdre qui sait affoler le GOP, au début même de la course à la présidence qui s’annonce mal. On le reconnaîtra aisément.

Demian Wes

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30592


Pour rappel , ce sont les conseillers évangélistes de Bush , qui ont entrainé les USA dans les guerres , d'Afghanistan et d'Irak .

vendredi 26 octobre 2007 à 23:59
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Obama moins gay qu’évangéliste.


le 25 octobre 2007

Le sénateur de l’Illinois et candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama vient de mettre le feu aux foudres des organisations pour la défense des homosexuels aux Etats Unis. En effet, Obama avait mis en oeuvre une tournée de concerts de chants gospel pour draguer à mort l’électorat des évangélistes noirs.

Et dans le même temps, que Hillary Clinton fait un malheur en Caroline du Sud, où elle ratisse large toute la communauté noire pour faire la nique à Obama, qui est son rival dans ces débats exquis pour le leadership du Parti Démocrate. Ne rions pas, en face c’est tout pareil chez les Républicains.

Pour son malheur mal anticipé, Obama avait invité un chanteur Donnie McClurkin qui chante parfois et en coulisse de drôles de chansons, dont celle-ci : "l’homosexualité est une malédiction qui ne saurait être guérie par la prière". Voilà qui est dit sans détour ni nuance, mais avec une franchise assassine dans le pays prompte au lynch.

Aussitôt, le Président de "Human Rights Campaign", Joe Solmonese a frappé du poing sur son portable et il a exigé d’Obama qu’il boute ce crooner à femmes dans la salle d’attente de la campagne. Mais, Obama n’aime pas qu’on commande à ses manières d’apprécier les homosexuels. En conséquence, il a choisi l’option d’inviter un religieux éminent et ouvertement gay, le Révérent Andy Sidden. Pour qu’il ajoute à ce concert, qui tourne au règlement de compte dans une fervente boîte gay, ses points de vues sur le sujet. Et que la conversation sur scène fasse vite oublier ces dissensions, qui se sont déjà étendues au net et par tout le monde, jusqu’ici mazette !

Il reste que cette affaire de moeurs légères a finalement bien démontré que les évangélistes ne seraient pas moins éloignés du pouvoir, si les Républicains les plombaient plus encore, avec leurs guerres fratricides pour la conquête de la seule chaise du pouvoir à la Maison Blanche. Car Obama y introduirait aussi les évangélistes à White House. Sinon Hillary Clinton s’en chargerait exquisément puisqu’elle les revendique d’une même main.

Bien sûr, la chose s’est achevée par un beau discours plein d’idéal, et dans lequel Obama confirmait qu’il luttait contre l’homophobie, qu’il n’avait même jamais vue. Et ce pendant qu’il laissait toute voix et vocalises à McClurkin dans les concerts du drôle de gospel électoral.

http://www.centpapiers.com/Obama-moins-gay...vangeliste,2313



samedi 03 novembre 2007 à 11:10
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Le point sur Bush et les évangéliques américains



Jusqu’à son départ à la retraite, George Bush s’ingéniera à jouer avec nos nerfs. Après l’Irak, l’Iran? Mais dans quelle mesure son néoméssianisme est-il un produit du milieu dit "protestant évangélique"? Le point sur Bush et les évangéliques américains.

C’est depuis le dossier choc du Nouvel Observateur, "Les évangéliques, la secte qui veut conquérir le monde" datant de février 2004, qu’on s’est interrogé sur le sens des "croisades" de Bush Jr contre "l’axe du mal". L’hebdomadaire avait alors présenté ses excuses aux évangéliques français, dénonçant l’amalgame entre le président américain et le courant protestant évangélique français. Malheureusement, la clarification entre "Bush-évangéliques-croisades" ne semble pas avoir atteint la scène publique depuis : entre anti-américanisme d’un coté et va-t-en-guerre de l’autre, le flou artistique demeure. George Bush atteint bientôt son départ à la retraite, mais il n’a pas dit son dernier mot. Selon lui, le sauvetage de l’Irak passe par une mobilisation en Iran, pour notamment s’assurer l’hommage des générations futures. C’est dans ce contexte fragile qu’il me paraît important de replacer le messianisme de Bush Jr dans un plan historique plus large.Ultraminoritaire en France, ce type de christianisme est si installé dans le paysage social et politique américain qu’il en devient incontournable : mais dans quelle mesure la foi en Dieu influe-t-elle sur l’administration américaine ?

On compte aujourd’hui un demi milliard de protestants évangéliques dans le monde dont (seulement) 70 millions aux Etats-Unis et 400 000 en France. L’historien britannique David Bebbington a proposé quatre critères pour cerner l’identité évangélique. Premièrement la centralité de la Bible, avec deux particularités. Elle est un espèce de code de la route qui fait autorité dans tous les aspects de la vie du chrétien. Et il existe un rapport direct au texte, sans médiation. Deuxièmement le crucicentrisme, c’est-à-dire la référance à la croix comme lieu de salut de l’humanité (d’où le succès du film The Passion de Mel Gibson). Troisièmement, le plus important, la conversion, c’est-à-dire un changement de vie suite à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ : nul ne peut être chrétien s’il n’est converti (born again, né de nouveau). Enfin, le militantisme : le chrétien doit montrer dans une vie transformée qu’il est né de nouveau, il doit s’engager pour Jésus-Christ dans le cadre d’une église de convertis.

Les évangéliques américains vont de l’activiste afro-américain Jesse Jackson (à la gauche du Parti démocrate) à Pat Roberson (à la droite du Parti républicain). Sur 70 millions d’évangéliques, on évalue à 25% la part de démocrates, à 50% la part de conservateurs et à 25% la part de fondamentalistes. On laisse souvent croire que Bush est un des présidents américains les plus attachés à la religion : c’est une idée reçue. Bill Clinton est un converti tout aussi convaincu, ainsi que Al Gore, qui appartienent à la branche conservatrice des baptistes (courant évangélique), qui a soutenu l’invasion en Irak. L’engagement chrétien de Bush n’est pas plus important que celui d’autres présidents. L’historien français Sebastien Fath doute même de l’authenticité des convitions du président des Etats-Unis. Plusieurs éléments appuient cette affirmation. Officielement, Bush Jr présente sa conversion comme le principal événement de sa vie : c’est suite à une rencontre avec Billy Graham (star protestante détéstée des fondamentalistes) en 1985 qu’il a connu une foi renouvelée, suite à son alcoolisme. En réalité, cette année-là, Bush Jr est chargé par l’état-major de son père, en campagne présidentielle, de mobiliser les votes de la New Christian Rigth (courant politique confessionnel à la droite du Parti républicain) : ce serait donc davantage par nécéssité professionelle qu’il s’est converti. De plus, son abstinence a moins été motivée par Graham que par sa compagne, Laura Bush, qui lui dit en 1985 :"C’est moi ou le bourbon." Ensuite, contrairement à Clinton, Bush n’a jamais souhaité avoir de conseiller spirituel. Il ne fréquente pas non plus régulièrement les églises. Il est moins engagé de ce point de vue que Jimmy Carter : il est largement coupé de son église, qui s’est prononcée contre la guerre en Irak. De plus, si un certain nombre de proches collaborateurs de George Bush sont des born-again convaincu (Michel Gerson, par exemple, sa plume) d’autres le sont beaucoup moins, voire pas du tout (Powell, Cheney, Rumsfeld, Wolfovitz). En somme, la ligne de conduite de Bush demeure la maximisation de ses intérêts : les principes religieux viennent en deuxième plan et ces principes sont filtrés en fonction du moment.

Selon le spécialiste Sébastien Fath, le président américain s’efforce d’entretenir la "religion civile". La religion civile est une religion générique à visée consensuelle. Cinq critères la constituent. Premièrement la culture WASP (White, Anglo-Saxon and Protestant) : population qui reprend l’héritage des pères pélerins, de ces pères fondateurs qui, au XVIIe siècle, ont fui l’Europe alors qu’ils étaient persécutés pour des raisons religieuses et ont construit l’idéal américain. Deuxièmement, l’accent sur la foi et la prière : peu importe le contenu de la foi, l’important c’est de croire et de prier. Le troisième trait est l’individualisme : l’autonomie morale de l’individu est une valeur suprême. Le quatrième trait est le messianisme : l’idée selon laquelle l’Amérique est une terre élue est très ancienne. Enfin, le dernier trait de cette religion civile est l’optimisme, à l’image de Billy Graham qui déclarait le 14 septembre 2001 que "le 11 septembre est un jour de victoire" si l’Amérique saisit l’occasion de se rapprocher de Dieu.

Après avoir compris que cette religion civile (qui dépasse largement le cadre évangélique) a pour fonction de légitimer la nation, de l’unir dans les moments difficiles, on peut lui distinguer plusieurs phases historiques. La première, allant de 1900 à 1950, dite "protestante mainline", lorsque les Églises protestantes historiques, épiscopalienne (anglicane) et presbytérienne (réformée), étaient dominantes. A partir de la fin des années 1950, les Etats-Unis sont entrés dans une seconde phase, dite "protestante évangélique" telle qu’on l’a définit plus haut. L’historien Sebastien Fath remarque un glissement de la religion civile vers un nouveau stade, celui du néomessianisme sécularisé (incarné par Bush Jr) où le modèle américain est lui-même investi par la puissance absolue. Ce ne sont plus les agents du Messie chrétien mais ils remplacent directement la toute-puissance de Dieu. Au point qu’un jour, Billy Graham lance à George Bush : "Ne jouez pas à être Dieu, qui êtes-vous donc pour vous prendre pour Dieu ?" L’Amérique devient une nouvelle divinité et c’est pour ce Dieu-là que l’administration américaine se bat. Selon eux, le royaume de Dieu est déjà en train de se construire. Et si le Dieu personnel ("le vrai") conserve une pertinence, c’est pour tranquilliser et moraliser le peuple.

En conclusion, l’évangélisme de Bush se situe entre sincérité naïve et calcul électoral. Son objectif est de rassembler un maximum de citoyens, de toute les religions (des libéraux aux fondamentalistes, des multiples dénominations protestantes, des catholiques, etc.) grâce à son pragmatisme et son instinct. Un proverbe mexicain relève avec humour : "Pauvres de nous, qui sommes si loin de Dieu et si près des Etats-Unis."


LIEN
samedi 03 novembre 2007 à 11:39
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L'evangelisme "à l'americaine" a aussi beaucoup de succes en Amerique latine surtout au Bresil...je ne vois pas pourquoi vous parlez seulement des Usa et de la France...


samedi 03 novembre 2007 à 11:45
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crazylatina
samedi 03 novembre 2007 à 11:39
L'evangelisme "à l'americaine" a aussi beaucoup de succes en Amerique latine surtout au Bresil...je ne vois pas pourquoi vous parlez seulement des Usa et de la France...




Ca a été fait lors du voyage de Ratzinger au Brésil . (voir les autres topics "évangélisme" et l'actualité religieuse) .


Ce message a été modifié par Okomarac - samedi 03 novembre 2007 à 11:46.
vendredi 09 novembre 2007 à 03:36
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"Le guide secret du parfait marchand de Dieu" de Steeve Mve

http://www.come4news.com/le-guide-secret-d...94474745-3.html
mardi 13 novembre 2007 à 15:28
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2008, annus horribilis pour la Christian Right

[12/11/07]

Les quatre candidats de tête pour l’investiture républicaine ont de quoi inquiéter les tenants de la Christian Right : un divorcé deux fois, partisan du mariage gay ; un mormon ; un acteur d’Hollywood qui avoue ne pas aller régulièrement à l’Église et un adversaire patenté des figures de la droite chrétienne que sont Jerry Falwell et Pat Roberston. Pourtant, il y a quelques années encore, les électeurs de cette même droite chrétienne semblaient maîtriser l’élection et avoir trouvé un président sur mesure en la personne de George W. Bush. Comment expliquer ces changements ?, David Kirkpartick revient en détail sur un sujet qu’il connaît bien dans son article "The evangelical crackup" (L’effondrement évangéliste).


La droite chrétienne, splendor et demise

Avant toutes choses, il faut rappeler que le destin de la Christian Right et celui du président Bush sont devenus indissociables ces dix dernières années. Capitalisant sur le travail d’évangélistes comme Jerry Falwell ou Billy Graham , mais aussi évidemment sur les acquis de la période Reagan. Le texan born again a incarné les espoirs des chrétiens de droite en ce début de millénaire. Une fois en poste, il a tenté de tenir cette promesse faite aux fidèles, et l’a d’ailleurs tenue dans une certaine mesure rendant quelque part ce que les églises lui avaient apporté (elles sont parfois de vraies machines politiques, n’hésitant pas, en 2004, à demander aux pasteurs protestants d’"inciter les gens à aller voter" ou d’organiser une "fête pour célébrer le président"). Mais le vent tourne. La popularité de Bush 41 frôle les minima historiques, Jerry Falwell meurt en mai 2007, Dobson cherche une succession… Or la relève veut prendre une direction tout autre. On passe d’un modèle où, au bénéfice d’une "anomalie historique", dit Kirkpatrick, la religion a investi le politique d’une manière spectaculaire, à un retour vers un engagement plus modéré du spirituel dans le temporel.

Les nouveaux leaders, Warren et Hybel, paraissent beaucoup moins attachés au développement de liens aussi fort en religion et politique que ce que l’on a vu par le passé, et Hybel n’hésite d’ailleurs pas à inviter Bill Clinton à l’une de ses conférences (ce qui relève évidemment de la haute trahison pour la vieille garde), et à affirmer que le nombre croissant de victimes américaines en Irak "brise le cœur de Dieu". C’est là un des éléments essentiels de l’argumentation de Kirkpatrick. Dans cette histoire du désamour entre un président croyant mais guerrier et des fidèles qui subissent dans leur vie quotidienne la violence qu’implique l’engagement de leur pays dans le Golfe, le conflit irakien a forcément beaucoup joué. Ainsi, chez les évangélistes, le taux de soutien à George W. Bush est aujourd’hui un peu inférieur à la moitié ; il était de 90% il y a quelques dizaines de mois. Les plus fervents des croyants n’acceptent pas les contradictions de l’engagement en Irak, qui a fait plusieurs milliers de morts du côté américain.

Pour aller plus loin, on peut se demander si le public évangélique n’est pas en train de vivre sa crise post-moderne. Les institutions religieuses et politiques sont rejetées ; on privilégie les issues (questions politiques) par rapport aux values (valeurs) de manière tendancielle ; on rechigne parfois à adhérer aux discours des grands pasteurs protestants, aussi charismatiques soient-ils.


Le choix impossible de 2008


En ligne de mire, une perspective forcément peu réjouissante : pour les républicains évangélistes ayant voté Bush deux fois de suite, un choix impossible devra se faire en 2008. Même Mike Huckabee, pourtant pasteur de l’Église baptiste, se "dé-radicalise" en ajoutant à sa rhétorique anti-avortement qu’"on ne peut pas respecter la vie uniquement pendant la grossesse", faisant sortir le débat d’un cadre moral et religieux pour lui donner une dimension bien plus prosaïque. Plus déroutante encore est l’attitude des trois favoris démocrates , qui opèrent de leur côté un mouvement de sens inverse : on les a entendu tenir des propos presque trop pieux pour des libéraux ! Avant de conclure sur le caractère cyclique de ce genre de dynamiques religieuses, identitaires et politiques (ne fermant pas complètement la porte au retour d’une Christian Right aujourd’hui en piteux état), Kirkpatrick nous laisse réfléchir sur cette prédiction intéressante : en cas de course présidentielle entre Giuliani et Obama, les plus conservateurs imaginent très bien le vote chrétien se déplacer vers la gauche, voulant à tout pris éviter celui qui, en plus de s’être marié trois fois et de soutenir l’avortement, est l’ancien maire de New York !


"The evangelical crackup" , de David Kirkpatrick, New York Times Magazine, le 28 octobre 2007.


jeudi 15 novembre 2007 à 02:59
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DUINGUE



hatikva
blog de david benhamou



miguel garrote
Philo-sioniste, néoconservateur et catholique


Entretien : ce que je crois.

Danielle Bonvin, enseignante – Tes lectrices et tes lecteurs apprécient tes analyses, tes investigations. En revanche, ils ne saisissent pas forcément toujours pour quelle raison tu es néoconservateur, catholique et philo-sioniste. Mais commençons peut-être par le début. En avril 2007, après des années de journalisme et deux livres diffusés, tu es passé de la presse écrite classique à la presse écrite sur des sites Internet et sur des blogues Internet, notamment sur monde-info, drzz, rebelles-info et juif.org. Pourquoi ?

Miguel Garroté – Parce que les sites et les blogues Internet sont des espaces de liberté. Parce que les sites et les blogues Internet peuvent, comme les agences de presse, diffuser des informations instantanées en temps réel. Parce que dans le monde francophone, de plus en plus de personnes, y compris des journalistes, des écrivains et des universitaires, ont recours aux sites et aux blogues. De plus en plus de personnes y ont recours parce que les médias francophones, presse, radio et télévision, à l’inverse des médias américains et britanniques, exercent l’autocensure, au nom du politiquement correct et de la pensée unique. Dernier exemple en date : l’interview de PPDA avec Bush. Le premier pose des questions imbéciles. Le second donne des réponses simples et concrètes. Il y a vingt ans, Louis Pauwels, Rédacteur en Chef du Figaro Magazine, s’inquiétait, déjà, de la dictature croissante de la pensée unique. Les sites et les blogues Internet sont la réponse actuelle à cette dictature anesthésiante de l’esprit, à ce politiquement correct, à cette pensée unique.


DB – Depuis quand es-tu néoconservateur ?

MG – Depuis pas si longtemps que cela. Je suis attaché à un idéal ne transigeant pas sur les valeurs judéo-chrétiennes, un idéal qui demande au moins le respect de ces valeurs, dans une économie libre de marché et dans une société libre et démocratique. Le néoconservatisme, c’est l’amour de la liberté, de la démocratie, le choix d’une économie libérale, le soutien à Israël, la vigilance à l’égard de l’islamisme, l’amitié pour les USA et la conscience que depuis le 11 septembre 2001 nous sommes en guerre. Pour moi, le néoconservatisme est un espace politique ouvert. Il peut rassembler des personnes aussi variées que Guy Milliere, David Bescond, Alexandre del Valle, Laurent Murawiec et Ivan Rioufol et moi-même. La preuve : nous écrivons tous sur rebelles.info dans le respect mutuel. Maintenant, j’aimerais être encore plus concret. Il se trouve que nous pouvons, dans les pays occidentaux, passer pas mal de frontières avec une petite carte en plastique. On appelle cela une carte d’identité. Je veux contribuer à maintenir cela. Je ne veux pas que les jeunes qui lisent nos articles, notamment sur drzz, rebelles-info, juif.org. et monde-info se retrouvent, un jour, dans une société protectionniste, nationaliste, fermée et policée. Le patriotisme oui. Le nationalisme nostalgique et paranoïaque non. A l’époque de Ronald Reagan, j’étais encore sous l’influence de l’antiaméricanisme véhiculé dans les pays francophones. Plus tard, j’ai réalisé, mieux vaut tard que jamais, que ce que Reagan proposait jadis et que Bush tente de maintenir vivant aujourd’hui, c’est, justement, ce en quoi je crois depuis longtemps. Il se trouve qu’en termes politiques, on nomme cela le néoconservatisme. Il est vrai qu’en Europe, c’est politiquement très incorrect, de s’afficher néoconservateur. Sous prétexte de ne pas s’aligner sur les USA – personne ne sollicite un tel alignement – sous ce prétexte, l’Europe risque de verser dans l’extrémisme de gauche comme de droite. Un extrémisme antiaméricain, antisioniste et antichrétien. Pour les Juifs et les chrétiens, pour les femmes et les hommes libres, ce serait une catastrophe. Ce n’est pas parce que le néoconservatisme est né aux USA qu’il faut l’exclure d’office en Europe. Les fondateurs américains du néoconservatisme, soit dit en passant, sont de culture et d’origine européenne.


DB – Depuis quand et en quoi es-tu catholique ?

MG – Catholique veut dire universel, c’est à dire, attaché à Dieu qui s'étend à tout, qui s'étend partout. J’ai vécu, tant à la maison qu’à l’école et à l’université, dans l’athéisme anticlérical jusqu’à l’âge de 27 ans. Je me suis converti à Jérusalem, en 1983, sans faire exprès, non pas lors d’un pèlerinage, mais lors d’un voyage en relation avec mon activité. Pour moi, le catholicisme en 2007 se vit dans la prière silencieuse que l’on fait et dans le métier que l’on exerce. C’est une foi intérieure. Les catholiques d’aujourd’hui, nous ne sommes pas en position de force. Nous avons peu de pouvoir temporel. Alors contentons-nous d’être des témoins. Le monde va mal. Il a besoin d’unité. Si quelqu’un veut faire du prosélytisme et de l’évangélisation, je l’invite à prier et à exercer son métier. Les grands discours, cela ne marche qu’un certain temps. Après, les gens se lassent et repartent déçus. Et si nous voulons de l’œcuménisme, je propose de commencer avec les Juifs, plutôt que de nous planter avec les musulmans, dans de creux bavardages. Actuellement, l’islam n’est pas disposé au dialogue. La réaction hystérique aux propos – pourtant purement historiques – de Benoît XVI à l’université de Ratisbonne en témoigne. Cela m’est égal qu’il y ait plus d’un milliard de musulmans et seulement quelques millions de Juifs sur terre. Ce n’est pas un motif suffisant pour privilégier le dialogue avec l’islam au détriment du dialogue avec le judaïsme. Dans le moyen et long terme, c’est l’amitié judéo-chrétienne qui fera rempart aux islamistes, au Hamas, au Hezbollah, à Al-Qaïda, à Ahmadinejad. Ménager l’islam radical, c’est un calcul à court terme. Un calcul qui nous créera que des ennuis.


DB – Qu’est-ce qui fait de toi un catholique philo-sioniste ?

MG – Etre philo-sioniste, c’est reconnaître, pour nos frères aînés, les Juifs, un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est surtout cela. A entendre les champions de la pensée unique, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, ce serait du racisme et de l’impérialisme. Quelle débilité ! Regardez la carte du Proche et du Moyen Orient, relisez l’histoire du Proche et du Moyen Orient. Dites-moi au nom de quoi, il faut, maintenant, dans le climat de haine qui pollue actuellement le monde musulman, donner, au plus vite, la Judée Samarie aux Palestiniens ? Est-ce cela, un Etat juif dans des frontières réellement défendables ?


DB – Se déclarer philo-sioniste dans le climat européen actuel, n’est-ce pas s’attirer des ennemis ?

MG – Bien. Je vais être très clair. Déjà le philosophe catholique français Jacques Maritain (1882-1973), s’attira des ennemis, lorsqu’il se déclara amis des Juifs, ami d’Israël, lorsqu’il épousa une Juive, lorsqu’il passa, lui, le Français, quelques années à New York. S’attirer des ennemis n’est pas un problème. L’important c’est d’agir en conscience. Bien sûr que mes articles déclenchent, parfois, des réactions incroyablement haineuses et racistes. Pourtant, je le répète, le philo-sionisme catholique et le sionisme juif, c’est simplement, selon moi, reconnaître, pour nos frères aînés, les Juifs, un Etat hébreu dans des frontières réellement défendables. Je m’étonne qu’une demande aussi élémentaire puisse déclencher un antisionisme à ce point hystérique et haineux. Je m’étonne que dans un espace aussi vaste que le Proche et le Moyen Orient, il faille, à tout prix et au plus vite, créer un Etat palestinien en Judée Samarie (le terme Cisjordanie ne veut rien dire historiquement et s’il veut dire quelque chose, c’est plutôt à la Jordanie qu’à la Palestine qu’il fait penser. Non ?). Pour moi la situation est très claire. L’antisionisme est un antisémitisme nouveau et extrême. Il est tout de même incroyable que l’antisionisme ne soit pas passible de poursuites pour racisme. Mais qu’en revanche, le moindre propos critique à l’égard de l’islam puisse entraîner des poursuites pour propos racistes. J’ai suffisamment fréquenté, à une période de ma vie, les milieux antisionistes, pour savoir, à quel point, ces milieux ont la bave aux lèvres. L’antisionisme est une idéologie haineuse qui se drape dans la soi-disant défense des droits de l’homme. Si le monde occidental n’est plus antisémite, pourquoi ne le prouve-t-il pas dans ses actes ? C’est facile, de faire mémoire de la Shoah, tout en refusant aux Juifs, une terre, un peu plus conséquente, que la ridicule portion de territoire, dont ils disposent actuellement au Proche Orient. La ville israélienne de Netanya, sur la Méditerranée, est à 12 km de la ville arabe de Tulkarem, donc à portée de roquettes palestiniennes. Israël s’est retiré du Sinaï. Israël s’est retiré du Sud-Liban. Israël s’est retiré de la Bande de Gaza. Résultat : le Sinaï est un lieu de transit pour les armes qui finissent à Gaza. La Bande de Gaza est une république islamique, le Hamastan. Le Sud-Liban est une enclave iranienne dominée par l’armée du Hezbollah. La Judée Samarie, dite Cisjordanie, est dominée par des milices armées claniques, par le Hamas et par le Fatah. L’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Judée Samarie, concrètement, sur le terrain, c’est du pipeau. Mes confrères journalistes le savent pertinemment. En conclusion, l’Europe vit dans le mensonge. L’Europe fait la part belle aux milieux islamiques. L’Europe le paiera très cher


Ce message a été modifié par Okomarac - jeudi 15 novembre 2007 à 03:04.
lundi 24 décembre 2007 à 15:29
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La pieuvre évangéliste, la nouvelle arme américaine

Come4News


Voici un sujet que l'on n'a pas l'habitude de traiter, l'utilisation par les Américains, surtout Républicains d'ailleurs, de la foi évangélique à des fins d'impérialisme, de domination des esprits, de pouvoir !

Un petit témoignage personnel, d'abord, pour bien situer les choses. Je connais très bien le milieu des Evangéliques, - les plus ultras d'entre eux, on les appelle maintenant les Evangélistes. En effet, je me suis convertie, par hasard, il y a une trentaine d'années, parmi les Pentecôtistes, un mouvement né aux Etats-Unis, et qui privilégie les dons de l'Esprit Saint.
J'ai pu faire avec eux plein d'expériences extraordinaires, et c'est quelque chose qui vous marque à jamais. Il y a une dizaine d'années, j'ai rompu les amarres. J'ai gardé la foi vivante, mais j'ai fui le sectarisme, le fanatisme, les excès en tous genres.

Il y a quelques années, j'ai dit à un Pasteur de la Fédération Protestante de France : " Les églises évangéliques sont incontournables pour une conversion, pour vivre quelque chose de beau, d'intense, de vivant, de profond. Mais une fois qu'on est un chrétien adulte, affermi dans la foi, il faut les fuir " . " C'est exactement cela ", m'a-t-il répondu.

Les Eglises pentecôtistes françaises, les Assemblées de Dieu, les ADD, entretiennent des liens avec les Etats-Unis, sans leur être inféodées, et elles ont généralement fait preuve d'indépendance en ne soutenant pas la guerre en Irak, ni d'ailleurs toute forme d'hégémonie. Néanmoins, je me souviens parfaitement que la plupart d'entre elles citaient en exemple l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, alors que dans le même temps je boycottais les oranges outspan comme aujourd'hui je boycotte les pamplemousses de Jaffa, à cause des souffrances endurées par les Palestiniens qui s'apparentent à celles des Africains à l'époque de l'apartheid.

Une fois, je me suis rendue à une séance d'évangélisation au cours de laquelle un blanc officiait, et des Noirs chantaient. C'étaient des missionnaires sud-africains. Et à ma grande surprise, un musicien noir me fit l'apologie de ce régime raciste et haineux. Il avait été parfaitement endoctriné, et il récitait fort bien sa leçon :" Il est normal que l'on soit soumis aux Blancs, ils nous sont supérieurs, il faut leur faire confiance"... Et plusieurs de mes paroissiens n'avaient qu'un rêve, participer en Afrique du Sud aux grandes croisades d'évangélisation, de Réveil comme on les appelait alors. On a les réveils que l'on peut.

C'était l'époque où les pasteurs, officiels ou improvisés, me recommandaient la soumission, la docilité, et ils priaient pour que l'esprit de rébellion me soit ôté, tant et si bien que je finissais par rentrer sagement dans le rang, allant même jusqu'à implorer le Dieu tout puissant de briser ma nature indépendante. Je voulais ressembler aux autres paroissiennes, dociles, acceptant tout, ne murmurant jamais contre l'injustice, restant bien sagement à leur place. Et surtout ne cherchant plus à contester l'Ordre Etabli - pardon, le désordre établi. Apparemment, l'esprit de rébellion est revenu, chassez le naturel, il revient au galop.

Et donc, les croisades en Afrique du Sud, c'était aussi, et peut-être surtout, afin de mater les esprits rebelles, afin de se les soumettre - de continuer à asservir les Africains, par conséquent.

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi Sarkozy tient tellement à nous fourguer la religion, n'importe laquelle, chrétienne, musulmane, juive ? Elles contribuent à la soumission, à l'acceptation du système, elles tuent l'esprit de contestation, et pendant ce temps les puissants perpétuent leur ordre injuste. Dieu aidant, les pauvres américains sont résignés à le rester, comme les Africains à demeurer esclaves, ou les Eva à se soumettre à l'iniquité ou à l'intolérable. Que dit notre Président ? " Les religions ne sont pas un danger, elles sont un atout pour la paix sociale, pour une coexistence paisible, respectueuse de chacun." Et surtout du désordre établi. C'est sûr, un converti, tout de docilité revêtu, ne fera pas grève et acceptera sans murmurer les miettes du festin capitaliste. Comme dit notre valet de l'ordre libéral, " l'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent ", et ne le contestent pas. Pratique, non ? Et tant pis s'il n'y a rien dans l'assiette. Dieu pourvoiera avec les hommes comme avec les oiseaux, c'est écrit dans la Bible.

Au début de ma conversion, j'ai découvert la Théologie de la Libération, qui prônait la libération intégrale, même sociale. On a vite fait de me faire comprendre que je devais fuir ces sales chrétiens communistes, comme l'Eglise catholique a parfaitement su les diaboliser. On ne conteste pas, on accepte, point. En envoyant partout leurs missionnaires, les Américains veulent acheter la paix sociale, la soumission à leurs valeurs. Assurément, un chrétien évangélique subit et se tait. Il ne pense pas à dénoncer l'injustice, il ne revendique pas.

Et savez-vous ? Il y a des missionnaires américains partout. Dans ma résidence à Marseille, il y en avait deux. Ils quadrillent chaque pays, chaque zone, chaque résidence. Consciencieusement. Il en part un, il en arrive deux. On en trouve même dans les pays Musulmans ! Et surtout là où on peut faire jouer des projets sécessionnistes et anti-arabes, comme avec les Kabyles et les Berbères au Maghreb, ou avec les minorités kurdes d'Irak. Diviser pour régner, encore et toujours ! Les missionnaires sont très organisés, bien équipés, et fort bien dotés financièrement. Avec les Américains, d'ailleurs, tout s'achète, même l'ordre, même les consciences. A coups de dollars, de promesse d'emploi ou de visa, on détourne de la religion traditionnelle, de la famille et même de la communauté. Et si on ne peut pas agir ouvertement, on opère discrètement, et même secrètement, en se présentant comme médecin, militant d'association humanitaire,etc. Tout est bon pour ariver à ses fins. Le salut, c'est bien, mais c'est encore mieux si l'on se soumet, ou, surtout, si l'on se sépare de sa communauté, ce qui permet de l'affaiblir, voire de la déstabiliser. Il ne faut pas croire que le prosélytisme soit toujours sincère ! Il est d'abord animé par des considérations pratiques, intéressées, car il s'agit d'abord d'attiser le choc des civilisations. On est chrétien jusqu'à un certain point !

Et ça marche ! La théologie de la Libération est en grande partie éradiquée, après avoir été concurrencée par des myriades d'églises pentecôtistes qui poussent comme des champignons, notamment en Amérique Latine. Il y aurait quarante millions de convertis parmi les Latinos ! Et la progression s'accélère, la pieuvre s'étend à une vitesse incroyable ! Au Guatemala, par exemple, 30 % de la population a attrapé le virus. Et les Africains ? Ils sont déjà près de 15 % à avoir franchi le pas. En Asie, le Pentecôtisme gagne du terrain. Surtout en Corée du Sud, célèbre pour ses méga-churches qui rayonnent un peu partout.

Et ce n'est pas fini ! L'action des missionnaires, financée par les Etats-Unis, est relayée par de nombreuses radios et télévisions, bénéficiant notamment du soutien du Congrès, de la CIA, du Pentagone - du beau monde ! C'est une véritable multinationale religieuse qui, en tant que telle, développe des stratégies de marketing, de conquête ! Et pour mieux appâter les moins cultivés, les plus pauvres, les Eglises se doublent d'activités économiques et sociales. Ce sont des cibles de choix, et des proies faciles.

Danger ! Les missions, c'est un moyen d'asservir les consciences, de se les soumettre ! Les églises évangéliques, c'est une des multiples formes que revêt l'impérialisme américain, un instrument, sournois, discret, mais très efficace, de sa domination, et je regrette d'être la première, apparemment, à m'intéresser à ce phénomène très dangereux ! Comme je vais d'ailleurs prochainement me pencher sur la question des ONG, faussement charitables, qu'on trouve un peu partout, et que "l'homme de l'année", M.Poutine, redoute à juste titre ! Là aussi, je vais être une pionnière : Pourquoi ? Pourquoi ne s'empare-t-on pas des sujets qui sont cruciaux pour l'avenir de tous ?

Actuellement, le "dada" des églises évangéliques nord-américaines, c'est le soutien au peuple d'Israël. Nous allons voir pourquoi : Là aussi, l'intérêt prime d'abord ! Pour la sincérité, on repassera... Les Américains ne s'engagent que pour le dollar ou pour Dieu ! Un Dieu bien personnel, et surtout éloigné... de l'Evangile !



Deuxième volet de cette publication sur la "pieuvre évangélique", évangéliste, très exactement, puisqu'elle a ses caractéristiques propres, dont celle de dériver de plus en plus vers le culturel et le politique. En effet, elle représente une vision du monde particulière, hyper-conservatrice, fasciste, et une force électorale de plus en plus influente, au point même de chercher à prendre le pouvoir au nom de Jésus, afin de bâtir un Ordre nouveau, inspiré par celui qui sévissait en Afrique du Sud du temps de l'Apartheid !

Les fondamentalistes chrétiens préfèrent le Dieu vengeur de l'Ancien Testament au Christ des Evangiles, et leur idéologie est impérialiste, colonialiste, militariste, raciste, haineuse, violente, intolérante, extrémiste, nationaliste, intransigeante, fanatique, fasciste, belliqueuse .... aux antipodes de l'Evangile d'Amour qu'ils professent pourtant en paroles.

Et ces chrétiens-là sont plus sionistes que les plus extrémistes des Israéliens. Finalement, ils font du tort aux autres chrétiens, par leur fanatisme sectaire et leurs dérives, mais aussi aux Juifs, par leurs excès mêmes que nombre d'entre eux rejettent, au nom justement de leur foi à eux. Et ils menacent le monde par leur idéologie totalitaire, rétrograde, hyper-conservatrice, prônant l'exclusion et même l'élimination de tous ceux qui ne sont pas comme eux, musulmans d'abord, juifs ensuite, pour imposer à la fin leur conception d'un gouvernement mondial, contrôlant tout, favorable aux riches et au mieux, condescendant, charitable, envers les pauvres - c'est la fameuse théologie de la Prospérité, si chère au coeur des Pentecôtistes, ceux qui réussissent sont les préférés de Dieu, les autres sont stigmatisés, bref tout le contraire de l'Evangile d'Amour qui lui, privilégie les pauvres, les petits, les faibles...

Entre les néo-cons évangélistes et leurs alliés du Likoud ou de l'Extrême-droite israélienne, on assiste à une surenchère dangereuse, préjudiciable pour la paix dans le monde. Mais comme vous pourrez le voir dans la série d'articles que j'ai sélectionnés dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com, -- afin que vous puissiez mieux mesurer les risques que ces extrémistes font courir au monde entier, particulièrement à cause de la question palestinienne non réglée -- , en réalité la communauté juive américaine elle-même est excédée par l'activisme délirant des fondamentalistes chrétiens, dont le specimen le plus connu, et le plus représentatif, est le Texan Bush.

Je ne le répèterai jamais assez : Il s'agit d'un problème majeur de notre temps, lourd de conséquences pour l'avenir de l'humanité, ses choix, son devenir. Parce que, précisément, il s'agit réellement d'une pieuvre, qui étend peu à peu ses tentacules dans le monde entier, particulièrement en Asie, en Amérique Latine, en Afrique, et même peu à peu dans certains pays arabes comme l'Algérie, avec pour cible privilégiée les masses les plus incultes, malléables, et pour objectif suprême de les asservir à l'Empire, à son idéologie, à ses valeurs - la fausse démocratie, en particulier - , au libéralisme qui sacrifie les individus à l'Economie et surtout à la Finance, à une organisation totalitaire, dirigiste, élitiste, et même aux objectifs impériaux de conquête, car ce ne sont pas les maîtres du monde qui font la guerre, mais les citoyens ordinaires.

Je sais que parmi mes lecteurs il y a beaucoup de résistants au désordre établi, je tenais à attirer leur attention sur le risque que constitue cette pieuvre, et à ma connaissance je suis une pionnière. Soyons vigilants, Sarkozy n'est pas notre seul ennemi. L'Amérique, avec ses relais dans le monde, politiciens aux ordres, bases militaires, satellites-espions, pseudo ONG ( j' étudierai le phénomène prochainement ), Eglises conquérantes, médias serviles et hégémoniques, culture abêtissante... constitue la menace majeure pour le monde, la démocratie, la paix, la civilisation. Nous devons savoir pour pouvoir agir.







Troisième et dernier volet sur la pieuvre évangéliste, favorisée par le gouvernement néo-conservateur pour asservir les citoyens à l'idéologie américaine, à ses valeurs, à ses engagements guerriers et prédateurs.

Ces born-again évangélistes, vous l'avez vu dans les textes que j'ai joints, ont formé une alliance contre-nature (parce qu'ils sont en réalité profondément antisémites) avec les néo-cons ultra-sionistes, pour travailler à la création du Grand Israël qui seul, d'après eux, annoncera le règne final du Christ sur la terre, la domination définitive du christianisme sur toutes les religions. Dans leur optique, les Juifs ne sont que "le" moyen pour parvenir à leur fin ultime, qui signifiera le ralliement, de gré ou de force, du peuple hébreu à leur cause ; leur attachement à la cause sioniste est donc purement intéressé.

Je ne suis pas d'accord avec l'analyse de Thierry Meyssan sur un point (voir les trois cassettes dailymotion présentées dans mon blog http://r-sistons.over-blog.com). Je ne crois pas que les born-again ("nés de nouveau", par la puissance du Saint-Esprit) évangélistes et les ultrasionistes souhaitent diriger le monde ensemble.

Pour Thierry Meyssan, le sionisme est très différent du judaïsme. En effet, le judaïsme est une religion plurimillénaire, alors que le sionisme est à peine centenaire, athée, ennemi de la religion: " Cette idéologie est une rébellion contre Dieu, on en souffrira tous. Elle prône l'utilisation de la force, ce qui est un agissement criminel contre Dieu, et le principal facteur de l'antisémitisme. D'après la croyance juive, au contraire, depuis l'exil des juifs Dieu a fait jurer à son peuple qu'il ne retournerait pas sur sa terre en l'absence d'un décret de sa part. A son signal, le monde entier reconnaîtra qu'il n'y a qu'un seul Dieu car on se lèvera tous ensemble, sans arme, sans confrontation. Et donc, cette idéologie est une rébellion contre Dieu, elle s'appuie sur l'ignorance, les gens sont abusés ".

Mon expérience personnelle de la foi, ainsi que ma connaissance de l'Histoire juive, emplie des prodiges de Dieu, me fait penser qu'en effet un croyant authentique doit compter sur Dieu, et non sur sa propre force, pour accomplir des exploits. Mais passons ! Thierry Meyssan ajoute : " Etats-Unis et Israël sont amenés à gouverner ensemble le monde; en effet, il y a à la tête de ces deux entités, un groupe (je pense qu'il veut parler des néo-cons et des néo-sionistes, tous ultras) qui a les mêmes intérêts et la même vision du monde. Ce sont deux peuples élus, israélien et américain, désignés par l'Ancien Testament et le Nouveau Testament , en somme une élite chargée de prendre la tête du monde, pour un régime d'apartheid. Et que font-ils, au Liban, en Irak... Il y a des gens qui habitent là, ils sont en trop, il faut les éliminer, ou les faire fuir, les Syriens comme les Irakiens, on peut aussi faire en sorte qu'ils se battent les uns contre les autres, c'est le chaos ".

Je ne suis pas d'accord avec cette interprétation, connaissant bien les Evangélistes, c'est à dire les évangéliques extrémistes : Ils ne partageront pas le pouvoir. En effet, ils aspirent au retour du Christ, ainsi qu'à
l'établissement d'un royaume chrétien sur la terre, uniquement chrétien, ce qui suppose l'élimination des autres. Peut-être les sionistes extrémistes, idéologues, désirent-ils la même chose, en sens inverse, ce qui nous promet au final une belle bataille planétaire pour le pouvoir, quand l'union sacrée aura cessé de l'être. Dans tous les cas de figure, les Musulmans sont les premiers à avoir du souci à se faire, si tant est que les plus extrémistes d'entre eux, à leur tour, ne souhaitent pas la disparition de tout ce qui ne leur ressemble pas. Quant aux laïcs, dans tous les cas leur sort n'est pas enviable, ils sont bons pour la conversion ou la démission, pour ne pas dire l'extermination. Olé, quelle fiesta ! Les créatures de Dieu sont très semblables quand elles sont fanatiques. Je me demande ce que le Très Saint, là-haut, pense de ses enfants....

Mais pour revenir à nos moutons, pas ceux d'Abraham, mais ceux de la droite chrétenne américaine, et leurs disciples, abondamment arrosés de faveurs, et surtout dûment financés, leurs penchants naturels les conduisent, après avoir mené une guerre des civilisations, à l'établissement d'un Royaume sur terre furieusement libéral, et même ultra-libéral, théocratique naturellement, militaro-impérialiste, et qui ne s'embarrasse guère de scrupules :

Ici, un prédicateur se réjouit de l'assassinat du Président israélien, là un autre appelle à la guerre sainte contre l'ennemi musulman. Du joli monde ! Et pas fanatique pour deux sous, voyez ma soeur, sioniste enragée depuis qu'elle a mis les pieds dans une Eglise Pentecôtiste.

Un jour, elle me téléphone : " Ma petite soeur chérie, comment vas-tu ? " ... et puis la conversation dérive sur le Proche-Orient : " Pauvres Palestiniens, comme ils souffrent ! " " Quoi, tu les défends ? Mais tu désobéis à Dieu ! Tu es un suppôt de Satan " Le téléphone est vite raccroché, depuis je n'ai plus eu de nouvelles. Je ne sais pas si la religion relie à Dieu, en tous cas elle ne relie pas les individus entre eux... Vous comprenez pourquoi je combats les extrémismes ? Les intégristes chrétiens, juifs et musulmans se valent...

Et donc les Evangélistes, aujourd'hui, au nom de leur idéologie, au nom de leur combat pour éliminer les méchants Musulmans qui sont de trop sur la terre d'israël - par conséquent, pour eux, un obstacle au retour du Christ -
sont prêts à soutenir des dictatures militaires, à entreprendre des guerres saintes, préventives, propres, sales, de conquêtes, d'occupation, d'élimination... pour parvenir à leurs fins.

En discutant avec eux, aux Etats-Unis, et même parfois en France, j'ai constaté qu'ils n'hésitent pas à propager la doctrine de la suprématie raciale, leur référence étant l'Etat Sud-Africain de l'Apartheid. Aujourd'hui, sans remords, ils prêchent la guerre des civilisations, la réanimation des croisades, et la domination absolue de l'Empire américain. Les douces colombes chrétiennes se sont muées en faucons, ayant le culte de la force, et beaucoup de respect pour le complexe militaro-industriel. Là encore, le matraquage médiatique a joué à plein. On peut être un fervent chrétien, et, même tout petit, passer des heures devant la télévision à ingurgiter des niaiseries ou de la violence à haute dose. Sans parler des diatribes contre le nouvel ennemi des Américains, après les communistes, à savoir les Musulmans, confondus avec le terrorisme, comme Sadam Hussein l'a été avec Ben Laden, volontairement, et pas très honnêtement. Mais l'Ordre Moral n'est pas la morale, l'éthique...

Comme les Néo-cons, ils encouragent la soumission absolue, l'Ordre moral et policier, le chacun pour soi, la convoitise des grands groupes industriels, l'absorption des petits par les gros (Théologie de la Prospérité, que les meilleurs gagnent, en somme ! L'oligarchie est au pouvoir, l'argent est glorifié. Ce sont de féroces anti-communistes, d'ailleurs), la concentration du pouvoir financier, et même la soumission des gouvernements aux intérêts économiques.

Le lavage des cerveaux fonctionne à plein ! Et les plus modestes n'ont qu'à s'en remettre à la Providence....

Les premiers évangéliques que j'ai fréquentés, au moment de ma conversion, il y a une trentaine d'années, ne voulaient pas entendre parler de la politique, c'était un domaine qu'il fallait laisser aux gens "du monde". Sauf qu'au moment de la campagne électorale de Reagan, on a vu les pasteurs neutres, soudain, se transformer en zélés propagandistes du futur Président ! De toutes façons, on a assisté à un double mouvement : D'une part, nombre de citoyens américains ont déserté les partis politiques traditionnels pour s'engager dans des Eglises évangéliques, puis, peu à peu, on les a vus revendiquer le pouvoir, au nom de l'Ordre moral le plus strict, se présenter aux élections, et même briguer la charge suprême. L'appétit vient en mangeant ! D'autant que désormais, néo-cons et born-again évangélistes se retrouvent pour souhaiter ardemment la création d' un Etat chrétien. Et entre nous, il n'y a plus, aujourd'hui, grande différence entre les Républicains et les Démocrates, ils sont tous plus ou moins imprégnés des mêmes valeurs, et on n'a pas fini d'en subir les conséquences.

Voilà à quoi ressemble la pieuvre made-in-America, qui étend ses tentacules sur le monde entier, momentanément alliée aux plus extrémistes des sionistes pour parvenir à leurs fins, l'établissement de la Jérusalem américaine, un Etat théocratique, dominateur, totalitaire, arrogant, intolérant, fanatique, prédateur, militaire, impérialiste, et bien évidemment ultra-libéral - typiquement américain, finalement, non ? Et ces gens-là, grâce au magicien Sarkozy et aux médias aux ordres, sont désormais nos alliés, nos modèles, et même nos maîtres !

Nous avons déjà pu savourer les prémices de ce nouvel ordre américain, en Afghanistan ou en Irak, par exemple, assorti du chaos, des souffrances effroyables des peuples, imaginons la suite.... L'esprit de domination aura sans doute définitivement terrassé la démocratie, et l'humanisme, et dans la foulée aussi la civilisation.


http://www.come4news.com/2007-mode-2663.html


Ce message a été modifié par Okomarac - lundi 24 décembre 2007 à 15:30.
lundi 24 décembre 2007 à 18:58
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En Suisse nous avons également notre parti évangéliste!

Voyons un peu quelques propositions de ce parti!

5. Permettre aux contribuables de déduire de leurs impôts les dons aux églises et institutions à but cultuel, à l'instar des dons aux institutions reconnues de pure utilité publique.

7. Introduire un droit d'objection de conscience dans le domaine de la santé. Ce droit doit pouvoir permettre à chaque professionnel de la santé de refuser de fournir des prestations contraires à ses convictions, de nature éthique ou religieuse, notamment dans les domaines de l'interruption de grossesse et de l'euthanasie.

8. Afin de diminuer les souffrances de personnes malades en fin de vie, inscrire dans la loi l'obligation faite aux cantons de promouvoir les soins palliatifs comme alternative à l'euthanasie, le rôle de l'État étant de protéger la vie, soit-elle en devenir, handicapée ou malade.

12. Introduire, dans les programmes d'enseignement, un aperçu sans parti pris des différentes hypothèses généralement avancées pour expliquer la naissance et l'organisation du monde physique (en particulier théorie de l'évolution et théorie créationniste)..

www.udf.ch

C'est super rassurant n'est-il pas?! La dernière proposition est celle qui m'a le plus marqué, on a vraiment de quoi s'inquiéter il n'y a pas à dire!

Sinon je confirme Okomarac l'évangélisme est bel et bien partie à la conquête du monde, de l'Amérique du Sud à l'Asie du nord Est en passant par l'Afrique et l'Europe, dont mon tout pays qu'est la Suisse, l'obscurantisme religieux sera très probablement un des pires fléaux du XIXème siècle!


Ce message a été modifié par uno - lundi 24 décembre 2007 à 18:59.
lundi 24 décembre 2007 à 19:26
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Sans nom
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Sinon je confirme Okomarac l'évangélisme est bel et bien partie à la conquête du monde, de l'Amérique du Sud à l'Asie du nord Est en passant par l'Afrique et l'Europe, dont mon tout pays qu'est la Suisse, l'obscurantisme religieux sera très probablement un des pires fléaux du XIXème siècle!





En Belgique , seule la communauté africaine suit le mouvement . D'après ce que j'ai lu , le phénomène est le même dans la région parisienne . Quelques milliers de convertis , mais rien à voir avec les conversions massives d'Amérique du Sud , d'Afrique centrale et chinoises .




Ce message a été modifié par Okomarac - lundi 24 décembre 2007 à 19:30.
mardi 08 janvier 2008 à 01:26
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Mike Huckabee, pire que Le Pen

En remportant la première primaire en IOWA, Mike Huckabee crée la surprise. Cet ancien pasteur évangéliste qui ne paye pas de mine est pourtant un dangereux extrémiste. Sa nomination comme candidat républicain à l’élection présidentielle serait une sérieuse menace pour la démocratie.

Mike Huckabee, ex-gouverneur de l’Arkansas et ancien pasteur baptiste quasi inconnu il y a quelques semaines, a donc devancé cette nuit Mitt Romney, un richissime homme d’affaires mormon. Sous ses allures d’américain moyen qui ne paye pas de mine, Mike Huckabee est un dangereux personnage, connu pour ses positions d’un conservatisme digne du moyen-âge.

Ancien obèse, à tel point qu’il lui fallait deux sièges pour monter dans un avion, Mike Huckabee s’est mis au sport et perdit en tout 50 kilos. Amateur de rock et de country, Huckabee joue de la guitare et n’hésite pas à se montrer avec l’acteur Chuck Norris dans un clip humoristique. Gouverneur de l’Arkansas (il est né comme Bill Clinton dans la ville de Hope), cet ancien pasteur baptiste de 52 ans quitté son siège de gouverneur cette année avec une courbe de confiance à 55%. En apparence, l’homme a tout pour séduire.

Mais cette image tout en rondeur cache un républicain pur et dur. Mike Huckabee est avant tout un anti-gay, un défenseur de l’amendement qui permet à chaque américain d’avoir des flingues chez lui, et positionné ouvertement contre l’avortement. Sous sa gouvernance, l’Arkansas a multiplié les dépenses de son Etat de 47%, en taxant en priorité l’essence et les cigarettes.

Mais c’est surtout son homophobie qui prête à réflexion. En 1992, dans un questionnaire soumis par l’agence Associated Press, Huckabee s’est déclaré pour la mise en quarantaine des malades du SIDA : « si le gouvernement fédéral est disposé à faire quelque chose de sérieux contre la propagation du virus du SIDA, il faudrait alors isoler les malades » avait-il écrit. Plus loin, il s’en prenait aux stars de Hollywood mobilisés contre le SIDA : « le gouvernement n’a pas besoin de d »penser des milliards contre la recherche d’un vaccin alors que des stars comme Elizabeth Taylor ou Madonna peuvent donner des millions chacun. La recherche contre le SIDA reçoit à mon avis trop d’argent comparé à la recherche contre le cancer ou le diabète. »

Mais ce n’est pas tout. Toujours en 92, il écrit : « l’homosexualité peut poser un risque dangereux pour la santé publique. L’homosexualité est une aberration, quelque chose d’antinaturel. » Au temps de ces déclarations en 1992, la recherche scientifique nous permettait de savoir les causes de la transmission du virus. Le célèbre basketteur Magic Johnson venait de révéler sa séropositivité et on ne peut pas donc dire que Huckabee était ignorant de la situation. EN 1992, les Etats-Unis avaient 195 718 patients contaminés par le VIRUS du SIDA. Et Mike Huckabee émettait le souhait de les mettre en quarantaine…

Pour noircir le tableau, Mike Huckabee est égratigné par une affaire qui lui colle à la peau depuis 1999. A l’époque gouverneur de l’Arkansas, il avait libéré un violeur en série, Wayne Dumond, condamné à la perpétuité. Une fois libre, le violeur en question allait récidiver en tuant une autre femme dans le Missouri un an plus tard. On appris par la suite qu’Huckabee avait libéré Dumond suite à la pression de chrétiens et de médias de droite qui estimaient injuste sa condamnation en 1985 pour le viol d’une meneuse de claques de 17 ans. Ceux-ci voyaient dans cette condamnation une machination politique. Pourquoi ? Parce que la jeune fille se trouvait être une cousine lointaine de Bill Clinton !

Enfin, il y a deux mois, dans un quotidien de San Diego, il se déclarait favorable à la construction d’un mur électrifié le long de la frontière mexicaine pour empêcher les clandestins de pénétrer sur le territoire américain. Après huit années d’une présidence Bush que tous les observateurs ont jugé désastreuse, l’élection de Mike Huckabee en Novembre prochain serait une catastrophe de plus pour les Etats-Unis. On en viendrait même à regretter Georges Bush…

http://www.surftheinfo.com/spip.php?page=a...802&lang=fr





mardi 08 janvier 2008 à 02:27
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Il faut les jetons ce Huckabeee il faut dire que c'est un fondamentaliste chrétien pur jus!

Même les scientifiques s'inquiètent à l'idée de le voir arriver à la maison blanche!

Des scientifiques s'inquiètent du choix d'un président créationniste Mike Huckabee

Le dimanche 06 janvier 2008
Agence France-Presse


Mike Huckabee

Photo Bloomberg

Au lendemain de la victoire de Mike Huckabee lors de la première consultation de la course à l'investiture républicaine pour la présidentielle, des scientifiques américains ont mis en garde contre le choix d'un dirigeant qui douterait de la théorie de l'évolution.

M. Huckabee, ex-gouverneur et pasteur baptiste de l'Arkansas qui a remporté jeudi les caucus de l'Iowa, a affirmé au cours d'un débat en mai qu'il ne croyait pas à la théorie de l'évolution.

«La logique qui nous convainc que l'évolution est un fait est la même logique que celle qui nous conduit à dire que le tabagisme est dangereux (pour la santé) ou que nous avons de sérieuses questions à résoudre en matière de politique énergétique en raison du réchauffement climatique», a affirmé Gilbert Omenn, professeur à l'Université du Michigan (nord).

«Je serais inquiet du fait qu'un président qui ne croirait pas à la théorie de l'évolution, ne croirait pas non plus à ces théories. C'est une voie qui risquerait de mener notre pays à la ruine», a ajouté le scientifique, membre d'un panel d'experts présents lors du lancement du livre «Science, Evolution et Créationnisme» par l'Académie Nationale des Sciences (NAS).

Selon un sondage réalisé l'an dernier, les deux-tiers des Américains croient au créationnisme (66%).

«Si notre pays commence à se comporter de façon irrationnelle, alors que les autres pays nous talonnent (pour prendre la tête en tant que leaders mondiaux dans les domaines scientifiques et technologiques), alors nous sommes perdus», a affirmé M. Omenn.

www.cyberpresse.ca0


Ce message a été modifié par uno - mardi 08 janvier 2008 à 02:30.
mardi 08 janvier 2008 à 02:48
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Vas faire un tour du côté de chez Hubert . Il nous comble d'éloges .
mardi 08 janvier 2008 à 03:14
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Un vrai bout en tain ce Hubertelie on se demande avec quels médicaments il se défonçe!

Je devrais supprimer ses messages mais ces derniers m'amusent tellement que j'hésite à les supprimer! mrgreen.gif
mardi 08 janvier 2008 à 03:40
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uno
lundi 24 décembre 2007 à 18:58
Un vrai bout en tain ce Hubertelie on se demande avec quels médicaments il se défonçe!

Je devrais supprimer ses messages mais ces derniers m'amusent tellement que j'hésite à les supprimer! mrgreen.gif




Tout , tout mais pas ça . Tu vas supprimer un grand moment de Comlive wink.gif

mercredi 16 janvier 2008 à 01:02
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Et ça continue .....

lundi 14 janvier 2008, mis à jour à 14:30


Démocrates


Les Afro-Américains au cœur du match Clinton-Obama

LEXPRESS.fr

La polémique gonfle depuis les propos d’Hillary Clinton sur Martin Luther King, lundi dernier. Des propos perçus comme condescendants par la communauté afro-américaine que Barack Obama et elle se disputent, à la veille d'une primaire clé en Caroline du Sud
.


I have a dream", scandait Martin Luther King sur les marches du Lincoln Memorial, à Washington DC. Tout le monde se souvient de ce discours, de ces images, de cette icône de la lutte pour les droits civiques, dans les années 1960… Un tournant dans l’histoire de la société américaine.

Hillary Clinton condescendante?
Mais, d’après Hillary Clinton, le "rêve du docteur King a commencé à se réaliser quand le président Lyndon Johnson a passé la loi sur les droits civiques en 1964 (...) Il a fallu un président pour le faire". Un président blanc en l'occurrence.

La pique était destinée à son principal rival, le jeune sénateur noir Barack Obama. Elle accuse ainsi Obama de faire de belles promesses sans grande substance alors qu'elle a l'expérience pour elle.

Mais ces propos tenus lundi dernier, repris et largement commentés depuis, pourraient bien la desservir. Car ils sont perçus par la communauté noire comme une minimisation du rôle de Martin Luther King et une attitude condescendante envers Barack Obama.

Discours dans des églises noires
Le rival direct de Clinton pour l’investiture démocrate s’est voulu au-dessus de la mêlée, jugeant ces propos "mal-venus". Mais le "facteur racial" a définitivement fait son entrée dans la bataille qui s'est engagée entre les deux favoris démocrates. Rien d'innocent dans le fait que Clinton et Obama aient choisi des églises noires, dimanche, pour s'exprimer. Obama à Las Vegas et Clinton en Caroline du Sud.

Barack Obama s'est exprimé à l'autel de l'église pentecôtiste de Las Vegas, Nevada, ce dimanche...

Reuters

... pendant qu'Hillary Clinton chantait à l'église presbytérienne de Columbia, Caroline du Sud.


Consciente qu'elle s'était avancée sur un terrain miné, Hillary Clinton a contre-attaqué dimanche. Elle accuse ses adversaires de lui faire un mauvais procès pour lui mettre à dos une communauté entière.

"Ce sont des tentatives tellement injustes et tellement gratuites visant à mal interpréter ce que j'ai dit. (...) Cela fait des années que je travaille pour les droits civiques, les droits des femmes, les droits de l'Homme", a-t-elle affirmé sur la chaîne NBC.

Enjeu : la Caroline du Sud

Cette polémique tombe très mal pour Hillary Clinton qui jusqu’à présent remportait plus de succès auprès de la communauté noire que son rival métis. Notamment grâce à la popularité de son mari surnommé "le premier président noir"…

Hillary Clinton a besoin du total soutien de la communauté noire pour l'emporter en Caroline du Sud le 26 janvier, un rendez-vous essentiel. Or James Clyburn, le plus haut placé des noirs américains au Congrès et élu de cet Etat où 50% de l'électorat est noir, a laissé entendre qu'il pourrait apporter son soutien à Barack Obama. Trois sondages le donnent vainqueur avec 7 à 20 points d'avance en Caroline du Sud.

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/...u.asp?id=463935








lundi 21 janvier 2008 à 16:20
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Le pasteur Huckabee veut bannir l’homosexualité

vendredi 18 janvier 2008

Le pasteur Mike Huckabee, candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2008, a assuré vouloir bannir l’homosexualité aux Etats-Unis et mettre un terme à l’avortement. Nous soutenons son combat et croyons qu’il sera le prochain président des Etats-Unis.

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A vous de juger , mais j'ai lu un article effrayant disant que les évangélistes contrôlaient , une partie de l'armée américaine (Je ne trouve plus la source).

Si c'est réel , nous sommes partis pour ... des croisades .




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